Apprendre à changer le monde
La septième École d'été de l'INM ouvre ses portes aujourd'hui à l'Université Concordia
Photo : Valérian Mazataud - Le Devoir
La coordonnatrice de l’École d’été, Geneviève Baril, est entourée de toute sa troupe pour les derniers préparatifs.
À retenir
Cinq cents jeunes âgés de 15 à 35 ans franchiront, dès ce matin à l'Université Concordia, les portes de l'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde (INM), pour prendre part à quatre jours d'ateliers et de conférences participatives. Au programme? Apprendre à changer le monde et, au passage, former des citoyens engagés.
Dans le rôle de l'institutrice, Geneviève Baril, coordonnatrice de l'École d'été. En guise de derniers préparatifs, revue des troupes et visite des locaux au pas de charge. Rien ne doit être laissé au hasard. «Qui peut me dire quelles sont les deux activités du pavillon A? Comment s'appelle le foyer étudiant? Qui se souvient du nom de la rectrice?» Évidemment, presque tous connaissent les réponses, et ils lui donnent la réplique en choeur. L'équipe est bien rodée, une bonne moitié sont des compagnons de route de la première heure.
À 22 ans, Marie-Joëlle Carbonneau est une des vétérantes de l'École d'été. En 2004, à l'âge de 16 ans, c'est un article du Devoir qui avait piqué sa curiosité. Son titre: «Le goût de l'avenir». Son auteur? Michel Venne, alors chroniqueur, et fondateur de l'INM. «Je trouvais ça inspirant», avoue-t-elle. En insistant un peu, elle convainc son père de la conduire en voiture — cinq heures de route depuis Saint-Félicien. Depuis, elle n'a jamais raté une édition.
«On faisait partie des plus jeunes», se souvient la diplômée en communication politique de l'Université du Québec à Montréal. Pour elle, l'École d'été permet des rencontres constructives et un partage avec des jeunes de tous les horizons. «Surtout, ça élimine le sentiment d'impuissance, parce que tu ne te sens pas tout seul à vouloir changer le monde.»
Cette année, 98 conférenciers se partageront des sujets aussi divers que les médias sociaux, le budget du Québec ou la biodiversité. Ce sont des «personnalités inspirantes» avec qui on peut discuter, estime Marie-Joëlle Carbonneau. «Le participant est au coeur de cette école-là.»
Au-delà des conférences, le véritable fil conducteur reste la participation citoyenne, confie Maïté Butaije, chargée de promotion. En choisissant le parcours «citoyens engagés», les participants sont confrontés à des simulations d'événements récents (Haïti, sommet de Copenhague), alors qu'avec les parcours «médias», ils sont assignés à la couverture de l'ensemble des activités.
Pour ce qui est des retombées, les parcours en entrepreneuriat social sont probablement les plus intéressants puisqu'ils peuvent être suivis de projets concrets, estime Geneviève Baril, citant l'exemple du réseau Troc-tes-trucs. C'est ainsi que Maïté Butaije a intégré l'équipe en 2008. La jeune Belge de 25 ans en avait profité pour développer son projet de radio communautaire, et l'événement l'avait décidée à émigrer au Québec.
Les participants, âgés de 24 ans en moyenne, sont originaires de toute la province, et chaque nation autochtone y est représentée. D'autres viennent de plus loin, comme Diodio Sambe Ndeye, une jeune Sénégalaise, étudiante en gestion à l'Université Senghor d'Alexandrie. Pour Geneviève Baril, l'événement est sans doute unique dans le monde francophone.
Dans le rôle de l'institutrice, Geneviève Baril, coordonnatrice de l'École d'été. En guise de derniers préparatifs, revue des troupes et visite des locaux au pas de charge. Rien ne doit être laissé au hasard. «Qui peut me dire quelles sont les deux activités du pavillon A? Comment s'appelle le foyer étudiant? Qui se souvient du nom de la rectrice?» Évidemment, presque tous connaissent les réponses, et ils lui donnent la réplique en choeur. L'équipe est bien rodée, une bonne moitié sont des compagnons de route de la première heure.
À 22 ans, Marie-Joëlle Carbonneau est une des vétérantes de l'École d'été. En 2004, à l'âge de 16 ans, c'est un article du Devoir qui avait piqué sa curiosité. Son titre: «Le goût de l'avenir». Son auteur? Michel Venne, alors chroniqueur, et fondateur de l'INM. «Je trouvais ça inspirant», avoue-t-elle. En insistant un peu, elle convainc son père de la conduire en voiture — cinq heures de route depuis Saint-Félicien. Depuis, elle n'a jamais raté une édition.
«On faisait partie des plus jeunes», se souvient la diplômée en communication politique de l'Université du Québec à Montréal. Pour elle, l'École d'été permet des rencontres constructives et un partage avec des jeunes de tous les horizons. «Surtout, ça élimine le sentiment d'impuissance, parce que tu ne te sens pas tout seul à vouloir changer le monde.»
Cette année, 98 conférenciers se partageront des sujets aussi divers que les médias sociaux, le budget du Québec ou la biodiversité. Ce sont des «personnalités inspirantes» avec qui on peut discuter, estime Marie-Joëlle Carbonneau. «Le participant est au coeur de cette école-là.»
Au-delà des conférences, le véritable fil conducteur reste la participation citoyenne, confie Maïté Butaije, chargée de promotion. En choisissant le parcours «citoyens engagés», les participants sont confrontés à des simulations d'événements récents (Haïti, sommet de Copenhague), alors qu'avec les parcours «médias», ils sont assignés à la couverture de l'ensemble des activités.
Pour ce qui est des retombées, les parcours en entrepreneuriat social sont probablement les plus intéressants puisqu'ils peuvent être suivis de projets concrets, estime Geneviève Baril, citant l'exemple du réseau Troc-tes-trucs. C'est ainsi que Maïté Butaije a intégré l'équipe en 2008. La jeune Belge de 25 ans en avait profité pour développer son projet de radio communautaire, et l'événement l'avait décidée à émigrer au Québec.
Les participants, âgés de 24 ans en moyenne, sont originaires de toute la province, et chaque nation autochtone y est représentée. D'autres viennent de plus loin, comme Diodio Sambe Ndeye, une jeune Sénégalaise, étudiante en gestion à l'Université Senghor d'Alexandrie. Pour Geneviève Baril, l'événement est sans doute unique dans le monde francophone.
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