dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 12h20
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Et si c'était la personne d'abord?

«Le principe de l'utilisation raisonnable devrait s'étendre à toute activité créatrice»

Université Concordia
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Université Concordia
Ce n'est pas encore le Grand Prix. Mais presque. Les divers tenanciers de la rue Crescent verront en effet une foule, plus sage celle-ci, les fréquenter au cours des deux prochaines semaines. Car ils seront près de 9000 à envahir l'Université Concordia et ses alentours. Bienvenue au 79e Congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines.

La liste donne le tournis car, pour reprendre l'ordre alphabétique, de l'Association des professeurs et professeures de français des universités et collèges canadiens à The International Association for Legal and Social Philosophy - Canadian Section, on comptera 75 associations qui tiendront simultanément, à compter de vendredi prochain, leur grand rendez-vous annuel.

Ainsi, The Federation for Canadian Demographers, The Canadian Population Society et The Canadian Historical Association s'entendent pour proposer à Montréal «L'étude des populations du passé: nouveaux développements et regards interdisciplinaires». Et, en ces mêmes jours, du 28 mai au 4 juin, l'Association canadienne d'études francophones du XIXe siècle profitera de l'occasion pour se faire accueillir par l'Université Concordia au moment de la tenue de sa septième rencontre annuelle.

Et la fédération qui les regroupe ouvrira aussi les domaines d'expertises et de connaissances en y ajoutant, là, des invités de prestige et, ici, des activités spéciales qui offrent soit un programme de films ou des déjeuners-conférences. Alors, une Céline Galipeau comme une Nancy Huston ou une Donna Brazile, pour nommer ici des femmes, seront inscrites comme noms donnés au programme des activités spéciales. «Déclarer: des droits de l'homme aux droits des femmes» pour l'une, le 28 mai à 19 heures, «Fierté et fidélité» pour l'autre, le lendemain à 12h15, et «Les femmes et le leadership à l'ère Obama», à la même heure mais le 2 juin, pour la dernière, seront les thèmes retenus pour faire avec l'auditoire un partage d'une expérience qui touche les univers de l'information, de la littérature et de la communication.

Systèmes et idées reçues

Et, plus d'une fois, il y aura alors une remise en question des systèmes qui nous encadrent et des idées reçues qui façonnent le quotidien des populations. Ainsi, avant de démontrer les abus du capitalisme néolibéral lors de l'exploitation des ressources de ces lieux qui sont souvent des pays donnés en modèles comme des démocraties et qu'on regroupe, quand on parle de l'ensemble, sous l'appellation de tiers-monde, Saskia Sassen, qui enseigne à l'Université Columbia de New York et à la London School of Economics de Londres, prêchera pour un meilleur contrôle exercé sur les grands acteurs de l'économie mondiale, car «il n'existe aucun régime juridique pour une firme mondiale. Toutes les firmes sont nationales et nous savons tout de même qu'il y a plus de 300 000 de celles-ci qui oeuvrent sur la scène mondiale comme si un tel régime existait.»

Car telle est la préoccupation première de ces chercheurs qui oeuvrent dans ce domaine scientifique qui a pour nom sciences humaines: évaluer les conséquences de l'activité humaine, celle qui a cours et celle qui fut. Et cela a lieu quand l'objectif visé n'est pas de produire plus, de seulement mesurer les progrès de l'aventure humaine à la seule aune de l'augmentation du produit intérieur brut, ce PIB qui fait réagir les Bourses, mais plutôt d'évaluer la qualité de vie et souvent de dénoncer les excès qui engendrent le fait que souvent, pour le profit d'un seul, on met à mal tant des populations locales que des écosystèmes souvent fragiles. Si une pétrolière peut offrir un meilleur dividende à ses actionnaires, cela ne veut pas dire que la société dans son ensemble est devenue plus riche!

Les sciences humaines ont longtemps été le domaine principal d'études universitaires, Humanities and Liberal Arts, disait-on en anglais pour définir les domaines de ces établissements. Mais les successives percées scientifiques, comme les résultats spectaculaires obtenus par le secteur des sciences dites pures, ont cependant transformé la donne: on ne se surprend ainsi plus d'apprendre que près de la moitié des détenteurs d'un doctorat ne lisent pas un livre par année! Car où est la nécessité d'une connaissance universelle quand la priorité est accordée à l'obtention de résultats concrets, indépendamment des conséquences des réalisations qui sont faites en chimie, physique et autres disciplines connexes? Mais, pour une Noreen Golfman, présidente de la Fédération canadienne des sciences humaines, «le principe de l'"utilisation raisonnable" devrait s'étendre à toute activité créatrice».

L'Université Concordia reçoit donc ces gens pour qui la priorité de tout développement devrait être le bien-être de tous, car, comme le dit sa rectrice, Judith Woodsworth, «c'est une université généraliste» dont les quatre facultés sont les Beaux-arts, les Arts et sciences, la Gestion et le Génie et informatique. Et, de plus, le campus a ses bâtiments principaux au coeur d'une métropole, celle du Québec, et ce, pour le plaisir des universitaires qui proviennent d'une «côte» jusqu'à l'autre!
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012