lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 00h06
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - Naître libre...de ne pas vivre?

Antonio Dupuis, Saint-Jérôme, le 16 septembre 2010  20 septembre 2010  Actualités en société
Je suis, à 82 ans, toujours et de plus en plus (?) disciple du Christ. Lui, on l'a supprimé. Il s'est abandonné aux puissances de mort, tandis qu'à ses pieds fleurissait l'amour-compassion, vie nouvelle que l'homme-dieu nous méritait. Puis-je refuser cette vie? Puis-je exiger qu'un autre mette un terme à mon existence? Atteint du Parkinson, je me propose de suivre mon maître jusqu'à ma dernière heure naturelle, l'ultime arrivée au port; quitte à impliquer mes proches, et à me prévaloir des ressources disponibles. J'en assume les frais par une assurance personnelle couvrant des soins prolongés. Ainsi, la facture publique éventuelle sera moins lourde.

Car le fardeau fiscal risque de faire pencher la balance en faveur de l'euthanasie. Perçus alors comme «de trop», les vieux se prévaudront du droit de mourir «dignement»; plutôt que de vivre dignement, entourés de leurs proches. Alors, les soi-disant vivants de notre société, ayant opté pour l'économie au budget de la santé, seront possiblement placés en conflit d'intérêts à cause de l'héritage escompté. Une légalisation qui incite au geste suicidaire aura précipité de nombreux départs: le saut à la mer des moutons de Panurge.

La compassion fondée sur la raison humaine diffère si radicalement de l'humanisme religieux! De tels humanismes nourrissent des idéologies qui dérapent dans le génocide, dans l'infanticide? Glissades toujours légalisées! Débats faussés au tout début: mourir dans la dignité! Quelle dignité, quelle fierté serait celle de ceux que l'on pousse vers la sortie?

***

Antonio Dupuis, Saint-Jérôme, le 16 septembre 2010
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Yvon Bureau - Abonné
    20 septembre 2010 07 h 21
    Vivre et mourir dans la dignité
    Monsieur Dupuis, je suis désolé que la maladie du Parkinson alourdisse vos 82 années de vie. J’ai travaillé 30 années dans un centre de réadaptation physique de Québec. Je peux comprendre.

    Expert reçu en février dernier à la CSSS/QMDignité, attentif à TOUT ce qui s’écrit, se voit et se dit à cette Consultation publique, je peux vous rassurer.

    Vous allez pouvoir terminer votre vie, en harmonie avec vos croyances et en cohérence avec vos valeurs profondes. Rassurant. Rassurant aussi par le fait que vous avez les droits nécessaires pour votre respect, que vous pouvez écrire vos directives anticipées de fin de vie et que vous poouvez désigner des mandataires pour les faire respecter.

    Aussi, cette Commission apportera au Québec une énorme réflexion, une sagesse accrue, une audace prudente, plus de dignité, plus de sérénité et plus de liberté pour chaque personne terminant SA vie.

    Cette Commission a un intérêt grandiose : donner la primauté au seul intérêt de la personne en fin de vie et à son intention. Ce qui est très noble.

    Que votre fin de vie bien à vous honore toute votre vie et vos croyances !

    http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.ph
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • NATHALIE ANDREWS - Inscrite
    21 septembre 2010 09 h 19
    mourir dans la dignité ou ...
    Je respecte vos convictions Monsieur. J'imagine que votre réaction est en partie motivée par votre foi religieuse...

    Cette Commission, dont les travaux sont attentivement observés dans le monde entier, auront un impact très fort sur le droit à choisir sa fin de vie , droit que nous devrins tous avoir, n'en déplaise à certains !

    La partie de votre texte suggérant que "le fardeau fiscal" aura un poids sur l'euthanasie, me laisse un goût amer. En effet, dans les pays où actuellement, nous avons le droit de choisir, nulle dérive volontaire ou forcée n'a été constatée . Pourtant, croyez-moi, toute euthanasie pratiquée est soumise à un contrôle.

    nathalie Andrews
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012