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Nouveau-Brunswick - La liberté d'être qui on est

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Photo : Valérian Mazataud — Le Devoir

Après 30 ans d'égalité sur le papier, les Acadiens luttent toujours pour faire respecter leurs droits de vivre en français au Nouveau-Brunswick. Beaucoup déplorent que l'égalité des deux langues ne se traduise que par un dédoublement des institutions, mais à traitement égal, la société reste bancale.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    24 juillet 2010 08 h 08
    Le paradoxe des langues
    Un Canada unilingue est applaudit internationalement pour son bilinguisme et un Québec bilingue est condamné internationalement pour son unilinguisme !

    C’est ça le paradoxe et l’hypocrisie du plus beau pays au monde

    God bess Canada.

    JL
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  • Léonard Sauvageau - Inscrit
    24 juillet 2010 11 h 38
    Canada bilingue, Nouveau-Bunswick bilingue et Québec bilingue
    Les canadiens sont tous si fiers de se vanter à l'univers qu'ils autorisent les francophones à utiliser leur langue entre eux, mais trop peu d'entre eux se soucient d'être vraiment bilingues si ce n'est pour les besoins politiques.
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    24 juillet 2010 12 h 29
    @ Jacques Lafond 08h08
    Jacques Lafond
    ''Le paradoxe des langues
    Un Canada unilingue est applaudit internationalement pour son bilinguisme et un Québec bilingue est condamné internationalement pour son unilinguisme !

    C’est ça le paradoxe et l’hypocrisie du plus beau pays au monde''

    Ta pensée est si profonde de vérité dans cet article qu'elle doit être adoptée pour remplacer le devise de l'armorie du Québec ''Je me souviens'' donc les anglo-saxons se moquent par pures racismes!

    Voir la citation ici : En 1955, l'historien Mason Wade donna son avis sur le sens de la devise en écrivant : « Quand le Canadien français dit “Je me souviens”, il se rappelle non seulement l'époque de la Nouvelle-France, mais également le fait qu'il appartient à un peuple conquis.

    Ou de cet article : Le 4 février 1978, Robert Goyette signe un article intitulé Car owners argue over motto dans le quotidien The Montreal Star. Cet article attire l'attention d'une lectrice, Hélène Pâquet, qui 11 jours plus tard répond dans une lettre ouverte intitulée « Je me souviens, just part of it

    Ou celle ci : ''Je me souviens / Que né sous le lys / Je croîs sous la rose.
    I remember / That born under the lily / I grow under the rose.'' La rose étant l'empire colonialisme anglo-saxonne britanique.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Je_me_souviens
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    24 juillet 2010 12 h 37
    Nouveau-Brunswick - Le français s'affiche et sème la discorde
    Voir l'article du Journal le Devoir
    Nouveau-Brunswick - Le français s'affiche et sème la discorde

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
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  • Roland Berger - Abonné
    24 juillet 2010 16 h 34
    Braves Acadiens !
    Le courage et la détermination des Acadiens devraient faire rougir de honte les Québécois qui préfèrent hésiter entre la soumission et l'indépendance à se donner un pays.
    Merci pour ce bel exemple de bravoure!
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    24 juillet 2010 23 h 59
    Merci pour cette belle analyse !
    Très bel article qui fait le point sur le bilinguisme du Nouveau-Brunswick et son état actuel. On voit se dessiner en filigrane la raison officielle du gouvernement à vouloir enlever les services aux francophones : le bilinguisme coûte cher. Pourtant, les francophones aussi paient des impôts ! Pourquoi ceux-ci devraient payer pour des services qu'ils ne recoivent pas ? En plus des services prénataux unilingues anglophones, il y a l'absence d'hôpital régional dans la Péninsule acadienne, une des régions francophones du Nouveau-Brunswick.

    Le gouvernement aurait aussi enlevé le programme d'immersion française aux anglophones car celle-ci ferait de la ségrégation entre les meilleurs élèves anglophones et les autres ! On dirait que pour le gouvernement, l'attrait du français pour soi est impossible. Pourtant, la majeure partie de l'activité culturelle au Nouveau-Brunswick est faite par des francophones. Normal que la culture acadienne soit attirante !
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  • MichelG - Inscrit
    25 juillet 2010 10 h 39
    Il faut être bête
    Le bilinguisme est une utopie entièrement impossible il faut être colonisé pour croire propagande Canada . L'unilinguisme territoriale est la norme dans tous les pays . Et la paix sociale en dépend .
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  • Lanthier Claude - Inscrit
    25 juillet 2010 11 h 26
    L'ACADIE EST EN PHASE TERMINALE

    Au taux assimilation présent, l’Acadie sera morte dans 2 générations; il ne restera plus de français au Nouveau-Brunswick (d'autant plus que l'assimilation linguistique suit généralement une progression exponentielle). Pour notre peuple, l’Acadie est une bataille perdue; acceptons-le.

    Maintenant, tous nos efforts devraient être portés vers Montréal. Dans 10 ans, si les tendances démographiques se maintiennent, la ville basculera à l'anglais. Sans Montréal, il est difficile, voire impossible, que notre peuple ne subisse pas le même sort au Québec que dans le reste du Canada.
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    25 juillet 2010 14 h 00
    @Claude Lanthier : Attention aux statistiques
    Mais où vivez-vous pour dire que l'Acadie est une bataille perdue ? Vous dites que l'Acadie sera totalement assimilée supposant que le français décroit de manière exponentielle. C'est une lecture très naïve de statistiques ! Au contraire, à plusieurs endroits du Nouveau-Brunswick, la culture acadienne n'a jamais autant rayonnée et la population acadienne n'a jamais été aussi fière de l'être. J'ai pu voir la différence, ayant vécu dans la Péninsule 16 ans puis en y retournant périodiquement.

    En vérité, le principal problème de la décroissance de la population francophone au Nouveau-Brunswick est peut-être moins l'assimilation que l'exode des francophones vers le Québec. Il y a d'ailleurs des études à l'Université de Moncton qui se font pour étudier la question. Tous les habitants de la Terre vont vers les villes, c'est une tendance mondiale. Le hic, c'est que les Acadiens n'ont pas de centre urbain d'importance, d'où l'exode vers le Québec.
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  • Gerard44 - Inscrit
    25 juillet 2010 15 h 37
    La noyade du français
    Ces temps-ci, ça brasse autour de la défense du français au Nouveau-Brunswick. Même au Québec, surtout à Montréal, il faut demeurer vigilant. Je vis dans le secteur le plus francophone de Montréal, au Centre-sud à l'est de St-Laurent près de Radio-Canada. Il m'est arrivé plusieurs fois, dans mon quartier, de devoir insister pour me faire servir en français dans des commerces comme American Apparel, Second Cup, etc. Et ce ne fut pas toujours possible mon interlocuteur étant unilingue anglais. Toutefois certains commerces s’ajustent. Et je ne parle pas de l'ouest de la ville où les anglophones n’ont même pas besoin d’être bilingues pour y vivre et y travailler. A Montréal, on est noyé d’affiches et de raisons sociales anglophones en plus des films et de la télé qui nous atteignent au foyer même. Les francophones sont en général bilingues par nécessité géographique, car ils voyagent beaucoup aux Etats-Unis, mais aussi pour avoir accès à plus de ressources culturelles et scientifiques. Alors qu’on nous dit enfermés sur nous-mêmes… On ne sent vraiment pas le même effort chez nos concitoyens anglophones et immigrants. Certains, comme l'Anglo Society au Nouveau-Brunswick, sèment plutôt le mépris des francophones et cherchent à limiter leurs droits et leur influence, comme les Orangistes en Irlande du nord jadis. La variété des cultures portées par une langue est une richesse inestimable pour l’humanité alors que l’uniformité ou le monopole, quel qu’il soit, est un appauvrissement de l’esprit et du cœur. Finalement c'est à nous à se faire respecter, à être fiers de notre culture. Il n’en tient qu’à nous d’exiger le service en français et que notre gouvernement du Québec s'occupe davantage de la formation linguistique et de l'intégration des immigrants. Pas évident avec un premier ministre qui s'appelle John James Charreste par ses priorités et sa base politique.

    Gérard Laverdure, Montréal
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  • France Marcotte - Abonnée
    25 juillet 2010 17 h 25
    Un exemple de discrimination positive
    Une particularité de la situation des Acadiens au Nouveau-Brunswick et mentionnée ici est "l'intérêt des anglophones pour leur langue seconde. «Aujourd'hui, les anglophones se sentent une responsabilité sociale de franchir le pas"... Peut-on en dire autant de nos anglophones ici? Aussi, l'interprétation que la Cour suprême elle-même a fait de l'égalité linguistique «l'égalité linguistique en matière de services gouvernementaux n'est pas nécessairement définie en fonction d'un traitement uniforme» et dont l'actuel gouvernement du N-B fait une lecture erronnée en cherchant simplement "à dédoubler les services dans les deux langues". Comme dit l'intervenant Nadeau: "On pourrait allouer plus de moyens à une communauté afin de créer une véritable égalité".
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