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    Un 10e anniversaire pour le Forum jeunesse de l'île de Montréal - Des regroupements de jeunes à travers le monde «envient la confiance que nous témoigne notre gouvernement»

    L'entrepreneuriat, la culture, la diversité et l'emploi font partie des priorités du FJÎM

    25 septembre 2010 |Brigitte Saint-Pierre | Actualités en société
    À l’aube du dixième anniversaire de son programme d’exploration de carrières Classes Affaires, MR3 Montréal Relève, organisme créé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et la Ville de Montréal, a récompensé 805 adolescents au cours de la soirée des Mérites classes affaires Desjardins 2010 qui a eu lieu hier au Palais des congrès de Montréal. La cérémonie, qui a réuni plus de 2500 personnes, visait à reconnaître le mérite de ces jeunes de 14 à 17 ans qui ont accompli avec succès un stage de 35 heures dans une organisation partenaire durant l’été.<br />
    Photo: © Annie Fafard À l’aube du dixième anniversaire de son programme d’exploration de carrières Classes Affaires, MR3 Montréal Relève, organisme créé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et la Ville de Montréal, a récompensé 805 adolescents au cours de la soirée des Mérites classes affaires Desjardins 2010 qui a eu lieu hier au Palais des congrès de Montréal. La cérémonie, qui a réuni plus de 2500 personnes, visait à reconnaître le mérite de ces jeunes de 14 à 17 ans qui ont accompli avec succès un stage de 35 heures dans une organisation partenaire durant l’été.
    La participation citoyenne, l'entrepreneuriat, la culture, la diversité et l'emploi sont des priorités pour le Forum jeunesse de l'île de Montréal (FJÎM). Entretien avec le président du FJÎM, Jean-Sébastien Dufresne.

    Le Forum jeunesse de l'île de Montréal (FJÎM) souhaite favoriser la participation citoyenne des jeunes. Dans cette optique, il développe par exem-ple des outils pour aider des organisations de jeunesse à avoir une portée plus politique.

    Le président du FJÎM, Jean-Sébastien Dufresne, souligne que c'est souvent au sein d'organisations communautaires que les jeunes s'engagent, davantage qu'en politique. «Nous, on essaie de venir outiller ces organisations-là et de dire: "L'action que vous menez concrètement sur le terrain, vous pouvez aussi la porter auprès des dirigeants".»

    Le FJÎM met au point des formations et des guides pour les aider en ce sens. «Notre démarche présentement, notre stratégie, c'est de partir des grass roots, du milieu communautaire, et d'inciter les jeunes à prendre conscience qu'il y a une valeur à porter ça à un autre niveau», explique Jean-Sébastien Dufresne. Le FJÎM estime que cela «peut contribuer à ce que les jeunes s'intéressent davantage à la politique, reconnaissent davantage la valeur du rôle de nos dirigeants et possiblement s'intéressent davantage à se présenter aux élections. C'est un peu notre démarche stratégique pour amener les jeunes à s'intéresser graduellement à la sphère politique et à s'y engager», poursuit-il.

    Le FJÎM se préoccupe de la représentation des jeunes dans les centres de décisions. Il invite des jeunes à en rencontrer d'autres qui s'y engagent déjà. Il encourage aussi des organismes à accueillir des jeunes au sein de leurs instances.

    De concert avec le Directeur général des élections du Québec, le FJÎM développe par ailleurs actuellement une action qui viserait à certifier des «écoles citoyennes». «Des écoles qui respecteraient certains éléments de participation, d'inclusion des jeunes dans des processus démocratiques pourraient avoir cette certification d'école citoyenne», explique Jean-Sébastien Dufresne.

    Autres enjeux

    L'entrepreneuriat est également un enjeu jugé prioritaire par le FJÎM. «On veut notamment mettre de l'avant un modèle d'entrepreneuriat qui préconise des valeurs d'économie sociale, d'abord, donc une économie qui est plus inclusive, qui est plus verte, qui est plus participative et qui est aussi plus ancrée dans son milieu», dit M. Dufresne. Le FJÎM cherche ainsi à encourager la relève en économie sociale.

    Le soutien donné à la relève artistique est une autre des priorités du FJÎM. Dans cette optique, le FJÎM a mis sur pied en 2005, en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal, le projet Outiller la relève artistique montréalaise.

    Un autre enjeu jugé prioritaire est celui de la diversité. «On a différents projets qui viennent cibler directement les communautés ethnoculturelles afin de mettre en valeur la richesse de notre diversité», dit Jean-Sébastien Dufresne. Le FJÎM met également au point une action visant à favoriser la concertation des acteurs jeunesse de la communauté des personnes «allosexuelles» (gaies, lesbiennes, bisexuelles ou transgenres). Par ailleurs, le FJÎM préconise également l'inclusion des personnes handicapées.

    M. Dufresne indique aussi que l'emploi est toujours un enjeu de taille, «notamment la relève dans les entreprises». Le FJÎM se préoccupe également de la conciliation entre le travail, la famille et l'engagement social.

    Les priorités du FJÎM découlent d'une consultation menée auprès d'organismes jeunesse et de jeunes, notamment par Internet. En mars dernier, de jeunes représentants d'organismes ont discuté de solidarité et de justice sociale, de sports et de loisirs, d'arts et de culture, d'environnement, d'économie, de santé et de démocratie, à l'occasion du rendez-vous annuel du FJÎM. Ils ont débattu des priorités d'action à mettre de l'avant et ont adopté une déclaration. À partir de cet exercice, les personnes élues au FJÎM ont par la suite déterminé les priorités d'action pour la période allant de 2010 à 2015.

    10e anniversaire

    Le FJÎM célèbre cette année son 10e anniversaire. Il se décrit comme un organisme de concertation «représentant plus de 500 groupes jeunesse de la région», qui défend les intérêts des jeunes âgés de 12 à 30 ans. Il est rattaché à la Conférence régionale des élus de Montréal et reçoit le soutien financier du Secrétariat à la jeunesse du gouvernement du Québec. Il compte 26 membres élus issus des milieux étudiant, socioéconomique, sociocommunautaire, des arts et de la culture, de l'environnement ainsi que des sports et loisirs. C'est l'un des forums jeunesse régionaux du Québec.

    Le FJÎM joue un rôle-conseil auprès des autorités, il finance des projets par l'in-termédiaire du Fonds régional d'investissement jeunesse et il coordonne des programmes, dont Électeurs en herbe. Dans le cadre de ce programme, des simulations d'élections ont lieu dans des écoles primaires et secondaires, lors de vraies campagnes électorales. «Cette initiative-là, qui émane de Montréal, a été reprise maintenant à l'échelle nationale. Donc, ça se fait lors de chaque élection à l'échelle de la province», dit le président du FJÎM.

    Une expérience unique


    Jean-Sébastien Dufresne croit que le Forum jeunesse est un modèle, autant au Canada qu'en Amérique et dans le monde entier, «de la confiance qu'une société peut avoir en la capacité de ses jeunes à cibler leurs enjeux et à proposer des solutions concrètes». Il ajoute que, en participant à des conférences et à des événements internationaux, il a pu constater que des regroupements de jeunes à travers le monde «envient la confiance que nous témoigne notre gouvernement, et donc la population, afin de pouvoir gérer des fonds publics», faisant référence au Fonds régional d'investissement jeunesse.

    Le président du FJÎM estime que le modèle des forums jeunesse est un atout pour la jeunesse québécoise. «Par contre, ce n'est pas un acquis», dit-il. Jean-Sébastien Dufresne mentionne que le gouvernement peut choisir, à la fin de la présente stratégie d'action jeunesse, en 2014, de reconduire ou non l'existence des Forums jeunesse et du Fonds régional d'investissement jeunesse.

    Jean-Sébastien Dufresne invite les jeunes à participer aux activités du FJÎM. Il indique qu'ils peuvent s'inscrire sur la liste d'envoi de l'organisme (en allant au www.fjim.org) et ainsi en être informés. «On est là pour les représenter. On défend leurs intérêts. Alors, il faut qu'ils soient là pour nous en témoigner, puis partager leurs idées.»

    Par ailleurs, le président du FJÎM estime, d'une part, que les jeunes doivent prendre leur place et, d'autre part, que la société doit leur en faire une et reconnaître la valeur ajoutée qu'ils peuvent apporter pour la bâtir.

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    Collaboratrice du Devoir












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