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Maudite chaleur

«Revenir d'exil comporte des risques / Comme rentrer une aiguille dans un vieux disque», dit le poète.
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  • Jean-Guy Dagenais - Abonné
    9 juillet 2010 06 h 50
    Et vlan ...
    Je me disais aussi en lisant les lamentations de Tierney que ben voyons donc ! Y a craché en l'air pi il l'a reçu ... alors qu'on s'apprêtait à lui faire sa niche ... peut-être qu'il s'en fou ... alors ...
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  • ghilou - Abonné
    9 juillet 2010 09 h 17
    C'est rafraîchissant!
    C'est bon de lire votre chronique de ce matin. C'est comme manger un bon "cornet-de-crème-à-glace".
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  • Christian Franck - Abonné
    9 juillet 2010 09 h 53
    Désolant
    C'est désolant de voir un jounaliste tergiverser et amalgamer l'opinion de Tierney à un désir d'une "culture inodore et sans saveur".
    On parle ici d’un réalisateur indépendant anglophone jeune et francophile qui souhaite faire des films au Québec. Il ne demande qu’à être considéré comme partie intégrante de la culture québécoise. Je le cite : «Je suis né au Québec, je parle français, mais pour les gens, ça ne change rien: je serai toujours perçu comme l'Autre». On ne parle pas de vieux anglophones unilingues de Westmount des années 60, on parle des jeunes anglos bilingues qui sentent qu’ils ne sont pas pris en compte. C’est le même problème qu’il y a eu l’année dernière durant la St-Jean lorsqu’un groupe anglophone (Lake of Stew) avait été invité à jouer quelques chansons. Vous trouvez normal qu’on fasse un scandale parce qu’un groupe de montréalais anglophones (bilingues) est invité à jouer à la « Fête nationale »? Vous n’êtes pas capable de comprendre, ne serait-ce qu’un peu, le rejet que les jeunes anglophones ressentent?
    En passant, je vous rappelle que la communauté de Tierney ne nous a pas apporté une culture inodore et sans saveur, c’est de là que viennent Leonard Cohen, Oscar Peterson et Oliver Jones, quoique selon C. Rioux ils ne seront jamais considérés comme une composante de la « culture nationale ».
    La culture nationale nous a donné des génies comme Arcand. Et des merdes comme De père en flic. Mais sûrement c’est la faute des anglo-saxons
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  • Rita Ouimette - Abonnée
    9 juillet 2010 10 h 54
    Maudite chaleur
    Bravo Monsieur.
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  • Michel Paillé - Abonné
    9 juillet 2010 11 h 04
    Rappelons-nous Richler
    Bravo Monsieur Rioux. Le plus curieux, c’est que vous donnez en contre-exemple un film de Ph. Falardeau. Or, à Radio-Canada, le dit Falardeau a donné raison à Tierney. Il n’a même pas reconnu le contraire dans son propre film, Congorama.
    Cette histoire me rappelle la colère de Gilles Marcotte qui, il y a quelques années, avait fait remarquer l’inexistence de la majorité francophone montréalaise dans les romans de Mordecai Richler.
    Site internet : http://michelpaille.com
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  • Alain Duquette - Abonné
    9 juillet 2010 11 h 39
    Fièvre jacobine
    J'ai remarqué que, souvent, lorsqu'ils expriment leurs doléances, les anglophones essaient de s'assimiler aux autres communautés culturelles, ce qui leur donne peut-être meilleure conscience. Le problème, c'est qu'ils ne sont pas une minorité culturelle comme les autres au Québec, même s'ils peuvent peut-être se considérer légitimement comme tel. Le Québec est une minorité culturelle dans l'ensemble du Canada et de l'Amérique du Nord, qui est anglo-saxon, de sorte que les Québécois se perçoivent eux-mêmes comme une minorité et je crains qu'il en soit ainsi tant que le Québec ne sera pas un pays. Pensez-vous que Jacob Tierney pourrait comprendre ça ?

    Alain Duquette

    P.S. Ça l'attriste peut-être de voir que le cinéma québécois est riche (il pourrait peut-être se demander pourquoi) et qu'un de ses jeunes confrères, Xavier Dolan, gagne plein de prix à l'étranger comme au Québec et même au Canada. Je serais d'ailleurs curieux de savoir ce que pense ce dernier des propos de M. Tierney.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    9 juillet 2010 14 h 12
    Désolant vous dites ?
    Oui c'est désolant de lire le commentaire de monsieur Franck. Le problème avec les gens comme Tierney et ses chantres dont le moindre n'est pas l'inepte Cassivi, c'est que les anglo montréalais voudraient bien occuper une place prépondérante dans la filmographie et la culture québécoise, mais sont incapables de s'identifier au Québec.

    Alors ça donne les atermoiements et les stratégies de culpabilisation auxquels se joignent même en ne s'en rendant pas compte pas un certain nombre de nos compatriotes. Dont des soi-disant chroniqueurs. Ça c'est désolant...
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  • Caroline Moreno - Inscrit
    9 juillet 2010 15 h 23
    Le cinéma québécois n'est pas suffisamment canadien !
    Rappelons également que dans le film de Pierre Falardeau, 15 février 1839, les Anglais sont les meilleurs rôles...
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  • Olivier Robichaud - Abonné
    9 juillet 2010 15 h 23
    Ce qui me désole, moi
    Moi, ce que je trouve désolant, c'est que la minorité anglophone a souvent tendance à rejoindre le reste du pays dans ses accusations plus ou moins fondées de racisme au Québec. Tout ce qui n'entre pas dans l'idéologie du multiculturalisme est forcément raciste, selon certains.

    Les Québécois sont ouverts sur le monde, mais pas au point de dire "faites comme chez vous, c'est du pareil au même de toutes façons". Ce n'est pas du pareil au même. Nous pouvons en apprendre beaucoup en échangeant avec d'autres cultures et nous le font (avec 30% d'immigrants, Montréal connaît son lot d'échanges, merci!), mais nous demeurons Québécois de langue, de culture et d'histoire et nous sommes bien justifiés de représenter notre réalité dans nos propres films, n'en déplaise à M. Tierney!
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  • Real Paquette - Abonné
    9 juillet 2010 16 h 43
    Maudite chaleur
    Mille fois BRAVO M. Rioux!
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  • Christian Franck - Abonné
    9 juillet 2010 16 h 59
    Paranoia
    M.Robichaud : je tiens à vous remarquer que ni Cassivi ni Tierney sont en train de dire que les Québécois sont racistes. PERSONNE n'a parlé de racisme avant C.Rioux! Il faut être un peu paranoïaque, quand même! Le manque de représentativité des anglophones dans l'imaginaire culturel québécois ne veut pas dire que les Québecois francophones sont racistes, voyons! Pourquoi vous en concluez cela?! Cela veut tout simplement dire que la réalité complexe de Montréal a encore du chemin pour être représentée dans la notion identitaire du Québec. C'est tout. Rassurez-vous, vous n'êtes pas raciste!
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  • lemarin - Inscrit
    9 juillet 2010 18 h 11
    Un autre point de vue anglo (1 de 2)
    Je voudrais attirer votre attention sur une entrevue que j'ai lue avec un cinéaste anglophone, Matthew Rankin. Son court métrage expérimental Hydro-Lévesque est d'ailleurs excellent. Voici ce qu'il dit (en anglais) sur les cinémas québécois et canadien:


    KLJ: What is it French Canadians have that you feel English Canadians lack?


    MR: First of all, it's not an ethnic thing at all. It's a cultural thing. But as a filmmaker, what I like about Québec is its sincerity. In the 1960s, Québec was bristling with cinematic talent. Filmmakers like Gilles Carl, Claude Jutra and Pierre Perreault all had the opportunity to go work in the USA. They could have made a lot of money and they could have reached a vastly bigger audience if they had done so. But they were honest enough to realize that the stories they needed to tell were Québec stories. And so they accepted that maybe they would never be millionaires and maybe only Québeckers would ever understand and appreciate their work. And they were smart enough to realize that that was good enough. Québec cinema, like all of modern Québec culture, was built upon this same honest look in the mirror. This is what has made Québec one of the great cinematic civilizations of the world.
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  • lemarin - Inscrit
    9 juillet 2010 18 h 12
    Un autre point de vue anglo (2 de 2)
    But we have never been like this in Anglo-Canada. We have never really believed our stories were worth committing to in any kind of profound, honest sense. Our Can-Con regulations have cultivated nothing but mediocrity and self-congratulation. We attempt, again and again, to dream up some kind of blockbuster that is neutral enough to penetrate the gigantic markets of the USA, but our every attempt is a failure. If we were a little more honest, we might get somewhere. The reason that Porky's remains the most successful Canadian film of all time is that it was completely honest about what it was. It wasn't trying to be anything other than a low-budget teen sex comedy. Porky's seems to have understood what Québec writer Hubert Aquin was talking about when he said: "Il faut embrasser pleinement, et douleureusement la difficulté de notre existence," which means "We must embrace, fully and painfully, the difficulty of our existence." This was my tuning fork as I made Hydro-Lévesque and, to me, it is Québec's lesson to the rest of Canada.
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 juillet 2010 20 h 25
    S'exclure soi-même
    J'aime bien votre définition de la culture pour un peuple monsieur Rioux: la culture nationale est ce lieu patiemment élaboré au fil des siècles où chacun peut communier à l'identité partagée sans avoir à s'identifier à une couleur et à une ethnie. Alors pourquoi certains anglophones pour ne pas dire les anglophones ont-ils tant de mal à trouver leur place dans la culture québécoise? C'est parce qu'ils lui préfèrent "un multiethnisme qui n'a d'autre rôle que d'ouvrir toute grande la porte à la culture mondialisée et de donner bonne conscience à ses intellectuels de service" dites-vous. Monsieur Tierney s'exclut de lui même donc, parce qu'il n'adhère pas au projet commun et inclusif de la culture nationale. Il aspire à autre chose qui ne nous concerne pas.
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  • Ouhgo - Inscrit
    9 juillet 2010 23 h 11
    @ C. Franck
    Personne n'a dit raciste, dites-vous: Les anglophones et les immigrants sont ignorés. Ils n’ont aucune place dans le rêve québécois. C’est honteux…

    « Le cinéma québécois, c’est blanc, blanc, blanc. C’est homogène ! C’est gênant. Regarde les films qu’on fait au Québec : 1981, C.R.A.Z.Y., Polytechnique... Ce sont de bons films, mais ce sont des films tournés vers le passé. C’est la glorification de la nostalgie. Tout était donc plus intéressant avant. Il y a quelque chose de malsain là-dedans. »

    Et bien les définitions y sont...sans le mot. Et encore je n'ai pas eu le courage de relire Cassivi.

    @ M. Lemarin: 2 longs textes en anglais dans Le Devoir...
    Alors que les grands quotidiens anglo refusent tout français et même, l'anglais, si ça exprime un point de vue Québécois d'expression française.(sans la moindre explication: ignorés, honteux, anglo anglo anglo...malsain.

    C'est fou, on reçoit des charges de cailloux sans rien dire, puis, exaspéré, on en retourne un... et vlan: xénophobe! Tout ça de la part d'une majorité qui se prend pour une minorité. Ils frapperont aussi longtemps qu'ils nous sentiront vivants. S'ils en venaient à nous assimiler, ils s'en tiendraient au mépris réservé aux vire-capot!
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    9 juillet 2010 23 h 15
    Merci Christian Rioux
    Ce Tierney fait du " Québec bashing ". C'est pas grave : on est habitué. Chien qui aboit ne mord pas. M. Rioux parle du
    multi- ethnisisme; moi, j'appelle cela du multiculturalisme, en vogue dans les pays anglophones, mais de plus en plus remis en question dans les autres pays. La Belgique, les Pays-Bas, la France, l'Italie, l'Espagne et le Québec s'élèvent de plus en plus en plus contre cette tyrannie des minorités. Tierney est-il intégré à la majorité francophone du Québec ?
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  • Christian Franck - Abonné
    10 juillet 2010 14 h 44
    je ne comprends pas
    Je pense qu'on ne vit pas sur la même planète. Je ne peux absolument pas comprendre pourquoi l'opinion d'un jeune anglophone crée une réaction aussi véhémente. Je suis très honnête, je ne comprends pas. Peut être c'est parce que je suis un immigrant.
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  • Ouhgo - Inscrit
    11 juillet 2010 03 h 28
    Peut être c'est parce que je suis un immigrant.
    Voilà, monsieur Franck, mais vous n'êtes pas le seul: Une génération complète de "souches" ne comprend pas non plus, et pourquoi? Parce qu'ils n'ont pas appris l'histoire du Québec. Depuis 250 ans(1760), nous vivons dans une colonie britannique qui n'a pas encore réussi à nous soumettre pour uniformiser le Canada en anglais from coast to coast to coast. L'occupant est tenace: à chaque fois que les Neufranciens (descendants de la Nouvelle-France massacrée avant la bataille des Plaines d'Abraham) tentent de relever la tête, bang, un coup de force: Patriotes en 1837, conscription forcées aux guerres Boers 1900, WWI 1914, WWII 1939, Acte d'Union pour nous minoriser puis Confédération forcée 1867, mesures de guerre 1970, Charte canadienne instaurant la monarchie par la Cour Suprême 1982 (juste après référendum saboté 1980, second vol 1995, commandites, usurpation du 400ième de la ville de Québec et tous les Gouverneurs Généraux successifs. Entre temps, Ottawa ne s'est jamais privé pour envahir le territoire québécois par toutes sortes de ruses: couper subventions à la culture et attaques racistes du côté de cette minorité anglo de Montréal privilégiée par les médias, les universités, les hôpitaux, ces gens, comme Galganov, Richler, Brent Tyler le brûlot de la loi 101, et dernièrement, ce petit mercenaire sur l'acide qui cherche à passer pour victime en calomniant, diffamant la culture majoritaire du Québec. Comme on voit, c'est la mission cumulée de Lord Durham: les assimiler pour leur donner la civilisation anglaise!

    L'Histoire, si on l'ignore, on ne comprend pas...
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  • Christian Franck - Abonné
    12 juillet 2010 08 h 55
    C'était du sarcasme
    Ouhgo:
    Je suis un immigrant mais je connaîs mieux l'histoire du Québec que la grande majorité des Québécois, dont il semble je ne fais pas partie.
    J'utilisais le sarcasme justement pour dénoncer cette idée selon laquelle "le vote ethnique" ne devrait pas compter autant que le vote francophone parce que les ethniques ne comprennent pas les bobos historiques d'une faction de la population francophone. Heureusement les gens tournés obsessivement vers le passé sont en voie d'extinction, les jeunes regardent plutôt vers l'avenir.
    Continuez de lire Durham, c'est sûr et certain que tous les anglophones montréalais sont d'accord avec lui secrètement, TOUS souhaitent que Montréal devienne Calgary. Comment je n'ai pas pu le voir avant? Ah oui, je vis sur la planète Terre.
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  • Ouhgo - Inscrit
    12 juillet 2010 14 h 32
    @ Christian Franck, le sarcastique
    Bin vrai, les jeunes anglos sont absolument respectueux de la majorité française du Québec et ils vont insister pour que la loi 101 s’applique aussi au CEGEP! Ils vont exiger du gouvernement fédéral qu’il l’applique aussi sur notre territoire, favorisant le travail en français. Comment n’y avais-je pas pensé? Trop occupé à surveiller mes arrières!

    Obsédé par mes bobos historiques en tant que faction de la population francophone. Heureusement, tourné obsessivement vers le passé je suis en voie d'extinction. Merci, ô grand représentant de nos indispensables immigrants d’être venu apprendre notre histoire mieux que nous pour suppléer à nos faiblesses. Merci, ô belle jeunesse omnisciente accourue du vaste monde pour venir par vos gênes hybrides diluer notre nation d’ignares!

    Merci de votre prévoyance, regardant plutôt vers l'avenir, de prendre soin de la Terre-mère. Pourtant celle-ci continue son cycle millénaire de remplacement de ses parasites. Elle vivra encore mieux quand elle se sera épurée des humains, remplacés par les insectes. L’orgueil n’est jamais bon maître pour les gestionnaires de la nature.
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