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Conciliation travail-famille - Un tribunal tranche en faveur d'une employée

Le Tribunal canadien des droits de la personne a tranché, vendredi: les employeurs doivent favoriser la conciliation travail-famille. Dans un jugement qui pourrait faire jurisprudence pour tous les parents occupant des horaires atypiques, la cour a donné raison à une douanière torontoise qui avait demandé des horaires réguliers afin de pouvoir faire garder ses enfants.

En 2002, alors qu'elle travaille à l'aéroport Pearson, Fiona Johnstone demande à l'Agence des services frontaliers d'obtenir un horaire stable à son retour de congé de maternité, ce qui lui est refusé. On lui propose plutôt de renoncer à son horaire à temps plein pour un poste à temps partiel. Les quarts de travail des douaniers variaient de jour, de soir ou de nuit et pouvaient être sujets à changement à moins de cinq jours d'avis. Les jours de congé fluctuaient, de sorte qu'il était impossible à Mme Johnstone et son conjoint, douanier également, de planifier des services de garde. En 2004, Mme Johnstone porte plainte.

Ce refus était bel et bien discriminatoire, conclut la cour, qui ordonne à l'ASFC d'indemniser Mme Johnston pour le salaire et les avantages sociaux perdus lorsqu'elle s'est résignée à travailler à temps partiel, et de lui verser 35 000 dollars en dommages et intérêts. L'ASFC doit également mettre en oeuvre dans les six mois un plan pour prévenir les situations qui privent ses employés parents d'avancement. Selon le tribunal, l'employeur n'a pas fait la preuve que les compromis demandés par la douanière entraînaient des contraintes excessives.

«C'est une victoire pour tous les parents canadiens qui ont à coeur le bien-être de leurs enfants sans compromettre leur carrière», croit le président de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, John Gordon.
 
 
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  • l poisson
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 07h28
    Le travail de nuit raccourçit la vie aussi
    Félicitations à cette dame pour avoir mené cette longue bataille.

    Avis à M. Graham Fraser, commissaire aux langues officielles: ce jugement du Tribunal canadien des droits de la personne n'est présentement pas disponible en français, notre deuxième ''seconde'' langue canadienne.
    Certains délais s'appliquent depuis plusieurs mois pour des la traduction en français de décisions de ce tribunal. What a pity

    God save the Queen

  • Mytch Andreino
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 07h44
    Tribunal
    Bravo à une justice juste!!!

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 07h46
    Excellente nouvelle mais...
    Les parents devront-ils davantage cacher aux futurs employeurs qu'il aient des enfants avec ce jugement ? Vient-on d'ouvrir la porte aux discriminations à l'embauche ? Une bonne nouvelle peut aussi avoir un autre côté de médaille.

    Et la discrimination subie par les parents lorsque vient le temps de louer un appartement et que la plupart du temps doivent cacher leurs enfants avant le jour J de l'emmènagement !

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 9 août 2010 07h52
    Une héroïne
    "...l'employeur n'a pas fait la preuve que les compromis demandés par la douanière entraînaient des contraintes excessives". Des contraintes excessives, voilà ce que les employeurs laissent entendre lorsqu'on ose seulement aborder ce sujet dans les milieux de travail aux horaires atypiques. Cette femme est une héroïne premièrement parce qu'elle a eu l'estime de soi suffisante pour penser que ses besoins étaient légitimes et ce au point de porter sa cause devant les tribunaux. D'autres, combien d'autres, auraient, ont, plié l'échine devant ce qui semble être des organisations immuables auxquelles on doit se plier. Ici même, la ville de Montréal, pour ne nommer que cet employeur, en prendra bonne note je suppose.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 9 août 2010 15h21
    Quel beau pays socialiste
    On peut bien donner 50% et plus de notre salaire en taxes et impôts.

  • Denise Bureau
    Abonnée
    lundi 9 août 2010 19h40
    Bravo Madame Johnston
    Bravo pour votre persévérance. Comme j'aimerais avoir une famille aujourd'hui. Je suis maintenant retraitée et je n'ai eu qu'une fille dans les années 70. Il était impensable d'avoir une carrière et une famille. Les femmes étaient punies d'avoir des enfants, même avec un mari aidant. Les congés de maternité n'existaient pas et les promotions n'étaient pas pour les mères de famille. Nous n'avons pas fait d'enfants mais maintenant il faut ouvrir nos portes à toutes sortes d'immigrants même des indésirables. Bravo pour les mères d'aujourd'hui.

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