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    Lettres - Le chantage de la ministre Normandeau

    17 septembre 2010 | Olivier Ménard - Sainte-Anne-des-Plaines, le 15 septembre 2010 | Actualités en société
    Nous apprenons, dans l'article d'Alexandre Shields paru dans Le Devoir du 15 septembre 2010, que la ministre des Ressources naturelles brandit le coût des programmes publics pour plaider la cause de l'exploitation des gaz de schiste. Elle affirme, au sujet des garderies à 7 $, que «si on veut éviter d'aller vous en chercher davantage dans les poches, il faut jouer sur la colonne des revenus...»

    Si on comprend bien, un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste entraînerait possiblement une hausse dans le coût des services publics. Un tel chantage est carrément disgracieux, particulièrement venant d'une élue. Le pire, c'est que personne ne peut assurer que la richesse issue de ladite exploitation ira dans les poches des contribuables québécois. À qui tout cela profitera-t-il, avant tout? Facile à deviner, d'autant plus qu'une bonne part des industries intéressées dans l'affaire sont étrangères.

    D'ailleurs, le plaidoyer de la ministre est fortement biaisé: elle prend comme exemple le développement de l'hydroélectricité à l'époque de la Révolution tranquille pour faire miroiter les richesses que pourraient apporter les gaz de schiste. Est-ce à dire que le gouvernement Charest est prêt à nationaliser cette industrie? Non, bien sûr. Donc, il s'agit d'une honteuse démagogie. Rien que pour ces paroles, la ministre devrait être expulsée de l'Assemblée nationale tellement ses propos font montre de son mépris à l'égard des citoyens.

    ***

    Olivier Ménard - Sainte-Anne-des-Plaines, le 15 septembre 2010












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