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Un médecin de famille vient de mourir

Lise Payette   23 juillet 2010  Actualités en société
Il s'appelait Maurice Jobin. Il vient de mourir sans déranger personne comme on nous oblige à mourir dans notre merveilleux monde d'aujourd'hui. Pourtant, quand on rêve à un médecin de famille, c'est à quelqu'un comme lui qu'on rêve. Il a été mon médecin de famille depuis les années 60 jusqu'à sa retraite, il y a quelques années. Au fil des petites maladies des enfants, des petits et gros bobos de toute la famille, nous étions devenus des amis. Il était génial comme médecin, ouvert sur tout et il adorait discuter.
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  • Clau
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 06h27
    Une voie en disparition...les médecins trop sur un pied d'estale..N'ont-ils pas oublier qu'il y a quelqu'un qui leur coud leur bouton de pantalon ou de blouse?
    Un dimanche soir, j'ai eu une paralysie partielle de mon visage, le lundi menton mon menton était touché aussi. Je me suis rendue au bureau de mon docteur, j'ai demandé à le rencontré 5 minutes dans son bureau, la ssecretaire me répondit que le docteur ne voudrait pas...alors je lui ai dit je pourrais le rencontrer au bout du comptoir dans la salle d'attente...la secrétaire me répondit qu'il ne serait possible! Je pris l'initiave d'apostropher le docteur à sa sortie de bureau...Quelle impolitesse de ma part!!!

    Je décris ce symptôme à mon docteur et j'avais les larmes aux yeux... il me répondi :Le drame!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Jean-Pierre Proulx
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 09h37
    Un médecin inoubliable
    Maurice Jobin a aussi été notre médecin de famille. Je partage tout-a-fait les sentiments de Mme Payette.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 10h13
    Bien que je ne connaissais paa votre médecin de famille.
    Bien que je ne le connaissais pas, vous me rendez votre médecin de famille tout à fait attachant.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 11h49
    «Sortir de l'impasse» et de l'hypocrésie
    Madame Payette, tout d’abord recevez mes chaleureuses sympathies. Il arrive parfois que la mort d’un ami touche plus que celle d’un proche plus ou moins lointain; l’amitié est dans la prochitude, par essence. En vous lisant, touché, je me suis rappelé une phrase avec laquelle un ami médecin commençait ses conférences : «Puisque que nous sommes presque tous mortels…!» La foule souriait.

    Vous écrivez :«Maurice m'avait déjà confié que si un jour il était vraiment malade, lui, ne voudrait pas durer longtemps. Il trouvait ses collègues médecins bien hypocrites sur les questions de fin de vie.»
    Faisant conférence à près de 400 médecins au Château Frontenac, il y a quelques années, j’avais osé dire que les médecins ne mourraient pas longtemps, eux. Ils ont souri.

    «Sortir d’impasse» pour sortir sécuritairement et sereinement de l’hypocrisie. Ils ont apporté le concept porteur d’ouverture : «soins appropriés de fin de vie», centrés sur chaque PERSONNE.

    En octobre dernier, Le Collège des médecins du Québec a courageusement osé un tel document, porteur de réponses répondantes. Les Fédérations de médecins ont largement appuyé ce désir d’ouverture prudente et nécessaire.

    Et l’Assemblée nationale du Québec, à l’unanimité et sans abstention, a voté en décembre dernier la mise sur pied de la «Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité»; de quoi rendre jalouses d’autres provinces ! Elles en bénéficieront un jour.

    La Commission a entendu plus de 40 experts et elle a produit en mai dernier un remarquable Document de consultation Mourir dans la dignité.

    Depuis, personnes et groupes de tous genres ont produit mémoires, rapports et suggestions pour apporter des réponses à cette question, au nom de plus de dignité et de sérénité des finissants de la vie.

    Du 15 août au 15 septembre, 11 grandes villes seront visitées par la Commission. Plusieurs, avec leurs valeurs et ave

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 14h13
    Un émouvant témoignage Madame Payette
    Ce texte d'une grande générosité dans la communication revêt une portée universelle dont on pourrait tous et toutes s'inspirer.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Yvon Bureau
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 14h39
    Yvon Bureau : suite du commentaire
    avec leurs croyances, y viendront porter leurs réponses, au nom de la dignité, de la compassion, de la sérénité et de la liberté des finissants de la vie.

    Et notre Assemblée nationale du Québec, debout, votera ultérieurement pour cette sortie des impasses tant médicales que sociétales.

    Madame Payette, votre réponse à la question de Mourir dans la dignité nous serait des plus utiles. Elle est espérée. Comme des Jeannette Bertrand, Gilles Vigneault…

    Notre société a à offrir pour TOUS des approches, des maisons, des unités de soins appropriés et personnalisés de fin de vie. En plaçant toujours la PERSONNE avant les soins.

    Afin que la fin digne et libre d’un vivant honore toute sa vie.

    https://www.assnat.qc.ca/csmd/mourirdansladignite.aspx
    www.collectifmourirdigneetlibre.org
    www.yvonbureau.com

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 23 juillet 2010 20h43
    Excessivement vôtre
    Vu la rareté, la mort d'un médecin de famille est en effet un événement digne de mention et en plus, le vôtre, une espèce de docteur Welby de chez-nous, avait semble-t-il la vocation pour son métier. Il l'exerçait sans compter, il en avait la passion, exactement ce dont tout le monde aurait idéalement besoin et pas seulement ceux qui en ont le privilège. Médecin, enseignant, ce ne sont pas des métiers ordinaires, on a affaire à du vivant, à de l'humain. On en attend la même chose que d'une mère autrefois... Mais les mères d'antan, cela n'existe plus et c'est peut-être tant mieux. Il y a quelque chose d'excessif à ne vivre que pour les autres, et quand on meurt longtemps, on finit par ressembler à tout le monde.

  • Suzie Forget
    Inscrit
    samedi 24 juillet 2010 12h54
    Docteur humble
    J’étais triste de savoir que Dr. Jobin était décedé en lisant votre chronique. J`ai connu Dr. Jobin, non comme docteur de famille, mais d`être sa coiffeuse pour une dizaine d`années dans le quartier de Notre Dame de Grâce-Snowdon où il demeurait. Il y a 4 ans Dr. Jobin et son épouse ont déménagé auprès de leur fille à Boucherville. Je reçois à chaque année leurs meilleurs voeux. Dr. Jobin étais une personne humble et qu’aimait beaucoup la nature. Il était un ornthilogue passionné.

    Suzie Forget, Montréal

  • Céline Delorme
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 14h08
    Les médecins sont humains aussi
    Mme Payette, votre texte est très humain et touchant. Un aspect à ne pas oublier, cependant pour une féministe comme vous: Vous regrettez qu'il n'y ait plus beaucoup de médecins ausssi disponibles et qui acceptent de travailler de longues heures 7 jours sur 7.
    Sans connaitre Dr Jobin, je devine qu'il avait une épouse dévouée, mère exemplaire et maitresse de maison accomplie, qui ne se plaignait pas de ses longues absences et prenait charge de tous les aspects pratiques de la vie domestique.
    Doit-on regretter que les médecins d'aujourd'hui ne trouvent plus de telles épouses (ou époux) et qu'ils et elles se permettent maintenant de consacrer du temps à la vie familiale et domestique?

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