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Après l'Église, la Politique

Les Québécois ont une propension marquée à déboulonner les statues devant lesquelles ils se sont un jour inclinés. C'est une des rares sociétés où persistent un anticléricalisme et un sentiment antireligieux violents, en dépit du fait que l'Église a perdu toute son influence et que la laïcité est la profession du plus grand nombre. Ce qui ne nous empêche pas d'avoir inconsciemment reporté dans la sphère politique des comportements quasi religieux. Pour de trop nombreux Québécois, l'enfer de naguère est désormais sur terre et plus particulièrement dans notre Parlement.

La détérioration du climat politique actuel, où la responsabilité du gouvernement est sans conteste très grande, s'applique aussi à l'opposition. Comme si la classe politique tout entière ne se rendait pas compte que les institutions dans lesquelles elle agit commandent du décorum et de la dignité. La violence verbale des échanges à l'Assemblée nationale, inspirée certes par celle qui existe à la Chambre des communes à Ottawa, demeure un indice du manque de respect des élus pour la fonction même de député et ultimement pour leurs électeurs. Heureusement, un certain nombre, des deux côtés de la Chambre d'ailleurs, se refusent à pratiquer l'incivilité parlementaire qui détériore l'atmosphère. Les foires d'empoigne et les insultes, aussi divertissantes soient-elles pour les amateurs de lutte, éclaboussent les débats et finissent par les vider de leur contenu.

Nous constatons depuis plusieurs mois une transformation des rôles. Les adversaires en présence sont devenus des ennemis et, en ce sens, les acteurs de la politique québécoise sont en guerre et leurs troupes et partisans s'affrontent avec brutalité et mépris sur toutes les tribunes qu'offre la technologie actuelle. J'en veux pour exemple le combat que se sont livrés des lecteurs du Devoir à la suite de ma chronique de la semaine dernière. Au-delà des attaques contre l'auteure jugée apte à la retraite, voire à l'expulsion du journal, les uns et les autres en camps retranchés ont pratiqué une outrance où la haine était à fleur de peau. La dénonciation des souverainistes «aux pratiques nazies» et des fédéralistes «vendus», «traîtres» et «collabos» est le fait de gens scolarisés, politisés et socialement privilégiés. Comme quoi les diplômes universitaires et l'accès à la culture ne mettent pas à l'abri de l'intolérance et de l'aveuglement idéologique.

Il faut s'inquiéter de la cohorte de désabusés de la politique, dont une proportion préoccupante de jeunes, ceux-là mêmes qui influeront de leurs votes sur l'avenir de ce pays dont ils ne rêvent pas à l'ancienne manière de leurs parents. Devant le spectacle désolant qu'ils ont sous les yeux, pas étonnant qu'ils retournent à leur vie virtuelle avec leurs deux mille amis, leur moi à épanouir, leurs droits individuels érigés en dogmes et leur terrible solitude enfouie sous le décor sans frontières, sans passeport et sans enracinement du cybermonde, des iPads, iPhone et autres biberons de la vie adulte moderne.

La crise politique actuelle ébranle les institutions comme celles-ci l'ont rarement été dans les dernières décennies. L'usure du pouvoir à elle seule n'explique pas le phénomène. L'opposition péquiste qui piaffe d'impatience, sondages à la main, n'échappe pas à une autre usure, celle d'avoir à se réenchanter afin de trouver les arguments nouveaux pour convaincre la majorité de revivre le psychodrame d'un référendum. L'institution politique est en danger aussi parce que les acteurs, tous les acteurs, n'ont su renouveler leur inspiration et leurs discours.

Dans le contexte actuel où le mot «député», dans le meilleur des cas, fait sourire et, dans le pire, suscite le mépris, quelles sont donc les âmes nobles et dignes, généreuses, qui vont consentir, au risque d'être immolées sur la place publique, à faire le saut en politique? Et les plus jeunes vont-ils sacrifier leur «qualité de vie» ou leur envie de s'enrichir pour remplir une fonction dévalorisée socialement? La politique devrait attirer les meilleurs des citoyens. Des gens honnêtes, habités par un idéal, prêts à consacrer des années au service d'une cause noble, la démocratie agissante.

Ceux qui publiquement remettent en cause ces jours-ci la légitimité du gouvernement élu majoritairement, laissant ainsi flotter l'idée d'une obligation pour ce dernier de démissionner, s'avancent sur un terrain plus que glissant. La sanction populaire s'exerce par le processus électoral et le premier ministre détient seul le pouvoir de déclencher des élections. Dans notre système de droit, les suppositions, les dénonciations de tous ordres doivent obligatoirement être mises en preuve.

Le gouvernement actuel aura sans doute à répondre de certaines pratiques irrégulières peut-être illégales, mais la démonisation actuelle qui s'abat sur ce dernier et la diabolisation du premier ministre Jean Charest par ceux qui rêvent à son départ se répercutent sur l'ensemble des acteurs politiques, menaçant ainsi la dernière institution politique québécoise où nous avons toujours été «maîtres chez nous» pour écrire notre histoire.

Pendant ce temps, le Canada anglais se divertit de notre autoflagellation.

***

denbombardier@videotron.ca
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    25 septembre 2010 02 h 57
    De la chaire au journal
    Beaucoup de journalistes et de chroniqueurs ont cette nostalgie du bon vieux temps où les curés, du haut de leur chaire et d'autorité, pouvaient se permettre de dire à tout un chacun quoi penser. Et à les voir sermonner sur toutes sortes de sujet, il semble qu'ils aimeraient avoir cette envergure. Hélas, pour eux, il y a un deuil à faire ici.
    Grâce à tous ces joujoux dont vous déplorer la présence chez les jeunes (Internet, Ipad, etc.), ceux-ci sont à même de se faire une représentation du monde moins monolithique et rigide.

    Avec le temps, comme dit Ferré...
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  • Lepelletier - Abonné
    25 septembre 2010 03 h 18
    Politique
    Bravo Mme Borbardier pour la vision que avez de ce que devrait être la politique.Vous devriez en faire part à John James Charest.
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  • Georges Paquet - Abonné
    25 septembre 2010 06 h 11
    C'est la faute des autres...
    Madame Bombardier,
    Vous n'allez quand même pas tenter de convaincre les Québécois qu'ils n'ont pas le droit de s'amuaer de tout. Le "Juste poui rire" ayant envahie les pages éditoriales du quotidien qui vous offre ses colonnes, au point ou des avocats rigoureux et un ex-juge de la Cour suprême sont qualifiés de farceurs, il ne faudrait pas s'étonner que des observateurs, avec une pointe de méchanceté, répètent, dans une autre langue, ce qu'ils lisent quotidiennement dans nos journaux, dont ont dit qu'ils seraient parmi les plus nsérieux.
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  • Jaque Parisien - Abonné
    25 septembre 2010 07 h 04
    La comédie humaine
    Madame,

    Ce que vous décrivez, pour ne pas dire décriez, n'a rien de bien surprenant. Prenons d'abord la tâche ardue qui vous incombe. Être journaliste n'est pas de tout repos. Vous exprimez votre opinion, vous proposez un point de vue personnel sur une situation d'actualité, vous vous exposez. Or, même si je ne suis pas toujours d'accord avec vous, je ne crois pas que la majorité de vos lecteurs vous vouent aux gémonies ou, pire encore, vous souhaitent une retraite prématurée. Je ne citerai pas Voltaire, mais vous savez ce que je veux dire. Les attaques «ad hominem», malheureusement, sont le seul recours que possèdent bon nombre de citoyens. Mais elles ne représentent pas l'arme de prédilection de plusieurs autres, même si parfois les passions flambent et brûlent tout sur leur passage. Bref, j'apprécie votre plume tout comme votre esprit critique.

    Cela dit, la politique offre un spectacle de plus en plus désolant. Les scandales, les engueulades, l'arrogance, la manipulation des masses, la soif du pouvoir, l'enrichissement des uns et l'appauvrissement des autres, bref, il y a de quoi rendre malade le plus forcené des électeurs. Or, dans un monde où règne l'opinion toute faite, le prêt-à-penser, dans un monde où faire un effort de lecture et de compréhension d'une situation donnée se révèle aussi pénible que les dix travaux d'Hercule, le commun des mortels préfère se rabattre sur un bouille, un discours, un slogan, une couleur, une nouvelle, une chronique, un titre. Pas étonnant alors qu'à défaut d'arguments solides pour appuyer une conviction l'on se cantonne dans des tranchées idéologiques bétonnées.

    Enfin, permettez-moi de souligner que le Québec sur ce point ne diffère guère du reste du monde. La France n'échappe pas aux scandales et aux engueulades. Quant à nos puissants voisins, que dire des âneries proposées par le «Tea Party» ou le Parti Républicain? Pour tout dire, la bêtise et l'égoïsme c
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  • Louis Trottier - Inscrit
    25 septembre 2010 07 h 35
    Le ton et la nonchalance
    Pour ma part, ce qui m'a toujours le plus choqué lorsque je regarde les débats télévisés de l'assemblée national et de la chambre des communes, c'est moins le ton agressif des participants que les façons nonchalantes d'esquiver les réponses qu'ont certains élus. Je crois que le désabusement de plusieurs viens de cette pratique qui, répétée, nous donne l'impression qu'on nous ment.

    D'autre part, tant que le gouvernement donnera des contrats sans appels d'offres, il ne manquera pas de jeunes volontaires pour être député.

    Ce que je veux dire, c'est que le gouvernement devrait tout faire pour faire disparaître les fortes apparences de corruption. Si on n'était pas toujours entrain de parler de cela, les gens seraient surement moins dégoutés.
    L. T.
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  • michel lebel - Inscrit
    25 septembre 2010 07 h 49
    Félicitations!
    Félicitataions! Très bon texte. J'ose espérer qu'il en fera réfléchir quelques-uns. Oui, le niveau et la qualité de discours sont trop souvent pitoyables au Québec, tant au plan politique que culturel. Comme aurait dit le Frère Untel: "on parle tout croche, donc on pense tout croche",,,
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    25 septembre 2010 07 h 53
    Indignation, déshonneur et élections
    Je fais une grande différence entre l'institution et la personne qui l'occupe et un grand nombre de personnes le font certainement. Dans ma vie, j'ai toujours cru qu'autrui était aussi intelligent que moi et ne m'en suis jamais repenti. Je ne puis accepter qu'un gouvernement valorise la discrimination pour opinions politiques dans des postes, petits et grands, dont les titulaires seront appelés à trancher leurs droits. Ici, je pense aux tribunaux administratifs et aux tribunaux ordinaires. La Charte des droit et libertés de la personne ne prohibe-t-elle pas une telle discrimination depuis maintenant presque 30 ans! Je ne puis accepter que l'on s'achète un poste dans le gouvernement, directement ou indirectement, en espèces sonnantes et trébuchantes ou en ayant été bénévole. Qu'un parti politique rétribue ses bénévoles avec son argent et ses honneurs, pas avec celui d'autrui et de nous tous.
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  • Daniel Couture - Inscrit
    25 septembre 2010 08 h 15
    La cause et l'effet
    Merci pour cet excellent texte madame Bombardier.

    Mais qu'est-ce qui vient en premier, l'abrutissante a-moralité de la masse qui se donne les politiciens qu'elle mérite ou l'immoralité des politiciens qui abrutissent la masse?

    C'est sûrement un cercle vicieux... Vous nous rappelez en somme, comme souvent vous le faites sans le dire expressément, que moins la population est moralement intègre, plus on fait de la place aux vices de la politique.
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  • martin dubois - Abonné
    25 septembre 2010 08 h 42
    Sur l'aveuglement et la dignité
    Mme Bombardier, vous prenez grand soin de mettre l'opposition dans le même sac que le gouvernement libéral. Voilà une belle contradiction, vous qui pourfendez le cynisme ou le discrédit de nos institutions.
    La réalité, c'est que loin de l'aveuglement, je sais reconnaître un politicien indigne de ses fonctions quand j'en vois un. À voir comment on mène des commissions d'enquête dans cette province, vous me pardonnerez mais je me fie davantage à mon jugement qu'à celui des cours de justice. Je ne crois effectivement pas davantage au régime actuel que je ne crois à l'intégrité des institutions religieuses. J'y décèle les mêmes hypocrisies, les mêmes supercheries et les mêmes mensonges. Vous parlez d'anticléricalisme violent et du Canada anglais qui se divertit. La vérité est que le Canada anglais et le cléricalisme sont les assises qui ont enracinées la corruption de nos pseudo-élites, et tout spécialement de nos élites fédéralistes.
    On souligne le 40ème anniversaire de la crise d'octobre. Dans le climat actuel, j'y trouve un nouvel éclairage. L'origine de cette crise et de nos actuels problèmes n'est-elle pas la corruption de nos institutions par des hommes de paille placés au pouvoir pour nous dompter contre rémunération occulte? Les qualifier de traîtres vous heurte? Libre à vous. Quand je regarde le comportement du commissaire Bastarache et celui de nos dirigeants dans les documents d'archives d'octobre 70, j'y vois encore cette même indignité. J'imagine que votre texte, fort culpabilisant par ailleurs, a pour but d'encourager les québécois à rentrer dans le rang, et participe aux efforts actuels pour ramener le bon peuple sous l'égide des êtres supérieurs qui les dirigent. Élite dont vous pensez faire partie, bien évidemment.
    Si nos élites étaient dignes et intelligentes, Madame Bombardier, je ne tiendrais pas le discours que je tiens. Mais les faits sont là : l'imbécilité gouverne, et heureusement pour moi j
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  • Geoffroi - Abonné
    25 septembre 2010 08 h 47
    Enfer et paradis québécois.
    L'enfer et le paradis ont toujours été sur terre, pas ailleurs.

    Votre texte est d'un pessimisme abominable. Je n'accepte pas du tout vos propos sur les plus jeunes.

    " Notre dernière institution politique " ??? Merci de contribuer ainsi à son enterrement. Quelles sont les autres disparues ??? L'Eglise du clergé iintervenant en politique des catho. à l'eau bénite ???

    C'est un peu maso comme texte. La "fin du monde québécois" n'est pas pour demain.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    25 septembre 2010 08 h 52
    Bravo Mme Bombardier!
    vous avez fait le tour de la question....
    Le P.Q. piaffe d'impatience pour reprendre le pouvoir, le plus tôt possible...

    Il veut nous faire revivre le "psychodrame du référendum" et nous diviser encore plus...ce projet...la "Sécession" ne rassemble pas....il est source de chicanes, de conflits, d'irritants..

    Pour atteindre leur objectif, ils s'acharnent à "démoniser, à diaboliser" le Premier Ministre Jean Charest, que certains péquistes appellent de façon insistante et ethnique: John James Charest...

    Pourtant le gouvernement actuel a été élu "démocratiquement" de façon libre et par des milliers de québécois...qui ne sont pas tous aveugles, bornés, ignorants...

    Par contre des milleurs qui ont voté CONTRE s'emploient à détruire, démolir à mépriser les adeptes de ce gouvernement pourtant choisi librement.

    Le Canada anglais se divertit par notre "autoflagellation" nous leur en fournissons l'occasion régulièrement....

    Le REFUS global apparaît lorqu'on OSE dire que le Québec a une tradition de corruption, ce qui est VRAI...Regardons en face NOTRE histoire et arrêtons "de faire des histoires" ....
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  • Parise Ouellette - Inscrit
    25 septembre 2010 09 h 27
    Pourriez-vous lire l'éditorial de Josée Boileau: "ni normal, ni acceptable"?
    Bonjour Mme Bombardier,

    Je n'ai probablement rien compris à votre propos. Ça m'arrive souvent quand je vous lis. Mais...

    Il me semble que nous avons certaines preuves qu'il se passe des choses anormales, inacceptables. Ne pouvons-nous pas, comme citoyens et citoyennes, exprimer notre désire de corriger la situation? Je comprends que nous devrions nous exprimer respectueusement et être respectueux des autres opinions.

    Par contre, le fait que le premier ministre soit le seul à pouvoir décider de la prochaine élection ou de la commission d'enquête sur la construction me semble être une énorme aberration de notre système démocratique puisque lui et son parti sont mis en cause directement. Vous semblez pourtant présumer que tout va bien et qu'on s'énerve...

    Mais je n'ai probablement rien compris...

    Parise Ouellette
    Montréal
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  • Jacques Lafond - Abonné
    25 septembre 2010 09 h 49
    Le Québec coule
    Le Québec coule. L’auto flagellation, comme vous dite, est constante. C’est la panique. Le québécois a simplement changé sa religion catholique pour d’autres religions. L’écologie, la démocratie, la justice sociale, etc. Le ‘’bordel’’ est pogné. Aussi, tout est surmédiatisé; démocratie et transparence oblige. On ne peut même plus construite une foutue route dans cette nation sans qu’il y ait pancartes, contestation, concertation, et vérifications au sujet du bateau de Tony.

    Le québécois ne vote pas et il ne laisse pas le gouvernement élu gouverner. Et, il pense que c’est ça la démocratie. Ce sont les groupes de pressions, les journalistes, les tribunaux qui mènent la nation; et non le gouvernement élu. Et, ils appellent ça la démocratie.

    On n’a pas un stade olympique, mais un bol de toilette. Les olympiques n’ont pas été les plus beau jeux sportifs de l’ère moderne, ici à Montréal, ils ont été un fiasco financier. On ne se souvient plus de Nadia, la petite Roumaine 10/10, mais on se souvient très bien des chauffeurs de camions qui entraient dans le stade et en sortait sans décharger.

    Les femmes ici sont de deux catégories. Les foulards et les non foulards. Les non foulards veulent convaincre que les foulards sont moins femmes. Vont t’elles gagner ?

    Pendant ce temps, comme vous dites, les autres nations se divertissent en nous regardant. Mais, aussi et surtout, les autres nations construisent, s’enrichissent, grandissent, avancent, pendant que nous on coule.

    La nation québécoise francophone aura perdu toute importance et influence sur son propre territoire d’ici quelques années. Les anglophones prendront alors la relève, et ça ira bien. Vous verrez.

    C’est très exactement le plan d’Ottawa concernant l’ethnocide de la nation québécoise. La victoire finale est pour très bientôt.

    lafond.overtime@gmail.com
    JL
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  • oracle - Abonné
    25 septembre 2010 10 h 01
    Bien cibler le mal.
    Je soumets à l'auteure de l'article que tant que la politique restera essentiellement affaire de "professionnels" plutôt que appel de citoyens engagés à des missions très précises et limitées dans le temps, les dérapages qu'elle dénonce continueront à s'aggraver.

    En ce qui a trait au caractère absolu qu'elle semble conférer au mandat, j'aimerais savoir si une évaluation référendaire de mi-mandat lui paraîtrait anti-démocratique.

    Pierre-Michel Sajous
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  • Claude Kamps - Inscrit
    25 septembre 2010 10 h 13
    L'exemple vient de haut
    Il est dommage que vous ne compreniez pas que toute cette grogne et ce désengagement de la jeunesse à été provoqué surtout à cause du mensonge éhonté du premier ministre qui en cachant lors des élections passé le gouffre financier de la caisse de dépôt à gagner injustement ce scrutin.
    Quelque temps après on commencé a sortir ses actions très douteuses comme ce salaire de 75.000.00 versé sous le manteau par les militants du PLQ, qui n'était pas au courant non plus...
    Dire que ses collecteurs de fond ne font pas partie de ce jeux de la finance mélangé au PLQ et à la nomination de tout ce qui peut être nommé, comme il vient de l'affirmer hier, démontre à tout les québécois comme au canadiens la position croche dans laquelle il se sent «à l'aise».

    Nos financiers croches qui ont été dénoncés dernièrement se sentaient, eu aussi «à l'aise» avec leurs pratiques non conforme .....

    En fait depuis sa prise de pouvoir, la presse anglophone a assez de « poignes» pour pouvoir rédiger son article qui même si je ne l'approuve pas plus que vous, surligne bien des vérités du PLQ...
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    25 septembre 2010 11 h 52
    Mme Bombardier
    Votre chronique de la semaine dernière n'était qu'une apologie obséquieuse de Jean Charest. Vous avez preuve d'aveuglement en défendant l'indéfendable.

    Par ailleurs si vous croyez que la population doit se contenter d'attendre le élections pour se manifester, c'est que vous avez une conception passéiste de la démocratie.

    Ne prenez pas votre retraite, madame, les libéraux ont besoin de vous.
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    25 septembre 2010 12 h 09
    La démocratie Bombardier
    "La politique devrait attirer les meilleurs des citoyens. Des gens honnêtes, habités par un idéal, prêts à consacrer des années au service d’une cause noble, la démocratie agissante."(Denise Bombardier)

    Ces citoyens-là, Mme, votre démocratie les met en prison !

    Vous devriez vous informer ailleurs que dans des salons thé des bourgeois anglais.
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  • Nicolas Bourdon - Abonné
    25 septembre 2010 12 h 10
    Les faits et les apparences
    Nicolas Bourdon
    Professeur de littérature
    Collège Bois-de-Boulogne
    Montréal

    J'aimerais revenir sur votre Lettre ouverte de la semaine dernière. Vous écrivez en parlant du fait que premier ministre Jean Charest participe à la commission Bastarache: « Nombreux sont vos concitoyens qui éprouvent un malaise à l’idée que le chef du gouvernement, se dissociant de sa fonction, descende dans l’arène. » On ne comprend guère pourquoi participer à une commission serait une tache à sa fonction de premier ministre, surtout si Jean Charest n’a rien à se reprocher. De plus, le problème n’est pas que le premier ministre « descende dans l’arène », mais bien qu’il n’y descende pas! En effet, la commission Bastarache a été mise sur pied en vitesse afin que le parti libéral puisse faire l’économie d’un débat plus large sur la corruption dans le monde de la construction.

    Plus inquiétant encore : la chronique que vous avez signée discrédite le processus même d’une commission d’enquête. Ainsi, vous écrivez : « La mécanique même d’une commission prend des allures de tribunal populaire et ceux qui y sont convoqués apparaissent au départ suspects en raison des interrogatoires et des contre-interrogatoires. » Faudrait-il ne plus convoquer de commissions d’enquête ou peut-être, s’il l’on suit votre argumentation oiseuse, pourrait-on en convoquer une où il n’y aurait pas d’interrogatoires et de contre-interrogatoires puisque ces derniers ont le notable malheur de rendre « suspects ceux qui y sont convoqués » !

    Plus globalement, vos chroniques au Devoir sont marquées par l’imprécision, voire par l’improvisation. Les apparences vous aveuglent et vous empêchent d’atteindre les faits. Les termes mêmes dont vous vous servez sont tellement flous et englobants qu’ils ne veulent plus rien dire.
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    25 septembre 2010 12 h 38
    Elle est bien rentré dans le rang, la Bombardier !
    On se souviens de cette femme aux principes en 1982 contre les écrivains pédophiles.

    Son silence était assourdissant 20 ans plus tard face à l'affaire Polansky, F. Mitterand, BHL, etc...

    Il y avait trop d'amis cette fois ?

    1-2-3-4.... au pas !
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    25 septembre 2010 13 h 05
    Vers la fin de la monarchie inconstitutionnelle : jeunes et beaucoup plus politisés qu'il n'en parrait 1/2
    Faut-t-il "s'inquiéter de la cohorte de désabusés de la politique, dont une proportion préoccupante de jeunes, ceux-là mêmes qui influeront de leurs votes sur l'avenir de ce pays dont ils ne rêvent pas à l'ancienne manière de leurs parents."
    Non, ne vous inquiétez pas pour nous, on est juste en train de se pratiquer à voter "à la loft"... Blague à part, les monarchistes-conservateurs doivent eux s'inquiéter de la pérennité de leur structure.

    Les institutions commandent décorum et de la dignité (sans compter l'honneur et l'enthousiasme) : l'indicateur d'une démocratie au 21e siècle est la ratification par les citoyens de la constitution, de leur contrat social (lisez Rousseau Mme Bombardier si vous voulez défendre les valeurs Libérales).

    "Ceux qui publiquement remettent en cause ces jours-ci la légitimité du gouvernement élu majoritairement, laissant ainsi flotter l'idée d'une obligation pour ce dernier de démissionner, s'avancent sur un terrain plus que glissant."
    Est-ce que le nom de Jean Charrest est apparu sur votre bulletin de vote Mme Bombardier? Jean Charrest a eu un mandat clair, des citoyens de la circonscription de Sherbrooke : être député (législature). Je ne fais pas flotter l'obligation qu'il doive démissionner ; j'énonce notre responsabilité d'élire directement, au suffrage universel, un PM/prés. et de se donner un contrat social qui nous donne les prérogatives de le destituer.

    Défendez-donc les théories Libérales de séparation des pouvoirs Mme Bombardier (Montesquieu).
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  • Suzanne Lepage - Inscrit
    25 septembre 2010 13 h 18
    À qui la faute?
    Je me suis toujours intéressée à la politique et par le fait même, je me suis toujours fait un devoir d'aller voter que ce soit au municipal, provincial ou fédéral.
    Même si je me doutais que tout n'était pas rose en politique, j'ai réellement commencé à être déçue lors du déclenchement prématuré des dernières élections par M. Charest. Ces élections ont été faites pour de fausses raisons: avoir les 2 mains sur le volant pour faire face à la crise économique. Je n'y croyais tout simplement pas tellement cela sonnait faux.
    M. Charest voulait s'assurer la majorité et s'éloigner des prochaines élections, avant que ne sorte le rapport de la CDP. Et depuis, les scandales ne cessent de sortir au grand jour et de s'accumuler.

    Alors, à qui la faute?

    Moi aussi, je suis désabusée de la politique, de sa partisanerie et de son manque de décorum. Je suis triste pour ceux et celles qui voudraient réellement changer les choses en devenant député, car très vite ils vont s'apercevoir que la politique n'est qu'un jeu de pouvoir et de financement... les meilleurs démissionnent.

    Vous dites
    « La politique devrait attirer les meilleurs des citoyens. Des gens honnêtes, habités par un idéal, prêts à consacrer des années au service d'une cause noble, la démocratie agissante. »

    En l'état actuel, c'est tout simplement impossible... à qui la faute?
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    25 septembre 2010 13 h 27
    Vers la fin de la monarchie inconstitutionnelle : jeunes et beaucoup plus politisés qu'il n'en parrait 2/2
    "La sanction populaire s'exerce par le processus électoral et le premier ministre détient seul le pouvoir de déclencher des élections. Dans notre système de droit, les suppositions, les dénonciations de tous ordres doivent obligatoirement être mises en preuve."

    Il est anormal que le PM détienne seul tant de pouvoirs sans avoir son nom sur mon bulletin de vote : déclenchement d'élections (vivement des élections à date fixe) ; assujettissement de la majorité de la législature à une ligne de parti, définie par les donateurs du parti, à l'aide d'un whip ; nomination des ministres (pour quelles compétences? ; vivement l'élection de nos ministres comme on élit notre prés. de commission scolaire) ; nomination des juges, et j'en passe.
    Le problème est structurel.

    Les citoyens détiennent inaliénablement, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, la prérogative de se signer un nouveau contrat social. Reste une question à se répondre que les australiens se sont posés, et dans "notre" système de droit, un précédent a été créé quant à un démembrement :
    Question claire : "Ratifiez-vous la monarchie et les constitutions monarchistes de 1867 et de 1982?"
    Processus clair : signer un registre de 10% pour initier un référendum
    Majorité claire : 50% plus 1, constituant 30% des citoyens votent "non" et le démembrement est légitimé.

    @ bayle ; 25 sept 08h52
    j'attends vos réactions ; I'm not a PQ-nationalist that wants to take the power, I want to modify power with my anglo neighbour being part of the sollution.
    Dites-moi quand le Québec a choisi librement cette monarchie inconstitutionnelle, y a dit un "oui" clair ; 1992?

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    25 septembre 2010 14 h 06
    La crise d'octobre..
    Référant au documentaire sur la crise d'octobre projeté sur les ondes de Radio-Canada, ces jours derniers; qui est assez débile pour croire un Lanctot qui se décrit comme un Robin des bois; faut l'faire. Tous les acteurs de ce drame ont assumé collectivement la responsabilité de L'ASSASSINAT de Laporte et c'est de leur faute si le gouvernement de l'époque a eu recours aux mesures de guerre qui ont occassionné l'arrestation et la détention arbitraires de certaines personnes.

    Certains aimeraient voir se reproduire les évènement d'octobre 1970 et s'y emploient en conséquence avec le concours de certains journalistes qui se sont donnés pour mandat d'alimenter la grogne populaire, comme ce fut le cas également en 1970.
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  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    25 septembre 2010 14 h 11
    La démocratie Lanctot...
    Ces citoyens-là, Mme, votre démocratie les met en prison (Gebe Tremblay)
    -----------------------------------------

    Et la vôtre les fait sauter et les tue.....!
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    25 septembre 2010 15 h 30
    On récolte ce que l'on sème......
    Bravo pour votre roman que j'ai lue avec plaisir.
    J'ai lue par hasard votre dernier texte du Devoir qui n'a aucunement évoluer toujours la provocation comme M. John J. Charest je comprend mieux votre point de vue. Votre manque d'analyse me renverse et me rappelle de vous dire que j'espère que votre pension se retrouve hors la Caisse de dépôt comme quoi carburer a l’affect n'est pas toujours de mise. Ce n'est que tout dernièrement que j'ai entendue que les provocateurs ne s'assument plus, ils mandatent des tiers pour lire les courriels ou autres lettres reçu et pourtant, ce sont les mêmes gens qui la plume à la main se permettre de juger et d'accuser sachant très bien comme John qu'il n'ont rien pour se défendre sauf de demander sa démission. Si les propriétaires de médias croient que c'est le moyen pour réussir ils sont dans l'erreur à la longue l'effet est inverse.
    La nouvelle à partir d'enquête est celle qui justifie le besoin de journaliste dans une société.
    Le manque de jugement pour affirmer de tel propos "L'église a perdu toute son influence." Pourtant pendant 40 ans nous avons déboursés en moyenne un demi million par année en électricité pour les 4000 églises et X pour 8000 maisons. En plus d'être exempte de payer les taxes sans parler des autres institutions qui ne cesse les dons comme les Caisses Desjardins. Pire encore on nous vend des immeubles déjà payer par la population à coup de million pour des utilisations communautaire. On dit que "l'enfer est pavé de gens de bonne intention." Le monde est dangereux à vivre ! – non pas tant à cause de ceux qui font le mal, – mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. (Albert Einstein)
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  • J.Gabriel - Inscrit
    25 septembre 2010 15 h 38
    Vous avez tellement raison!
    Excellent texte mme Bombardier.

    Vous cernez extrêmement bien les malaises de notre temps.

    Merci.
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  • Gabriel Bernard - Inscrit
    25 septembre 2010 15 h 49
    A mieux y penser
    Je me demande si monsieur Bellemare connait cette citation d’Emmanuel Jérôme, ce dont je doute :* Le seul homme politique sincère c’est celui qui embrasse une petite vieille même s’il n’y a pas de photographe dans le coin * Or j’ai vu monsieur Charest le faire et ce, à son crédit. Monsieur Bellemare durant ses pérégrinations politiques a-t-il vécu la même expérience. J’en doute fort ?
    Madame Bombardier, continuez à avoir le courage de dire, quoiqu’on en pense. Car si on apprécie si peu vos propos, cela est signe que le message porte.
    En serions-nous donc rendus au Québec à dire et à vivre, tout parti politique confondu, , ce qu'exprimait Édouard Herriot crûment :* La politique c’est comme l’andouillette. Ca doit sentir un peu la merde, mais pas trop* ?????
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  • Democrite101 - Inscrit
    25 septembre 2010 16 h 04
    Elle est elle-même la preuve que la démocratie va bien... En Iran, elle aurait été stoppée à ses trois premiers mots
    Les propos de madame Bombardier sont alarmistes et impressionnistes, amusants plus que sérieux.

    Par exemple, «Les adversaires en présence sont devenus des ennemis et, en ce sens, les acteurs de la politique québécoise sont en guerre ». La guerre, dit le polémologue Gaston Bouthoul, est «un affrontement sanglant entre groupements organisés». Aucune goutte de sang versée à l'Assemblée nationale depuis Louis Lortie, cas pathologique individuel, et de loin moins problématique que la crise d'Octobre.

    Ensuite, «quelles sont donc les âmes nobles et dignes, généreuses, qui vont consentir, au risque d'être immolées sur la place publique, à faire le saut en politique?». Tout ce discours est foncièrement, anthropologiquement, catholique. Les termes utilisés sont ceux du petit catéchisme («âmes, immolées, nobles, généreux»). Aucun citoyen n'est obligé d'être «une âme noble, digne et généreuse» pour défendre ses intérêts dans la Cité. Il n'a que l'obligation de respecter la loi.

    La démocratie ne regroupe pas des saints, des prix Nobel, des héros, mais des gens ordinaires, au langage ordinaire, aux intérêts terre à terre, et aux comportements bénins et sans grandeur. Sans petitesse non plus, ou pas trop souvent...

    Elle a comme principe, disait déjà Périclès (lire son discours dans Thycidide) la liberté. Dès lors, elle peut partir dans toutes les directions. Nous ne pouvons qu'espérer qu'elle évite le fossé...

    Elle peut se tromper, et voter nazi. Elle le fit, hélas, un jour. Mais, en ce beau Canada, en ce singulier Québec, on est loin de ces dérives.

    Nous avons, au contraire, une vigoureuse démocratie. Les écarts de langage sont à déplorer quelques fois, plus drôles que graves, mais rien de vraiment dangereux, ni même généralisés.

    Respirez par le nez, madame Bombardier. Et votre belle plume alerte, un tantinet angoissée, fait partie de son charme.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Pr
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  • France Marcotte - Abonnée
    25 septembre 2010 16 h 16
    Méditation sur le statut de la statue
    "Les Québécois ont une propension marquée à déboulonner les statues devant lesquelles ils se sont un jour inclinés".
    J'ai beau lire et relire cette proposition sur laquelle repose toute cette chronique, je ne nous y reconnais toujours pas. Qu'on s'incline devant des statues, ça je peux comprendre puisqu'on les a érigées. Qu'un jour on n'ai plus envie de s'incliner devant, rien de plus normal. Or, si on n'a plus envie de s'incliner devant une statue, cela signifie qu'on est passé à autre chose. Bon, on pourrait laisser la statue là bien peinarde dans un parc, mais on tiendrait ici, selon madame Bombardier, à cracher dessus en quelque sorte, à y amener promener son chien... C'est assez spécial comme attitude. Mais ce qui se produit actuellement envers la politique pourrait s'expliquer de bien d'autres façons et ce n'est pas parce que cette proposition sur la statue étonne, surprend, est commode, qu'elle est vraie.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    25 septembre 2010 16 h 21
    Contre le pouvoir d’un seul : le parlement 1
    Dans une société québécoise celle de sa majorité francophone relativement éteinte ou le chacun pour soi domine ou organiser des manifestations faisant sortir des milliers de manifestants dans la rue s'avère difficile quel est le problème de voir au parlement, l'opposition faire son travail de contestation d'un gouvernement irresponsable et incompétent? De pouvoir lire sur l'ordinateur des échanges polémiques dans les tribunes du web cela signifie que nous Québécois sommes encore vivants en quelque sorte. Que ce soit partout, la violence verbale dans les parlements en France, en Grande Bretagne ou l'Italie trouve aussi sa légitimation parce qu'elle permet de substituer la vigueur du débat oratoire à la manifestation de la violence tout court. Vous deviez savoir D.Bombardier que chez des députés qui sont des adultes consentants, les mots ne tuent pas.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    25 septembre 2010 16 h 28
    Contre le pouvoir d’un seul : le parlement 2
    Ainsi , madame, reconsidérez les enseignements de l'histoire du pouvoir politique lorsque celui ci est privé du débat démocratique d'une assemblée parlementaire. L'histoire de la politique tout court c'est celle du pouvoir personnel de tyrans ou de mafias ou seigneuries qui exploitent abusivement des populations réduites à leurs besoins de base. C'est l'exercice de l'expression individuelle et du débat critique qui empêche la monopolisation des pouvoirs comme d'en bloquer dans certaines circonstances ses dérives sanguinaires. Vos positions madame c’est pourquoi sont insensées et relèvent d'un idéalisme enfantin des bonnes manières qui confine presque au ridicule! Jouez par ailleurs à la mère supérieure en 2010 tentant de sermonner le peuple ça ne devrait plus se faire non plus. De quel droit, D.Bombardier tentez vous de vous hisser sur un podium imaginaire afin d'établir le vrai du faux de certaines réalités?

    Votre parlement imaginaire de la courtoisie est une fiction. Ce qui est en cause au Québec ce n'est pas la valorisation d'une hypocrisie infinie c'est de la valeur réelle d'un gouvernement libéral qui quoi vous en pensiez n'a rien foutu de bon depuis 7 ans.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    25 septembre 2010 16 h 39
    les faits et les apparences
    J'espère que vous ne pensez pas, monsieur Bourdon, que parce que vous enseignez la littérature vous vous trouvez, de facto, en possession tranquille de la vérité. J'écris cela car votre mépris envers madame Bombardier sent cette condescendance dont le filigrane semble être le statut. Désolé, mais le statut n'est pas nécessairement relié au contenu et le contenu n'est pas nécessairement à la hauteur du statut de l'individu.

    De plus, votre citation à propos de la "mécanique même d'une commission" ne provient pas de ce texte. Madame Bombardier ne parle pas de la mécanique d'une commission dans le présent texte. Il semble, à mon humble avis, notamment en littérature, qu'une citation doit se référer d'une façon précise, ce qui, de toute évidence, n'est pas le cas ici. Pourtant vous accusez allègrement madame Bombardier d'imprécision et d'improvisation.

    Je ne suis pas toujours en arrord avec les propos de madame Bombardier mais je les et la respecte. Dans le présent cas, concernant toujours cette citation, elle est présentée hors contexte et votre conclusion, évidemment, est pour le moins triviale voire oiseuse, ce qui est fort inquiétant eu égard au statut que vous étalez. Vous semblez ne pas saisir que dans ce bout de texte, hors contexte, elle indique, tout simplement, que dans le contexte actuel mouvementé il y a cette tendance à croire que les gens qui y sont convoqués apparaissent comme des suspects, ce qui ne veut pas dire, mais pas du tout, qu'elle insinue que cette institution devrait être abolie.

    Enfin, je suis loin d'être certain que les apparences aveuglent madame Bombardier. Par contre votre perception des faits et des apparences suscite le questionnement. Il apparait que le découpage que vous en faites semble fort limité par une certaine axiologie qui a l'heur de vous aveugler.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    25 septembre 2010 16 h 45
    L'altermondialisme
    Guillaume, votre flou altermondialiste m'impressionne. Vous ne distinguez même pas la différence entre valeurs libérales et institutionnelles, les dernières étant celles dont madame Bombardier fait état. Et j'aurais tendance à vous dire de relire Rousseau et Montesquieu. Quelque chose vous échappe concernant l'esprit des lois et des institutions créées.
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  • Pierre Brousseau - Inscrit
    25 septembre 2010 16 h 47
    De l'ignorance à l'arrogance
    Au départ, la méfiance de la population à l'endroit du gouvernement provincial prends son origine dans son expérience des institutions qui la représentent, dont celle du ministère de la Justice. Lorsque, par exemple, notre système judiciaire autorise une personne âgée à signer l'acte de vente de sa propriété devant notaire le jour même où il est déclaré inapte, nous sommes en droit de nous interroger sur l'équité de ce système.
    Parallèlement, lorsque les québécois voient leur identité menacée par l'arrivée massive d'immigrants, la laïcisation de leur institutions, l'envahissement de valeurs étrangères à leur culture traditionnelle, l'exploitation éhontée de leurs ressources par des pays étrangers et l'augmentation du coût de la vie, il est normal qu'ils perdent confiance dans leur gouvernement et entretiennent de l'amertume à son égard.
    Enfin, une méconnaissance de l'histoire de nos institutions favorise le mépris de celles-ci puisque nous ne comprenons plus leurs raison d'être et les buts qu'elles s'étaient fixés lors de leur création. Que savent les jeunes et leurs aînés sur l'apport du clergé dans la création des syndicats et des coopératives, de l'apport de la Faculté de sociologie de l'Université Laval dans la formation de nos leaders politiques et économiques des années "60" et "70" ou de l'autoritarisme des communistes en Europe dans la période d'avant-guerre ?
    Au-delà de notre gouvernement provincial, nous sentons bien l'influence des pays étrangers chez-nous et nous refusons que ces derniers nous imposent leur volonté politique et économique. En cela, Jean Charest doit répondre du manque de transparence de son parti au moment où il entreprends des réformes majeures à tous les niveaux de notre société.
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  • Georges Allaire - Inscrit
    25 septembre 2010 17 h 14
    Le diplôme est un mascara des esprits faibles
    Comme disait Chesterton, le fou n'est pas celui qui a perdu la raison mais celui qui a perdu tout sauf la raison. Dans le domaine du haut savoir, la méthode tient lieu de sagesse et le diplôme excuse la pensée d’être connectée.

    Avant la chute du mur de Berlin, un collègue enseignait à l'Université Libre de Berlin, entouré par le mur de Berlin Est. Pourtant, le chahut était mené chez lui par les intellectuels marxistes, à contre-évidence de ce qui avait lieu à quelques pas de là.

    Quelques années plus tôt, quand j'étudiais à l'Université Laval, la gogo-gauche menait le bal qui était contredit par ce qu’on voir et savoir de son monde. Et ces penseurs sont tombés dans le mutisme plutôt que d’admettre un retour aux faits quand la machine de terreur et d'exploitation du peuple s'est effondrée de par le monde.

    Bien entendu, échaudés par les populations qui ont retrouvé la parole et ont nié les bénéfices de l'idéologie rouge, ils se sont réfugiés dans l'idéologie verte où les éléphants ne peuvent pas se plaindre de leur stérilisation ni les poissons de la prolifération des phoques.

    Quant à l'avenir du Québec, qu’ elle mascarade même en une chicane entre nazis et collabos, la pensée magique ne remarque même pas qu'un peuple n'a d'avenir que dans ses enfants et que ceux-ci n’ont de maturité que dans la fidélité de leurs parents. La querelle se réfugie dans des mots qui prennent eau.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    25 septembre 2010 17 h 40
    C'est votre opinion
    Les curés faisaient des sermons mais vous les remplacez bien.
    Le début de votre chronique et la fin ne vont pas ensemble.
    L'idéal et la réalité sont différents.
    Ce n'est ce que vous dites ou écrivez mais la manière angélique. On a l'impression que vous êtes parfaite et que vous pouvez vous permettre de sermonner vos lecteurs ou auditeurs.

    Je vous écoute à l'occasion à 98,5FM et je dois changer de poste pour ne pas me fâcher. Avec vous, on dirait que tout va mal et qu'il faudrait refaire le monde. Il serait temps que vous nous parliez de ce qui va bien. Il serait temps de prendre une retraite bien méritée et de cesser de vous casser la tête et laisser reposer nos oreilles.
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    25 septembre 2010 17 h 59
    Aux sources du malaise
    Vous déplorez le combat auquel se sont livrés des lecteurs du Devoir en commentant votre chronique de la semaine passée. Dans votre chronique d'aujourd'hui, toutefois, vous identifiez avec pertinence la source du malaise :"Ce qui ne nous empêche pas d'avoir inconsciemment reporté dans la sphère politique des comportements quasi religieux".

    Depuis mon abonnement il y a quelques années au Devoir électronique, je publie des textes où je crois pouvoir affirmer que je m'efforce de mettre en lumière la qualité des textes de chroniques et d'éditoriaux publiés ou de soulever des réflexions critiques que m'inspirent leurs auteurs et auteures. À ma connaissance je crois avoir toujours évité d'insulter mes interlocuteurs.

    Je ne mets rarement moins d'une heure pour la rédaction de mes commentaires. Ce que je déplore aujourd'hui, ce sont les insultes et injures que profèrent des lecteurs qui écrivent pour régler des comptes avec les personnes qui ne partagent pas leurs opinions et les traitent de tous les noms qu'ils n'oseraient employer s'ils se retrouvaient en présence des personnes humaines qu'ils décrient avec désinvolture.

    Madame Bombardier, vos textes font réfléchir. En ce sens ils sont nécessaires.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    25 septembre 2010 19 h 00
    @ Ciceron Derome ; de l'esprit des lois et des institutions
    Premièrement, un interlocuteur qui a l'intention de faire progresser le débat pour améliorer notre société mérite respect ; tu me demandes d'approfondir ma pensée et rendre clair ce flou, ton attitude commande que j'approfondisse ma réponse.

    Oui, j'oppose valeurs Libérales aux actuelles valeurs institutionnelles, que je nomme monarchisme-conservateur, qui peut aussi inclure celles qui veulent troquer la couronne british pour un bienveillant roi de France. J'oppose ce monarchisme-conservateur avec les valeurs Libérales de Paine, Montesquieu et Rousseau : celles de l'égalité entre tous les êtres humains et la fin de ce "don de dieu", fondement de "notre" monarchie ; celles de la séparation des législatifs, exécutifs et judiciaire ; celles du contrat social, idéalement signé et ratifié par la population (comme en Irak, comme la France par rapport à la constitution de l'UE, comme la majorité des autres latino-américains (5e république du Vénézuela)), contrat à l'origine de nos institutions.

    Contrat qui ferait que dans nos esprits, on respecterait le discernement éclairé du plus grand nombre (constitution suisse) plutôt que des lois basées sur le discernement financé d'un seul Patapouf, lois encore aujourd'hui basées sur une sanction royale.

    Tu as raison en disant que "Quelque chose vous échappe [tous ; nldr] concernant l'esprit des lois et des institutions créées." Moi je propose qu'on se le reprenne ; qu'on se signe des registre sans le sang pour se redonner un sens et qu'on clame une autre citoyenneté diantre!

    Et les "votes ehtniques", ces indiens (et autres) que nos ancêtres venaient rencontrer ici et qui sont venus ici batir une société meilleure, ces "races" qu'on traite comme des sous-humains parce qu'ils n'ont pas prêté allégeance à la couronne, tous (87%) sommes prêts à démembrer et clamer cette nouvelle citoyenneté.
    Intéressé à répondre à tes autres questions et entendre ce que tu propose Ciceron

    Guilla
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  • Michel Simard - Abonné
    25 septembre 2010 19 h 16
    L'univers parallèle de Denise Bombardier
    Après son roman de la semaine passée sur le sieur Charest, preux chevalier, feuilleton fictif inspiré de la Guerre des étoiles, des romans Harlequin et de Harry Potter, voici le tome 2 sur les mésaventures de Pinocchio à l'Assemblée Nationale raillé par les méchants citoyens.

    Pinocchio cache ses petits jeux avec ses petits amis à la population; ça ne la regarde pas. Pinocchio a caché ses petits paquets de 75 000 $ reçus chaque année de ses petits amis. Pinocchio reçoit continuellement ses petits amis à son bureau, c'est tout à fait normal. Pinocchio n'a pas vu que 40 milliards avaient disparu. Il n'a pas vu que la récession s'en venait. Enfin, c'est ce qu'il a raconté au peuple. Pinocchio parle aisément, ne répond jamais aux questions que ce soit à l'Assemblée Nationale ou chez son sujet, M. Bastarache. Pinocchio ment et méprise le peuple.

    Si nos institutions sont si mal en point en ce moment, c'est dû à ce genre d'attitude et de comportement. Ce n'est pas des discussions fortes à l'Assemble Nationale qui font problème, c'est que le gouvernement en place parle parle du vent. Et Madame Bombardier, telle une Don Quichotte, s'attriste que les députés ne savent plus le subjonctif de l'imparfait et que le peuple déboulonne des statues qui n'en sont pas.

    Denise Bombardier, en meneuse de claques libérale-conservatrice, fait honte au métier de journaliste.

    En tout cas, en nous énonçant que la politique attire actuellement les moins talentueux, Denise Bomberdier nous confirme que Jean Charest est le plus médiocre premier ministre que le Québec ait jamais eu.
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  • Marco - Inscrit
    25 septembre 2010 20 h 14
    À M, laffond
    J'aime bien vos propos, M. Laffond car ils m'amènent et m’obligent, tout à la fois, à prendre un recul nécessaire!..

    Sur une ligne continue du temps, il est bien évident que le Québec, tel que nous l'avons connu à une certaine époque/ou à différentes… (et que certains voudraient bien voir se prolonger), ait fait son temps... Et qu’un nouvel ordre social soit désormais en gestation, et pour ainsi dire en marche...

    Ce nouvel ordre qui serait en voie de le remplacer peut-il pourtant être gage d'espoir, de respect et d'harmonie en ce qui s'annonce être un nouveau pacte social à venir?...

    L'impositon d'une culture par une autre s'est toujours faite au moyen de guerres, souvent inspirées par la haine et la convoitise!! Le pouvoir, la domination, le goût de la richesse et la cupidité sont fortement inscrits au coeur de l'individu et au coeur de chacun des peuples auxquels il appartient...

    Rappelons-nous...De simples colonisés que nous étions à nos tout débuts, isolés et parfois fort dépourvus, nous avons pourtant été tentés de vouloir occuper, à certains moments, tout l'espace et tout le territoire!! L'Histoire est pourtant fort éloquente à ce sujet!!

    Qu'en avons-nous retenu?... Et à partir de maintenant, que sera le Nouveau Québec?!... Ou que voulons-nous qu’il soit?!
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  • Marc L - Abonné
    25 septembre 2010 20 h 22
    L'éthique, un luxe ?
    Malheureusement, je ne peux pas être en accord avec les conclusions que vous tirez des évènements politiques actuels. Il est difficile de nier que de nombreuses personnes utilisent les forums de discussions sur la commission Bastarache pour y écrire n'importe quoi, mais nous devrions peut-être nous demander pourquoi en est-on rendu là ? Est-il possible que les politiciens nous aient déçus en nous laissant voir une image tellement peu reluisante d'eux-mêmes que maintenant nous sommes dans l'incapacité de leur faire confiance. Tomassi, Whissel, ces noms vous rappellent sûrement quelque chose ? Ce n'est pas qu'ils ont nécessairement commis un crime, mais ces deux individus ont, à coup sûr, projeté une image de conflits d'intérêts, la preuve, ils ont dû partir. Regardons plus près de nous, certains libéraux, incluant le premier ministre Jean Charest, tentent de nous faire croire qu'il est normal que des solliciteurs de fonds fréquentent assidument le bureau de la responsable des nominations au sein du gouvernement et qu'il est aussi « normal » qu'on modifie les procédures de nomination des juges pour donner un droit de regard à du personnel politique ; l'article de votre collègue Josée Boileau « Commission Bastarache - Ni normal, ni acceptable » me semble très instructif à cet égard. Pensez également au dossier des gaz de schiste, et remarquez « la transparence » avec laquelle le gouvernement libéral traite le problème ; l'article d'Antoine Robitaille « Un gouvernement en crise - Les schistes, une filière libérale? » nous force encore une fois à nous demander : pour qui travaille Jean Charest ?

    Non, Madame Bombardier, je ne suis pas d'accord lorsque vous dites que les Québécois sont des « chialeux » invétérés, qui crachent sur de pauvres politiciens innocents. La population s'attend à ce que ses représentants fassent preuve d'un minimum d'éthique dans leur travail et ce que l'on voit à l'heure actuel
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  •  
  • Sebas - Inscrit
    25 septembre 2010 21 h 21
    Mythe
    @ Démocratie 101

    Hitler a été nommé. Pire encore, avant ce tragique évènement, par 3 fois le peuple allemand s'est exprimé par suffrage universel, et à chaque fois Hitler perdit des votes.
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  • Sebas - Inscrit
    25 septembre 2010 21 h 31
    Madame Bombardier: voyons voir...
    Je trouve grave de voir les échanges au parlement se transformer en luttes de type World Wrestling Federation (WWF), où tout est superficiel et faux. Je n'ai pas peur des débats musclés et même de certains dérapages. Mais le "show" actuel, ça amuse que les esprits partisans, et à part la question constitutionnelle et quelques autres questions plus ou moins importantes, les 2 partis se ressemblent comme c'est pas possible. Ils peuvent bien se crier des noms, s'insulter, ne pas répondre directement aux questions, je m'en fou, car de de toute façon, c'est factice.

    60% et plus des électeurs désabusés, comprennent peut-être qu'il est futile de croire en cette fausse démocratie et ces faux débats ?
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    25 septembre 2010 22 h 20
    Monsieur Charest a fait sauter le pont sur lequel la confiance était sise en acceptant de recevoir 75 mille dollars/an
    Bonjour,

    Je n'ai pu -- cause de fermeture des commentaires sur votre dernière chronique - vous dire combien j'ai apprécié votre billet, Madame.

    Les seuls remarques que j'aurais pu faire - aurait été bien acceptées, je pense, par le modérateur.

    Quant à votre conjoint -- qui conserve, dit-on, seulement les commentaires intéressants -- j'espère qu'il retiendra le mien?

    Quelques remarques qui m'ont fait sursauter :

    - Principalement sur le fait que la prestance et l'air digne de d'un chef d'état à l'étranger, soient des raisons prépondérantes pour estimer un "premier ministre"!

    Pourtant elles ne sont pas des raisons suffisantes ; et des qualités sur lesquelles ont doit juger le premier ministre de tous les québécois, loin de là !

    - Le dernier point et le plus important est la transparence qui doit habitertout Chef d'État, car elle est souvent plus importante que la réalité, elle-même.

    Monsieur Charest a fait sauter le pont sur lequel la confiance était sise en acceptant de recevoir 75 mille dollars/an pendant de trop nombreuses années.

    Réfléchissez-y Mme Bombardier...tous ses problèmes - et ceux des québécois - originent de là !
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    25 septembre 2010 22 h 30
    Mario Dumont : Moi, j'ai fait face à quelques premiers ministres. La façon dont Jean (Charest) traite ses vis-à-vis, tu n'aurais jamais fait ça.
    Bonjour,

    Aujourd'hui encore une fois vous avez raison sur plusieurs points. Mais...

    L'exemple vient de haut dit-on!

    À partir de cet axiome, est-ce que les enfants ne sont pas le produit de ce que les parents (autorité et respect) en font ?

    Dans le cas de notre assemblée nationale, je vous suggère de relire la conversation entre Mario Dumont et Lucien Bouchard sur cyberpresse.

    Voici un court extrait : « LB : .. (...)... Récemment, on a aussi entendu des insultes qu'on n'avait jamais entendues avant. Quelqu'un a même traité le premier ministre de menteur. Personne n'aurait dit ça de Jacques Parizeau. Personne n'aurait dit ça de Robert Bourassa, de Jean Lesage. Le respect de la fonction, je trouve qu'il a perdu des plumes.

    MD : Moi, j'ai fait face à quelques premiers ministres. La façon dont Jean (Charest) traite ses vis-à-vis, tu n'aurais jamais fait ça. Tu n'y aurais même jamais songé. Ce qu'il dit, de l'autre bord, M. Parizeau n'aurait jamais dit ça, et toi non plus.

    Et Lucien s'est tu...

    Lien: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada

    ***

    ........ « Devant le spectacle désolant qu'ils ont sous les yeux, pas étonnant (ndlr : les jeunes) qu'ils retournent à leur vie virtuelle » D. B.

    Si vous saviez à quel point les jeunes s'en foutent de l'assemblée nationale et pas parce qu'ils ont une vie virtuelle : ils ont des enfants et beaucoup d'autre préoccupations, vous savez !

    Bonne semaine,

    JRD
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    26 septembre 2010 05 h 35
    La vie de politiciens
    Il faut être courageux ou aveugle pour se lancer en politique active.
    J'ai connu la période de Duplessis où le favoritisme était en vogue. On favorisait ses amis et Duplessis était le procureur général. Il faisait les nominations et dirigeait tout. Il a été jugé et on croyait que ce règne était du passé.

    Mais Charest utilise à nouveau ce système mais édulcoré, plus sournois.
    Tout ce qu'il fait est "croche" et pour avoir des votes, il ment et promet à la population des cadeaux qu'il ne peut donner. A la Commission Bastarache, grâce à ses talents d'orateur, il nous a servi un plat indigeste. Le 2 septembre, après sa réunion avec son conseil exécutif, qu'a-t-il fait de 7 heures et trente et par la suite. Il lisait des dossiers, disait-il?

    Se peut-il qu'il ait recu M. Bellemarre et ce dernier pourrait-il posséder une preuve qui serait dévoiler sous peu. Entre ce qu'il décrit et ce qui se passe, il y a tout un monde.

    Pour rendre sa comparution plus crédible, il ne se gêne pas de détruire la réputation de son adversaire, M. Bellemarre en le qualifiant d'incompétent avec des travers maladifs. Mais au dîner de départ, il vantait ses mérites.
    Un autre mensonge hypocrite...

    Et que dire des $75 000.00 révélés par un de ses députés et qu'il cachait à la population. Qui paie pour ses 3 maisons car son salaire ne peut suffire à acheter ces maisons.

    Les journalistes nous renseignent bien sur la situation actuelle avec une objectivité et heureusement que nous les avons. Le peuple n'est plus ignorant et il est renseigné et on ne peut le prendre pour des valises.

    J'ai milité au sein de partis politiques et je sais de quoi je parle...
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    26 septembre 2010 08 h 24
    Très bon texte
    Il est vrai que le mépris des blogueurs envers le ROC n'aident pas les autres canadiens à nous apprécier. C'est l'irrespect qui est manifeste par l'utilisation des maux les plus durs employés par ceux-ci.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    26 septembre 2010 08 h 50
    À Monsieur Marco
    Votre texte, Monsieur Marco, m’amène du bien et un peu de confiance. Vous n’êtes pas le seul jeune à m’écrire pour me dire qu’on est à bâtir un monde différent et meilleur ici au Québec. C’est tout à votre honneur, et je vous souhaite sincèrement bonne chance.

    Vous aurez quand même compris d’où je viens. Depuis que le monde est monde, c’est l’argent et le sexe qui mène. Surtout l’argent. Ça fait longtemps que le monde est monde. Alors, vous aurez compris ma peur que la nation québécoise francophone disparaisse bien avant, bien avant, de réussir de procéder aux changements qui sont en gestation, comme vous dites.

    Il n’y a pas grand choses de neuf sous le soleil. Quand j’étais petit ici à Montréal dans les années 50, les églises nous disaient qu’on est Grand même si on n’est pas riche; que les riches n’ont pas d’âmes malgré leurs richesses, que nous on possède LA vérité tandis que eux sont aveuglés, etc.

    Ça ressemble étrangement aux discours ‘’modernes’’ d’aujourd’hui; d’écologie, de justice sociale, de démocratie, etc. Vous ne trouvez pas ?

    La religion catholique du temps prônait les familles nombreuses et organisait des institutions (écoles, hôpitaux, églises, etc.) en français. Vous aurez aussi compris que les nouvelles religions ‘’moderne’’ des québécois ne font même pas ça.

    On avait donc, dans le temps, la force du nombre. Aujourd’hui, on a même pas ça !

    J’admire votre confiance en l’avenir, et votre confiance me fait du bien et me donne un peu d’espoir. Mais, je ne la partage malheureusement pas.

    lafond.overtime@gmail.com

    JL
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  • Parise Ouellette - Inscrit
    26 septembre 2010 08 h 54
    Pouvons-nous garder notre jugement même s'il s'agit du poste de premier ministre?
    J'ai beaucoup de difficulté avec le fait que nous parlions du poste de premier ministre sans faire de distinction entre ceux qui ont occupé ce poste au fil du temps. On présure que la personne est digne de ce poste par le simple fait qu'elle l'occupe!!! C'est pas fort comme logique!

    Il me semble que si la personne qui occupe un poste n'agit pas avec la dignité qu'il exige, ce n'est pas le poste qui a perdu son lustre, mais bien la personne qui l'occupe qui n'en est pas digne.

    Si la personne qui occupe le poste ment et que c'est reconnu de tous qu'il ment sur des faits importants et qu'il ne respecte pas les règles admises pour ce poste alors peut-on lui demander de démissionner afin de préserver notre démocratie?

    Pouvons-nous garder notre jugement même s'il s'agit du poste de premier ministre?
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  • 54lili - Inscrit
    26 septembre 2010 09 h 18
    @votre façon de voir..
    Mme Bombardier, vous avez bien le droit de défendre Jean Charest et le PLQ si vous le voulez, grand bien vous fasse.

    Les gens, le peuple comme vous dites si souvent de façon hautaine et condescendante, ont eux aussi le droit de se prononcer contre les abus anti-démocratiques de ce gouvernement corrompu, grand bien leur fasse. La révolte gronde et elle va bientôt s'exprimer haut et fort., ne vous en déplaise.

    "les suppositions, les dénonciations, doivent être obligatoirement être mises en preuve"

    avec le contre-interrogatoire de Jean Charest, il a lui-même apporté la preuve..
    Me Bertrand :
    "êtes-vous à l'aise avec le fait que des collecteurs de fonds, tel M.Rondeau, aient des rencontres hebdomadaires avec la responsable des nominations de votre cabinet, Mme Chantale Landry"
    Jean Charest :
    "oui"

    de plus, il ajoute qu'il connaît l'honnêteté et l'intégrité des deux..

    WOW
    Quels sont ses critères de connaissances sur ces 2 qualités, celles de la définition du dictionnaire ou les siennes.
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  • pagerry3 - Inscrit
    26 septembre 2010 10 h 28
    Thèse, antithèse et prothèse.
    Sur plusieurs points de vos récentes bulles épistolaires qui frôlent les diktats et les ex-cathedra épiscopaux d’une papesse sans infaillibilité et sans siège, vos constats sont d'une clairvoyance époustouflante et d'un à-propos incontestable. Vous avez raison de laisser clairement entendre que les angelots des paradis de la collusion et de la corruption, ces «chauffards et limousinés de la criminalité étatisée» sont pires, sinon guère mieux que les anges de l’enfer, ces «motards et motorisés du crime organisé». Mais ils et elles ne sont que les créatures des pachas du pouvoir économique qui les ont mis en place, qui les ont pervertis, qui les commanditent, qui les entretiennent et qui les transportent sur toutes les voies parallèles et au sens contraire de l’honnêteté, de l’honorabilité, de l’intégrité et de la respectabilité. De plus, l’immunité et l’impunité tuent l’imputabilité. Ce sont les moteurs de la perversion du politique. Par contre, vous profitez de votre tribune pour vous en prendre à ceux et à celles qui vous ont pilé dessus, comme fleure au tapis, lors de vos dernières explosions. En cela, vous abusez de votre statut particulier de scribe. En bref, vous déplorez amèrement que les générations issues de la révolution tranquille se soient instruites, soient allées ailleurs qu’à Old Orchard, pour meubler leurs esprits. Je suis déçu que vous n’ayez pas eu le courage d’admettre publiquement que le «vecteur force» du délabrement politique qui afflige le «Québec corrompu» dont le Maclean fait état, est constitué de la faiblesse et de la lâcheté des Québécois qui s’absentent des urnes. Votre obligeance envers John James Charest, semble vous aveugler et devient, du même coup, l'antithèse de la soutenance de la prothèse de vos discours sur l'état de la Nation.
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    26 septembre 2010 12 h 13
    À Monsieur Légaré : "quelle modération et sagesse inspirante" !
    Bonjour,

    Madame Bombardier un dernier commentaire.

    En vue de votre chronique de la semaine prochaine, vous pourriez analyser et commenter (c'est une suggestion) : « La perte du sens de l'État au Québec révélé au grand jour ». Voir dans la section «IDÉES» du Devoir de jeudi dernier, le texte de Denis Saint-Martin prof. titulaire en politique à l'U.Montréal.

    Je ne veux pas avoir l'air "téteux", mais écrire pour le Devoir ou y être abonné… c’est vraiment être choyé.

    ***

    .......... « Nous avons, au contraire, une vigoureuse démocratie. Les écarts de langage sont à déplorer quelques fois, plus drôles que graves, mais rien de vraiment dangereux, ni même généralisés » Jacques Légaré

    Quelle modération et sagesse inspirante. Très loin de M.Paquet qui s'en prend encore aux chroniqueurs : « Le "Juste poui rire" ayant envahie les pages éditoriales du quotidien qui vous offre ses colonnes ». Ça alors...

    Modération et sagesse de M. Légaré disais-je. Juste le contraire de "Sébas" qui dit : « Hitler a été nommé. Pire encore, avant ce tragique événement, par 3 fois le peuple allemand s'est exprimé par suffrage universel, et à chaque fois Hitler perdit des votes. »

    Ouah !!!

    Dépasse-t-il les bornes comme on l'a vu la semaine dernière ?

    JRD
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  •  
  • pierre savard - Inscrit
    26 septembre 2010 14 h 26
    La solution ?
    La solution est de se débarasser du vieux système bipartiste. Il faut établir la proportionnelle, question de déboulonner la puissance du PQ et du PLQ. Il faut faire comme en Suède: la proportionnelle au plus sacrant. Allons -nous laisser le PQ et le PLQ au pouvoir pour encore 300 ans ????
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    26 septembre 2010 15 h 01
    Hitler a effectivement été nommé chancelier par le président Hindenburg
    Mais avait-il le choix de le nommer ? Puisque le Parti national-socialiste, dont Hitler était le chef incontesté, avait remporté la majorité des sièges au Reichstag.
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  • mustapha amarouche - Inscrit
    26 septembre 2010 16 h 10
    Trop gentille ou trop timorée?
    Les écrits de Mme bombardier sont intéressants à plus d’un titre. On ne peut occulter la qualité littéraire de l’argumentation et surtout un certain courage pour aller à contrecourant des idées en vogue. Pour un journaliste, il est certainement beaucoup plus aisé de tomber à bras raccourcis sur un gouvernement que de le soutenir.
    Deux choses m’ont mis mal à l’aise dans les récents articles de Denise Bombardier.
    1 Pourquoi se sent elle obligée d’égratigner à chaque fois Pauline Marois, des lors qu’elle ose une critique somme toute très soft de Mr Charest? Pourquoi un tel souci d’équilibre?
    2 pourquoi se sent elle obligée de revêtir l’habit de pompier politique en demandant à Mr Charest de s’ adresser au peuple québécois? Est ce le rôle d’un journaliste?
    Mr Charest montre à l’évidence un talent dans la rhétorique qui se passe de telles perches. Il vient de le démontrer dans ses réponses à la commission Bastarache, en niant tout avec un calme olympien et un sens aigu de la repartie.
    Ces deux remarques ne m’empêchent pas d’apprécier par ailleurs le courage politique et la justesse de nombre d’analyses de Mme Bombardier.
    Mais quand les eaux du journalisme et de la politique s’entremêlent, le jus qui en résulte est forcement brouillé.
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    26 septembre 2010 16 h 30
    LA NÉCESSITÉ DE TROUVER SENS *corrigé

    Il y a des thérapeutes qui affirment que certains symptômes constituent des tentatives de l'esprit, (ou du corps), à se sortir de guêpiers, (1). Les semonces adressées aux politiciens actuellement s'expliqueraient ainsi par notre malaise face à notre incapacité à trouver une issue, (ou une vision d'ensemble), à ce qui ne va pas dans la société.

    Sans signification, on se retrouverait tel que ce policier qui s'est tiré une balle dans la tête, devant l'ampleur du désastre de l'ouragan Katrina. Si on plaçait toujours la personne en mesure de trouver les tenants et aboutissants d'une situation, l'on devrait pouvoir logiquement la surmonter. Et savoir différencier ces surdoués qui feraient avec, de ceux qui s'appliqueraient vraiment, mènerait sans nul doute au succès.

    (1) Le communicateur et psychologue Pierre Légaré expliquait, (interviewé par Jésolito Michaud de l'émission: "On prend toujours un train"), qu'il s'était tiré d'un cancer généralisé en changeant d'attitude face à la vie. De tempérament plutôt disposé à privilégier autrui, il en était venu à se considérer prioritairement, ce qui contribua à le sauver. Si on y songeait, on s'apercevrait que l'idéal promu par l'église; (de s'oublier), se trouve aberrant et certainement aussi nocif pour l'ensemble que ça l'a été pour cet individu. Un contexte dénué de cette nuisance développementale déterminerait des individus plus sains et plus responsables, parce que davantage satisfais. Aristote disait: "Si tous les hommes tendent vers le plaisir, c'est que tous désirent vivre".

    Jean Rousseau, B. Ps
    chercheur
    courriel: jeanrousseau1956@live.ca
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  •  
  • Paul Verreault - Inscrit
    26 septembre 2010 16 h 39
    Taschereau et son époque
    Le Gouvernement de Taschereau était corrompu à l'os comme celui de John-James et il ne faudrait pas le dénoncer? J.-J. Charest ne voit même pas le manque d'éthique dans le fait de recevoir un salaire de son Parti, que des collecteurs de fonds fassent des pressions sur des élus pour des nominations et que des personnes, dont la qualité principale est d'être de généreux donateurs au PLQ, obtiennent de juteux contrats et/ou des passe-droits et l'Opposition devrait taire ces pratiques anti-démocratiques?
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  • cpoulin - Inscrit
    26 septembre 2010 18 h 23
    Désespérant
    Une fois plus cette semaine Madame Bombardier fait preuve d'un esprit d'indépendance et d'un courage digne de ce qui doit se trouver dans ce journal compte tenu de sa tradition. Je suis de ceux qui a pris le temps de suivre les travaux de cette Commission, d'écouter les commentaires (en particulier dans les médias, voire à Radio-Canada RDI), de lire les réactions dans les tribunes Internet, dont celle-ci. Et considérant ce que j’ai lu et entendu, je ne peux que tomber d'accord avec à tout ce que Madame Bombardier a écrit. « La haine à fleur de peau » : je l’ai vue exprimée de toute les manières et elle m’a rappelé le climat d’Octobre 70. Un Front de libération se serait constitué, il aurait eu un succès semblable à celui que l’histoire nous raconte ce jours-ci. « L’odeur de sang » dont parle Robert Dutrisac planait dans certains discours. L’idée de « suspendre la démocratie » a été proposée. Victor –Levy Beaulieu propose même dans cette page rien de moins, que de relire Neitzsche pour comprendre à quel point notre monde politique est en état de pourriture et sans doute pour y trouver la solution. Totalement désespérant! Claude Poulin Québec
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  • Ernest Boudreau - Abonné
    26 septembre 2010 21 h 51
    "les bourgeois, c'est comme des c....plus ça devient vieux,plus cá devient bêtes".
    "Voyons donc! Il y a bellee lurette que les jeunes ne croient plus les politiciens...Pourquoi en faire tout un plat? Nous assistons tout simplement à la fin d'un parti après sept ans de pouvoir. Il n'y a rien là à déchirer ses vêtements sur la place pblique. Ainsi va le monde, et ainsi va la vie. Mon Dieu! On en a vu d'autres! À lire madame B., on croirait que le Québec tout entier est sur le point de capoter...La désaffection actuelle est très saine. Les politiciens de tout poil ont prendront peut-être note et mettront-ils fin à leur éternelle 'gueule de bois". ..C'est la grâce que je nous souhaite!
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  • David Hughes - Abonné
    27 septembre 2010 00 h 07
    L'ultime biberons pour adultes
    Une grosse camionette 4X4 énergivore rouge est l'ultime biberon pour les adultes en manque de sensations fortes. La poutre dans son oeil avant de prêcher la vertu... envolé le reste de crédibilité....
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    27 septembre 2010 07 h 55
    En dehors du sujet? Mais...
    Selon Mme Bombardier, le Québec est "une des rares sociétés où persistent un anticléricalisme et un sentiment antireligieux violents, Violents?". C'est une blague, ou quoi? Des preuves Mme Bombardier!

    Des pays comme la France et la Belgique, en plus d'avoir remis à l'ordre du jour de vieille loi visant la sécurité, pour limiter le port du voile intégral, poursuivent tantôt les scientologues, tantôt les témoins de géhova, pour leurs arnaques et, dans le dernier cas, non seulement leur totale protectection de leurs pédophiles, mais leur profonde indifférence voire leur mépris envers les victimes et leurs parents, tel qu'en témoigne un documentaire d'enquête, sur cette secte, sur TV5. Nous, au Québec, nous tolérons les sectes les yeux fermés: ils sont automatiquement considérés comme des religions et exemptées de taxe, et peuvent même infiltré nos universités (scientologie). Quelle violence en effet, envers la justice et le bon sens.

    Parlant de bon sens, je ne sais pas mais... Depuis un bon bout de temps je questionne celui de Mme Bombardier: il y a eu tout d'abord sa vive sortie contre la lecture du manifeste du FLQ, un document sur combien à être lu lors du Moulin à parole, qui risquait d'enflammer... qui au juste, puis sa supplique à M. Charest, qui a dû se tordre s'il lui a été donné de la lire et là... Pour assoir son discours politique un peu chancelant, elle évoque la violence du peuple québécois envers la religion. Wow! On a même pas été foutu de se doter d'une charte de la laïcité jusqu'ici. Vraiment...
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  •  
  • Democrite101 - Inscrit
    27 septembre 2010 09 h 33
    Madame Bombardier finira bien un jour par s'en sortir


    Grand merci à monsieur Jean-Renaud Dubois pour son somptueux compliment. Je ne le mérite pas toujours... Mais l'âge calmant les passions, la conséquence est double: c'est de plus en plus facile d'être sage et de moins en moins méritoire...

    Félicitations à madame Céline A. Massicote pour le brio de son attaque contre les religions arriérées. Le manque d'espace ne lui a pas permis de dire que la secte, dont j'oublie le nom (Temple solaire ?), avait enrôlé des ingénieurs d'Hydro-Québec et fait des tueries dans trois pays (Québec, France et Suisse).

    Ce ne sont pas des aberrations marginales, mais des crimes constitutifs de la religion (qui les nie) car toute religion obscurcit l'intelligence, affaiblit le libre-arbitre et cadenasse l'autonomie des personnes. Dès lors, toutes les dérives sont possibles.

    Il faut excuser les dérapages de Madame Bombardier, passonaria pas encore tout à fait digne des Lumières. Elle ne s'en est pas encore totalement sortie de son catholicisme qui casse les reins. Mais sa virulence est belle à voir même si ses flèches ne savent pas très bien viser...

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (à la retraite) d'Économique, d'Histoire et de Philosophie
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  • Lise Moga - Inscrite
    27 septembre 2010 09 h 38
    Bravo!
    Je partage absolument votre point de vue. Je crois que si tous les québécois cherchaient en eux la raison de la dégringolade des valeurs humaines, ils feraient un grand pas vers l'assainissement de toutes nos institutions. Nous avons une responsabilité collective face au cynisme.

    Présentement, le TUA MAXIMA CULPA est tellement à l'honneur que tout correctif, toute amélioration sont impossibles. Porter un foulard blanc pour mieux accuser l'autre est symbolique de ce phénomène. Un coup l'effet sensationnel passé, on réalise que le problème est entier sinon pire qu'avant puisque l'on s'est retranché de la solution. ALORS' ON FAIT PARTI DU PROBLÈME.
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  • Denioul - Inscrit
    27 septembre 2010 11 h 00
    Beaucoup de journalistes et de chroniqueurs?
    Le 1er intervenant me surprend avec son affirmation que "beaucoup de journalistes et de chroniqueurs" sont nostalgiques du temps des cures qui. dit-il, nous disait "comment penser"... je n'ai pas lu beaucoup de journalistes et de chroniqueurs s'exprimant dans ce sens, et meme Mme Bombardier me semble parler de bien autre chose, de choses qu'elle ressent et constate, je ne vois pas cela comme de la nostalgie.
    Je me demande qui au juste il avait en tete?
    (Pardonnez le manque d'accents, ce clavier ne les donne pas.)
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  •  
  • Sebas - Inscrit
    27 septembre 2010 17 h 49
    @ Marc Tremblay et Démocratie 101
    Plusieurs utilisent Hilter pour démontrer que le peuple 'est con' ou que la démocratie (même partielle, comme la démocratie représentative), est néfaste...

    Pendant l'élection présidentiel du 13 mars 1932, il y avait 4 candidats; Field Marshall Paul von Hindenburg, Hitler, et 2 candidats moins connus, Ernst Thaelmann and Theodore Duesterberg.

    Hindenburg 49.6 %
    Hitler 30.1 %
    Thaelmann 13.2 %
    Duesterberg 6.8 %

    Au risque de palabrer sur une évidence, presque 70% des électeurs ont pas voté CONTRE Hitler, poussant sont plus grand supporteur Joseph Goebbels à écrire dans son journal; "nous sommes battus, l'avenir est très négatif. Les membres du partis sont terriblement déprimés..."

    Étant donné que Hindenberg n'avait pas reçu la majorité des votes, une nouvelle élection est décrétée entre les 3 premiers. Les résultats du 18 avril 1932:

    Hindenburg 53.0 %
    Hitler 36.8 %
    Thaelmann 10.2 %

    Même si le % de votes pour Hitler avait augmenté, il avait été quand même clairement rejeté par le peuple Allemand.
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  •  
  • Sebas - Inscrit
    27 septembre 2010 17 h 51
    Suite et fin sur la prise du pouvoir par Hitler
    @ Marc et Démocratie 101, svp arrêtez de déformer l'histoire...

    Le 1 juin 1932, Hindenberg a nommé Franz von Papen comme chancelier de l'Allemagne. Papen a immédiatement dissout le Reichstag (le congrès national) et a annoncé de nouvelles élections.

    C'est à ce moment qu'Hitler et les membres de son parti (Nazi) ont tout mit en œuvre pour faire tomber la république, pour la remplacer par une dictature. Ils ont tout fait pour créer le chaos dans les rues, y compris la violence politique et des meurtres. La situation est devenue si critique, que la loi martiale fut décrétée.

    31 juillet 1932, de nouvelles élections: Hilter est encore minoritaire: 230 sièges sur 608.

    L'instabilité politique augmente augmente encore plus et le 6 Novembre 1932, encore de nouvelles élections:

    Hitler perd 34 sièges et 2 millions de votes = 196 sur 608.
    Pour tenter de calmer la situation, le 30 janvier, 1933, le Président Hindenburg nomme Adolf Hitler comme chancelier de l'Allemagne et ce, malgré le fait que son parti, le parti national-socialiste (nazi), n'avait jamais obtenu plus de 37 percent du vote national...

    Le reste, appartient à la triste histoire...
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  • Sebas - Inscrit
    27 septembre 2010 17 h 55
    @ Democrite101
    Vous dites que la religion est le problème? Et pourtant je me reconnais pas du tout dans vos commentaires et je suis un fervent croyant.

    Dans l'histoire, ce sont les états "marxiste-humanistes et athées" qui ont fait -le plus- ceci:

    "obscurcit l'intelligence, affaiblit le libre-arbitre et cadenasse l'autonomie des personnes"
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  • DeBeau - Inscrite
    27 septembre 2010 21 h 49
    Qu'est-ce que la vérité?
    C'est bien vrai que dans l'histoire, ce sont les états athées qui ont le plus restreint les libertés... Mais ceux qui se complaisent dans l'athéisme ne l'admettront jamais... car il faut avoir la lumière d'en-haut pour le voir. Certains aiment mieux ne pas trop y réfléchir et préfèrent garder un esprit sclérosé en revenant sans cesse avec les mêmes vieilles idées non fondées.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    27 septembre 2010 22 h 35
    Le bord du plus fort....
    @ mustapha amarouche
    sincèrement je crois qu'il est plus facile d'opter pour la partie la plus forte comme c'est la cas avec le PM.
    De plus il ne faut pas confondre journaliste, animateur et chroniqueur.
    A moins d'être un mauvais journaliste sans respect de règle éthique un vrai journaliste ce doit de faire voir toute les aspect et même de chercher la vérité avant de se prononcer. Malheureusement beaucoup ne mérite aucunement ce titre et même il serait temps d'un bon ménage dans la profession.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    28 septembre 2010 10 h 24
    Très bien
    J'ai appris des choses sur la conquête du pouvoir par Hitler. Hindenburg a donc fait une erreur en nommant Hitler chancelier.

    Grâce à Sebas, si ses informations sont bonnes, je rectifie ma position. Merci.

    Je ne crois pas que les Allemands ont été cons. Ils se sont simplement tus.

    « Qui ne combat pas le mauvais nuit au bon».
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  • d.lauzon - Inscrit
    28 septembre 2010 10 h 50
    Le temps ou on se prosternait devant des statues est révolu
    Les québécois ont cessé de se prosterner devant des statues représentant des religieux ou des personnages publics. Cela signifie qu'au fil des années nous avons pris conscience que ceux qui nous représentent au gouvernement sont des êtres faillibles et, malheureusement, trop souvent indignes de cette profession. Le peuple québécois a beaucoup évolué depuis l'époque de Duplessis et même Trudeau. Les gens sont de plus en plus informés et même ceux qui ne sont pas à proprement parlé des "intellectuels" sont capables de comprendre le mot CORRUPTION. Je parle souvent à des personnes âgées qui pour la plupart ne sont pas allées plus loin que le primaire et elles me font part de leur écoeurement pour l'équipe Charest.

    Vous dites que les québécois s'adonnent à l'autoflagellation alors qu'ils se donnent tout simplement le droit de critiquer des politiciens qui ont laissé la corruption s'emparer de l'appareil gouvernemental.

    Nous devons être fiers d'être passé de peuple naif à peuple conscient et critique.
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  • Democrite101 - Inscrit
    29 septembre 2010 13 h 15
    Hitler et Mussolini étaient chrétiens. À quoi cela a-t-il servi ?


    À monsieur Sebas:

    Vos précisions historiques sont justes et nécessaires, mais ne contredisent pas mon propos précédent.

    De nombreux croyants, et fervents catholiques, étaient contre Hitler, tout comme en Italie contre Mussolini. Le lien religion-fascisme est un lien souterrain, non d'évidence.

    Le fascisme n'est pas une création volontaire chez le croyant, ou même mécanique qui irait de la foi aux chambres à gaz. C'est en profondeur, comme un terreau, une ambiance, une attitude envers l'autorité, une méfiance envers les êtres libres d'exception, qui font que toute religion est un tremplin vers l'autoritarisme politique. Les catastrophes fascistes ont été nourries de religion comme on dit que la malbouffe amène le cancer sans qu'il n'y ait en elle aucune bactérie nuisible connue, ni aucun virus létal.

    La religion est l'endormissement, voire souvent l'abêtissement, du citoyen démocratique et de l'intelligence autonome. La pédophilie des prêtres, l'homophobie, le sexisme, la misogynie et le style gourou et autocratique des chefs religieux, l'obscurantisme (anti-euthanasie et anti-avortement; refus de s'instruire des Lumières), la pédophilie métaphysique dans les écoles en sont les preuves claires.

    En clair, monsieur Sebas, on s'instruit des Lumières, ou on vire capot dans les sectes et les religions (identiques en nature, différentes en destin historique et influence), sans lucidité mais bien dopé en idéalisme frelaté et primitif.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (à la retraite) d'Économique, d'Histoire et de Philosophie
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    29 septembre 2010 19 h 06
    Le fascisme...
    ...n'était qu'un capitalisme d'exception.

    Le parti d'Hitler était certes nationaliste. Mais il n'était en rien socialiste.
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  • Pantagruel - Inscrit
    30 septembre 2010 08 h 55
    Nos méa culpa
    Mme Bombardier a bien raison de déplorer le comportement de nos élus. On dirait des enfants d'écoles. Non, de garderies.

    Mais attention. Je crois que l'on retrouve à peu près le même comportement dans toutes les jurisdictions démocratiques.

    De mon poste d'observation en Ontario, je trouve que les Québecois ont trop souvent tendance au méa culpa. Sur la plupart des fronts, le Québec n'est pas pire que les autres.

    Le compliment est mince évidemment.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    30 septembre 2010 09 h 42
    On a chauffé le nationalisme
    à blanc en ce qui concerne les allemands....la race supérieure devait supplanter toutes les autres races...et même les éliminer pour créer une race PURE allemande.

    Les allemands pourtant considérés comme très intelligents (nombreux compositeurs, inventeurs) ont sombré dans un nationalisme aveugle et borné...

    Quand ils se sont ouverts les yeux, il était trop tard...
    les discourrs enflammés et sectaires du "cheuf" avaient fait leur
    oeuvre de destruction: chambres à gaz, camps de concentration, de travail.

    Il y a eu des dissidents allemands...on les a fait taire et enfermés dans des prisons assez confortables, des châteaux en France, où ils étaient logés, nourris et surtout CACHÉS du public, pour montrer quil n'y avait pas de dissidents au projet diabolique de Hitler...

    Ce qui est arrivé en Allemagne peut arriver ailleurs...

    On en a eu un échantillon avec le Rwanda: hutu vs tutsie/ serbes vs croates....

    Et ça continue...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    30 septembre 2010 10 h 27
    Les élus...
    ne viennent pas de la planète MARS...ils viennent de la société québécoise...
    ils en sont le reflet... ne l'oublions pas...

    Ce qui m'étonne toujours... c'est de voir et d'entendre les québécois
    proclamer leur désir de transparence de pureté dans les moeurs politiques...mais ça reste à l'état virtuel...dans les sphères éthérées du ciel bleu...

    Quand arrive une occasion de mettre en pratique leur
    exigence très élevées de pureté, ils OUBLIENT leurs
    discours, leurs contestations, leurs récriminations....
    ils passent au "cash"....
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  • Nelson - Inscrit
    30 septembre 2010 15 h 16
    LES POLITICIENS SE JOUENT LEUR JOB À TOUS LES QUATRE ANS, ET LES ÉGLISES SONT DIRIGÉS PAR DES FANATIQUES.
    L systhème démocratique a une grand faiblesse, celle que les politiciens mettent leurs sièges en jeu chaque 4 ans, ce que les obligue à financer des campagnes electoraux très chères, avec toutes les tentations humaines faciles à imaginer.
    URGENT DONC UN SYSTHÈME DE FINANCEMENT PUBLIQUE POUR DES CAMPAGNES ELECTORAUX, TRÈS ENCADRÉ ET TRÈS LIMITÉ.

    CONCERNANT LES CROYANTS, la très grand majorité sont normaux, équilibres, des gens pacifiques qui veulent seulement vivre en paix et bien elever leurs enfants.

    MAIS, COMME DIT UN PSYCHIATRE CONNU, "LES VRAIS FOUS NE SONT PAS MES PATIENS, SONT LES GENS QUE DIRIGENT LE MONDE".

    À NOUS TOUS, DONC, 99 % DES GENS NORMAUX, S'IMPLIQUER, NEUTRALISER ET METTRE EN ÉCHEC LES FOUS......LA SURVIE DE L'HUMANITÉ EN DEPEND.
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  • d.lauzon - Inscrit
    30 septembre 2010 19 h 05
    Les leaders politiques qui méritent notre respect sont très rares
    Me prévalant de mon droit à la critique, je me permets de dire que les politiciens en général sont des êtres qui manquent de sagesse, de détermination et de réelle empathie. On aurait besoin plus de leaders tels que Lula (Brésil) et Morales (Bolivie) qui sont des exceptions dans le monde politique. Et permettez-moi de dire que Jean Charest ne se compare aucunement à ces deux êtres remarquables.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    1 octobre 2010 11 h 13
    Des amalgames, des contradictions, des outrances et du tiers argument de Denise Bombardier - 1
    Je vais passer sur l'art de la dérobade consommé avec toute la véhémence et le sens de la victimisation de Denise Bombardier : elle s'en prend avec condescendance aux diplômés avec l'esprit méprisant du mot de Voltaire, tout en déplorant fréquemment les lacunes de la scolarisation des Québécois-es (notamment à l'égard du français écrit et parlé) !

    Je résumerai plutôt en raffale la critique possible de quatre points dans son argumentation :

    1 - Le douteux amalgame : confondre l'indignation, ou l'exaltation par ailleurs, qu'elles soient plus ou moins virulentes, avec la violence des débats est une vieille habitude chez Denise Bombardier ! Cet argument n'impressionnait pas ses contemporains et ne paralyse pas davantage quiconque sait établir les pour et les contre de toute confrontation des devoirs-être. En somme, l'indignation ne conduit pas nécessairement au côté obscur de la force ! ;

    2 - Il est d'autant plus consternant de la lire déplorer la virulence du débat constitutionnel Québec / Canada quand on a pu l'entendre elle même, en ondes sur Chorus FM, exulter à rapporter combien le boxeur Charest, au sang irlandais insistait-elle, avait été capable en 1995 et démontrait tout un talent combatif dans l'arène Bastarache (encore qu'elle dissimulait volontiers qu'il s'agissait d'un spectacle qu'il avait personnellement choisi, juge et mandat inclus !) ;

    3 - L'outrance : d'aucune manière, les partis d'Opposition à l'Assemblée nationale du Québec ne menaçent-ils l'Ordre des institutions parlementaires. Mais évidemment, le tort tacitement reproché est le sempiternel péril, pour Denise Bombardier, du projet état-national des Québécois-français, elle, la Canadienne-française !
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    1 octobre 2010 11 h 28
    Le tiers argument de Denise Bombardier - 2 (fin).
    Il faudrait sans doute beaucoup d'encre et de temps pour rendre moins occultes à Denise Bombardier les notions de gouvernement représentatif, de démocratie parlementaire, de constitutionnalisme et d'Union fédérale, de Confédération, voire de la différence non négligeable entre souveraineté et absolutisme politiques.

    Et même, j'ose l'effronterie dans son cas : de foi, du saut de la foi qui rend intarissable (mais pas nécessairement fondé dans l'état des faits !).

    Toutes ces questions savantes et intéressantes n'occulteront pas le fait qu'il y a un débat, autrement dit un combat des esprits, à poursuivre entre des devoirs être antagonistes et dont, pour l'heure, seul l'un des deux est aux prises avec une somme de conséquences (ou d'inconséquences, c'est selon !) à justifier (ou être dans l'incapacité de le faire !).

    Quelque chose me dit que Denise Bombardier milite moins pour le thème de la démocratie libérale que pour l'Unité fédéraliste canadienne et qu'elle nous donnera d'innombrables occasions de réactualiser la définition des enjeux ! À suivre.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    1 octobre 2010 17 h 29
    L'amour des lumieres - a Democrite101
    Monsieur

    L'amour des "Lumières" vous aveugle... Les 800 000 morts de la révolution française et ce que plusieurs historiens ont qualifié de génocide en Vendée devrait calmer vos ardeurs. L'apport des "Lumières", c'est une idéologie mortifère parmi tant d'autres. Point.
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  • Normande Poirier - Abonnée
    1 octobre 2010 17 h 57
    Bravo!
    Je viens de lire le texte de D. Bombardier du 25 sept et j'ai effectué un vol plané sur les réactions. Je n'en reviens pas comme cette histoire soulève des passions de haine. Voilà une bonne occasion que certains saisissent pour se défouler. Ce qui me semble le plus invraisemblable c'est le rapprochement que certains font entre les écarts du gouvernement actuel, le nazisme et le fascisme!

    Concernant le billet de Bombardier, je suis d'accord avec l'opinion exprimée par Claude Poulin. Pour ma part, je ne lis pas toujours cette chronique, mais, selon moi, ce texte du 25 sept est le meilleur texte que j'ai lu de D. Bombardier à ce jour. Un article comme celui-là, c'est du journalisme de grande classe. Il est porteur de la réflexion en profondeur à laquelle s'est adonnée l'auteure et de son expérience de plusieurs années d'observation de la politique. Je comprends qu'on puisse ne pas être d'accord avec son contenu, mais on ne peut passer outre à la qualité de l'analyse qui y est présentée.

    Il ne faut pas oublier que D. Bombardier est une femme intelligente, libre-penseuse, talentueuse, ce qui ne manque pas de susciter la jalousie et la haine de ceux qui sont hélas dépourvus de ces qualités.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    2 octobre 2010 07 h 38
    ­@ M. Jean-Léon Laffitte.... Des Lumières à la Révolution françaises.
    J'ai eu le célèbre professeur Grenon sur l'Europe moderne et la Révolution française en histoire à l'UQÀM, l'année de son regretté départ.

    Je n'ai cessé, depuis 1996, de me passionner pour ce grand événement des temps modernes, et tout spécialement pour le grand dérapage dans l'ultraterrorisme et la politique d'anéantissement « congénitaux » à l'événement, comprendre inscrit dans sa structure idéocratique, dirait le fondateur de l'école critique, François Furet.

    Il convient de nuancer ce que vous avancez. Certes, les Rousseau et Mably, notamment, portent, plutôt que les Voltaire et Montesquieu, ou tous les Encyclopédistes, pour ne rien dire des Idéologues français qui vinrent après la Révolution, une forme de responsabilité, mais elle ne peut qu'être théorique, nullement praticienne, et encore moins déterministe, c'est-à-dire mécanique. Cette responsabilité n'aurait en somme qu'un rapport instrumentalisé à l'avènement de ce que d'aucuns aiment appeler la « matrice totalitaire » des régimes modernes, culminant avec les Jacobins montagnads ! C'est le point de vue de Talmon. Mais la forme de cause est plutôt à situer dans la matière à penser qui a pu conduire les Constituants derrière l'abbé Sièyes, puis les Conventionnels sous le prêche de l'« Incorruptible » (Robespierre), à formater à leur convenance certains aspects de certaines idées plus ou moins conflictuelles et nullement unanimes des Lumières politiciennes, éthiques, voire anti-religieuses !

    Il ne faut pas négliger que c'est l'ensemble des groupes révolutionnaires successivement en conflit (Feuillants, Girondins, Montagnards) qui portent les cendres d'un Rousseau au Panthéon et rendent l'héritage même équivoque !
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    2 octobre 2010 09 h 15
    Normande Poirier
    On ne peut certes pas nier le grand talent et les qualités analytiques de Mme Bombardier.

    Mais lorsqu'elle affirme que seul le processus électoral peut désavouer le gouvernement Charest, je crois qu'elle se trompe.

    Car depuis presqu'un an, les Québécois réclament une commission d'enquête sur la construction, ce qui est refusé.

    Dans un tel cas de figure, l'alternative consiste à manifester devant les bureaux du PM afin de l'enjoindre de mettre sur pied une telle enquête. S'il refuse, on peut lui demander de démissionner. Il fera ce qu'il voudra.

    Par ailleurs, elle mélange les cartes en bifurquant sur le "psychodrame" d'un référendum. Les deux référendums ont été des exercices démocratiques qui ont mobilisé plus de 90 % de la population. Il n'y avait pas de psychodrame là.

    Enfin, si j'ai bien lu, je n'ai pas vu de lecteurs associer le nazisme au gouvernement Charest mais plutôt à un gouverment péquiste.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    2 octobre 2010 11 h 18
    @ Marc Tremblay : OUI, le « psychodrame », j'avais oublié de mentionner !
    Car au fond, langue française ou souveraineté étatique de la nation québécoise, Denise Bombardier, qui commentait là avec un « si cela a jamais été un problème préoccupant » (en raiilant le manque de penseurs au PQ actuel et, selon elle, la question toute fictive d'une fausse menace à l'encontre du français : c'est faire si peu de cas aux études du démolinguiste Termotte et du mathématicien Castonguay !), et qui parle ici de « psychodrame », se trouve à faire l'« acte manqué » de confesser que cela ne la préoccupait pas davantage hier qu'aujourd'hui !

    Dès lors, comment tout souverainiste peut seulement espérer faire un pont avec la chroniqueuse !? Poser la question, c'est y répondre. Et du moins pour ma part, je crois que Madame Bombardier se trompe sur bien des aspects de ses analyses, et non des moindres, y inclus ceux qui l'obsèdent tant (l'éthique actuelle, etc.).
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    2 octobre 2010 11 h 53
    De l'avènement du nazisme au pouvoir légitime de la République de Weimar
    Ayant suivi l'enseignement rigoureux d'une dame docteur en histoire sur le sujet et ayant fait ses études en Bavière et à Berlin, et m'étant, avec la Révolution française, passionné pour le cas du Parti du national-socialisme des travailleurs allemands (NSDAP), le nazisme, je veux ajouter ces informations à titre sommaire.

    À propos de la nomination de Hitler à la tête de Weimar par Hindenburg, la discussion, hors texte ici, est légitime alors que l'on se questionne sur ce qui a pu se produire, s'il s'agit de revoir comment un « Nobody » a pu advenir, de 1918 à 1933, le « Maître du peuple de Goethe ».

    Entre le désordre civil incroyable et le respect des formes politiques de Weimar, il faut rappeler, donc, le rôle de la Terreur des milices paramilitaires des organisations politiques des extrêmes droite et gauche contre ce qu'il restait d'ambiance légale entre 1930-33 ! Que finit par avaliser le chancelier von Papen en juin 1932, qui occupe fraîchement la chancellerie en remplacement du catholique Heinrich Brünning ! Il faut voir un Président conservateur inquiet des extrêmes et qui tâtonne fatalement entre la levée de l'interdit des SA et la solution d'une dictature par la loi martiale (von Papen I), puis en retraitant pour le compromis légaliste du général Kurt von Schleicher, et finalement lâcher cette seule vraie alternative à Hitler (qui le fera d'ailleurs assassiner lors de la Nuit des longs couteaux, 1934) et opter à servir Weimar au NSDAP, il est vrai le plus populaire électoralement (dans la tourmente de la Crise capitaliste ET communiste, sous le pangermanisme antisémite renchérissant sur le sort de 14-18) : l'acte ultime provient pourtant de Hindenburg !
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  • Nelson - Inscrit
    2 octobre 2010 13 h 47
    SI CERTAINS CHEFS POLITIQUES ET RELIGIEUX NE FONT PAS NOTRE AFFAIRE, CHANGEONS-LES !!!
    Nous, les gens, nous avons le vrai pouvoir, à condition de l'exercer, bien entendu.

    Le 85 % des quebeçois, et aussi 85 % des liberaux du Québec, ne font plus confiance et ne croient plus que Charest doit demeurer en poste de premier Ministre, QU'EST QUE NOUS ATTENDONS POUR EXIGER TOUS ENSEMBLES ET AU MÊME TEMPS QUE SOIT REMPLACÉ PAR QUELQUEN D'AUTRE ????

    94 % des gens consultés se sont dit outrés par certains propos du Cardinal Quellette, qu'est que 94 % des catholiques attendent pour exiger que des individus de la sorte soient expulsés de leur église ?????

    Est-que nous sommes des moutons ou des valises ou des guenilles, ou toutes les réponses sont bonnes ????????
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    2 octobre 2010 22 h 49
    @ Alexandre Dionne
    Merci pour les nuances que vous apportez. Néanmoins, je continue de croire à l'existence de racines génocidaires au sein même de la pensée des principaux philosophes des Lumières. Voltaire, pour ne citer que celui-ci, avait des propos antisémites d'une grande virulence : "Vous ne trouverez en eux (les juifs) qu'un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable supertition et à la plus invincible haine pour les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent." Cet extrait est tiré de son Dictionnaire philosophique.

    L'historien juif Léon Poliakov, dans son livre "Le mythe arien", n'hésite pas à faire un lien entre entre le racisme nazi et le rationalisme scientifique des lumière.

    Il est connu également que Voltaire, tout comme Diderot, était heureux de ses revenus provenant de ses investissement dans les compagnies de traites négrières.

    Enfin, une dernière citation de Voltaire, écrivant à Damilaville, anodine pour certains, mais qui me semblerait tellement dangereuse si elle était prononcé par une personne détenant le pouvoir: "Il est à propos que le peuple soit guidé, et non pas qu'il soit instruit, il n'est pas digne de l'être."

    Nous pouvons discuter de la part de responsabilité qui revient à chacun des philosophes des Lumières, dans certains génocides qui ont suivi leurs discours et travaux philosphiques, mais ce qui me paraît indéniable, c'est qu'ils ont une part de responsabilité. Leurs propos ont facilement cautionné de terribles dérives meurtrières dans l'histoire de l'humanité.

    D'où mon incompréhension de l'enthousiasme inconditionnel qu'ils suscitent encore aujourd'hui chez beaucoup de nos contemporains.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    3 octobre 2010 07 h 58
    @ Jean-Léon Laffitte - 1
    Intéressant, sur le plan de l'histoire, ces extraits que vous citez.

    Tout en étant farouchement démocrate, et parce qu'à force de réfléchir à la question, si je suis radicalement pour la « décision de majorité » des gouvernements représentatifs contemporains les plus intransigeants sur le plan de l'égalité politique, je vous approuve sans peine, c'est même un sujet qui me préoccupe actuellement, donc sur l'idée que l'on se soit trompé gravement à des égards importants sur la valeur des thèses des Modernes (un peu à la manière dont Benjamin Constant condamnait la liberté des Anciens, et qu'un Fustel de Coulanges reprendra en condamnant la « Cité antique », Rome et Athènes). Moi, j'aurais pu vous citer un chapitre antier du Contrat social de Rousseau, qui justifie presque mot à mot le même plaidoyer qui servira à légitimer la lutte hors de l'état et du droit constitutionnel dans le procès politique à « Louis Capet », que la « rénération » morale par la « Terreur » du « gouvernement révolutionnaire » : Robespierre qui glose interminablement le « despotisme de la liberté » contre le « despotisme de la force » ! Bref, il y a bien des « Ombres » au sein des Lumières philosophiques, dont l'énoncé d'une souveraine volonté nécessairement générale, contractuelle ou consensuelle, sans que Rousseau en ait questionné plus rigoureusement les fondements, conception dont on s'éloigne pour sortir, justement, de la Terreur (car elle posait le désaccord et le conflit politiques comme hors de l'unanimité de la convention sociale, un état de nature à proscrire et à annihiller !).
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    3 octobre 2010 08 h 18
    @ Jean-Léon Laffitte - 2
    Mais il faut ajouter un aspect capital qui, justement, tend à dédouanner en partie, non en tout, les Lumières en question.

    C'est l'effet de contamination, en France, de la création politico-juridique et doctrinale d'une souveraineté de la monarchie qui ne se pensait plus, depuis l'oeuvre de Jean Bodin au moins (mais la notion est clairement médiévale), que comme « absolue » !

    Avec Rousseau, Mably.... Sièyes, Mirabeau, les Patriotes du Club Breton, Barnave, Brissot et autres dirigeants du club des Jacobins à Paris, et de la Révolution de l'Assemblée nationale constituante de 1789 (transfert de la souveraineté législative au Tiers État auto-institué en corps représentatif unique de la « nation française », et qui rejette d'ailleurs le « mandat impératif »...) à la Convention nationale de la République en l'an II (1794), il y a cette continuation insoupçonnée avant l'an III même d'une souveraineté absolue à l'autre. C'est toute la leçon de l'école historiographique des Furet, Ozouf, Gauchet, Rosanvallon, Gueniffey, Baker et autres grands historiens de la question (c'est l'école critique, opposée à « l'Université jacobine » !).

    Sièyes qui survécut à la dictature révolutionnaire des Comités, puis Benjamin Constant et Mme de Staël, enfin Alexis de Tocqueville et Edgar Quinet ont bien vu toute la responsabilité invisible dont la notion de souveraineté absolue avait chargé les « principes » : c'est leur « bocal ». celui de Paul Veyne (épistémologue de l'histoire et spécialiste de Rome) ! Cette Révolution méta-constitutionnelle permanente de la démocratie jacobine s'explique donc en bonne partie par l'enchevêtrement de l'Ancien Régime et des Lumières politiques !
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    3 octobre 2010 08 h 36
    Un oubli sur l'avènement du nazisme à la tête de Weimar
    Des deux conservateurs autoritaires, entre le Président von Hindenburg, ce vieux militaire héros des Guerre franco-prussienne (1870) et de la Grande Guerre (1914-18), âgé de 84 ans en 1933, et, plus jeune, et von Papen, le chancelier de la République agonisante de juin à novembre 1932 (il démissionna), nommé sur le conseil de von Schleicher (ministre de la défense) et qui a littéralement vendu le « petit caporal autrichien » au vieux maréchal, qui en haïssait le populisme, la modernité révolutionnaire, la violence et les thèmes outranciers, quitte à y voir un autre socialisme (!), la part de la responsabilité ultime est controversée.

    La meilleure réponse, concluait Ian Kershaw, l'un des plus grands spécialistes mondiaux, est de dire que Hitler profita à plein, avec son opportunisme et sa détermination, de la division entre Schleicher et von Papen d'une part, et leur soutien contradictoire par Hindenburg, qui ne voyait que l'autoritarisme, mais ne sut donc pas voir tout le potentiel de subversion totalitaire porté, en tout premier lieu, par le charisme revendiqué au sein même du NSDAP (et sur toute l'Allemagne) parle « führerprinzip », le principe et la politique du Chef unique ! Après l'acquisition de la chancellerie et d'une partie du gouvernement, l'incendie instrumentalisé du Reichstag (le parlement de Weimar), et l'instauration graduelle des pleins pouvoirs, complète dès la mort d'Hindenburg, la « mise au pas » (nazification) de l'Allemagne a connu le sinistre succès que l'on sait.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    4 octobre 2010 10 h 58
    Instructifs, tous ces commentaires sur le nazisme
    Mais quel est le rapport avec le sujet de la chronique ?
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    4 octobre 2010 13 h 04
    Bonne question M. Tremblay !
    Au-delà du justificatif de départ que je donnais pour mon chef, l'intérêt de la seule curiosité en soi, parler du jacobinisme, du soviétisme, du nazisme, peu importe, toutes ces avenues extrêmes de la Modernité politique, permet de mettre en exemples authentiques la haine dont parlait Mme Bombardier, et pour voir ce que n'est pas la virulence du débat québécois.... réponse à la propre véhémence de Mme Bombardier (qui nous ramenait dans ses mots à la détestation de Sarkozy).

    Chemin faisant, nous témoignons à la chroniqueuse que nous ne sommes pas moins aptes à juger que les générations antérieures de la valeur de l'éthique démocratique. Je le répète en concluant : la question constitutionnelle québécoise / canadienne ne menace aucunement de subvertir l'ordre parlementaire, si besoin était de le faire remarquer.

    Mais c'est un faux débat : au fond, Denise nous fait parler, elle a ceci d'admirable, prenez note de ce que je dis, d'avoir gardé intacte sa candeur pour le bienfait d'une certaine.... idéologie politique (le vilain mot !). C'est sans doute cette candeur en laquelle je me retrouve, malgré tout ce qui m'indispose chez elle, qui me la rend plus respectable que bien des têtes enflées qui sévissent à tort et à travers à la radio, à la télé. Je vais sagement m'abstenir de nommer des noms ici !

    Il est toujours passionnant de vous lire Marc, ainsi que le très patient et trèes équitable M. Jean-François Trottier ! - Alexandre
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    4 octobre 2010 16 h 27
    Merci Alexandre
    Je suis impressioné par votre érudition; vous m'apprenez des choses.

    Nous sommes de la même famille politique de même que M. Trottier.

    Je déplore que notre société soit si divisée.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    5 octobre 2010 11 h 11
    Marc....
    Si c'est le cas, vous me comblez.

    Oui, de la même famille !

    Le désaccord et le conflit sont probablement des conditions de la politique depuis toujours, y compris surtout chez les Athéniens !

    Le surmonter et parvenir à des consensus qui retiennent des parties adverses le meilleur n'est pas chose aisée, cela est effectivement déplorable que l'homme rationnel d'Aristote soit si peu capable aux compromis.

    PS : de mon emploi, j'écoutais attentivement et régulièrement, avant que Chorus ne ferme les lignes ouvertes de nuit, les émissions de Jacques Fabi et de son collègue des fins de semaine.... Je suis très curieux : ne seriez-vous pas le très articulé souverainiste « Marc » qui ripostait aux plaidoiries des Pierre et autres habitués fédéralistes des lignes ouvertes ? Je trouvais ce Marc fort sur le thème, et très bon « debatter » !!! Ce Marc me paraissait jeune, au plus tard dans la quarantaine.....
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