Coupe d'arbres pour le prolongement du métro - Des citoyens ralentissent les travaux
Photo : Jacques Nadeau
Des citoyens ont protégé les arbres contre les cols bleus venus les déraciner.
Il a fallu l'intervention de la police pour que les cols bleus de la Ville puissent procéder hier à la coupe des premiers arbres sur le chantier du métro de Laval à Ahuntsic. Les citoyens du quartier, qui avaient paralysé les travaux une bonne partie de la journée, ont été contraints de rendre les armes et quitter le site en milieu d'après-midi.
L'Agence métropolitaine de transport (AMT), maître-d'oeuvre du chantier, estime qu'elle n'avait pas le choix et que les travaux de prolongement du métro devaient commencer. Depuis le matin, quelques dizaines de citoyens occupaient le parc Stanley, aux abords de la rivière des Mille-Îles, afin d'empêcher l'abattage d'arbres sur le futur site du chantier du métro. À la demande de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, les policiers sont intervenus peu après 15h30 hier, chassant les citoyens des lieux. «On voulait juste amener les élus à réfléchir», s'est indignée Monique Deslauriers, une résidente du quartier. «Les policiers m'ont dit que si j'y retournais, ils allaient m'arrêter. Mais je peux vous dire que je vais y retourner.»
Pendant que commençait l'érection d'une clôture pour ceinturer le chantier, les premiers arbres sont tombés sans que les manifestants puissent s'interposer. Les travaux d'abattage devraient se poursuivre au cours des prochains jours.
Depuis une semaine, les citoyens du quartier tentent de trouver un moyen pour empêcher l'AMT de transformer le parc en chantier. L'AMT pourrait très bien creuser le tunnel du futur métro à partir de Laval, font-il valoir. Les arbres du parc seraient épargnés et les résidents n'auraient pas à subir les inconvénients du bruit et de la poussière pendant deux longues années.
Hier matin, quand les employés d'une firme spécialisée dans la transplantation d'arbres se sont pointés sur le site avec leur machinerie lourde, les citoyens aux abois sont accourus. Une première épinette a été déracinée et replantée plus loin. Mais les travailleurs ont dû renoncer à poursuivre leur travail, les citoyens ayant décidé de s'installer devant les autres conifères pour les protéger. Ce siège pacifique s'est poursuivi pendant des heures.
«Nous avons été placés devant un fait accompli sans qu'il y ait de consultations publiques, déplorait hier Julie Gauthier, propriétaire d'une résidence située rue Berri. Parmi les manifestants, on comptait également quelques religieuses de l'Institut Notre-Dame du Bon Conseil de Montréal, voisin du parc. Elles aussi craignent de subir jour et nuit le va-et-vient des camions.
«C'est sûr que ce n'est pas agréable pour les citoyens de voir ça, mais nous avons fait le maximum pour limiter la coupe d'arbres», indique Nathalie Provost, porte-parole de l'AMT. Ainsi, on a réduit à trente le nombre d'arbres qui seront abattus et on a décidé d'épargner un érable argenté de grande taille qui se trouvait sur le site. Au terme des travaux, le parc sera réaménagé, dit-elle, et une soixantaine d'arbres y seront plantés.
Pour l'AMT, l'idée d'effectuer les travaux de creusage uniquement à partir de Laval ne constitue pas une solution valable, car cela aurait retardé les travaux de quatre à six ans, explique Mme Provost. «Ça n'aurait pas été une solution acceptable à 100 % pour les gens du coin puisque, malgré un échéancier plus long et des coûts plus importants, il faudra de toute façon aménager une sortie de secours à cet endroit», précise-t-elle.
L'Agence métropolitaine de transport (AMT), maître-d'oeuvre du chantier, estime qu'elle n'avait pas le choix et que les travaux de prolongement du métro devaient commencer. Depuis le matin, quelques dizaines de citoyens occupaient le parc Stanley, aux abords de la rivière des Mille-Îles, afin d'empêcher l'abattage d'arbres sur le futur site du chantier du métro. À la demande de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, les policiers sont intervenus peu après 15h30 hier, chassant les citoyens des lieux. «On voulait juste amener les élus à réfléchir», s'est indignée Monique Deslauriers, une résidente du quartier. «Les policiers m'ont dit que si j'y retournais, ils allaient m'arrêter. Mais je peux vous dire que je vais y retourner.»
Pendant que commençait l'érection d'une clôture pour ceinturer le chantier, les premiers arbres sont tombés sans que les manifestants puissent s'interposer. Les travaux d'abattage devraient se poursuivre au cours des prochains jours.
Depuis une semaine, les citoyens du quartier tentent de trouver un moyen pour empêcher l'AMT de transformer le parc en chantier. L'AMT pourrait très bien creuser le tunnel du futur métro à partir de Laval, font-il valoir. Les arbres du parc seraient épargnés et les résidents n'auraient pas à subir les inconvénients du bruit et de la poussière pendant deux longues années.
Hier matin, quand les employés d'une firme spécialisée dans la transplantation d'arbres se sont pointés sur le site avec leur machinerie lourde, les citoyens aux abois sont accourus. Une première épinette a été déracinée et replantée plus loin. Mais les travailleurs ont dû renoncer à poursuivre leur travail, les citoyens ayant décidé de s'installer devant les autres conifères pour les protéger. Ce siège pacifique s'est poursuivi pendant des heures.
«Nous avons été placés devant un fait accompli sans qu'il y ait de consultations publiques, déplorait hier Julie Gauthier, propriétaire d'une résidence située rue Berri. Parmi les manifestants, on comptait également quelques religieuses de l'Institut Notre-Dame du Bon Conseil de Montréal, voisin du parc. Elles aussi craignent de subir jour et nuit le va-et-vient des camions.
«C'est sûr que ce n'est pas agréable pour les citoyens de voir ça, mais nous avons fait le maximum pour limiter la coupe d'arbres», indique Nathalie Provost, porte-parole de l'AMT. Ainsi, on a réduit à trente le nombre d'arbres qui seront abattus et on a décidé d'épargner un érable argenté de grande taille qui se trouvait sur le site. Au terme des travaux, le parc sera réaménagé, dit-elle, et une soixantaine d'arbres y seront plantés.
Pour l'AMT, l'idée d'effectuer les travaux de creusage uniquement à partir de Laval ne constitue pas une solution valable, car cela aurait retardé les travaux de quatre à six ans, explique Mme Provost. «Ça n'aurait pas été une solution acceptable à 100 % pour les gens du coin puisque, malgré un échéancier plus long et des coûts plus importants, il faudra de toute façon aménager une sortie de secours à cet endroit», précise-t-elle.
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