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Lettres - Les Vikings de la langue

Sylvio Le Blanc - Montréal, le 10 juin 2010  11 juin 2010  Actualités en société
Hier, à Radio-Canada, j'ai vu un revigorant reportage de Bertrand Hall portant sur l'Islande. Pour protéger l'islandais, une très vieille langue, les nouveaux mots créés dans le monde (surtout ceux d'origine anglo-saxonne qui s'imposent partout) sont systématiquement traduits en islandais.

Une espèce d'Office de la langue islandaise supervise le tout. Par exemple, le mot «téléphone», qui a pourtant été largement adapté dans le monde, n'a pas trouvé grâce aux yeux des Islandais et a été traduit par síminn, un vieux mot sorti des oubliettes pour l'occasion.

Les Vikings de la langue sont peu nombreux, 300 000, mais ils nous montrent la voie à suivre. Oui, c'est ce qu'il faut faire chez nous (ainsi que dans certains autres pays insouciants, comme la France) pour protéger notre langue du bulldozer anglo-saxon. Amenez-en, des courriels et des pourriels!

***

Sylvio Le Blanc - Montréal, le 10 juin 2010
 
 
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  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    vendredi 11 juin 2010 07h54
    Tant qu'à parler mots...
    Si les gens de l'Islande sont effectivement des Vikings, c'est le cas également des pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark); le fait de généraliser le cas islandais de protection de leur langue aux Vikings est une erreur sémantique. Toutefois, les gens de Suède protègent très bien leur langue également (et probablement les autres Scandinaves également) et sont certainement également un modèle à suivre pour nous au Québec.

  • Ezra
    Inscrit
    vendredi 11 juin 2010 09h39
    Eh Sylvio, cherche un peu avant d'ecrire...
    ... la France possede une academie francaise qui propose des mots en remplacements des anglicismes tout comme font les Islandais.

    Ce n'est pour cela que les gens les emploient parce qu'une langue, c'est vivant. Ce sont les locuteurs et non pas les academiciens qui lui font son destin.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 11 juin 2010 13h06
    En Islande...
    tout le monde travaille à la création de nouveaux mots, pas juste quelques académiciens cooptés.
    Les autres Scandinaves sont davantage anglophiles.

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