lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 00h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le double langage

Michel David   16 octobre 2010  Actualités en société
Si quelqu'un en doutait encore, le triste dénouement de la dernière ronde de négociations au Journal de Montréal démontre parfaitement ce que recherche Quebecor: l'annihilation pure et simple du syndicat.

Vouer Pierre Karl Péladeau aux gémonies peut certainement être soulageant, mais cela ne fait pas avancer les choses. Au point où en est le dossier, seule une intervention de l'État peut encore empêcher que le gâchis soit total.

Jusqu'à présent, le gouvernement Charest a fait le strict minimum que lui permettait la décence pour favoriser un règlement négocié. Maintenant que le mot «négociation» a perdu tout son sens, il ne peut plus assister en spectateur à cette entreprise de destruction.

Bien sûr, le gouvernement ne peut pas imposer une convention collective. Il est cependant évident que l'environnement légal dans lequel le conflit s'est déroulé jusqu'à présent a créé un déséquilibre des forces qui interdit toute issue honorable. À l'heure d'Internet, la Loi anti-briseurs de grève telle que rédigée en 1978 ne veut plus rien dire. Quebecor peut s'en tenir à la lettre de la loi tout en violant allègrement son esprit.

En août dernier, la Commission jeunesse du PLQ a adopté une résolution demandant au gouvernement d'adapter le Code du travail à la nouvelle réalité. La ministre du Travail, Lise Thériault, avait reconnu que la loi actuelle était dépassée et avait promis d'y réfléchir.

«Il y a toujours des gens intelligents qui, tout en respectant les textes, en contournent l'esprit. Malheureusement, les gouvernements doivent intervenir pour resserrer les textes et couvrir les gens de bonne foi», avait déclaré son collègue des Finances, Raymond Bachand, qui était le chef du cabinet de Pierre Marc Johnson quand ce dernier a fait adopter la loi.

***

Aucune nouvelle loi n'est cependant en vue. À Québec, on laisse clairement entendre que les centrales syndicales ne tiennent pas vraiment à rouvrir le Code du travail. Elles craignent qu'en échange d'amendements aux dispositions anti-briseurs de grève, le gouvernement ne doive faire des concessions au patronat, explique-t-on.

Pourtant, le mois dernier, alors qu'elle participait à une manifestation des lockoutés du Journal de Montréal sur la colline parlementaire, Claudette Carbonneau affichait une belle pugnacité. «Refuser de moderniser les dispositions [de la Loi] anti-briseurs de grève après 20 mois de conflit, c'est choisir d'appuyer une partie et de mépriser 253 personnes qui sont sur le trottoir depuis bien trop longtemps», avait-elle lancé.

La présidente de la CSN tient-elle un double langage, selon qu'elle s'adresse aux membres de sa centrale ou au gouvernement? Est-ce plutôt le gouvernement qui invente ce prétexte pour ne rien faire? Chose certaine, quelqu'un ment.

Certes, les négociations pour le renouvellement des conventions dans le secteur public ont accaparé beaucoup de temps et d'énergie au cours de la dernière année. Il reste que, depuis le début du conflit au Journal de Montréal, la CSN n'a jamais donné l'impression de vouloir mettre tout son poids dans la bataille, comme si elle la croyait perdue d'avance.

Il y a pourtant certains conflits qui sont déterminants pour l'ensemble du mouvement syndical et la société en général. Celui-ci pourrait bien en être un. On assiste actuellement à la démonstration spectaculaire qu'un matamore peut déchirer une convention collective et détruire un syndicat en toute impunité. Il lui suffit de verser quelques millions en indemnités de départ.

***

S'il y a eu une époque où les syndicats pouvaient être perçus comme une menace à la paix sociale au Québec, celle-ci est révolue depuis longtemps. Certes, il y a encore des fiers-à-bras sur les chantiers de construction, et la sincérité de la conversion des cols bleus de Montréal aux vertus de la productivité reste à démontrer. De façon générale, le climat des relations de travail est quand même meilleur que jamais.

Parler de morale et du gouvernement Charest dans une même phrase en fera peut-être sourire certains, mais il a bel et bien le devoir moral de préserver cette relative harmonie. En demeurant plus longtemps passif dans le conflit au Journal de Montréal, il abdiquerait cette responsabilité. D'ailleurs, la Caisse de dépôt est le plus gros actionnaire de Quebecor Media après Quebecor. En passant, Claudette Carbonneau est membre du conseil d'administration de la Caisse. Trouvez l'erreur!

Il est bien possible, sinon probable, que le patronat exige une contrepartie à d'éventuels amendements à la Loi anti-briseurs de grève, mais pourquoi le gouvernement devrait-il nécessairement lui en consentir une? Si l'invention d'Internet a créé une situation préjudiciable aux travailleurs, au nom de quel principe faudrait-il dédommager les employeurs qui ne pourraient plus tirer profit de ce préjudice?

La Fédération professionnelle des journalistes a proposé la convocation d'une commission parlementaire pour examiner les véritables enjeux du conflit au Journal de Montréal. Si tout le monde pouvait en profiter pour dire clairement ce qu'il pense, ce serait déjà un progrès.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jean-François Trottier - Abonné
    16 octobre 2010 02 h 59
    Se mettre à dos un empire médiatique...
    ... c'est se tirer royalement dans le pied. Le PLQ a beau avoir Gesca pour chanter ses louanges (tièdes par les temps qui courent, mais quand même), il n'en demeure pas moins que le PLQ ne peut pas se permettre d'avoir à dos des journaux et un réseau de télé qui passeront ensuite le plus clair de leur temps à le critiquer. Il y a des limites à la quantité d'ennemis qu'on peut se faire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    16 octobre 2010 06 h 27
    Trouver l'erreur en effet ......
    Combien de fois j'ai eu l'occasion de lire dans les commentaires du Devoir que les syndicats et le Parti Québécois couchait ensemble et étaient des partenaires ! A la lumière des événements des dernières années , nous avons constaté la proximité de la CSN , de madame Carbonneau et du gouvernement Charest ... Celle-ci était bras dessus bras dessous avec les ministres du gouvernement Charest et les a félicité a maintes reprises .....
    Concernant la FTQ , on peut affirmer sans se tromper qu'ils furent des partenaires du gouvernement Charest en étant les seuls solidaires pour empêcher une commission d'enquête sur la construction et le financement des partis politiques ... Tous les Québécois réclament cette commission d'enquête saul la FTQ et le gouvernement Charest ce qui démontre une dangereuse et inquiétante proximité .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Victor Beauchesne - Abonné
    16 octobre 2010 08 h 32
    et que dire des journaux qui ferment les uns après les autres...
    L'analyse de M. David avec son fort penchant syndical, est incomplet. Et le contexte difficile pour les journaux qui ferment les uns après les autres en Amérique du Nord ? M. David connaît pas ou bien refuse sciemment d'en parler.

    Comme si l'internet n'affectait que les pauvres travailleurs démunis. Plein d'industries se métamorphosent ou disparaissent justement à cause de l'internet et qu'en pense M.David ? Sa seule réponse simpliste et biaisée: que le gouvernement protège les syndiqués qui sont affectés.

    Et les entreprises et les travailleurs non-syndiqués, pas important, ils ne contribuent pas au corporatisme de Mme Carbonneau et al.

    Faites dont vos devoirs M. David, si vous analysez une situation, faudrait tenir compte du contexte plus large. C'est du journalisme amateur.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Patenaude - Abonné
    16 octobre 2010 10 h 21
    Vous touchez vraiement la cible
    Votre article pose des questions qui sont troublantes. En effet c'est quand même incroyable que ce soit la commision jeunesse du PLQ qui a parlé en premier de la loi antiscab. De plus comment se fait-il qu'on laisse PKP agir ainsi avec l'argent des citoyens. surtout que celui-ci ne se gêne pas pour réclamer la réduction du rôle de l'État?

    Il profite pourtant au maximum de l'intervention de l'État par la Caisse de dépôt qui finance largement son empire convergeant. Alors à quand des pressions pour que notre argent cesse de financer ce monsieur qui pratique le socialisme pour les riches et le néolibéralisme pour le monde ordinaire?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Charles Dubois - Inscrit
    16 octobre 2010 10 h 58
    Le fort penchant de Michel David..
    Le Journal de Montréal, à l'époque de feu Pierre Péladeau, a plié devant les demandes exagérées du syndicat. Les employés avaient les meilleurs conditions de travail ; c'était un syndicat très puissant qui se croyait intouchable.. La productivité était faible mais cela on préfère ne pas en parler...

    C'est le retour du balancier.
    Michel David devrait songer à devenir entrepreneur et investir ses économies dans un nouveau journal. Il pourrait octroyer, en tant que patron, de généreuses conditions de travail avec un surplus d'employés de soutien bien rémunérés..comme au Journal de Montréal

    Pourquoi le syndicat ne songe pas à lancer un quotidien version papier avec les mêmes conditions de travail ? Le Fonds des travailleurs de la CSN pourrait investir aussi...

    Cela me fait penser à la CSN , il y a quelques années, a dû coupé des emplois et dans les conditons de travail à son siège social de Montréal..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Faucher - Inscrit
    16 octobre 2010 10 h 59
    Le hockey comme moteur de négociation
    Bien qu’il y ait eu un travail silencieux depuis quelques mois pour tenter de trouver une solution au conflit du Journal de Montréal, mon impression de simple citoyen en regard de la proposition récente de Québécor à ses syndiqués est que M. Péladeau veut se faire une belle jambe pour installer une partie de ses pénates à Québec.
    20 millions pour se défaire de ses syndiqués, le couvercle sur la marmite en obligeant Rue Frontenac à fermer et en empêchant les travailleurs congédiés d’aller travailler pour des médias concurrents, un minimum d’heureux «élus» pour contribuer à la poursuite de la publication du Journal de Montréal.
    Après quelques mois, on serait revenu à «business as usual», les Québécois de Québec auraient oublié ce conflit comme ils ont oublié celui du Journal de Québec et le vilain Péladeau de Montréal deviendrait, avec ses millions, leur allié pour enfin ravoir une équipe de hockey de la LNH.
    Simpliste? Peut-être pas. Triste? Assurément!
    Comme le chantait Ferré : «Est-ce (maintenant) ainsi que les Hommes vivent?»
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ciceron Derome - Abonné
    16 octobre 2010 11 h 10
    @ Normand Carrier
    Je vois que vous vous empressez d'établir des liens intimes entre les syndicats et le PLQ. Erreur. Il faut plutôt comprendre que régler des conventions collectives, que s'entendre sur des dossiers importants, que mettre en oeuvre toutes les forces vives du Québec, y compris les syndicats, pour un mieux vivre ensemble, ne veut pas dire être, comme ce fut le cas pour le PQ et la Gaspésia notamment, être dans les mêmes couchettes. Il y a une grande différence entre en arriver à des solutions gagnant gagnant et le concubinage tel que le pratiquait et le pratique encore le PQ, ce qui est de notoriété publique. Incroyable ce que l'aveuglement volontaire partisan peut produire comme résultat.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    16 octobre 2010 12 h 22
    Les véritables enjeux de ce conflit
    "La Fédération professionnelle des journalistes a proposé la convocation d'une commission parlementaire pour examiner les véritables enjeux du conflit au Journal de Montréal", dit M.David. Car cette fos, les enjeux ne sont seulement reliés aux traditionnelles oppositions entre partie syndicale et patronale. Il y entre la dimension des nouvelles technologies qui interfère directement dans la résolution du conflit et qui devrait amener le gouvernement à ouvrir le Code du travail pour amender la Loi anti-briseurs de grèves dont l'esprit est dans ce conflit "allègrement violé".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    16 octobre 2010 12 h 23
    Vous avez raison monsieur Cicéron .....
    Au lieu de répondre a mes arguments avancés précédemment sur la CSN et la FTQ , vous accouchez avec des généralités ... Vous avez raison de souligner ce que l'aveuglement volontaire peut produire comme résultats ...... Lorsque l'on voit la paille devant l'oeil du voisin et refuse de voir l'arbre devant soi , cela donne un dialogue de sourds dont on n'a quère besoin et qui s'avère inutile .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • lemarin - Inscrit
    16 octobre 2010 13 h 19
    De notoriété publique
    Il est de notoriété publique que les syndicats s'accommodent très bien du gouvernement Charest, n'ayant pas déclenché de grève majeure depuis qu'il est arrivé au pouvoir. Il est également de notoriété publique que les syndicats n'aiment pas trop Pauline "dégraissage" Marois et sa marginalisation des factions syndicalistes du PQ. La FTQ est terrifiée à l'idée de la chute du gouvernement Charest et du moment où on viendra inspecter sa cuisine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Lafond - Abonné
    16 octobre 2010 15 h 28
    Dinosaure
    Les employés du journal de Montréal étaient les mieux payés et avaient les meilleurs avantages sociaux de toute l'industrie. Tout le monde savait d'avance l'issue de ce conflit. C’était aux employés de ne pas ouvrir la porte à ce conflit.

    Tant qu’à l’avenir des syndicats et surtout tant qu’à la pertinence des syndicats aujourd’hui dans un monde de vieillissement de la population et manque de main-d’œuvre, il faudrait en effet ouvrir le code du travail et redéfinir le rôle du syndicat. Je ne pense pas que Madame Carbonneau, en effet, soit intéressée de s’embarquer là-dedans. Elle risquerait de se retrouver sur le chômage. Et, elle le sait très bien. Elle aime mieux garder son statut actuel de dinosaure.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Erwan Basque - Inscrit
    17 octobre 2010 08 h 40
    Les Amateurs de sports, bonsoir...
    Bonjour,
    Qu'il est pathétique de constater que ce quotidien continue de se vendre et même en haussant son tirage journalier ! Les nationalistes québécois qui font de l'urticaire en voyant La Presse s'abreuvent à ce pavé empreint de jaunisme comme si rien n'était. Serait-ce la société dite distincte qui a besoin de pain et de jeux ? Et certains veulent en faire un pays.... Bien à vous, Erwan Basque.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    17 octobre 2010 10 h 33
    Du pain , des jeux et des drapeaux ....
    Les Québécois ont bien constaté que le pain , les jeux et surtout les drapeaux du Canada s'étaient multipliés de 1994 @ 2003 et que le comité du NON surnageait dans l'argent fédéral ce qui exédait les montants maximals légaux .... L'enquête Gomery nous a démontré toute l'ampleur de cette fourberie et les fraudes ont mené a plusieurs condannations .... Cet heureux stratagème élaboré par Pelletier-Chrétien a servi a enrichir la claase politique libérale et a permettre aux enveloppes brunes pleines de cash de circuler dans les officines des organisateurs libéraux .... Oui il y a deux sociétés distinces , une de chaque coté de l'outaouais ........Bien a vous cher collègue car nous en avons plein les basquettes .....
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    17 octobre 2010 11 h 34
    La grenouille et le boeuf...
    Les syndiqués et le syndicat qui se croyaient les seuls maîtres à bord après Dieu viennent de frapper leur Waterloo.

    Les syndiqués en lock-out préfèrent sans doute les conditions de travail dont ils bénéficient maintenant à Rue Frontenac.... et les salaires mirobolants qui leur sont versés!!!! Ils apprennent maintenant, sur le tas, ce qu'implique la publication d'un quotidien et les coûts s'y rattachant.

    Le gouvernement n'a pas à intervenir dans ce conflit car il ne s'agit pas d'une entreprise gouvernementale. Au début du conflit, les syndiqués ont été confrontés à des choix qu'ils ont refusés et ce n'est pas à nous d'en subir le contrecoup car nous n'étions pas partie prenante dans leur décision de refuser ou pas les conditions offertes par l'employeur qui, au fil des mois, ont été revues à la baisse.

    La CSN est responsable de toute cette dérive et elle a réalisé depuis belle lurette qu'il est maintenant trop tard pour revenir en arrière qu'aucune issue, autre que celle proposée par l'employeur, ces jours derniers, n'est désormais envisageable.. Comme toujours, ce sont les syndiqués qui en paieront le prix.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MJ - Inscrite
    17 octobre 2010 11 h 39
    Libertés de presse et d’opinion menacées par la concentration des entreprises de medias au Québec (1)
    La concentration des entreprises de presse au Québec (Power Corporation, Quebecor) constitue dans les faits un danger pour la démocratie et les libertés fondamentales garanties par la Charte canadienne des droits et libertés dont les libertés de presse et d’opinion.

    Les failles dans notre démocratie sont également perceptibles dans les décisions qu’oppose et qu’impose le gouvernement libéral à l’ensemble des citoyens, ne tenant pas compte des demandes de la population (v. moratoire sur les gaz de schiste), agissant à sa guise au profit des grands industriels.

    La collusion entre la grande entreprise privée et le gouvernement libéral pour le maintien des règles du jeu en faveur de l’Establishment n’est pas une surprise.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MJ - Inscrite
    17 octobre 2010 11 h 41
    Libertés de presse et d’opinion menacées par la concentration des entreprises de medias au Québec (2)
    D’une part, le gouvernement libéral de Jean Charest est anti-syndical et je ne crois pas qu’il faille espérer une ouverture de ce côté - (une loi anti-briseurs de grève adaptée à la réalité technologique d’aujourd’hui afin de respecter l’esprit de la loi), - en faveur des employés du Journal de Montréal pour aider à dénouer ce conflit. Etant donné ce contexte, la grève n’a aucun impact sur l’entreprise de PKP et ce sont les travailleurs qui en font les frais.

    D’autre part, la clause de non-concurrence que l’on exige des employés (ne pas travailler pour un concurrent comme La Presse) est exagérée et signifie, à toutes fins pratiques (considérant le nombre limité de journaux), le chômage pour ces employés. Les grands industriels dictent donc leurs lois (au sens propre comme au sens figuré) au mépris des intérêts des travailleurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MJ - Inscrite
    17 octobre 2010 11 h 43
    Déséquilibre des forces en présence (3)
    Pour faire contrepoids à ce pouvoir patronal, les travailleurs devraient-ils chercher des appuis ailleurs mais où donc? Se constituer eux-mêmes ainsi que d'autres du même secteur en une association nationale ou internationale de travailleurs des medias?

    Espérer auprès des centrales syndicales un quelconque appui paraît illusoire, ces dernières semblant dormir confortablement dans leur nid douillet. Les centrales syndicales se sont embourgeoisées, ne défendant plus que les causes payantes, imitant ainsi la stratégie patronale sur le terrain des profits, au détriment de la protection des emplois des travailleurs, et laissant la logique capitaliste accomplir son oeuvre - plus de chômage et de pauvreté.

    J’ai une suggestion pour les syndiqués. Fonder un nouveau journal autogéré par les employés comme le journal Le Jour des années ‘70, une façon parmi d’autres de faire contrepoids à la concentration de la presse et au pouvoir du patronat dans la grande entreprise.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Gagnon - Abonné
    17 octobre 2010 12 h 38
    Cessez de démoniser PKP
    Monsieur Péladeau est un homme d'affaires qui n'en a rien à cirer de défendre le journalisme ou la qualité de l'information. Il veut faire de l'argent, être plus que rentable, i.e. financièrement sexy pour les investisseurs. Par conséquent, coûts d'exploitation réduits ou même disparus à la limite et achalandage augmenté dans ses média.

    Monsieur Péladeau donne au peuple ce qu'il veut, i.e. un journal qui ne traite essentiellement que de sports (i.e. hockey), le journal de Montréal et son sosie celui de Québec. Qui lit ces journaux pour les torchons de Richard Martineau ? Il donne à la plèbe qu'il méprise profondément des émissions qui ne coûtent pas chers ni en production ni en carburant pour l'esprit, comme le «banquier» ou autres insignifiants opiacés du peuple.

    Nul besoin de journalistes que l'on doit payer chèrement pour faire des enquêtes et approfondir des dossiers, le peuple n'en veut pas. Alors quand le niveau culturel général augmentera, on aura peut-être besoin de ces dépenses appelées journalistes.

    Une autre calamité de la dictature du peuple.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • d.lauzon - Inscrit
    17 octobre 2010 13 h 26
    Les bonnes affaires engendrées par le Journal de Montréal
    Pourquoi PKP voudrait-il régler le conflit avec les syndiqués? Le Journal de Montréal rapporte gros à PKP malgré la grève qui dure depuis très longtemps. PKP n'a plus besoin des syndiqués en grève. Il veut tout simplement se débarasser d'eux.

    Pour ce qui est de Claudette Carbonneau, prés. de la CSN, on voit bien qu'elle n'a qu'un seul but soit celui de s'accrocher à son boulot le plus longtemps possible. Aussi, puisqu'elle était membre du conseil d'administration de la Caisse de Dépôt, pourquoi a-t-elle été si souvent absente à ces réunions? On ne peut certes pas lui imputer tous les milliards perdus par la Caisse, mais en étant pas là, elle n'a pas pu jouer son rôle de "chien de garde". Après tout c'est l'argent des citoyens dont il était question. Elle se "bat" pour que les travailleurs affiliés à son syndicat aient plus d'argent dans leurs poches et ne semblait pas trop se soucier des pertes de 40 milliards perdus des québécois.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    17 octobre 2010 13 h 28
    PARFOIS ON SE TIRE DANS LE PIED..
    Aujourd'hui, les Richard Martineau de ce monde trouve brillant ce que fait PKP. Il dit se sacrer des syndiqués car il est travailleur autonome. En partie, il a raison. Mais, poussons ce raisonnement au maximum: si le Québec tout entier devenait autonome dans le sens qu'il n'y a plus de syndicat, peut-être qu'il n'y aurait plus de Presse ou de Devoir, donc par le fait même le salaire de Richard Martineau diminuerait. Si le travailleur autonome a encore un certain pouvoir, c'est qu'il y a des groupes de syndiqués qui ont fait monter le salaire.

    Revenons au début du 20ième siècle, il n'y avait pas de syndicat. les enfants de 10 ou 12 ans travaillaient 80/sem dans des conditions effroyables.

    Si aujourd'hui, Richard Martineau peut exiger une certaine rétribution, c'est qu'il a un certain pouvoir de négociation versus La Presse , le Devoir et autres médias.


    Donc faire attention de crier trop fort, des fois cela peut nous...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marco61 - Abonné
    17 octobre 2010 13 h 48
    Après que l'on vienne me parler d'immobilisme au Québec...
    D'après vous chers commentateurs; De quel côté se trouve l'immobilisme au Québec?
    De tous bien sur, par sa définition même.
    Il en ressortira que des perdants des deux côtés de toute façon.
    Dans le clan Québécor et ses filiales:
    - Une image d'entreprise entacher pour très longtemps avec ce que cela implique de démotivation des employés et de honte etc.
    Dans le clan syndical:
    -Le corporatisme crasse (clauses orphelines, doubles statuts) d'une institution d'un autre âge qui en est encore à négocier article par article, lorsque les acquis et les nouvelles réalités du monde du travail commandent un nouveau contrat avec les acteurs la société et les employeurs dans un univers qui a grandement changé depuis les quarante dernières années.
    -Du Gouvernement avec l'échec de sa réingénérie qui n'a jamais eu lieu d'ailleurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • d i a n e - Inscrite
    22 octobre 2010 11 h 30
    Ce n'est que le début...
    Rien de mieux qu'une grève pour démolir une industrie!

    Il faut avant tout analyser à QUI et à QUOI nous ferons face -
    avant de la commencer et après!

    Les travailleurs tombent dans le panneau de la "mondialisation"
    qui est, éventuellement, le contrôle de l'information:
    1- écrite et 2- parlée!...
    Ce n'est que le début de vos misères!!!

    TANT QU'À L'INFORMATION SUR INTERNET:
    un coup de piton, et tout est fermé!

    Et l'étau de la "mondialisation" se referme!....
    ADIEU! les EMPLOIS!
    ADIEU! la LIBERTE!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
22 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012