jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 08h29
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Je change de commission

Lise Payette   10 septembre 2010  Actualités en société
Avec mes excuses au commissaire Bastarache, j'abandonne sa commission. Il y a trop d'avocats et d'avocasseries pour mon bonheur dans cet étalage d'ego surdimensionnés. J'ai un tel sentiment de temps perdu que je me dis qu'il est temps de passer à autre chose. Jean Charest voulait que le dossier s'enlise, il a réussi. Même les avocats vont finir par se demander ce qu'ils font là. On y fait la démonstration qu'une machine peut tourner sur elle-même sans jamais aller nulle part, et il m'arrive de penser que c'était le but ultime de la démarche.

L'autre commission, celle qui va maintenant retenir mon attention, ne sera probablement pas diffusée à longueur de journée par les télévisions généralistes et c'est dommage. Trop triste, tout ça, pour garder les téléspectateurs devant leur petit écran pendant des heures. Pourtant, les sujets dont on va discuter, l'euthanasie et la dignité de fin de vie, sont omniprésents dans nos préoccupations et concernent tous les membres de notre société sans exception. Nous allons tous mourir un jour ou l'autre. En attendant, nous allons voir disparaître des membres de notre famille ou des amis et les accompagner de notre mieux chez des médecins trop pressés, des hôpitaux débordés, en espérant leur procurer la guérison quand elle est possible, ou une fin dans la dignité quand ils auront fait leur choix.

Je me souviens d'un temps où les médecins, qui ne sont pas connus comme les plus progressistes des citoyens, ne voulaient même pas entendre parler d'euthanasie. Ils avaient cette attitude du «Éloignez de moi ce calice» qui les protégeait d'avoir à se prononcer. On dit qu'ils ont évolué. On dit même qu'aujourd'hui, c'est une grande majorité d'entre eux qui souhaitent tenir compte de l'opinion de leurs patients souvent exprimée clairement devant eux longtemps avant que la maladie ou l'âge ait fait des ravages, ou plus tard, quand la maladie a frappé et que ce qu'il reste de vie est compté.

Ceux et celles qui sont de foi catholique s'accrochent à l'idée du ciel, lieu de toutes les délices, allant de la fréquentation des anges aux retrouvailles avec les êtres aimés qui sont partis les premiers, sous l'oeil bienveillant de leur Dieu, ce beau vieillard avec sa barbe blanche. Dans une autre religion, on promet «de jeunes vierges» à la pelletée pour consoler d'une mort précoce, on a le droit de se demander où va s'arrêter la surenchère du paradis promis. Quand on a les deux pieds sur terre, la question se pose autrement. Comment souhaitons-nous finir notre vie, celle que nous avons, la seule que nous aurons? Quelle dose de souffrance sommes-nous prêts à accepter? Comment voulons-nous fermer les yeux pour toujours?

Comment faire savoir nos dernières volontés et à qui? On le fait bien pour ce qu'on possède, ces biens matériels qu'on souhaite transmettre, le vieux collier de ma tante Alice, les photos de mariage de grand-maman, la bague de ma mère... Comment faire en sorte que ce soit aussi clair pour la fin de notre vie? Comment voulons nous rendre notre dernier souffle, où et dans quelles conditions?

Le débat ne sera pas facile. Ceux et celles qui parleront le plus fort se réclameront de Dieu comme ils le font chaque fois. Mais quoi qu'ils disent, nous savons bien que les choses doivent changer pour permettre à chaque être humain qui le souhaite de déterminer sa fin de vie et de finir son passage sur cette terre dans la dignité.

Certains ont émis l'opinion qu'il n'était pas utile de parler de ces choses-là et qu'il valait peut-être mieux laisser les décisions se prendre comme elles se prennent déjà dans bien des cas par un médecin et son patient, les yeux dans les yeux, dans une chambre d'hôpital. Il faut reconnaître que cette façon de faire favorise les «happy few» qui connaissent bien le médecin, ou qui ont eu le temps d'établir une relation de confiance avec le soignant, ou qui finissent leur vie à la maison plutôt qu'à l'hôpital. Si les choses ne sont pas claires, il y aura toujours des malades souffrants qui paieront pour le manque de franchise sur la question.

Je préfère qu'on fasse la lumière sur ce dossier plutôt que de devoir me demander si la personne âgée qui se perd en forêt s'est vraiment égarée ou si elle n'a pas choisi d'en finir avec la vie tout simplement et n'a pas trouvé d'autre moyen pour mener sa décision à terme. Notre société est si hypocrite devant la souffrance qu'il faut aller au bout de la réflexion.

L'opinion de la société a beaucoup évolué sur ces questions au cours des dernières années. Cette commission parlementaire mériterait que la télévision joue son rôle et suive cette commission qui a l'appui de la majorité de la population. Elle doit servir à nous ouvrir les yeux avant de les fermer pour toujours.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Roger Kemp
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 03h34
    La peur de souffrir
    Je travaille en soins palliatifs et j'en suis très heureux. Ce qui me désole c'est la méconnaissance par la population en général des soins palliatifs. Dernièrement un patient tout juste entré à notre maison de soins palliatifs demanda à l'infirmière sa dose pour qu'on en finisse avec sa vie. Ce patient n'avait pas compris que le soins palliatifs n'est pas instauré pour mettre un terme à sa vie mais plutôt pour apaiser sa souffrance. Il mourra de sa maladie et non des soins palliatifs. Dans les faits, les gens n'ont pas peur de mourrir en général mais ils ont peur de souffrir. On existe pour apaiser leurs souffrances de fin de vie. Mais si on veut légiférer en ce domaine, il faudra tenir compte que les maisons comme la nôtre, il devrait en avoir plusieurs car les coût d'opération de nos maisons coûtent beaucoup moins cher qu'en milieux hospitaliers.
    Il faudra vraiment mettre la barrière haute si nous voulons éviter les dérappages. Une équipe d'expert multidisciplinaire devrait être institué dans chacune des régions administratives du Québec pour agir comme une espèce de tribunal d'authorisation à l'euthanasie assisté. Lui seul serait autoriser à accorder ce droit sans qu'il y ait poursuite juducuaire.

  • Yves Nadeau
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 04h09
    Le mandat
    Un (autre) texte de Mme Payette qui invite à la réflexion. En matière d'euthanasie mes vues sont connues depuis fort longtemps au sein de ma famille, car j'ai rédigé, en passant chez ma notaire, un mandat un cas d'inaptitude qui contient quelques clauses relatives aux problèmes de santé et à la façon d'y faire. Il ne reste donc qu'à espérer que mes proches respecteront mes volontés.

    Ainsi, je ne laisserai pas mes proches face à des choix qui pourraient être déchirants.

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 07h42
    De notre humanité
    Selon moi, le coeur de la question est la suivante: peut-on refuser à une personne souffrante atteinte d'une maladie mortelle incurable en phase terminale le soulagement de ses souffrances, coûte que coûte, de ses souffrances, en lui disant qu'il ne peut en être autrement. En effet, la société, autrement dit, les autres, veulent éviter des dérapages moraux et selon les forces sociales en présence, la véritable solution se trouve dans l'amélioration des soins palliatifs. Selon moi, la réponse est non et la compassion à l'égard d'une personne humaine doit primer. Sur le lit de mort d'une personne ou à son chevet, on ne peut, au moins comme l'État, l'Église et des élites le font encore aujourd'hui, justifier et prolonger sa souffrance en invoquant la déontologie professionnelle, la nécessité de gagner son ciel, les bonheurs célestes ou encore la possibilité qu'un jour ou l'autre la société abandonne des personnes comme elles en ne leur donnant pas les soins palliatifs requis.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 08h21
    Pour davantage mourir «comme du monde»
    Quel beau, bon et si nécessaire texte. Merci.

    Terminant en Beauce une conférence sur la dignité dans le mourir, sur la noblesse dans la terminaison de nos vies, un participant s’est levé et m’a remercié ainsi : «Grâce à votre travail de plus de 25 années, nous allons de plus en plus pouvoir mourir comme du monde».

    «Comme du monde», ça veut dire quoi ?

    «Mourir debout, RESPECTÉ totalement jusqu’à la fin».

    Debout et respect, deux mots réconfortants et porteurs de plus de dignité et de sérénité.

    D’accord avec vous. La Télévision devrait couvrir cette Commission sur la question de mourir dans la dignité. Plus de 60 000 personnes décèdent chaque année au Québec. Si chaque décès touchent une cinquantaine de proches, ça fait près de 3 millions de personnes…

    «Nous allons tous mourir un jour ou l'autre.» Que ce soit côté Jardin, celui du respect jusqu’à la fin.

    http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.ph
    www.yvonbureau.com

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 08h23
    Les dangers des abuts
    Un étudiant en droit de mes amis me faisait remarquer qu'en matière d'euthanasie, même si on peut être en faveur et de bonne foi, le danger des abus pour tenter de se débarrasser d'un vieux malade, lourd , encombrant et parfois coûteux, peut être tentant.

    De telles personnes peuvent être facilement influençables, même lorsqu'elles signent leur propre testament biologiques.

    Idem en matière de dons d'organes ; certains pourraient être un peu pressés de "prélever" des tissus.

    Toute cette question relève du "véritable" consentement.

    Mais comment s'assurer qu'il n'y a pas eu de pression et que l'euthanasie est véritablement volontaire sans connaitre toute l'historique et l'influence de l'entourage ?

    Car, on sait à quel point des personnes isolées et faibles peuvent être influençables pour avoir un peu d'affection et présence ; parfois elles sont prêtes à tout pour tenter de faire plaisir et ne pas être abandonnées dans la solitude.



    _______________________

    Christian Montmarquette

    Montréal

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 08h47
    Des cliniques de fin de vie...
    S’il y a une chose qui nous appartient en propre n’en déplaise aux croyants c’est bien notre vie.
    Je fais une grande différence entre ceux qui pour toutes sortes de raisons n’ont plus le goût de vivre et qui veulent en finir et ceux qui aiment la vie et veulent continuer de vivre malgré la maladie, la souffrance et les handicaps de toutes sortes. Dans un pays civilisé on devrait pouvoir après consultation auprès de professionnels pouvoir en finir en douceur, sans douleur et avec l’aide de la médecine.
    Cela éviterait bien des drames, bien des violences inutiles a ceux dont la vie est devenu une souffrance continue. Si on est d’accord avec l’avortement ce qui est préférable que de mettre au monde des enfants non désirés qui grandiront malheureux et sans amour pourquoi refuser a un adulte consentant, en possession de ses moyens, de partir en douceur et sans violence. Dans les dernières années j’ai deux amis un de 68 ans et l’autre de 70 ans qui ont mis fin a leurs jours le premier par pendaison et le second d’un coup de douze en plein coeur. C’est ce genre de drame autant que possible qu’il faut éviter. Lorsqu’on entre en salle d’opération on nous endort doucement et sans douleur. On devrait pouvoir finir ses jours de la même façon si cela est notre désir.

    Fernand Turbide

  • marie-eve mathieu
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 09h23
    difficile réconciliation
    Je suis contre l'euthanasie qui consiste à achever quelqu'un. Le suicide assisté peut être tolérable, car c'est l'individu qui met fin à sa vie. Il le décide et agit. C'est toute la différence de subir ou de décider pour soi.
    Il faut faire preuve d'une extrême précaution dans ce dossier, parce que, pour quelqu'un en santé, être malade peut être indigne. On s'imagine incontinent, souffrant, affaibli et l'idée révulse. On se dit qu'on ne voudrait pas descendre si bas. Cependant, quand on y sera, peut-être jugera-t-on qu'une vie, même amoindrie, même souffrante, vaut encore la peine.
    Mon père s'est laissé glisser dans la mort sans reprendre conscience, il n'a jamais senti le passage. Ma mère a lutté jusqu'à la dernière seconde. Une heure avant de mourir, elle voulait se lever encore, mais elle était trop faible. Je l'ai soulevée, pour qu'elle ait encore l'illusion d'être debout. Elle avait si peur, elle ne voulait pas partir. Cela m'a déchiré de la voir ainsi. Dois-je dire que cela a été incroyablement difficile pour moi? J'aurais voulu qu'elle fasse comme mon père, parce que cela avait l'air serein. C'est ça l'illusion qu'on appelle mourir dans la dignité. Mourir sans heurter les vivants. Ma mère m'a fait du mal - sans le vouloir, bien sûr -, mais c'est sa vie à elle qui lui a été arrachée. Moi, j'ai survécu. Depuis, je suis très circonspecte sur cette question d'euthanasie et de mort digne. Chaque humain doit pouvoir quitter l'existence à ses conditions, l'ennui c'est qu'on ne les connaît que quelques instants avant de les vivre.
    Ce qu'il faudrait plutôt, c'est accepter vraiment le caractère inéluctable de la mort. Or, mourir comporte souvent bien des souffrances. Il faudrait faire attention de ne pas se faire un beau petit scénario, style Les invasions barbares, pour se cacher la réalité. Parfois, j'ai l'impression que ce leitmotiv, à propos de l'euthanasie et autres, est un voile qu'on dépose

  • ARKA777
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 09h27
    Une commission sur la peur
    Je viens de lire dans les commentaires: "les gens n'ont pas peur de mourir mais ils ont peur de souffrir." Alors, si la peur elle-même était cause de mort et cause de souffrances ?

    À vivre dans la peur et par la peur, on se donne à soi-même des maladies telles, que pour en finir avec la peur, on demande la mort. Or, en réalité, c'est la mort de la peur qu'on demande.

    Que ectte commission sur l'eythanasie soit plutôt celle sur la peur à être évacué de la vie terrestre.

  • Democrite101
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 10h35
    Une grande dame trop prudente

    Lise Payette demeure en amont de la question, sans aller à la conclusion (en aval) de sa réflexion, comme si elle avait peur elle-même des réactions à sa propre philosophie progressiste. Lise Payette est une grande dame, mais sa prudence politicienne demeure en elle. En revanche, professeur à le retraite, je jouis de cette liberté nouvelle que je ne pouvais exercer dans une école privée catholique, enfoncée dans la grande Noirceur jusqu'au front.

    Je vais donc conclure pour elle.

    Il faut légaliser l'euthanasie active comme passive, avec testament de fin de fin obligatoire pour tous, et dont l'acte médical final est défini par le testament de fin de vie, l'opinion de la famille responsable et responsabilisée, et avec l'encadrement de 3 médecins. Le testament de fin de vie doit être, comme le bail des logements, pré-rédigé par la loi avec les précisions personnelles ajoutées par chacun.

    Ainsi, l'euthanasie (dont le mot signifie en grec ancien «bonne mort») sera assumée par la raison de l'homme et non plus par l'archaïsme obscurantiste des religions mortifères, sadiques et stupidement angéliques.

    Réjouissons-nous: sur presque tous les sujets éthiques, elles ont perdu leur bataille d'arrière-garde. Elles sont elles-mêmes en fin de vie en se brûlant les bouquins... Si elles s'euthanasiaient, elles souffriraient moins de tant de ridicule.

    J.L (voir page web Jacques Légaré, par Google)

  • pagerry3
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 11h06
    Les décideurs en auront-ils le courage ?
    Face à la réclamation collective de ceux et de celles qui sont directement concernés et face à la reconnaissance non équivoque d’une mort qui soit effectivement et concrètement respectueuse de la dignité et la noblesse de l’être humain, il semble probable qu’en raisons des pavés macros catholicistes et des simulacres baignant et envahissant la marre de nos existences outrageusement manipulées et scabreusement exploitées aux seules fins du paiement des mégas carbures d’un théisme abusif et voué au rachitisme de ses otages, ni le législateur, ni ses conseillers de la Santé (les colonels du Bundesärztekammer) qui n’ont de calculs que pour les revenus liés à l’acharnement thérapeutique et à l’inutile prolongement de la vie dont les priverait l’euthanasie, si règlementée et si professionnellement encadrée soit-elle, se refuseront le courage et la bravoure que suppose une telle décision, conforme aux diktats de la dignité humaine et de la noblesse inaliénable de l’Homme. Encore une fois, victimes d’odieuses spéculations et lâchement laissés à eux-mêmes, les québécois choisiront de s’euthanasier, de se suicider, de «se clencher», avec les moyens du bord, pour la plus grande honte des décideurs et de leurs conseillés immédiatement intéressés, pour le plus grand malheur des endeuillés.

  • Jean-Philippe Laprise
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 11h38
    L'importance de participer au débat !
    Il est important de participer au débat, qu'on soit en faveur ou non de l'euthanasie et du suicide assisté. Il ne faut pas oublier non plus d'aborder les soins palliatifs.

    Les membres de la commission nous invite tous, jeunes et moins jeunes, à nous exprimer sur cette question. On peut le faire en remplissant le quesitonnaire en ligne sur le site Web de l'Assemblée nationale www.assnat.qc.ca

    La commission spéciale sera à Trois-Rivières le 24 septembre et à Québec les 28-29-30 septembre.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 10 septembre 2010 14h52
    Traitement VIP: une assurance pas d'souffrance
    Comment ne pas noter (r'noter) le contexte un peu lugubre dans lequel a lieu ce fameux débat: vieillissement de la population, système de santé à la gestion bancale, grand pourcentage de la population sans médecin de famille et sans oublier la cerise su'l sunday: la question nationale dans le ring...Si y'a pas moyen de vivre dans la dignité, au moins mourons dans la dignité, bout d'ciarge! Beau projet de société! Oui, on est très bon pour les derniers sacrements et c'est un projet au bon rapport qualité-prix qui aboutit toujours... Et comme le suggère une dame, on aurait intérêt à se familiariser avec l'idée même de la mort pendant qu'on a encore un peu d'humour. J'veux pas souffrir! Si on pouvait, on se prendrait une assurance pas-souffrance garantie. Dans un État sans les ressources nécessaires pour faire autrement, certains devront s'y résigner pourtant. Pas les aimés et les choyés, rassurez-vous, leurs places sont réservées, comme au théâtre. Puis, tant qu'à y être, en s'prenant une place en garderie pour nos enfants, pourquoi pas en même temps une aux soins palliatifs, puisqu'y en n'aura pas pour tout le monde. Moi j'prends pas d'chance, je m'attends à souffrir, on n'est jamais trop prudent et je sais bien que la vie va très bien continuer sans moi.

  • emeri
    Abonné
    vendredi 10 septembre 2010 16h10
    Entre mon médecin et moi. Légalement
    Pour moi l'affaire est simple et quasi simpliste.
    On doit légiférer et fabriquer un règlement court, efficace et compréhensible pour tous: la décision de la fin de la vie doit se prendre entre le médecin
    et le malade qui va mourir lorsque celui-ci est lucide. S'il ne l'est pas, deux membres de sa famille désignés légalement ou pas donneront le OK
    finale au médecin. Si le malade n'a pas de famille et qu'il n'est plus lucide,
    deux médecins devront prendre la décision finale.
    Et voilà.
    Réjean Grenier, 78 ans.

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    vendredi 10 septembre 2010 21h36
    Euthanasie...
    Si notre société est si "hypocrite" devant la souffrance et que le manque de franchise est tel, n'est-ce pas parce que ladite société est formée de personnes hypocrites, qui ne connaissent pas la "franchise" ? Quand on nous dit que la majorité des médecins est pour l'euthanasie, je vous ferai remarquer que sur
    une possibilité de 7 800 membres de la FMOQ, 1 086 médecins ont répondu
    au questionnaire; ce qui fait un pourcentage autour de 14%, nous sommes loin du 71% mentionné dans l'article de Madame Lia Lévesque de La Presse,
    Montréal, publié le 29 octobre sur Cyberpresse ! À moins que je ne sache pas compter... je ne sais pas comment je vais mourir, mais je ne veux pas être euthanasiée, je souhaite être soulagée de toutes les douleurs dans la mesure du possible, je ne veux pas être maintenue en vie en étant branchée sur des machines, mais j'aimerais bien mourir dans mon lit entourée de personnes que j'aime et qui m'aiment... je partirai quand le moment sera venu en toute paix et sérénité ! J'accepte de me rendre au bout de ma vie ! Ce n'est pas l'enfer, ni la religion, ni la peur qui dicte ce choix, c'est ma seule force de vivre et l'amour de la vie ! S'il y a souffrance contrôlée, je serai capable de la supporter avec du personnel formé qui saura me donner les soins nécessaires.

  • Yves Brien
    Inscrit
    samedi 11 septembre 2010 00h33
    Gardons la comission Bastarache
    Contrairement à vous madame Payette je préfère garder la Comission Bastarache et vraiment aller au fond des choses.

    Votre désir de vouloir en finir avec Bastarache ne me surprend pas. Maintenant que les contradictions se font maintenant exposer vous ne vouler plus en entendre parler.

    Cela ne me surprend pas trop de votre part - nous n'avons pas oublier vos allégeances péquistes. Nous connaissons bien vos couleurs. Je n'ai même pas besoins de lire vos commentaires pour en savoir le contenu.

    Donc plutot que de vraiment savoir la vérité... passé donc à une autre commission....

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    dimanche 12 septembre 2010 22h10
    Le meilleur des mondes....
    Tant qu'à y être, pourquoi ne pas appliquer la méthode décrite dans le roman d'anticipation de Aldous Huxley, paru en 1932, intitulé: "Le meilleur des mondes". Lorsque la couleur du petit cercle que tous ont tatoué au creux de la main passe du jaune au vert ou vice et versa, ça signifie un changement de statut et la fin du parcours terrestre tout simplement....

    Chouette non...plus de question existentielle qui nous taraude et plus de grands débats stériles sur la question; tout est décidé d'avance!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 13 septembre 2010 09h23
    Attention à vos références
    Ce n'est pas dans Le Meilleur des mondes que se passe ce que décrit Mme Chouinard, mais dans Logan's Run (je ne sais pas s'il y a un titre français).

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    lundi 13 septembre 2010 14h54
    @ Sylvain Auclair
    Bien, en vérifiant sur google, le titre, en français, du film auquel vous faites référence, Logan's Run, s'intitule: "L'Âge de cristal" qui s'inscrivait également à l'intérieur d'une série télévisée.

    Par contre, le livre: "Le meilleur des mondes", dont le titre en anglais est: "Brave New World" diffère totalement de l'intrigue du film auquel vous référez.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    lundi 13 septembre 2010 15h45
    Le matin des magiciens....
    À l'époque où je me réfère, correspondant à celle où j'ai lu ce livre, dans le même style d'ouvrage, il y avait aussi de Jacques Bergier et Louis Pauwels un livre intitulé: "Le Matin des magiciens", publié en octobre 1959.

    Selon les données de Wikipédia... "Planète était une revue bimestrielle éditée entre 1961 et 1971 qui reprenait les différents thèmes abordés dans l'ouvrage de Jacques Bergier et Louis Pauwels, Le Matin des Magiciens, et qui se présentait comme le porte-parole du mouvement du réalisme fantastique.

  • Mariette Payeur
    Inscrite
    jeudi 16 septembre 2010 12h12
    Moindre mal?
    Au premier abord je suis contre cette idée de "MOURIR dans la dignité" et les gestes meurtriers que ça PEUT amener malgré toute la bonne(??) volonté de ceux qui proposent cette démarche.
    Mais, devant l'incapacité de nos gouvernants et de nos proches de nous faire "VIVRE dans la dignité", il semblerait que ce choix devienne acceptable. N'est-ce pas Mme Payette?
    (Ça me rappelle certaines coutumes moyenâgeuses....)
    Et ceci concorderait avec le manque de sens éthique de la majorité des québecois --sur la personne humaine j'entends. Et, en démocratie, aller dans le sens de la majorité est tout à fait logique.
    Les chances qu'on aboutisse à de tels choix est donc exellente.

  • Chryst
    Abonné
    mardi 21 septembre 2010 22h58
    Je ne vois pas où est le problème
    Avec des volontés clairement exprimées, il ne devrait pas y avoir de problèmes.

    La mort fait partie de la vie, c’est inéluctable.

    Je connais quelqu’un qui est décédé subitement à près de 90 ans d’un arrêt du cœur. La personne n’avais pas fait la paix avec ses proches. Son médecin la voyait centenaire tellement elle avait une bonne santé.

    Sans doute qu’elle avait peur de partir trop vite, avant d’avoir réglé ses problèmes avec les autres. Je suis d’accord avec ARKA777 lorsqu’il parle de la peur mais moins avec Marie-Ève qui est pour l’aide au suicide.

    Certaines personnes peuvent avoir des idées noires à cause de leur santé mentale, de leur conditionnement ou de leur vulnérabilité. Elles ne sont pas vraiment libres quoi qu’on en pense.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
21 réactions
15 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012