mardi 7 février 2012 Dernière mise à jour 23h57
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Que serait le monde sans le mensonge?

Lise Payette   30 juillet 2010  Actualités en société
Le cynisme qui nous afflige n'est pas né tout seul. Plus cyniques que nous, les citoyens, il y a ceux qui nous dirigent et qui nous mentent effrontément en invoquant tous les prétextes qu'on peut imaginer: la sécurité de l'État, les relations internationales, la protection de nos troupes armées et même la défense de nos valeurs sociales et culturelles. Les milliards de dollars ne manquent jamais quand ces objectifs sont en jeu. On s'achète des espions, on tue des civils quand on veut, on camoufle la corruption chez nos étranges alliés et on l'encourage si elle sert nos propres fins, on ramène les cadavres de nos enfants, on les couvre d'un drapeau canadien et on fait semblant que leur mort va servir à construire des écoles où on sait déjà que d'autres enfants n'auront jamais la liberté de mettre les pieds. Notre cynisme est proportionnel à leur capacité de nous mentir.

La vérité vient de nous éclater en pleine face. 90 000 pages de documents secrets, concernant la guerre en Afghanistan, viennent d'être rendues publiques grâce à Wikileaks, qui existe depuis 2006 et qui s'applique à divulguer les petits et grands secrets des États du monde qui préfèrent opérer dans l'ombre. S'il est impossible de connaître ce qui se discute au G8 ou au G20 en plein jour (nous venons d'en avoir un exemple à Toronto), imaginez ce qui peut se discuter quand il n'y a ni journalistes ni caméras. Ce que nous pouvons soupçonner n'est probablement que la pointe de l'iceberg. Le reste nous est inconnu à moins d'une fuite comme celle qui vient de se produire.

Après son passage en politique, Françoise Giroud, ministre française, avait écrit que son président de l'époque Valéry Giscard d'Estaingt disait régulièrement: «On ne peut pas dire cela au peuple». Jugeant sans doute le peuple incapable de bien comprendre les enjeux, estimant qu'il ne fallait pas mettre la vérité vraie entre toutes les mains, il déterminait, avec ses proches conseillers d'abord, puis devant ses ministres, quelle vérité il croyait que le peuple pouvait comprendre ou même supporter. Cette vérité fabriquée par le président devenait la vérité vraie, celle que les politiques devaient endosser et transmettre à la population. Le mensonge officiel était ensuite livré à la population, mais à ce stade, il n'avait probablement plus grand-chose à voir avec la vérité.

Françoise Giroud, dans ses écrits, défendait plutôt que le peuple avait droit à la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Elle était consciente des risques que ça pouvait comporter, mais elle croyait qu'il était essentiel que les citoyens soient vraiment informés pour remplir leur rôle de citoyen. Elle n'a pas trouvé beaucoup d'appuis dans les rangs des politiciens, ni de son époque, ni de maintenant. La vérité n'est pas considérée comme un atout favorable dans les milieux politiques en général. Tout le monde ment: en français, en américain, en anglais, en allemand, en canadien et même en québécois. Le gouvernement du Québec, que nous avons le loisir d'examiner de plus près encore, nous paraît souvent comme en train de s'étouffer dans ses mensonges. Nous le savons tous. Nous nous rebiffons de temps en temps. Jamais assez pour forcer le changement d'attitude des politiciens qui préfèrent en beurrer assez épais pour que nous ne puissions jamais nous y retrouver.

Le gouvernement canadien, sous la gouverne de Stephen Harper, cultive le secret en tout, histoire de détruire la moindre velléité d'opposition à ses petits et gros projets qu'il ne veut discuter avec personne. Il veut tout contrôler sans avoir de comptes à rendre à personne. Il a beaucoup joué la carte de «la guerre en Afghanistan n'est pas une vraie guerre, mais plutôt une mission humanitaire qui consister à libérer les femmes afghanes et à permettre aux petites filles d'aller à l'école». Le gouvernement canadien ferme les yeux sur la corruption, sur l'exportation colossale de drogue qui se fait de l'Afghanistan, sur le mariage forcé des petites filles prépubères qu'on vend à de vieux dégoûtants qui ont les moyens de les acheter, sur le rôle plus que douteux du Pakistan dans ce grand jeu du mensonge, sur la mort inutile de jeunes Canadiens qui rentrent dans des cercueils. À ce jour, il continue de regarder ce spectacle en jouant les Ponce Pilate.

À force d'être le dindon de la farce, le citoyen finit par développer du cynisme ou, si vous préférez, il apprend à se méfier. Ça en fera un citoyen moins manipulable, car il aura développé des défenses qui lui permettront de cesser de croire tout ce qu'on lui dit et il apprendra à se faire sa propre opinion. Quand il aura compris que «réfléchir par soi-même» est un bien beau passe-temps, les politiciens vont devoir cesser de lui raconter des histoires qui ne tiennent pas debout.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 30 juillet 2010 06h29
    Dangereux comme un peuple qui sait
    Votre connaissance de la politique "de l'intérieur" est un atout précieux pour une chroniqueuse et donne beaucoup de crédibilité à ce que vous dites des politiciens. L'état de gangrène que vous décrivez sans filtre rose donne tout de même froid dans le dos. Mais si telle est la vérité, mieux vaut la savoir, c'est le début de la sagesse... et du pouvoir. Car comment s'en prendre à un monstre sans visage, à la réalité impalpable? Je viens de comprendre pourquoi on nous cache la vérité.

  • martin grenier
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 06h31
    Lise
    Que J'aime lire Lise payette on sent une ecriture bien pensée une vérité on commence et on veut voir la fin
    J'aime lise

  • James Dean
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 06h35
    elle a dit la vérité
    Quand Pauline Marois a dit et je la cite: "je me suis retiré de la réunion au conseil des ministres lorsque quelqu'un a suggéré de nommer Claude Blanchet président de la SGF" alors cette femme a dit la vérité. Comment cette femme aurait-elle pu nous mentir ainsi ? Les femmes en politique, ne mentent jamais.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 30 juillet 2010 07h37
    Le mensonge érigé en système...
    Nous avons avancé, puisque maintenant nous avons la certitude qu'on nous ment. Nous nous en doutions bien, mais pas de preuves.

    C'est là l'un des rares avantages de la mondialisation et d'internet qui permet aux citoyens de savoir et de se faire une opinion personnelle.

    Tous de grands démocrates...!!!

  • Guatou
    Inscrite
    vendredi 30 juillet 2010 07h55
    Le monde sans mensonge?
    Que ferait Mr. Harper sans mensonge ? Sans doute qu'il n'aurait plus rien à dire.

    Mensonge = corruption toujours au détriment de la population pauvre et moyenne.

    Et que dire de mr. Charest et son gouvernement????

    Bravo mme Lise Payette.

  • Michel Lévesque
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 09h04
    Et j'ai très hâte!
    Je m'attends donc, à lire la semaine prochaine, tout ce que le P.Q. nous a caché pendant que vous étiez ministre.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 09h05
    La ''vérité'' des journalistes
    Il est évident madame Payette que les politiciens nous mentent et nous cachent pleins de choses. Mais, ce qui est moins évident, c’est que les journalistes, sous le parapluie de la transparence, du droit à l’information, nous mentent aussi.

    Les journalistes nous mentent en nous présentant une information ponctuelle, partielle, et bâclé par les heures de tombées.

    Alors, ou est la vérité, Madame Payette ?

    La vérité est-elle chez les gouvernements élus démocratiquement qui essaient avec sa fonction publique de mettre en œuvre des stratégies à court, moyen et long terme pour amener le pays à bien ?

    Ou, la vérité est-elle chez les journalistes non élus qui essaient avec des bribes d’informations partielles, souvent pris hors contexte, de faire rapidement du sensationnel pour vendre des journaux ?

    Elle est ou la vérité, Madame Payette ?

    JL

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 09h11
    S'ils disaient la vérité...
    Si les politiciens disaient la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, eh bien, la plupart de ceux-ci ne franchiraient même pas la ligne de ...départ pour être élus. Je vous le jure !!!

    Être politicien est devenu, au fil de l'évolution (sic) de l'Homme, le deuxième plus vieux métier du monde. La première place étant déjà occupée par un autre ...qui lui ressemble étrangement. Qu'on appelle cela être roi, empereur, dictateur, pharaon, pape, tribun, courtisan, ambassadeur, président, député, ministre ou premier ministre...

    Merci, madame Payette, pour votre lucidité et pour votre langue qui n'est manifestement pas ...de bois.

  • phamose
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 09h42
    Que serait le Monde sans mensonge?
    Dans Le Déclin de l'empire américain, le personnage de Rémi dit: "Le mensonge est le ciment du mariage". La vérité n'a jamais été l'apanage des humains, à tous les niveaux. Les politiciens ne sont que le reflet d'une race qui n'a pas encore osé se regarder en face et accepter la vérité toute crue.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 09h55
    La peur du changement
    ...ne me dites pas que nous nous sommes fendus en quatre pendant 10 ans pour offrir une alternative honnête à nos concitoyens.

    La problème avec les électeurs et les électrices, c'est qu'ils sont victimes de leur propre conservatisme, qu'ils dénoncent, et qu'ils contribuent pourtant à remettent en place à chaque foutue d'élection.

    Et cause de quoi ?

    À cause de la peur du changement.

    On préfère vivre dans une merde que l'on connait bien, plutôt qu'avec des améliorations dans lesquelles on a jamais vécu.

    C'est comme un aveugle qui préfèrerait rester aveugle, parce qu'il a peur de l'opération ou même de voir la lumière.

    Les gens mêlent stabilité et sécurité.

    La pollution progresse de manière très stable et ne nous sécurise pourtant en rien.

    Mais, voulez-vous bien me dire ce qu'on a tant à risquer, quand on est témoin des aberrations politiques dans lesquelles on baigne tous les jours ?

    Cette guerre est une autre bonne raison de sortir de ce Canada devenu aussi guerrier et belliqueux que les autres.

    Combien de fric le Canada a-t-il à ce jour ponctionner des programmes sociaux : pauvreté, logements, éducation, santé etc. pour l'engloutir dans la guerre et l'armement ?

    J'aime autant ne pas trop y penser..

    Ça me fout les bleus.

    Mais il demeure qu'Internet va sans doute beaucoup contribuer à changer les choses par une meilleure démocratisation de l'information et de l'éducation.



    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 10h09
    Guerre et mensonge
    Nous savons qu'en guerre, la vérité est la 1ère victime... Or le Gouvernement Harper fait de la politique une guerre contre tous ses adversaires. Les Fédéralistes du Québec ont avoué faire la guerre aux "séparatisssses". Heureusement qu'il existe encore des journalistes honnêtes mais ils risquent d'être les prochaines victimes de cette guerre contre la vérité....

  • Pier-Luc Lampron
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 10h11
    Sur l'autonomie de la réflexion politique
    “[Le citoyen] aura développé des défenses qui lui permettront de cesser de croire tout ce qu'on lui dit et il apprendra à se faire sa propre opinion.”

    S’il est vrai que la réflexion autonome est indispensable en démocratie, elle n’est malheureusement pas une condition suffisante pour exercer avec soin son esprit critique ; car l’autonomie de la réflexion peut facilement donner lieu à n’importe quel débordement si elle n’est pas contenue dans l’étroite limite du raisonnable.

    Il suffit en effet de parcourir l’internet pour s’apercevoir qu’un grand nombre de citoyens, sur la base même de l’idée selon laquelle les politiciens mentent, imaginent une quantité faramineuse de théories du complot qui ont le bénéfice d’expliquer les événements sociopolitiques les plus divers, allant parfois même jusqu’à les unifier par une cause unique ; des théories qui peuvent dans certains cas s’avérer exactes mais qui bien souvent n’ont pas le bonheur de pouvoir être réfutées par un aucun événement qui puisse être concevable. On se retrouve alors devant une théorie hautement hypothétique sinon improbable mais qui résiste à toute tentative de falsification et qui, en raison même de sa capacité à réduire en poussière toutes les objections qu’on lui adresse, nous est présentée comme étant absolument véridique. L’ennui c’est que l’irréfutabilité d’une théorie du complot, loin d’être un gage de sa véracité, compromet plutôt sa validité ou sa valeur historique.

    Pour éviter ce piège, lorsque le citoyen se construit une hypothèse visant à expliquer par-delà les raisons officielles une décision ou un événement politique, celui-ci doit pouvoir concevoir au moins un événement ou une information qui pourrait infirmer cette hypothèse. Ainsi, il faut s’accorder en toute honnêteté et en toute humilité le droit de se méprendre en pareille matière.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 10h30
    Le paradigme Harper
    1.- La guerre en Afghanistan est un crime. Et la guerre en Afghanistan est inutile car on ne changera jamais la mentalité des fous de Dieu.

    La guerre en Afghanistan a coûté quelque 25 milliards de $, donc à peu près 5 milliards de $ provenant des impôts des Québécois siphonnés à Ottawa.

    2.- Avec son culte du secret, M. Harper méprise la démocratie.

    3.- Avec son comportement en Chambre, M. Harper méprise le vrai parlementarisme qui exige la concertation entre tous les députés du Parlement, quelle que soit leur allégeance de parti.

    4.- De plus en plus, on se rend compte que le Québec n’a rien en commun avec ce Canada sclérosé, théocratique, d’extrême droite.

    “Vous êtes pas tannés de mourir, bandes de caves?”

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 10h39
    La gauche et les écolos
    Ils me font bien rire ces gauches et ces écolos. Avec leur petit air supérieur, leur petite façon de présenter les choses, comme si eux possédaient LA VÉRITÉ et les autres étaient stupide de ne pas comprendre, de ne pas suivre.


    Ils parlent d’ ‘’ améliorations dans lesquelles on a jamais vécu ‘’; quand la réalité est que ces gens n’ont rien de concret à offrir. Strictement rien.

    Tout n’est évidemment pas mal chez la gauche et les écolos. Ils ont un rôle de sensibilisation et de promotion des valeurs sociales et écologiques.

    Mais, qui peut être contre la justice sociale et la sauvegarde de notre planète ? Tant qu’à moi, pas grand monde.

    Tout est dans la façon d’atteindre ces buts. La gauche et les écolos n’ont rien à offrir dans la façon d’atteindre ces buts …

    JL

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 10h49
    Propagande
    Le mensonge en politique s'appelle propagande et la propagande est utile pour obtenir des votes et pour s'assurer que le bon peuple ne se rend pas compte des p'tites vites qu'il se fait passer. Ces manipulateurs connaissent les points faibles de la population et passent les messages d'une manière qu'ils orientent l'opinion publique selon leurs intérêts. Les conservateurs sont devenus experts en propagande et l'incident du recensement long en est un autre exemple alors que le prétexte qu'ils utilisent ne peut pas être plus faux: nous demander combien de chambres à coucher dans notre maison serait une intrusion dans notre vie privée... alors que ce renseignement se trouve à plusieurs endroits, de la municipalité jusqu'à la multinationale qui a une hypothèque sur l'immeuble.

    Si on analyse bien le discours conservateur on va trouver une foule d'exemple de faussetés qui servent de propagande dans l'espoir d'obtenir une majorité et de diviser l'opposition. Ils sont très sophistiqués dans le mensonge et jusqu'à présent ça fonctionne. Il faut espérer que des billets comme le vôtre, Mme Payette, vont aider les citoyens à voir clair dans ce jeu des politiciens et séparer la propagande de ce qui est vrai.

  • Jipim
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 10h51
    La vérité...
    La vérité…?

    Ce serait tellement plus simple si on nous disait la vérité, oui. Mais ça ne pourra se faire tant que les gens ne l’exigeront pas, ne manifesteront pas leur mécontentement devant le mensonge. Tant que les gens se sentiront rassurés par de pieux mensonges, on n’en sortira pas. Et Dieu sait à quel point nous avons été pieux. Ce que les gens veulent, ici comme ailleurs, c’est être rassurés. Ils le savent bien ces grands manipulateurs. Et arrêtons d’accuser les média, même s’ils ont une certaine responsabilité dans la diffusion de ces mensonges, c’est à nous de réagir sans avoir à attendre que les preuves soient déjà là avant de demander une commission d’enquête, par exemple…

    Difficile de sortir de ses habitudes, ça fait tellement longtemps qu’on nous ment. Mais il y a quand même de l’espoir. On a bien fini par se sortir de l’emprise de l’Église, pourquoi pas des gouvernements menteurs et irresponsables? Faudra bien qu’on finisse par apprendre à penser par nous-mêmes et avoir confiance en nous. Y arriverons-nous? Ça commence à presser…

  • letight
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 11h13
    De quoi parlez-vous M. Lafond?
    Mais de quoi parlez-vous? Pourquoi vous en prendre ainsi à la gauche? Mme Payette parle du mensonge en politique sans égard à la gauche et la droite. Vous semblez prendre pour acquis qu'elle sous-entend que le mensonge est une caractéristique de la droite seulement. Ce n'est pas ce que Mme Payette écrit. Mais vous vous sentez attaqué comme si vous admettiez que ce mensonge est une nécessité pour la droite. Recentrez-vous sur le sujet et laissez, s.v.p., votre haine de la gauche de côté.

  • Sylvain Parayre
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 11h22
    Réflexion sur le mensonge
    "On n'a jamais menti autant que de nos jours. Ni menti d'une manière aussi éhontée, systématique et constante. On nous dira peut-être qu'il n'en est rien, que le mensonge est aussi vieux que le monde, ou, du moins, que l'homme, mendax ab initio ; que le mensonge politique est né avec la cité elle-même."
    Alexandre Koyré
    http://aejcpp.free.fr/articles/koyre_mensonge.htm

  • Dr.Safwat Ayoub
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 11h23
    Machiavel ne paie pas..
    Lise Payette a mis le doigt sur la plaie. Il va sans dire que certaines qualites de base sont indispensables aux politiciens, et, d'autant plus aux diplomates ainsi qu'aux bureaucrates. Je veux parler du tact, de la discretion, de la prudence, de la capacite' de garder un secret, de la possibilite' aussi de pouvoir rapporter exactement, sans les deformer ou de les enjoliver, les propos qui leurs sont tenus. Faut-il de plus etre intelligent ? Je pense, a un certain degre', pouvoir repondre affirmativement a cette question, quoique la definition meme de l'intelligence soit difficile a donner et que le tact, la discretion, l'exactitude auxquels je me referais font deja partie de l'intelligence. Tant la politique que la diplomatie, exigent egalement la loyaute', et le courage de dire la verite'. Tous les bons auteurs nous ont dit et repete' que dans ce domaine, le mensonge et l'intrigue, prones par Machiavel, ne paient pas. A partir du moment ou un politicien, un diplomate ou un bureaucrate a trompe' ses interlocuteurs il est clair qu'il a perdu son credit et, par consequent, son utilite'. Safwat Ayoub, Ph.D. ancien ambassadeur.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 30 juillet 2010 11h26
    Alors que vous...
    monsieur Lafond, c'est évident que vous avez tout à offrir. Des exemples?
    Pour ce qui est de posséder la vérité, il me semble que vous avez exactement le profil qu'il faut pour être un excellent gauchiste selon vos propres critères.

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 11h42
    Ommission
    Et qui propage ces mensonges ?

    Où sont les médias dans votre analyse ?

  • Helene Bouchard
    Abonnée
    vendredi 30 juillet 2010 12h16
    Question?
    Au delà des opinions politiques , croyances etc.
    J'aime bien lire que si je ne suis pas de l'opinion de X, il y a un problème et que je suis une victime de je ne sais pas trop quoi. Un virus, une déformation du cerveau, une infirmité, un manque au niveau de mon développement personnel? une névrose ou une psychose ...aucune idée . Il doit y avoir quelque chose qui cloche au niveau de mes neurones pour ne pas être de la même opinion que X et penser différemment ou ne pas vouloir prendre le même chemin.
    J'espère que ça se soigne ou ai-je besoin d'une lobotomie? Une psychanalyse peut-être à cause de ces peurs?

  • Socrate
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 12h47
    Ponce Pilate
    Qu'est-ce que la vérité? Ponce Pilate

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 30 juillet 2010 14h00
    Le véritable changement
    Monsieur Lafond,

    Je faisais surtout appel au «changement».

    D'ailleurs, je ne sais pas trop de quoi vous pouvez bien vous plaindre.

    La droite est partout ! (avec les beaux résultats qu’on connaît !).

    Elle dispose autant du pourvoir économique que du pouvoir politique..

    Ceci n'est pas tellement étonnant d’ailleurs...

    Avec le fric, qu'est-ce qu’on ne peut pas se payer hein ?

    Même la démocratie devient monnayable.

    On se paye des autant des pancartes que des médias...

    Que des politiciens ou des fonctionnaires …

    C’est-ti pas beau la droite et la concentration du capital !!

    Je le redis, la droite est partout et depuis belles lurettes avec toutes ses dérives autant économiques, écologiques que sociales.

    Elle a même tenté de se faire passer pour le changement et le renouveau sous l’ADQ !!

    C’est pourquoi je crois si fermement que le véritable changement ne pourra ne venir que de la gauche, puisque la droite ne se bat que pour une chose : le cash et la déresponsabilisation de l’État au profit des entreprises.

    Et il me semble que ce film-là… On commence à l’avoir assez vu !

    Laissons dons une chance aux autres de montrer de quoi ils sont capables.

    Ne serait-ce pas là que justice et équité ?



    _______________________

    Christian Montmarquette


    « La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’État démocratique lui-même ; ce qui, fondamentalement, est le fascisme».

    - T. Roosevelt


    « Tout pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument.»

    -Lord Acton

    .

  • emeri
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 13h59
    Les vérités
    @Jean Desjardins. Oui, en effet, je crois Madame Marois lorsque
    affirme avoir quittée le Conseil des ministres lorsque l'on a discuté
    les émoluments de son maris. Je la crois parce quelle est honnête et
    aussi parce qu'il y avait une flopée de témoins.
    Mais il ne faut pas croire que toutes les ministres font de même.
    Comme exemple il s'agit de mettre sur la place publique les décla-
    rations de plusieurs Ministres du parti libéral en poste actuellement.
    C'est tout simplement honteux.
    Et, pour un, j'ai une hâte fébrile aux prochaines élections alors que
    tout ce monde se fera battre pour être remplacé par le PQ
    qui fera l'indépendance de notre Québec.
    Réjean Grenier.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 14h07
    À M. / Mme. Letight
    Mon écrit était plus ou moins une réponse au commentaire de Monsieur Montmarquette dans cette tribune. Sachez, que je ne haïs pas la gauche. Comme j’ai dit, je pense que la gauche a une certaine utilité. Mais je pense aussi que la gauche est souvent arrogante, décroché, et même nuisible pour l’atteinte des objectifs qui sont souvent commun entre la gauche et la droite. Aussi, je ne doute pas de la sincérité de la gauche. Je doute seulement de son efficacité.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 14h18
    À Madame France Marcotte
    En effet Madame. J'encaisse avec humilité votre point. Quand on dit ''tirer dans la cible'', votre commentaire est un excellent exemple ... Au Plaisir, JL

  • real@realo.ca
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 14h31
    N'espérer rien
    ««Quand il aura compris que «réfléchir par soi-même» est un bien beau passe-temps»» Le peuple ne veut pas ça. Le peuple, il veut son fric et ne pas penser. Le peuple n'est pas du tout intéressé par la vérité , c'est trop compliqué. Et non, on ne s'en sortira pas. Des gens comme Jacques Lafond y'en a plein . Vous n'avez qu'à écouter les radios populistes. Ce n’est pas vrai que le peuple est intéressé à la vérité. Pourquoi Jacques Lafond dit que la gauche ne propose rien? Il n'a jamais entendu Amir Kadir qui ne cesse de proposer des solutions concrètes? Oui il a entendu, mais il préfère dire des faussetés banales, à ce point, la mauvaise fois, c'est un choix!

  • ARKA777
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 14h58
    un outil dépanneur
    A partir de mes observations professionnelles et, de mes epériences personnelles, le mensonge est le moyen ultime utilisé quand une personne (sensée) est dépassée, donc ignore quoi penser et quoi faire. Le mensonge devient la méthode facile pour acheter du temps, et instaurer la confusion chez l'autre. Son contraire, la vérité, Elle, il faut la chercher en risquant de l'utiliser quand on sent qu'on est alignée avec sa conscience. Les milieux politique et financier semblent s'en être délecté au point où ses membres le trouve normal dans leur pratique.... Mais les gens semblent encore s'attendre au respect, à la franchise....

  • martin morissette
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 16h55
    Manifeste d'un cynique
    Merci Mme Payette pour votre texte bien corsé. À tous les utopistes qui croient au changement du peuple je leur dis :

    1- D'après un étude récente, 1 personne sur 2 au Québec a de la difficulté à comprendre un texte écrit simple
    2- Les médias et les politiciens n'ont pas besoins de convaincre tout le monde mais juste assez de personnes influencables (voir point no. 1) pour travailler en paix.
    3- Il faut bien quelqu'un pour les élire ces menteurs alors nous avons le gouvernement que nous méritons

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 17h20
    @ M. Réjean Grenier.
    De grâce, veuillez ne pas me confondre avec le pseudonyme 'James Dean' dont le propos m'apparait manifestement 'orienté'.

    Mon propos sur le 2e plus vieux métier du monde ne visait aucunement madame Marois pour laquelle j'ai le plus grand respect. Il visait surtout cette classe de politiciens tricheurs, menteurs et obsédés du jet set politique qui s'est hissée dans divers types de pouvoirs aussi bien au Québec qu'au Canada, au fil des ans. Quelques exceptions, bien sûr. Mais seulement des exceptions, pour notre plus grand malheur. Et ce, tous partis confondus, ne nous trompons pas !!!

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 18h52
    Si ça vous intéresse
    Si vous voulez la vérité, ne regardez pas le téléjpurnal de Radio-Canada ni RDI et ignorez les éditoriaux de la La Presse - la Pratteda -. C'est tout à fait déplorable.

    Les médias à Péladeau et le Devoir sont plus fiables, Il y a plusieurs médias de France et d'ailleurs très intéressants.

    Surtout consultez Internet avant que les "robocops" en tout genre ne se l'approprie.

  • André Loiselet
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 22h35
    Khadir, pour faire changement
    Je ne veux pas faire de politique mais je sens un vent de fraîcheur chaque fois que M.Khadir s'exprime. Aucun carriérisme chez cet amant de la vérité, jusqu'à ce jour. Il risque d'ailleurs souvent son poste en ne se taisant point.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 30 juillet 2010 23h08
    À monsieur Lafond.
    C'est vrai que la politique et le journalisme peut conduire quelqu'un à signer tout comme Faust, un pacte avec le diable. Ne pas généraliser, il peut y avoir du bon journalisme comme il peut y avoir du bon politicien. Mais, en suivant le texte de madame Payette, nous sommes en train d'apprendre à faire le discernement dans tout ça.

    Le plus triste, c'est que dans l'état des choses, nous nous méfions aussi les uns des autres quand vient le temps de travailler ensemble sur des projets. Est-ce parce que nous sommes inspirés en regardant ce qui se passe en haut?

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 10h52
    Le mensonge
    Juste un exemple près de chez-nous. Charest a dit qu'il ne voyait jamais la liste des candidats à des postes de juge. Le lendemain, sa ministre de la Justice dit le contraire. Charest ne réagit pas et les médias et la population non plus. Triste !

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    samedi 31 juillet 2010 12h04
    @Marc Tremblay
    Pour étoffer votre exemple, à quelle liste faites-vous donc référence...!

    Il y a la liste des candidats qui se présentent devant le jury de sélection puis celle, en bout de ligne, des candidats retenus par le comité de sélection, à la fin du processus de sélection, et qui est déposée auprès du ministre de la justice pour le choix final.

    Encore des ouï-dire, sans doute, comme à l'accoutumée!

  • Remidam
    Inscrit
    dimanche 1 août 2010 05h02
    La plus grande menteuse
    En 2000, la palme de la plus grande menterie revient à Louise Harel qui nous a enfoncé dans la gorge la loi sur les fusions forcées en nous promettant le paradis. Depuis, mes taxes ont doublé.
    Depuis décembre 2000, j'ai arrêté de croire aux mensonges du PQ et je ne veux surtout pas donner mon vote à ce parti qui a perdu toute ma confiance.
    Le deuxième plus grand menteur est Jean Charest qui nous a promis la défusion et qui a fait des entourloupettes pour ne pas que ça se réalise, dont le 60% des gens inscrits sur la liste qui devaient voter. Depuis, en 2008, seulement 57,8% de gens ont voté pour élire le gouvernement de Charest, le plus corrompu de l'histoire du Québec. Si on prend la règle sur les défusions, le gouvernement actuel est illégitime.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 1 août 2010 09h31
    La liste
    La liste des candidats à des postes de juge est examiné par le P.M.; c'est ce que la ministre de la Justice a révélé, démentant ainsi les affirmations de son patron.

    Je me demande comment se sentent les admirateurs de Charest lorsqu'on martèle régulièrement que l'actuel gouvernement est le plus corrompu de l'histoire du Québec. J'imagine qu'ils se disent que ce ne sont que des allégations sans fondement. Mais le peuple n'est pas dupe.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 1 août 2010 10h12
    La liste et le pire...
    Monsieur Tremblay pose une excellente question.

    Cela me rappelle une chronique récente de Pierre Foglia concernant la pollution par le bruit. Je le cite, cette même réflexion s'appliquant parfaitement à la pollution par le mensonge : "Le pire est-il le bruit ou bien, le silence de ceux qui ne l'entendent pas ?"

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 1 août 2010 18h12
    Le silence
    " Qui ne combat pas le mauvais nuit au bon ". Cette phrase d'un auteur anonyme témoigne d'un principe en jardinage. Il s'applique à tous ceux qui baissent les bras face au mauvais dans tous les secteurs d'activités de la société.

    Ça me fait penser à une déclaration de Naomi Klein, une apôtre de l'altermondialisation qui disait qu'à Toronto, la vraie scène du crime n'était pas dans la rue mais dans la salle de réunion des représentants du G-20. Que ceux qui ont des oreilles entendent.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 1 août 2010 20h39
    À Jean Desjardins:
    Le plus vieux métier du monde?

    Vous êtes dans les prunes! Je le pensais depuis longtemps, que ce n'était pas celui qu'on prétend, et sur un autre forum, consacré aux problèmes financiers de M. Julien et de ses entreprises en faveur des enfants déminis et hypothéqués, quelqu'un a justement fait mention que le plus vieux métier du monde c'était parent, ou peut-être mère, plus précisement. Évident!

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 1 août 2010 23h20
    @ Celine A. Massicotte.
    Vous avez bien raison.

    Avant de parler du métier de la prostitution ou du mensonge, il faut bien que cela soit précédé du métier de parent ou de mère (ou de père) de quelqu'un. Aussi futur vendu ou futur menteur que ce quelqu'un soit en puissance s'il ne reçoit pas tôt dans sa vie les balises d'une éthique élémentaire !!!

    N'en reste pas moins que la mère (ou le père) ou le parent font souvent leur maudit possible et que la responsabilité incombe finalement à la progéniture qui doit malgré tout ...s'assumer dans ses choix, aussi gênants ou discutables soient-ils. En ce sens, le bon docteur Julien aide les enfants démunis à s'affranchir de leur hypothèque parentale et à se distancier de cette complaisance crasse qu'on retrouve trop souvent envers nos élites de carrière ...et menteurs d'aujourd'hui. Parfois avec succès, parfois avec échec.

    Finalement, quelles que soient nos origines, on a quelque part le choix de devenir qui on est. Avec plus ou moins d’efforts. N’est-il pas ?

  • Micheline Gagnon
    Abonnée
    lundi 2 août 2010 08h27
    Petite rectification, la ministre Weil n'a pas dit que les ministres et le premier ministre pourvaien voir la fameuse liste
    Voici un extrait paru dans Cyberpresse, qu’on ne pourra accuser d’être des méchants pkisssss (noter que les propos de Nathalie Normandeau ont été passés sous silence depuis) :

    «La question de l'accès aux listes de candidats dressées par les comités de sélection a quant à elle fait l'objet de nombreuses contradictions, cette semaine. Ainsi, les propos de la vice-première ministre, Nathalie Normandeau, tenus plus tôt cette semaine sur les ondes de Radio-Canada et de l'émission de Paul Arcand, laissaient entendre que c'est le Conseil des ministres qui choisissait, «en bout de ligne», les futurs juges sur les recommandations des comités de sélection. Des propos repris par l'attachée de presse de la ministre Weil et rapportés dans le quotidien Le Devoir jeudi, alors que Sarah Pilote affirmait que le Conseil des ministres avait accès aux listes des comités. Talonné à la période de questions, Jean Charest a soutenu que la personne qui avait donné cette information (à l'attachée de presse de la ministre Weil) avait erré. Une seule candidature est suggérée au Conseil des ministres, et la liste ne circule pas parmi ses membres, a-t-il martelé. Jean Charest a donc contredit non seulement l'attachée de presse de la ministre Weil, MAIS AUSSI LA... VICE-PREMIERE MINISTRE.»

    Lien pour l'article complet:
    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/laffa

    Entrevue de Nathalie Normandeau à Radio-Canada :
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/201

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    lundi 2 août 2010 11h51
    La désinformation...
    On peut faire dire ce que l'on veut à qui l'on veut.....et les journalistes qui rapportent les propos des politiciens n'y échappent pas.

  • Nelson
    Inscrit
    lundi 2 août 2010 17h32
    MME. PAYETTE, ET SI LE MENSONGE ÉTAIT LA VÉRITÉ ????
    Est-ce que nous sommes prêts à lâcher le G8, l'OTAM, la NORAD, le pétrole des pays arabes, la partie des contrats de 3.000 avions de guerre F-35 à faire, à renoncer à faire partie du 20% des pays et des gens que s'appropient du 80% des richeses de la planète,(par la force des armes si necesaire), à perdre 80% de notre marché exterieur fait avec les americains, à diminuer notre niveau de vie, et de nos programmes sociaux parmi les meilleurs dans le monde, à renoncer à notre place priviligié du marché d'armaments dans le monde, etc, etc.

    Est-ce que nous avons le choix d'agir autrement qu'en pillant et sacageant les ressources naturales des pays du "Tiers monde", en relocalisant nos industries dans des pays ou ont peut utiliser des femmes et des enfants comme des esclaves avec des salaires de misère, et en cachant la moitié de l'argent canadienne dans les paradis fiscaux, obligués par la compétition ?????

    Est-ce que nous voulons faire partie de la moitié de l'Humanité que dispose de moins de deux dollards par jour pour survivre, ou du milliard des frères et soeurs humaines qu'on faim dans ce moment ???

    Est-ce que nous avons d'autre choix que d'agir en prédateurs régis par la Loi de la Jungle, (ET DANS LE MENSONGE) ??

    CECI-DIT, J'AIMARAIS BEAUCOUP, BEAUCOUP, QUE LES HOMMES ET LES FEMMES VIVENT D'AMOUR, SANS GUERRES NI MISÈRE, PARCE QU'ON SERAIT TOUS BIEN, ET PARCE QUE SI LE MONDE CONTINUE À FONCTIONER DANS LE MENSONGE, L'HUMANITÉ NE SURVIVRA PAS.

  • Trobadorem
    Inscrit
    lundi 2 août 2010 23h49
    ...il serait un monde qui enfin, investit son temps à la révélation du meilleur qui l'habite...
    Notre potion magique?

    .....Le génie qui se trouve sur cette exceptionnelle terre du Québec...

    Notre ennemi ?

    .....Les mensonges que nous acceptons ou encore dont nous sommes inconsicents....

    Mais à une question aussi intelligente...il y a de l'espoir....

  • michel lebel
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 21h02
    Mieux vaut mentir.
    Je ne sais plus qui a dit qu'un monde sans mensonge serait invivable. Je pense que c'est hélas bien vrai. L'Homme ferait de grandes bêtises en se voyant nu. Mieux vaut pour lui de continuer à se mentir et à mentir. Nu, en pleine lumière vraie, il viendrait fou et voudrait tuer son prchain. Car il aurait trop grande honte de lui-même.


    Michel Lebel

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 08h01
    La vérité n'est pas populaire...
    Cependant il y a une mise au point:
    "Si l'on dit la vérité,
    on est certain d'être démasqué tôt ou tard" Oscar Wilde.

    C'est souvent très tard...qu'on est démasqué.
    Le domaine où l'on ment avec facilité c'est le domaine de l'HISTOIRE...
    On fait du révisionnisme, on réécrit l'histoire pour
    appuyer, démontrer, justifier une option politique.
    Actuellement en France des "historiens" recherchent
    les mensonges de l'Histoire et les supposés HÉROS
    sont descendus de leur piédestal..

    Il y a paraît-il des mensonges joyeux...la chanson de Jean Ferrat: Les imbéciles heureux l'exprime trè bien.

    Il y a semble-t-il des catégories de mensonge: demi-vérité, rumeurs, procès d'intention, restrictions mentales, condamnations sans preuves...etc...interprétations fausses...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 5 août 2010 08h08
    Différentes vérités..
    La vérité n'est pas la même pour tous...

    "LE MENSONGE EST L'ARME DES FORTS".
    MICHEL ZEVACO 1860-1918

    Très peu de gens ont le courage de leurs opinions personnelles
    ils s'ajustent à l'entourage, pour ne pas avoir de problèmes, une sorte
    de caméléons.

  • Nelson
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 00h37
    DES RAISONS D'ÉTAT, LA SECURITÉ NATIONALE, LES INTÉRÊTS SUPERIEURES DE LA NATION, ETC, ETC.
    Je me demande si nos gouvernements puissent nous dire toute la verité, dans un Monde en éternelle guerre non declaré, dans un contexte ou prime La Loi de la Jungle, ou toutes les pays du monde sont en competition les uns avec les autres.

    Quand nous savons que les deux guerres mondiales on eu comme cause principale la dispute pour le contrôle du pétrole;

    Quand nous savons que le Monde se divise présentement en deux bloques que se disputent le control economique et militaire, l'Occident et le "Groupe de Shangai", en faisant partie de cette dernier, La Chine, la Rusie, l'Iran, et comme observateur, l'inde;

    Quand nous savons que 60% du petrole de la Planète est dans les pays arabes, et que le pétrole est encore le 80% de l'énergie du Monde,et pour les prochains 50 ans,

    Quand nous savons qu'en Ahganistan il y des trillions des dollars en litium, cuivre, or, uranium, fer, aluminium, etc, etc, et qu'il est situé au coeur même des pays arabes producteurs de pétrole, ce que permet à l'Otam controler et les extremistes qui pourraient détruire le pétrole (indispensable au mode de vie occidental) et s'emparer des armes atomiques en Pakistan, et en plus, s'assurer que le pétrole continue a couler vers nous, l'occident, les pays de l'Otam, (les liders du Monde actuel), et non vers nos competiteurs, la "Gang de Shangai":

    Quan nous savons que le Conseil de Securité des Nations Unies du Monde entier est formé par La Chine et la Rusie, les États Unies, l'Anglaterre et la France, ce qu'est la preuve la supremacie de deux bloques dans le Monde;

    Tout ça pour dire comment le monde m'apparait complexe et dangereux, et comment nos dirigeants ont vraiment besoin de ne pas dévoiler tout leur jeu estratégique, tactique, diplomatique, geo-politiques et militaire, POUR DES RAISONS SUPERIEURES DE L'ÉTAT.

    Évidement, nos élus, nos deputés et senateurs, nos ministres et Premiers Ministres, se doivent DÉFENDRE HONNÊTEMENT LES INTÉRÊTS DES CITOYENS ET DU PAY

  • Jacques Brassard
    Abonné
    vendredi 6 août 2010 16h08
    Taisez cette vérité que je ne saurais entendre
    Pour l’homo sapiens, la vérité nue est indécente.
    L’homo sapiens s’habille et habille sa pensée.
    À tous les niveaux, le commerce (et les relations qu’il oblige) habille la vérité, la maquille.

    Le prix qu’a payé l’épicier ne nous importe peu, pourvu que le prix qu’il nous demande convienne à notre bourse.

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 16h31
    D'un prétendu droit à l'obscurantisme politique (partie I)
    N'est-il pas navrant de lire certains individus tentés de défendre un prétendu «droit de mentir»? Défendre le mensonge en tant qu'«arme des forts», et donc le droit de faire passer mensonge pour vérité, mène à une logique bien subjective, pour tout dire aussi relativiste que dissolue, et dans une confusion bien pire, donc, qu'équivoque: tout humain vivant n'a-t-il pas une tête? De quel droit un humain peut-il prétendre à la vérité en disant d'un autre vivant: «il est vrai qu'il n'a pas de tête»? Et ce prétendu droit offre évidemment la possibilité pour deux individus se croyant également forts de mentir dans des orientations contraires. Cela mène inévitablement à la guerre...

    De même défendre le mensonge sous prétexte d'apologie patriotique. Car celui qui légitime le mensonge et qui en fait un droit, il l'établit aussi symétriquement pour son adversaire. Autrement, il est traître au droit. Du coup, le «droit de mentir» nous place dans une faiblesse stupide à peine dicible: que le plus perfide gagne... Dans un combat ainsi effectué, le vaincu ne mérite-t-il pas davantage la victoire que le vainqueur qui triche? Cela ne conduit-il pas précisément au modèle de société habité par l'immoralité, modèle qui donne à l'utilité immédiate priorité surtout, voire sur tout, modèle où tout le monde est l'ennemi de tout le monde et trahit tout le monde, de quoi mener toute chose publique, voire l'humanité, à sa perte...

    Comme le meurtre, le mensonge n'est pas un droit, car il n'est pas universalisable à l'humanité. Le droit de connaître la vérité l'est par contre et c'est pour cela que la liberté de presse importe tant.

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    vendredi 6 août 2010 17h02
    D'un prétendu droit à l'obscurantisme politique (partie II)
    D'ailleurs, pour un scientifique ou tout autre sincère amoureux de la vérité, n'est-il pas possible que le mensonge politique le plus exemplaire, la plus belle fuite dans l'au-delà du réel et de l'austérité des choses soit «dieu»? Et de fait, voilà possiblement où mène le «droit de mentir»: la distorsion des faits empiriques et la guerre des dieux... Et d'où est issue la licence de ceux qui tuent des innocents pour leur paix...

    Le prétendu «droit de mentir» mène à la guerre des orgueils de domination, à la guerre des dieux au détriment de l'innocence humaine et, plus généralement, au détriment de la Biogée... Ce type de constat n'est pas étranger aux propos de Michel Serres où il décrit de la sorte la toile «Hommes se battant avec des bâtons»:

    « Une couple d'ennemis brandissant des bâtons se bat au beau milieu de sables mouvants. Attentif aux tactiques de l'autre, chacun répond coup pour coup et réplique contre esquive. Hors le cadre du tableau, nous autres spectateurs observons la symétrie des gestes au cours du temps: quel magnifique - et banal - spectacle!
    Or le peintre - Goya - enfonça les duellistes jusqu'aux genoux dans la boue. A chaque mouvement, un trou visqueux les avale, de sorte qu'ils s'enterrent ensemble graduellement. A quel rythme? Cela dépend de leur agressivité: à lutte plus chaude, mouvements plus vifs et plus secs, qui accélèrent l'enlisement. L'abîme où ils se précipitent, les bélligérants ne le devinent pas: au contraire, de l'extérieur, nous le voyons bien. » -SERRES, Michel, Le contrat naturel, Champs-Flammarion, 1992

    La boue où se battent et compétitionnent, pour la survie d'idéologies politiques monopolistiques, le «bloc» de l'est et le «bloc» de l'ouest, qu'est-ce autre que la Terre peuplée de vie (i.e. la Biogée) que nous minons pour des intérêts bien privées plutôt que de tenter de collaborer entre nous et avec elle?

  • Michel Bédard
    Inscrit
    jeudi 12 août 2010 15h53
    De d'Estaingt à Bush, en passant par d'autres.
    Rapportant les paroles de Mme Giroud... Giscard d'Estaingt disait : «On ne peut dire cela au peuple». Mme Payette écrit: "Jugeant le peuple incapable de bien comprendre les enjeux, estimant qu'il ne fallait pas livrer la vérité entre toutes les mains, il déterminait quelle vérité il croyait que le peuple pouvait (...) supporter.

    Jadis, j'ai déjà obtenu quelques confidences de ministres du PQ, dont un psychiatre, ancien responsable de la commission itinérante sur l'avenir du Québec, juste avant le référendum... Ils disaient tous la même chose que d'Estaingt «On ne peut dire cela au peuple, ça jouerait contre notre cause et les intérêts de notre parti». Le PQ lave-t-il vraiment plus blanc que les autres partis ? Michel Bédard, Fierté Montréal.

  • Raymonde Chouinard
    Inscrit
    vendredi 13 août 2010 12h39
    Autre citation....

    "La vérité est souvent une arme terriblement agressive. On peut mentir et même assassiner pour la vérité.¨ (Alfred ADLER (l870-1937) (Les névroses)

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    dimanche 15 août 2010 17h55
    Une précision s'impose...
    La citation donnée plus haut de M.Adler, un protestant socialiste, semble plutôt s'appliquer lorsque la «vérité» en question est celle à laquelle prétend le protestantisme fondamentaliste d'un Ernst Jahn [1], ou d'un George W.Bush nantis dans son néoconservatisme militaire [2] ou encore celle de l'islamisme fanatique qu'on peut trouver en germe chez une Monia Ayachi par exemple... C'est-à-dire une «vérité» essentiellement fausse, ou encore ce type de mensonge qui a eu, trop longtemps, le droit de cité dans la politique. En ce sens, la citation de Adler dit vrai: Il arrive que des fous de dieu mentent et assassinent pour leur «vérité», arme qui est souvent terriblement aggressive.

    Mais la dite citation perd en véracité lorsque la «vérité» à laquelle elle réfère est celle d'un Galilée, d'un Bertrand Russell ou d'un Albert Einstein... Qui tous les trois, par probité intellectuelle, se seraient refusés d'assassiner qui que ce soit «pour la vérité» et auraient sans doute tout fait pour s'opposer à un prétendu droit de mentir, le droit de faire passer des mensonges pour des «vérités».

    [1] On peut lire dans la Préface à la Névrose obsessionnelle: « Dans la première partie, le théologien de formation luthérienne, le pasteur Jahn, expose le point de vue de l’Église. À l'aide de citations empruntées aux Écritures Saintes, Jahn démontre la valeur universelle et éternelle de certaines vérités psychologiques et humaines. »

    [2] En 2004, en pleine campagne électorale, et pour justifier les attaques militaires de l'armée états-unienne en Irak, Bush avait lancé: « Dieu veut que tout le monde soit libre... cela fait partie de ma politique étrangère ». On se demande si les 100 000 civils irakiens qui sont morts par ses attaques faisaient partie de ceux que voulait libérer le «dieu» de Bush? Et si tel est le cas, si l'on peut donner un autre sens au mot «libre» que celui que lui donne la prédestination luthé

  • Marc-Aurèle Lachance
    Inscrit
    lundi 16 août 2010 19h27
    Le commentaire précédent a été intempestivement coupé....
    Voici sa note 2 au complet:

    « En 2004, en pleine campagne électorale, et pour justifier les attaques militaires de l'armée états-unienne en Irak, Bush avait lancé: "Dieu veut que tout le monde soit libre... cela fait partie de ma politique étrangère". On se demande si les 100 000 civils irakiens qui sont morts par ses attaques faisaient partie de ceux que voulait libérer le "dieu" de Bush? Et si tel est le cas, si l'on peut donner un autre sens au mot "libre" que celui que lui donne la prédestination luthérienne? »

    Pourquoi ai-je écrit «intempestivement coupé»? Parce que le texte publié, d'après le compteur du Devoir, fait 1927 caractères, soit 73 de moins que la limite fixée à 2000! En d'autres termes, et cela n'est pas si étranger, au fond, à la question principale: le compteur est menteur! Il n'indique pas vraiment le nombre de caractères encore publiables dans un commentaire.

    Rectifier la fonction informatique correspondante, s'il vous plaît...

    Merci de votre bonne collaboration,
    Marc-Aurèle Lachance

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
57 réactions
7 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012