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Racisme et harcèlement à Montréal-Nord

«Les jeunes du quartier sont constamment sur le qui-vive, ce qui ne peut qu’exacerber les interactions avec la police», selon le psychologue Martin Courcy

Brian Myles   30 septembre 2010 12h38  Actualités en société
Des jeunes de Montréal-Nord commémoraient le premier anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, en août 2009.<br />
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Des jeunes de Montréal-Nord commémoraient le premier anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, en août 2009.
Le racisme et le harcèlement systématique des policiers de Montréal à l’égard des jeunes des minorités visibles sont à l’origine de tensions sociales qui ont mené à une émeute à Montréal-Nord, en 2008, au lendemain de la mort de Fredy Villanueva.

C’est la conclusion principale à laquelle en vient le psychologue Martin Courcy, mandaté par le Service de police de Montréal (SPVM) pour essayer de comprendre les attentes et les perceptions des jeunes de ce quartier défavorisé à l’égard de la police.

Son rapport, dont Le Devoir a obtenu copie, brosse un portrait accablant des interventions du SPVM. Harcèlement, manque de politesse, remarques racistes, provocation et intimidation: les jeunes qui occupent l’espace public à Montréal-Nord vivaient dans un climat malsain, en octobre 2008, au moment où M. Courcy a effectué son intervention, à la demande de l’ancien numéro deux du SPVM, Jean-Guy Gagnon.

«Les jeunes du quartier sont constamment sur le qui-vive, ce qui ne peut qu’exacerber les interactions avec la police. Ils se sentent constamment surveillés, épiés, affirme le rapport. Ils ont souvent peur d’être arrêtés sans raison. Cette crainte est partagée par la majorité. La provocation serait utilisée pour entraîner une arrestation.»

L’approche de l’escouade Eclipse «ne mène nulle part, sinon au bord du gouffre», conclut Martin Courcy. Il termine son travail sur un avertissement. «Je ne sais pas si c’est de la provocation, mais l’attitude des policiers, en grande partie malsaine, ne permet de les rapprocher des jeunes. Elle risque, au contraire, de marginaliser encore davantage les jeunes, voire de les pousser dans les gangs de rue.»

Les jeunes vivent «sous une tension constante, quotidienne», enchaîne l’auteur. Ils sont traversés par la peur, étant donné que les policiers mettent souvent la main à leur arme de service lorsqu’ils entrent en contact avec eux. La peur et un sentiment de fatalité. «Ils seront toujours harcelés par la police en raison de leur misère et de la couleur de leur peau. [...] Sauf qu’un jour la marmite explose. Il n’est pas surprenant qu’il y ait eu une émeute à Montréal-Nord. La mort de Fredy Villanueva  a été le prétexte.»

Réponses sidérantes

M. Courcy est un spécialiste de la sécurité, de la gestion des conflits et des crises. Il collabore avec des services de police et le ministère de la Sécurité publique depuis 1984. Lorsque M. Gagnon l’a approché pour réaliser une étude de perception à Montréal-Nord, il n’a pas caché ses intentions aux jeunes. Il leur a tout de suite dit qu’il travaillait pour le compte de la police.

Pendant un peu plus de deux semaines, entre les 7 et 26 octobre 2008, M. Courcy a suivi une soixantaine de jeunes, en leur posant des questions toutes simples. Comment voudriez-vous être interpellés par les policiers? Comment faire pour qu’une intervention se déroule dans le calme? Pour éviter que la situation ne dégénère?

Les réponses donnent froid dans le dos. Elles forcent l’auteur à conclure que le SPVM n’était pas aux prises avec un problème de profilage racial, mais avec du racisme «pur et simple». Les jeunes prêtent aux policiers les paroles suivantes:
- À une jeune Maghrébine de 17 ans: «Pourquoi tu ne te fais pas exploser?»
- «Sale immigrant, retourne dans ton pays sale nègre.»
- «Regarde le tas de déchets, c’est à ça que tu ressembles.»

L’auteur indique dans son rapport que «plusieurs propos semblables» lui ont été rapportés. «Les jeunes disent que les policiers leur tiennent des propos qu’ils n’oseraient pas dire dans aucun autre quartier de la Ville de Montréal», écrit-il.

Âpres discussions

Le rapport de Martin Courcy fait l’objet d’âpres discussions à l’enquête du coroner sur la mort du jeune Villanueva. Pour le moment, seuls les avocats des parties intéressées ont pu en obtenir un exemplaire, sous le sceau de la plus stricte confidentialité. Le Devoir a pu obtenir un exemplaire du rapport par d’autres moyens.

Les avocats de la famille Villanueva et des jeunes blessés lors de l’intervention du 9 août 2008 souhaitent que le rapport soit mis en preuve, tandis que la Ville s’y objecte pour des raisons de pertinence.

Le principal intéressé, Martin Courcy, n’a pas voulu discuter du contenu du document, étant donné qu’il est lié par un engagement de confidentialité. «J’aurais souhaité que le rapport ne soit pas confidentiel», a cependant indiqué M. Courcy dans un entretien.

En entrevue, Martin Courcy affirme catégoriquement qu’il n’avait aucune raison de douter de la véracité et de la fiabilité des propos qui lui ont été rapportés. Il se dit amèrement déçu du sort réservé à son rapport. «Pour les jeunes, c’était clair que j’avais un mandat de la police et qu’il y aurait des suites. Je sens que j’avais une responsabilité face à ces jeunes là. Ils m’ont fait confiance, totalement», dit-il. À son avis, son rapport et son témoignage pourraient être grandement utiles aux travaux du coroner.

 
 
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  • Jacques Lafond - Abonné
    28 septembre 2010 18 h 13
    Martin Courcy
    Il est tout à fait entendu que Martin Courcy est un fumeux de pipe de la pire espèce, et qu’il s’est fait totalement berner par une soixantaines de jeunes qui sont de toute évidence pas mal plus intelligent et manipulateur que lui.

    Je n’ai pas besoin de faire une enquête de plusieurs mois et de plusieurs milliers de dollars $$ pour savoir qu’un jeune qui est correct à Montréal Nord, peu importe la couleur de sa peau, va se faire respecter par la police et par toute la communauté.

    C’est dans les cas un peu plus houleux, ou douteux, qu’il peut y avoir problèmes. Et, même dans ces cas, ce n’est pas toujours que ça vire à des situations qui peuvent être considéré comme problématiques; langage abusif, etc. Et, de toute évidence le langage et gestes abusifs viennent des deux côtés …

    J’étais dans une soirée et je parlais avec une jeune de 16 ans. Il m’a dit : C’est écœurant, j’étais à 2 pieds de la police anti-émeute, je ne participais même pas à la manifestation, je ne disais pas un mot, et tout à coup, je mange un bon coup de poing sur la gueule !! C’est écœurant …

    Je lui ai dit : Comment peux-tu dire que tu ne faisais pas parti de la manifestation si tu étais à deux pieds de la ligne de policiers ? Tu ne peux pas demander à la police de te traiter de la même façon à minuit sur une ligne anti-émeute qu’à midi dans un piquenique familiale dans un parc, tu sais. Tu ne trouves pas que c’est logique ?

    Le jeune compris et me remercia sincèrement.

    Je suis d’opinion que ce jeune aujourd’hui est plus intelligent, plus sage et plus réveillé que beaucoup, beaucoup, beaucoup, de québécois vertueux, naïfs, et déconnectés de la réalité; incluant Monsieur Courcy.

    JL
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  • Claude Archambault - Inscrit
    28 septembre 2010 18 h 54
    Des larmes
    Oui il verse des larmes lui qui est le seul responsable de la mort de son frère. Et je suppose que c'est la faute de la police si il a commis ces crimes qui lui ont valu un dossier criminel. Oui il est vrai que plusieurs on peur de ;a police, parce que plusieurs ont ou brisent encore la loi. Insultent les policiers et ne collaborent pas.
    oui ils ont probablement leurs raisons d'avoir peur. Ce qu'ils aimeraient c'est que la police délaisse le quartier et leur laissent le champ libre pour commettre leurs crimes.
    De plus que fait ce petit criminel à Montréal Nord il n'y habite plus, si il voulait réellement refaire sa vie et se sortir du cercle vicieux de la criminalité dans lequel il est, il se tiendrait le plus loin possible de cette endroit.

    Il est en liberté conditionnel, donc cela le place sous une surveillance constante et un questionnement constant de ces agissement... il appel cela du harassement, moi d’appel cela les condition de sa liberté, si il n'aime pas il y a les douches du pénitencier.
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  • Francois Du Canal - Inscrit
    28 septembre 2010 19 h 26
    Manipulation et réalité
    M. Jacques Lafond n'aime pas le contenu du rapport de M. Courcy, soit. Quels arguments amène-t-il pour nous convaincre que ce rapport est le fruit de jeunes "plus intelligents et manipulateurs" qu'un psychologue qui travaille pour le gouvernement depuis plus de 25 ans? Des insultes ridicules et une anecdote de souper de famille...

    Allez-y donc vous à Montréal-Nord et essayez d'en trouver des jeunes qui n'ont jamais subi ou été témoin de racisme et de harcèlement policier! Là vous pourrez nous faire un rapport "connecté à la réalité".

    C'est drôle que le SPVM et le gouvernement non plus ne veulent pas rendre ce rapport public après l'avoir commandé, comme celui sur le profilage racial. Comme on dit, la vérité choque!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    28 septembre 2010 20 h 08
    Encore quelques années
    et Montréal va pouvoir se vanter d'avoir enfin son Bronx. La métropôle aura au moins ca en commun avec NY.
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  • Shelby Dalmacy - Abonné
    28 septembre 2010 21 h 23
    L'inutilité d'un commentaire...
    M. Lafond, votre argumentaire, bien que médiocre, mérite tout de même que l’on y jette une certaine attention. Vous dites que M. Courcy n’est qu’un « fumeux de pipe de la pire espèce » mais il apparaît que de votre côté, que les arguments récusant son rapport soit pauvre et même dénué de toute valeurs argumentaire. En ce sens vous n’êtes pas d’une grande aide. De plus, évoquer UNE seule discussion avec un jeune pour appuyer votre position me semble ridicule devant la soixantaine de jeune que M. Courcy a suivie et interrogée. A moins que vous n’ayez une étude qui ne contredise M. Courcy, je vous conseille aimablement de vous garder de faire une analyse aussi pauvre d’une étude que, il est important de le souligner, vous n’avez même pas lu… Sur ce j’espère que vous serez désormais « plus intelligent, plus sage et plus réveillé que beaucoup, beaucoup, beaucoup, de québécois vertueux, naïfs, et déconnectés de la réalité». Allez en paix M. Lafond!

    Shelby Dalmacy
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    28 septembre 2010 21 h 58
    La répression saveur Lafond
    Martin Courcy est d'abord le psychologue social le plus réputé au Québec et le plus pédagogue lorsque vient le temps de produire de travaux sur les comportements des jeunes.

    Notre J.Lafond tire sur le messager sans connaître un seul de ses travaux. Courcy est embauché par la police, mais cela ne passe toujours pas pour J.Lafond. À la lumière de sa petite crise de promoteur de la répression avec une odeur de purin «xénophobe» déplaisante, il aurait sûrement encensé M.Courcy s'il avait chosi le camp de la complaisance avec les policiers.

    Il ne lui est pas venu le début de l'ombre du bout de la queue d'un chien de questionner les embauches de policiers et les affectations de jeunes policiers qui sortent de l'école de Nicolet, né à Amos, Rivière au renard, Dolbeau ou une terre de Kamouraska sans avoir jamais vu un «seul ethnique» et être parachuté au début de sa carrière dans des quartiers où un jeune sur deux est né à l'extérieur du pays. Trop compliqué. Il préfère les picnics en famille. Moi personnellement je ne partagerai pas un picnic avec J.Lafond. Trop peur de m'ennuyer.
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  • Andre Vallee - Abonné
    28 septembre 2010 22 h 35
    Bis
    Ce n'est pas en demandant aux jeunes errants qu'il faut savoir, c'est en observant discrètement les interventions policières et en lisant les rapports.
    Comment réagir aux insultes des jeunes?
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    28 septembre 2010 22 h 36
    L’UNION FAIT LA FORCE

    Pour étayer les conclusions du psychologue Courcy sur le racisme des policiers envers ces jeunes, il conviendrait d'entendre ce qui suit. Dans un cours, le professeur expliquait, (que lors des camps de concentration), une responsable avait passé assez rapidement d'une attitude d'affabilité, (envers les deux camps), à une cruauté innommable envers les juifs, (laquelle brusquait même les soldats).

    Comme le philosophe en question me semblait dépourvu d'étroitesse à ce niveau, j'en suis venu à penser que le contexte avait joué de deux façons. D'abord, la psychologie sociale a démontré l'effet de conformité exercé sur l'individu afin qu'il aligne pensées et de là, comportements, (sur les valeurs dominantes). Mais, puisque le sadisme dépassait ces normes, il fallait supposer que les rôles plutôt abaissants dévolus au genre féminin pouvaient rendre compte de cet excès, (tel que le fait d'un défoulement de fureur ou encore, que ce dénigrement avait réduit cette femme à l’état d’outil; (l’ultime souhait d’Hitler).

    Puisque l'intention de solutionner me guide, il m'est apparu qu'une sélection experte des gardiens de l'ordre s'imposerait pour écarter ceux qui ne démontreraient pas suffisamment d'indépendance ou d’équilibre mentale. Mais tous les citoyens se sentiraient vraiment en sécurité, lorsqu'il apparaîtrait évident à quiconque que nul ne peut se faire juge et partie, (même indirectement). D'ici là, il faudrait que ces défavorisés se regroupent. Si l’entreprise s'enclencherait convenablement, nul doute que des compétences nouvelles s’y grefferaient avec bonheur. Une citation de Goethe laissait savoir que l'audace créerait de merveilleuses forces inattendues.

    Jean Rousseau, B. Ps
    courriel: jeannrousseau1956@live.ca
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  •  
  • Jean Rousseau - Inscrit
    28 septembre 2010 22 h 48
    L’UNION FAIT LA FORCE *corrigé

    Pour étayer les conclusions du psychologue Courcy sur le racisme des policiers envers ces jeunes, il conviendrait d'entendre ce qui suit. Dans un cours, le professeur expliquait, (que lors des camps de concentration), une responsable avait passé assez rapidement d'une attitude d'affabilité, (envers les deux camps), à une cruauté innommable envers les juifs, (laquelle brusquait même les soldats).

    Comme le philosophe en question semblait dépourvu d'étroitesse à ce niveau, j'en suis venu à penser que le contexte avait joué de deux façons. D'abord, la psychologie sociale a démontré l'effet de conformité exercé sur l'individu afin d'aligner pensées et de là, comportements, (sur les valeurs dominantes). Mais, puisque le sadisme dépassait ces normes, il fallait supposer que les rôles abaissants souvent dévolus au genre féminin pouvaient rendre compte de cet excès, (tel que le fait d'un défoulement de fureur, ou encore, que ce dénigrement avait réduit cette femme à l’état d’outil; (l’ultime souhait d’Hitler).

    Puisque l'intention de solutionner me guide, il m'est apparu qu'une sélection experte des gardiens de l'ordre s'imposerait pour écarter ceux qui ne démontreraient pas suffisamment d'indépendance ou d’équilibre mentale. Mais tous les citoyens se sentiraient vraiment en sécurité, lorsqu'il apparaîtrait évident à quiconque que nul ne peut se faire juge et partie, (même indirectement). D'ici là, il faudrait que ces défavorisés se regroupent. Si l’entreprise s'enclencherait convenablement, nul doute que des compétences nouvelles s’y grefferaient avec bonheur. Une citation de Goethe laissait savoir que l'audace créerait de merveilleuses forces inattendues.

    Jean Rousseau, B. Ps
    courriel: jeannrousseau1956@live.ca
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  • mlongval - Inscrit
    28 septembre 2010 23 h 04
    Merci a Jacques Lafond
    Merci à M Lafond qui dit avec éloquence ce que je pense au sujet des jeunes de Montréal Nord.

    La police représente l'ordre publique. Chaque citoyen s'il veut se faire respecter doit aussi à son tour montrer du respect envers ces hommes et femmes qui risquent leurs vies pour nous.

    Je n'ai aucune sympathie pour les jeunes impliqués dans l'affaire Villanueva, quand la police donne un ordre c'est notre devoir de l'écouter. Je déplorer que le jeune Freddy soit mort en raison des tournures, mais si les jeunes qui étaient avec lui avaient obtempérés, il serait peut être encore vivant aujourd'hui.
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  • Jean Francois Bissonnette - Inscrit
    29 septembre 2010 00 h 05
    Réplique au citoyen Lafond
    Puisque vous m'assimilerez sans doute à ces "québécois (sic) vertueux, naïfs, et déconnectés de la réalité", permettez-moi, citoyen Lafond, de parler comme si j'en faisais partie. Mettez-vous ne serait-ce qu'un instant dans la situation imaginaire de ce qu'aurait pu être votre vie, dans la plus pure contingence de ce qui vous a fait naître en ce monde, si vous aviez grandi dans un quartier rongé par la pauvreté et quadrillé par la police. Pur hasard de la naissance ou de là où échoue le migrant poussé loin de chez lui. Pensez-vous que vos expériences personnelles vous auraient mené à devenir un modèle de citoyenneté? Votre bon sens de banlieusard policé vaut sûrement dans la situation qui est la vôtre, mais je ne suis pas sûr qu'il soit si avisé en ce qui concerne celle de ces jeunes qui, à la différence de celui à qui vous vous targué d'avoir ouvert les yeux, et qui n'a de la police qu'une expérience exceptionnelle, vivent sous le sentiment d'être quotidiennement suspecté d'infraction aux lois. La persécution, ça vous dit quelque chose? Pensez-vous vraiment que notre société ignore ce phénomène? D'où vous vient la certitude si assurée dont vous faites montre lorsque vous niez le fait qu'un jeune tout à fait correct, à Montréal-Nord, puisse tout à fait se retrouver dans un méchant trouble parce qu'on aura tout à coup porté sur lui le regard de la loi qui accuse?
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  • Cochise Brunet-Trait - Inscrit
    29 septembre 2010 08 h 12
    Rapport biaisé
    La méchante police et les gentils petits Noirs? Ou Les gros méchants Noirs et la gentille petite police?

    Ce n'est pas si simple. Si on met tout le blâme sur une partie ou une autre, on arrive à rien de constructif. Il y a deux parties impliq...uées là dedans, et les deux ont leur part de responsabilité.

    Son rapport est biaisé. Premièrement, il jette tout le blâme sur les policiers, et dit que les gens de Montréal-Nord sont des pauvres petites victimes. Come on! On sait que la violence est un problème dans ce quartier; c'est un quartier pauvre. On retrouve le même problème dans d'autres quartiers pauvres (Pointe-St-Charles, Hochelaga, etc.). Peut-on sérieusement penser que les policiers sont respectueux envers les jeunes de Pointe-St-Charles ou d'Hochelaga? Et est-ce que les gens de ces milieux défavorisés sont polis envers les policiers? La seule différence, c'est que les jeunes de Pointe-St-Charles ou d'Hochelaga ne peuvent pas accuser les flics d'être racistes, même s'ils reçoivent le même traitement.

    Deuxièmement, l'auteur est un psychologue, et le sujet de ce rapport appartient davantage au domaine de la sociologie que celui de la psychologie. Quand j'ai un problème avec ma voiture, je ne vais pas à l'hôpital, et quand je suis malade, je ne vais pas au garage.

    Voyons plutôt la réalité en face: la pauvreté engendre la violence, quelle que soit la couleur du cul des personnes. Le capitalisme engendre la pauvreté en valorisant la compétition, et la compétition fait des gagnants et des perdants. Comme le dit Riccardo Petrella (un économiste), "si on veut combattre la pauvreté, il faut combattre le capitalisme."
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