Donner du temps tout en faisant avancer sa carrière
Les étudiants de l'Université Concordia pourront voir leurs activités bénévoles officiellement consignées dans un bilan d'engagement communautaire
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Dans le petit bureau du nouveau centre de bénévolat de l’université, Valérie Millette joue le rôle d’entremetteuse entre ceux qui cherchent des bénévoles et les candidats potentiels.
Quand, à 18 ans, Valérie Millette a livré son premier repas à une personne âgée de Sorel au nom de la Popote roulante, elle ne se doutait pas que, presque dix ans plus tard, le bénévolat serait devenu pour elle... une véritable carrière.
Elle dirige aujourd'hui le tout nouveau centre de bénévolat LIVE de l'Université Concordia, ouvert depuis le début de l'été, mais qui lance officiellement ses activités avec la rentrée. «J'ai commencé à 18 ans, en me disant que je mettrais cette expérience-là dans mon CV», avoue sans aucune gêne la diplômée en administration.
Donner du temps pour un jour gagner de l'argent avec les habiletés acquises? Il n'y a aucun mal à ça, croit Valérie. «Il n'y a pas de mauvaise raison pour faire du bénévolat», explique-t-elle.
Non seulement ce «bénévolat stratégique» permet d'acquérir de l'expérience, mais il figurera désormais au bulletin! Le «bilan d'engagement communautaire» permettra aux diplômés de Concordia de montrer «qu'ils sont plus engagés dans leur formation que pour des crédits», explique Valérie Millette. Elle constate que, payée ou non, l'expérience vaut autant aux yeux des employeurs.
Dans le petit bureau du nouveau centre de bénévolat de l'université, elle joue le rôle d'entremetteuse entre ceux qui cherchent des bénévoles et les candidats potentiels: étudiants, professeurs et membres du personnel. Un peu comme dans une agence de rencontre, le site Web sera bientôt doté d'un moteur de recherche pour trouver la «perle rare».
Réparer des vélos, cuisiner végétarien, accompagner des personnes âgées chez le médecin, arroser un jardin sur les toits ou carrément s'envoler dans un pays en voie de développement... Il y a de tout pour tout le monde.
Mais ce que Valérie préfère, c'est rencontrer les indécis.
«Ceux qui disent qu'ils ne trouvent pas ce qu'ils cherchent, c'est à eux que j'aime parler et c'est surtout pour eux que c'est utile», dit-elle. Par exemple, un artiste du multimédia meurt d'envie de tourner un documentaire, mais aucun organisme communautaire n'affiche de besoin en ce sens... C'est normal, mais elle lui répond de foncer: «Ça n'existe pas parce que personne n'a rêvé assez pour mettre ça sur papier, mais ce serait un mini-miracle qui se pointerait à leur porte.»
Après avoir travaillé et donné son temps au Centre d'action bénévole de Montréal pendant plusieurs années, Valérie s'est retrouvée conseillère à l'emploi à l'Université Concordia. Un chemin qui semble l'avoir menée tout droit au poste qu'elle occupe aujourd'hui au centre LIVE, dit-elle, même si elle était «très loin de se douter» que le bénévolat façonnerait sa carrière. Et maintenant, celle des autres.
«Je sais quelles expériences vont leur servir dans leur carrière», dit-elle, mais pas question de les encourager à donner de leur temps dans une activité qui les ennuie. Ce serait inutile, et l'abandon ne tarderait pas, a-t-elle constaté dans le cadre de ses études de maîtrise, puisqu'elle a effectué une recherche sur les facteurs de motivation des bénévoles.
«On ne veut pas juste boucher des trous avec des bénévoles», lance-t-elle.
Elle dirige aujourd'hui le tout nouveau centre de bénévolat LIVE de l'Université Concordia, ouvert depuis le début de l'été, mais qui lance officiellement ses activités avec la rentrée. «J'ai commencé à 18 ans, en me disant que je mettrais cette expérience-là dans mon CV», avoue sans aucune gêne la diplômée en administration.
Donner du temps pour un jour gagner de l'argent avec les habiletés acquises? Il n'y a aucun mal à ça, croit Valérie. «Il n'y a pas de mauvaise raison pour faire du bénévolat», explique-t-elle.
Non seulement ce «bénévolat stratégique» permet d'acquérir de l'expérience, mais il figurera désormais au bulletin! Le «bilan d'engagement communautaire» permettra aux diplômés de Concordia de montrer «qu'ils sont plus engagés dans leur formation que pour des crédits», explique Valérie Millette. Elle constate que, payée ou non, l'expérience vaut autant aux yeux des employeurs.
Dans le petit bureau du nouveau centre de bénévolat de l'université, elle joue le rôle d'entremetteuse entre ceux qui cherchent des bénévoles et les candidats potentiels: étudiants, professeurs et membres du personnel. Un peu comme dans une agence de rencontre, le site Web sera bientôt doté d'un moteur de recherche pour trouver la «perle rare».
Réparer des vélos, cuisiner végétarien, accompagner des personnes âgées chez le médecin, arroser un jardin sur les toits ou carrément s'envoler dans un pays en voie de développement... Il y a de tout pour tout le monde.
Mais ce que Valérie préfère, c'est rencontrer les indécis.
«Ceux qui disent qu'ils ne trouvent pas ce qu'ils cherchent, c'est à eux que j'aime parler et c'est surtout pour eux que c'est utile», dit-elle. Par exemple, un artiste du multimédia meurt d'envie de tourner un documentaire, mais aucun organisme communautaire n'affiche de besoin en ce sens... C'est normal, mais elle lui répond de foncer: «Ça n'existe pas parce que personne n'a rêvé assez pour mettre ça sur papier, mais ce serait un mini-miracle qui se pointerait à leur porte.»
Après avoir travaillé et donné son temps au Centre d'action bénévole de Montréal pendant plusieurs années, Valérie s'est retrouvée conseillère à l'emploi à l'Université Concordia. Un chemin qui semble l'avoir menée tout droit au poste qu'elle occupe aujourd'hui au centre LIVE, dit-elle, même si elle était «très loin de se douter» que le bénévolat façonnerait sa carrière. Et maintenant, celle des autres.
«Je sais quelles expériences vont leur servir dans leur carrière», dit-elle, mais pas question de les encourager à donner de leur temps dans une activité qui les ennuie. Ce serait inutile, et l'abandon ne tarderait pas, a-t-elle constaté dans le cadre de ses études de maîtrise, puisqu'elle a effectué une recherche sur les facteurs de motivation des bénévoles.
«On ne veut pas juste boucher des trous avec des bénévoles», lance-t-elle.
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