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    Vie privée: Google est montré du doigt

    La commissaire à la protection de la vie privée dévoile des «violations sérieuses» du service Street View

    Les voitures chargées par Google de photographier l’environnement bâti d’un océan à l’autre pour son service de cartographie Street View étaient aussi équipées d’un logiciel doté d’un code particulier qui permettait de capter les signaux de réseaux sans fil et d’extraire les données qu’ils contenaient.<br />
    Photo: Agence France-Presse (photo) Daniel Mihailescu Les voitures chargées par Google de photographier l’environnement bâti d’un océan à l’autre pour son service de cartographie Street View étaient aussi équipées d’un logiciel doté d’un code particulier qui permettait de capter les signaux de réseaux sans fil et d’extraire les données qu’ils contenaient.
    Google ferait-il rimer géolocalisation avec violation? C'est en tout cas ce que pense la commissaire à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart, qui, au terme d'une enquête de plusieurs mois, estime que la multinationale de la recherche en ligne s'est immiscée illégalement dans la vie privée de milliers de Canadiens. Le service de géolocalisation Google Street View est montré du doigt. L'organisme fédéral donne quatre mois à l'entreprise pour corriger le tir.

    Les «violations sérieuses», selon la commissaire, se sont produites l'an dernier lorsque Google a envoyé partout au pays ses voitures chargées de photographier l'environnement bâti d'un océan à l'autre pour son service de cartographie Street View. Le hic, c'est que ces véhicules étaient aussi équipés d'un logiciel doté d'un code particulier qui permettait de capter les signaux de réseaux sans fil (Wi-Fi) et d'extraire les données qu'ils contenaient.

    Par cette porte, Google a ainsi mis la main sur des noms d'utilisateurs, des mots de passe, des adresses et numéros de téléphone résidentiels ou des adresses complètes de courriel. Entre autres. Le commissariat affirme aussi qu'une liste de noms de personnes atteintes de troubles médicaux avec leurs adresses et numéros de téléphone a été enregistrée par ces véhicules. Les réseaux sans fil victimes de cette collecte frauduleuse n'étaient pas protégés par mot de passe ou chiffrement, souligne l'organisme. L'enquête a été amorcée après que Google eut reconnu cette intrusion, «par inadvertance», dans plusieurs réseaux sans fil domestiques et commerciaux.

    «Les technologies en plein essor ont sans contredit des répercussions formidables sur tous les aspects de la vie moderne, a souligné Mme Stoddart hier par voie de communiqué. Mais leur incidence sur les personnes peut être grave si leurs répercussions sur la vie privée ne sont pas prises en compte correctement au moment de la conception de ces nouvelles technologies.»

    Après une visite aux bureaux de Google à Mountain View, en Californie, le Commissariat à la vie privée estime que cette infraction à la loi canadienne a été commise par inadvertance. En effet, un ingénieur de la multinationale aurait placé ce code dans le logiciel utilisé par les véhicules de cartographie, mais n'a pas transmis «la documentation relative à la conception du code à l'avocat responsable chez Google de l'examen des conséquences juridiques du projet Wi-Fi», a résumé le commissariat.

    L'organisme avoue ne pas être mesure d'évaluer la quantité de renseignements personnels recueillis par cette méthode sur les réseau sans fil non sécurisés. Il demande toutefois à Google de détruire ces données. La commissaire recommande aussi à Google d'améliorer la formation de son personnel au sujet de la protection des renseignements personnels, afin que tous ses employés respectent les exigences canadiennes dans ce domaine.

    En avril dernier, le Commissariat à la vie privée, avec neuf de ses homologues dans le monde, a adressé une lettre à Google afin d'exiger un plus grand sérieux de leur part en matière de protection de la vie privée. Le groupe estimait alors que le discours de la multinationale sur ce respect peinait trouver sa place dans les nouveaux produits lancés par le géant de la numérisation du quotidien.
     
     
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