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78e Congrès de l'Acfas : L'anglais prend de la vigueur au Québec

Les immigrants doivent maîtriser l'anglais pour trouver un bon emploi

L'exode des anglophones hors du Québec est bel et bien terminé. On assiste maintenant à un revirement spectaculaire de la situation. Entre 2001 et 2006, la population anglophone de la région montréalaise a connu une croissance sans précédent dans l'histoire du Québec, tandis que la population francophone a quant à elle reculé. Le pouvoir d'attraction de l'anglais ne se dément pas, car la langue de Shakespeare est gage d'emploi intéressant et lucratif au Québec, même si la langue de la majorité y est pourtant le français.

Les données des recensements de 2001 et de 2006 montrent que la population de la région métropolitaine de Montréal ayant pour langue maternelle l'anglais a connu une croissance de 6,3 % — grâce à 20 000 nouveaux locuteurs — alors qu'elle déclinait depuis le milieu de la Révolution tranquille, la Crise d'octobre et l'élection d'un gouvernement souverainiste en ayant fait fuir plusieurs. Pendant ce temps, la population de langue maternelle française est demeurée stable. Ces données signifient en d'autres termes que le poids des francophones de langue maternelle française a perdu deux points de pourcentage (passant de 81 % de la population en 2001 à 79 % en 2006) en cinq ans. Le poids de la population dont la langue d'usage à la maison est le français a chuté sensiblement autant. Par contre, le poids des Québécois dont la langue parlée à la maison est l'anglais s'est élevé d'un demi-point de pourcentage, celui de ceux dont la langue maternelle est l'anglais est resté stable. «C'est du jamais vu!», a lancé Charles Castonguay de l'Université d'Ottawa lors d'une conférence présentée dans le cadre du congrès de l'Acfas, qui a lieu à Montréal. Le chercheur s'est interrogé sur les facteurs favorisant cette vitalité démographique de la population anglophone.

Chose certaine, la fécondité ne participe pas à cette remontée de l'usage de l'anglais, car, depuis une vingtaine d'années, les femmes de langue maternelle anglaise présentent la même fécondité — d'environ 1,48 enfant par femme — que les femmes de langue maternelle française. «Tout repose en fait sur le pouvoir d'attraction de l'anglais sur les allophones», avance M. Castonguay qui s'est spécialisé dans l'analyse de l'assimilation linguistique au Canada et au Québec. Les allophones ont une fécondité plus élevée que les populations francophones et anglophones d'accueil, mais les jeunes adultes allophones adoptent en plus grande partie l'anglais comme langue d'usage à la maison et transmettent cette langue à leurs enfants, explique le chercheur.

Comment explique-t-on ce plus grand pouvoir d'attraction de l'anglais par rapport au français auprès des immigrants allophones? Une enquête réalisée par Statistique Canada auprès d'une cohorte d'immigrants arrivés dans les années 2001-2002 a permis de constater qu'une bonne maîtrise de la langue anglaise favorisait une intégration plus rapide sur le marché du travail qu'une compétence équivalente en langue française. Et parmi les immigrants qui avaient décroché un emploi, la rémunération (salaire horaire moyen) qu'ils recevaient quatre ans après leur arrivée au Québec était meilleure s'ils parlaient bien l'anglais, tandis qu'une excellente maîtrise du français ne rapportait pas autant. En d'autres termes, «à compétences linguistiques égales, on note un avantage de l'anglais à la fois pour l'intégration sur le marché du travail et pour atteindre un meilleur niveau de rémunération», résume M. Castonguay.

«Il y a une inadéquation entre les politiques visant à sélectionner les immigrants en fonction de leur compétence en français et la réalité du statut du français sur le marché du travail, où il semble plus avantageux de connaître l'anglais pour décrocher un bon emploi bien rémunéré. Si on sélectionne les immigrants en fonction de leur compétence en français, il faut franciser la langue de travail, sinon les immigrants francophones continueront de pâtir de la situation, et ils se tourneront du côté de la langue qui leur apportera les meilleures opportunités», fait-il remarquer.

Les Maghrébins qui sont venus au Québec dans l'espoir d'améliorer leur sort pensaient pouvoir s'épanouir en français. Or, sur le marché du travail, ils se heurtent à un mur parce qu'ils ne parlent pas anglais, donne-t-il en exemple. «Une bonne maîtrise du français n'aide aucunement les immigrants à décrocher un bon emploi rémunérateur. Par contre, plus ils sont compétents en anglais, mieux ils seront rémunérés. Ce n'est pas logique. Il faut que le gouvernement ajuste ses flûtes. Si on veut que le français demeure la langue majoritaire au Québec, il faut agir dans le monde du travail, et il ne faut pas lésiner sur les moyens pour obliger les PME à franciser la langue de travail», martèle-t-il. D'autant que beaucoup d'immigrants décrochent leur premier emploi dans une petite entreprise et y acquièrent leur expérience.

«L'anglais n'est pas aussi nécessaire que cela dans le milieu de travail. Mais les comportements à l'heure actuelle sont tels que les francophones en présence d'un anglophone parlent anglais. Il faut changer ces comportements et il faut agir sur le statut symbolique des langues», poursuit M. Castonguay qui considère comme un véritable affront pour les Québécois francophones le fait que l'on accorde le droit de vote à un individu qui ne comprend pas le français, car «comment ce nouveau citoyen peut-il se tenir au courant de ce qui se passe? En tant qu'anglophone qui s'informe par le biais des médias anglophones et francophones, je constate que les mêmes sujets sont couverts de façon fort différente dans ces deux catégories de médias», souligne-t-il.

«Le gouvernement actuel n'essaie aucunement d'agir. Il a coupé les programmes de francisation. Il tient un discours pour la défense du français, mais ses actions sont contraires à la francisation», déplore-t-il tout en ajoutant que le gouvernement fédéral pourrait aussi faire beaucoup pour aider le français au Québec en modifiant sa loi sur la citoyenneté canadienne de manière à exiger une connaissance suffisante du français de la part des candidats à la citoyenneté canadienne qui sont domiciliés au Québec.

«Il faut faire passer aux nouveaux citoyens le message que le français est la langue commune de la société québécoise», conclut-il.
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    11 mai 2010 02 h 51
    Anglais veut dire PLQ et vice versa
    Ce gouvernement PLQ Charest ne peut pas défendre les francophones vu qu'il se fait élire principalement par les anglophones. Il a avantage à augmenter le nombre d'anglophones au Québec...normal. Question de survie à long terme.
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  • jacques noel - Inscrit
    11 mai 2010 06 h 21
    L'anglicisation de Montréal par l'immigration
    Lors de l’adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec ; un tiers seulement était bilingue. Aujourd’hui, les Anglos sont tombés à 8% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec ?

    C’est que depuis le % d’allophones a bondi à 13% dont le tiers ne parle pas un mot de français. Mais comment expliquer que l’on connaisse une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français ?

    C’est que ce 7% représente quand même plus d’un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10km autour de l’Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d’écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais grâce au gruyère macéré par la Cour Suprême), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville de Montréal, le Québec et le Canada, ce demi-million d’irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais, bien branchés sur l’Amérique et totalement coupés de la tribu de Presqu’Amérique.

    Chaque jour le ghetto est en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais autochtones et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicians, Jamaicains et... Anglos unilingues de Montréal ? L’ANGLAIS !

    Pendant qu’on voyait partir des Anglos uniligues, on accueillait des Allos unilingues, qui ne veulent pas plus rien savoir de nous que les Anglos d’antan. Le même mépris pour les Nègres blancs d’Amérique, mais cette fois venue du pauvre sud. Le mépris exposant deux.

    Au finish on se retrouve avec un problème en double : non seulement on n’a pas réglé la question linguistique, mais on y a ajouté un problème ethnique qui est en train de nous exploser en pleine face, des accommodements déraisonnables aux gangs de rue, en passant par la ghettoïsation du nord de l’Ile et l’anglicisation du centre-ville. Maudite belle réussite
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  • Caroline Moreno - Inscrit
    11 mai 2010 07 h 15
    L'ANGLAIS LANGUE OFFICIELLE DU QUÉBEC ?
    Pour aider les immigrants à choisir de vivre en anglais, le gouvernement du Québec a eu la bonne idée de supprimer des classes de francisation et d'intégration à la société québécoise. Il leur offre de plus des cours d'anglais afin de les aider à se trouver un emploi.

    Tout ceci se passe dans un État qui s'est donné le français pour langue officielle...
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  • T. Julien - Inscrit
    11 mai 2010 07 h 48
    ???
    Et la "nouvelle" c'est quoi ? La plupart des gens (allophones et autres), savent depuis fort longtemps qu'en affaire c'est l'anglais et ce, pas seulement au Qc mais partout dans le monde.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    11 mai 2010 08 h 20
    Le français à Montréal
    Pour que la population de Montréal utilise le français, il faudrait commencer à ce que les francophones de souche l’utilisent en premier. Il faudrait premièrement que les francophones de souche arrête immédiatement d’aborder les gens en anglais, et arrête d’immédiatement ‘’switcher’’ à l’anglais quand l’autre personne parle un français hésitant, etc.

    Les ‘’bonjour, hi’’, ou les ‘’hi’’ tout court doivent arrêter immédiatement.

    Si on accomplissait seulement cela, ça serait déjà beaucoup.

    Mais, pour la survie du français à Montréal, ça va prendre encore plus que ça.

    Pour que la langue française survive, il va falloir que les francophones arrêtent d’être seulement des locataires, des banlieusards, des clients, des employés, etc. Il va falloir que les francophones arrêtent d’être des petits gauchistes visant la simplicité volontaire, visant de travailler leurs petits 35 heures par semaines, ne vivant que pour les fins de semaines et les vacances, et ne vivant que pour prendre leur pension à 55 ans.

    Pour que le français survive à Montréal, il va falloir que les francophones arrête d’avoir la philosophie de base suivante : ‘’le gouvernement doit tout régler, mais il doit me consulter avant, et en attendant moi je fais ma petite vie ; no problem.’’

    Pour que le français survive à Montréal, et au Québec, il va falloir que les québécois francophone se retroussent les manches et deviennent des adultes. Il va falloir, pour que le français survive à Montréal, que le québécois francophone devienne l’employeur, le propriétaire, le marchand, etc., à Montréal.

    Le français ne survivra pas à Montréal et au Québec si les québécois francophone ne sont pas maîtres chez eux, s’ils ne sont pas propriétaire chez eux.
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  • Christian Franck - Abonné
    11 mai 2010 08 h 25
    Tendencieux
    Avant qu'une troupe d'alarmistes fassent de dissertations de vingt paragraphes sur la colonisation canadienne du Québec, je veux mettre quelque chose au clair par rapport à cet article.

    "...les immigrants qui avaient décroché un emploi, la rémunération (salaire horaire moyen) qu'ils recevaient quatre ans après leur arrivée au Québec était meilleure s'ils parlaient bien l'anglais, tandis qu'une excellente maîtrise du français ne rapportait pas autant".

    Cet extrait nous fait croire qu'on parle de personnes qui parlent français OU anglais, c'est tendencieux!. Si un immigrant (j'en suis un) parle uniquement français il sera sans doute pénalisé dans le marché du travail, mais un unilingue anglophone le sera encore plus (à moins d'être un immigrant hyper-qualifié, ce qui est loin d'être le cas pour tout le monde). Ce sont les personnes billingues qui avanceront le plus dans une économie comme celle de Montréal, qui est vouée à l'international. Avec ou sans immigrants, avec ou sans anglophones, indépendance ou pas, Montréal, par la nature même de ses activités, va récompenser les billingues.

    Aussi: "M. Castonguay qui considère comme un véritable affront pour les Québécois francophones le fait que l'on accorde le droit de vote à un individu qui ne comprend pas le français...". Du tribalisme rétrograde. Ce n'est pas un hasard que les immigrants ne votent jamais pour des partis nationalistes avec des discours semblables.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    11 mai 2010 08 h 32
    Compétition vs coopération
    La langue, c'est aussi une manière de penser. Il se peut que la rémunération soit plus élevée du côté anglophone non pas à cause de la langue comme telle, mais à cause de l'esprit plus compétitif des anglophones. Les francophones étant de nature plus coopérative, il est naturel que l'argent y soit plus largement distribué. Mais l'argent, c'est débit / crédit. Quand quelqu'un en a beaucoup plus, c'est parce que les autres en ont beaucoup moins.

    Je vois souvent des publicités à l'intention des entreprises pour leur vendre un produit ou service qui leur permettra d'ÉCRASER LA COMPÉTITION. L'idée explicite étant que les gagnants ramassent la cagnotte et l'idée implicite étant que les perdants, on s'en fout, ce sont des «loosers» de toutes façons.

    C'est certains que les gens qui pensent de cette manière peuvent amasser des fortunes sans aucun remord. Mais est-ce vraiment la sorte de citoyens que nous voulons attirer ici pour vivre avec nous ?

    Serge Grenier
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  • Jean-Guy Dagenais - Abonné
    11 mai 2010 08 h 38
    LA FAUTE DES SÉPARATISTES
    Un jour li y aura un lucide pour dire que c'est la faute des séparatistes si les allophones ont remplacé les anglos.
    Merci à jacques Noel, bonne synthèse !
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    11 mai 2010 08 h 45
    M Juiien La nouvelle serait peu être
    Que 66% des québécois et que 61% des francophones veulent la liberté de choix au niveau de l'éducation.

    Maintenant que faut-il faire? Est-ce que 36% des québécois peuvent décider pour les autres, est-ce que tant de gens peuvent être dans l'erreur. Ou bien comme en dirait certain, ce sont des ignorant ils ne sont pas informés, ils sont des vendus, ils n'ont aucune conscience toutes les excuse seront
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  • Pierre Schneider - Abonné
    11 mai 2010 08 h 47
    Pas la faute des immigrants
    S'ils n'arrivent pas à pouvoir travailler en français, les immigrants doivent se tourner vers l'anglais. On ne saurait les en blâmer. Non, c'est à nous, et à nous seuls, de prendre nos responsabilités et d'adopter une constitution républicaine francophone sur laquelle les institutions monarciques canadian n'auront aucun droit de regard.
    La république d'abord et avant tout....l'indépendance suivra.
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    11 mai 2010 08 h 52
    apprendre l'anglais=ouverture d'esprit
    Dans un contexte nord américain l'apprentissage de l'anglais est incontournable. Il n'est pas défendu d'apprendre une autre langue que le français. ça ouvre les portes de l'emploi en Amérique et dans le monde entier. Nous sommes entourés de 330,000,000 anglophones et cela ne changera pas même si certains préconisent la Sécession du Québec. Donc il faut tenir compte de la réalité de 2010. L'anglais est la "langue des affaires" on ne le dira jamais assez et c'est facile à vérifier dans le concret.
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  • bol - Inscrit
    11 mai 2010 08 h 56
    78ième congrès de l'Acfas: L'angleis...
    Posons nous la question, combien de nos élus politique au gouvernement du Québec ne parle que le français et s'il y en a, quel poste occupent-ils ? Je connais des gens qui ont immigrés au Québec et qui ont le luxe de pouvoir choisir entre le français et l'anglais comme langue d'enseignement pour leurs enfants alors que moi qui suis né ici je n'ai d'autre choix que le français pour les miens. Le message est très clair, les gouvernements de toutes allégeances n'ont aucun intérêts à voir la population du Québec s'épanouir pleinement. 300 millions d'anglophones vivent autour de moi et nombre d'entre eux sont des gens très biens. Mais les gouvernements continuent de m'asphyxier de jour en jour dans ce ghetto francophone que devient lentement le Québec. J'aime énormément la langue française mais j'aime également tout autant la langue anglaise. Toutefois je trouve envahissant un gouvernement qui m'empêche moi et mes enfants de cotoyer les autres et d'embrasser le monde qui parle de multiples langues autour de nous. En Amérique du nord si je ne parle que le français je suis limité à plus ou moins sept millions de personnes mais si je parle le français et l'anglais je côtois six milliards d'individus et ça c'est enrichissant. Suffit d'y penser, on a pas besoin des anglais pour nous nuire, dans l'actuel des choses, on fait très bien ça entre nous autres.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    11 mai 2010 08 h 56
    L'hypocrisie du gouvernement Charest
    «Le gouvernement actuel n'essaie aucunement d'agir. Il a coupé les programmes de francisation. Il tient un discours pour la défense du français, mais ses actions sont contraires à la francisation»,
    ***********
    Le gouvernement Charest répond en cela aux électeurs à qui il doit le pouvoir soit la minorité anglo-allophone de Montréal.
    Ce gouvernement formé de traitres à la nation laisse Montréal s'angliciser par opportunisme politique et appat du gain.
    Alors qu'il est présentement à 22% dans les intentions de vote des francophones , il obtient encore malgré les scandales qui entachent son gouvernement et le financement de son parti 65% des intentions de vote de la communauté anglophone.
    Tant que les francophones n'arrêteront pas de diviser leurs votes et considéreront l'abstention comme une option viable, il peut faire ce que Tremblay a fait à la mairie de Montréalet rester au pouvoir malgré toutes les allégations de corruption , grâce au vote massif de la minorité .
    Les Libéraux pourront alors continuer de travailler à la lente assimilation des francophones du Québec sous le regard bienveillant de Harper qui travaille lui à leur marginalisation au Parlement fédéral.
    Il serait peut-être temps de se réveiller!!!!
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  • Paula - Inscrit
    11 mai 2010 09 h 22
    Il faut....
    Il faut franciser les allophones et encourager les entreprises à utiliser la langue française (par des lois). Il faut aussi la loi 101 au niveau cégep. C'est simple, suffit que notre gouvernement le sache!
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  • Naturelebo - Inscrit
    11 mai 2010 09 h 24
    Montréal a 2 universités anglos dont un mégahopital anglo
    Je ne comprends pas pourquoi Montréal avec une population anglophone vraiment minoritaire, on calcul à env. 800 000 anglophones au Québec. Pourquoi le 2e méga-hopital a été fait en anglais et, de deux, à Mtl toujours. La vérité, c'est que ce deuxième hopital aurait dû être fait à Québec, une ville qui sert plus que la ville de québec elle-même, mais tout l'est. Je suis outré.

    D'un autre côté, il ne faut pas être comme trop pessimiste, ce qui pourrait donner le sentiment que le fait français est perdu d'avance. Le plus important est de savoir que la plupart du monde à MTL parle français même si ce n'est pas vraiment la langue de la maison, il en est qd mm que la plupart du monde se débrouille bien. Maintenant, est-ce assez, je ne crois pas, mais il ne faut pas être pessimiste à outrange.

    J'ai une solution d'émigration... c'est en campagne qu'on a besoin de monde, pas à MTL où les logements sont pleins. À l'arrivée d'un immigrant, une exigence de vivre dans une région donnée et choisie par l'État pendant 5 ans. Il faut juste faire qqpetits gestes et le tout va se replacer.

    MTL avec ses 2 universités a plus de places du savoir qu'une ville comme Ottawa ou winnipeg, ça n'a pas de sens, c'est un privilège. La solution est de d'exiger aux étudiants anglophones du QUÉBEC une maitrice de la langue seconde (un examen qui examine un français fonctionnel) si ils veulent être acceptés à l'Université.

    Finalement, la Grande Séduction est de mise, s'amer soi-même attire l'attention. Partager notre amour de notre patrie, de notre langue et de nos valeurs est la chose la plus importante. Dans la situation du français, il faut faire appel, oui à des linguistes et démographes, mais le plus important est la psycho-sociologie. Cette science nous permet d'analyser les mécanistes psychologiques et de jouer dessus dans un but commun.

    Le plus important, ce ne sont pas les parents de l'immigration, mais les enfants qui en ressortent...

    Et, la Solution Ultime, c'est la Souveraineté du Québec, pas contre qui que ce soit, mais pour Nous... Je suis un peu surpris, à chaque fois j'entends parler de la Souveraineté du québec que les Immigrants en sont rétissants, alors que c'est pour eux que c'est le plus grand avantage
    PARCE QUE AU JOUR 1 DU PAYS DU QUÉBEC, TOUS LES GENS D'ICI DU NORD AU SUD ET DE L'EST À L'OUEST EN SERAIENT LES FONDATEURS...

    Autremant, les Immigrants au Canada vont être pour bcp de générations des NÉO, au lieu d'être des FONDATEURS. Je crois que si on venterait la souveraineté comme cela auprès de ces nouveaux-arrivants, ce serait fort facile de les convaincre,,, et enfin, ils pourraient se dire, ce pays est nouveau, OUI, mais j'en suis un fier fondateur et ce, peu importe l'accent lol.
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  • Michel Page - Inscrit
    11 mai 2010 09 h 26
    Le problème pourtant annoncé depuis longtemps refait surface à l'avant scène/ Mauvaise gestion de l'immigration depuis 2004

    La nature de votre titre : L'anglais prend de la vigueur au Québec, correspond, malheureusement, à mes analyses et à mes expériences personnelles. Le problème pourtant annoncé depuis des années a été décuplé par une politique d'immigration à portes ouvertes depuis 2004.
    J'ai rédigé une letrre à l'intention de la Ministre de la culture et des Communications (c.c Ministre de l'IImmigration et de l'intégration) il y a deux semaines. Elle contient une analyse de la situation et des éléments de solution.
    Donné la situation et le manque évident de sensibilité de l'actuel gouvernement, je vous soumets cette lettre pour fin de publication.

    Respectueusement votre.
    Michel Pagé
    Montréal

    addendum:

    « Aucun des différents critères de vitalité examinés n’indique que le français progresse par rapport à l’anglais au Québec. Si les tendances se poursuivent, le français continuera de perdre du terrain et risque de devenir minoritaire au Québec d’ici quelques générations, et bien avant cela à Montréal. On ne pourra renverser ce déclin que si les immigrants québécois choisissent le français comme langue d’usage à la maison comme au travail. Ils ne le feront que si communiquer dans cette langue devient économiquement plus rentable que de le faire en anglais. « La vitalité du français, Observations critiques par Charles Castonguay, professeur à la retraite, Université d’Ottawa, septembre 2009.

    Or, des données et l’observation critique démontrent que la langue d’usage à la maison est le français que si les enfants font leurs études supérieures (collégiales, universitaires) en français.
    La question qui se pose est donc nettement la suivante : veut-on que Montréal, demain, soit francophone, et le Québec dans deux ou trois générations soit francophone? Oui ou non. Si oui, la seule avenue est de canaliser les immigrants allophones vers les collèges francophones; de s’assurer que les nouveaux immigrants allophones soient francisés; de les inciter à s’installer ailleurs que dans Montréal; de mieux gérer la sélection et le recrutement; de réduire le nombre d’immigrants pour au moins deux années, afin de retrouver le contrôle de la situation névralgique. (M.P. 2009/2010)
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  • Guillermo Navarro Garcia - Inscrit
    11 mai 2010 09 h 31
    Le problème démographique
    Je vais peut être enfoncer une porte ouverte mais les québécois à l'image de beaucoup de peuples européen ont une natalité très faible et d'après moi c'est la raison première de l'affaiblissement de la communauté francophone.

    Pour ce qui est de l'usage de l'anglais sur le lieu de travail il n'y a pas grand chose à y faire dés que l'on travaille pour une société dont le champ d'action dépasse les frontières de la belle province.

    Il est par contre assez souvent frustrant de voir qu'il suffit qu'il y ait un anglophone dans une réunion pour que la langue utilisée bascule à l'anglais. J'ai assisté à des réunions ou un anglophone bilingue au final imposait l'usage de l'anglais aux francophones qui ne maîtrisaient pas toujour au mieux la langue de Shakespear. Il était apparemment de meilleurs allois de martyriser la langue anglaise que la langue française.
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  • Andre Gignac - Inscrit
    11 mai 2010 09 h 33
    PEUPLE D'ADOLESCENTS ATTARDÉS?
    Nous continuons à maintenir au pouvoir à Québec un gouvernement corrompu qui travaille contre les intérêts de la collectivité et à notre assimilation et en plus, nous souhaitons un renouvellement de la fédération canadienne. Gros cas de psychiatrie! Clotaire Rapaille devrait revenir nous aider, nous en avons grandement besoin!

    André Gignac le 11 mai 2010
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  • Normand Carrier - Abonné
    11 mai 2010 09 h 39
    Monsieur Lafond , bravo pour votre défense de cette belle langue ....
    Vous êtes de toute évidence un amant de cette belle langue francaise et cela prendra plusieurs défenseurs pour qu'elle survivre et prospère ! Il y a beaucoup d'incompréhension des Québécois qui désirent que leurs enfants apprennent l'anglais en ayant des écoles bilingues sans réaliser qu'en faisant ceci , le message envoyé a la communauté allophone est que l'anglais est prioritaire et qu'ils doivent le maitriser pour trouver du travail . Cela nous conduira rapidement a notre mort culturelle et linguistique !

    La priorité absolue doit être mise sur un bon francais de qualité et sur la langue francaise comme langue de travail et légiférer plus fermement a ce niveau ! Nos écoles doivent être francaises et dans lesquelles , les élèves peuvent apprendre l'anglais comme langue seconde et éventuellement une troisième langue s'ils le désirent .... IL NE FAUT JAMAIS PERDRE DE VUE QUE NOTRE OBJECTIF EN EST UN DE SURVIE COMME PEUPLE autrement nous risquons la Louisiniation de notre langue et notre disparition .....
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  • T. Julien - Inscrit
    11 mai 2010 10 h 06
    Calore Moreno
    Durant le règne du PQ, EUX AUSSI avaient également "supprimer" dans les programmes de francisation et d'intégration des immigrants alors...
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  • T. Julien - Inscrit
    11 mai 2010 10 h 09
    JAMAIS UN QUeBEC PAYS
    Vous dites et je cite: "61% des francophones veulent la liberté de choix au niveau de l'éducation"

    Est-ce que cette "LIBERTÉ DE CHOIX" ne s'addresse qu'aux francophones seulement ou A TOUS les résidents du Qc ?
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  • T. Julien - Inscrit
    11 mai 2010 10 h 16
    jean-claude vincent
    Si M. Charest a obtenu une majorité il est certains qu'elle ne vient pas strictement de la minorité anglophone et allophones.

    Pour ce qui est de votre dernier paragraphe vous ne faites QUE de la démagogie M. Vincent.

    CE N'EST PAS à M. Harper, ou à quiconques d'autres, à mieux enseigner la langue française dans les foyers du Qc ET/OU dans les écoles du Qc.

    S'il y a "MARGINALISATION" à quelque part, c'est bien ici au Qc ET CE, sur une base quotidienne.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    11 mai 2010 10 h 22
    À Monsieur Sanzalure, Serge Grenier.
    Monsieur Grenier, je m’excuse d’intervenir encore une fois sur ce que vous avez écrit, mais, à mon avis, c’est important que je le fasse. Vous dites :

    ‘’Mais l'argent, c'est débit / crédit. Quand quelqu'un en a beaucoup plus, c'est parce que les autres en ont beaucoup moins. ‘’

    C’est très intéressant ça, et c’est très typique de la mentalité du québécois francophone. Très typique, mais aussi très néfaste et très erroné.

    Voyez vous, le québécois francophone en général pense que la richesse collective est un espèce de ‘’tas’’ qui existe, et que tout le monde peux piger dedans. Plus tu pige, plus tu réduit le ‘’tas’’ et plus tu en enlève aux autres.

    C’est complètement faux. Complètement faux. La réalité, est que la richesse collective n’existe pas en tant que tel. C’est chaque individu de la collectivité qui, par son imagination, par ses efforts, par son travail, crée sa propre richesse financière. Et, c’est la somme de toutes ces richesses individuelles qui forme la richesse collective ; richesse collective qui peux être redistribué pour assurer un filet social.

    Il est, à mon avis, très important, et urgent, que les québécois francophone comprennent ceci, si l’on veut avoir une petite chance que la nation québécoise francophone survive …
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  • Alexandre Dube-Poirier - Inscrit
    11 mai 2010 10 h 35
    Pour ''bol''
    'En Amérique du nord si je ne parle que le français je suis limité à plus ou moins sept millions de personnes mais si je parle le français et l'anglais je côtois six milliards d'individus et ça c'est enrichissant.''

    Avec tout le respect que je vous doit, votre commentaire ci-dessus, en plus d'être plutôt incohérent (parlant de 7 millions de français en Amérique à 6 milliards d'anglais, mais selon la structure de la phrase, toujours en Amérique aussi) est désillusionné.

    En effet, ici, en Amérique, il est vrai que la langue d'affaire est l'anglais, mais il suffit de voyager un peu (ou d'avoir des connaissances de base sur les langues du monde et leurs nombre de locuteurs) pour ce rendre compte que ce n'est qu'une illusion typique aux minorités linguistique en Amérique du Nord que de pensé que l'anglais est universel (étant gavé d'anglais de tout bord tout côté, c'est aussi assez normal). Dans les faits, on ne compte que 920 millions de personnes à travers le monde qui sont capable de se débrouiller en anglais. C'est plus que le français, certes, mais il (le français) n'est pas en reste avec 410 millions de locuteurs sur les 5 continents, ce qui en fait l'une des 5 principales langues internationales.

    De plus, le français est utilisé comme langue de la diplomatie internationale, des "Pays Non-Alignés", des organisations internationales, des jeux olympiques. La Francophonie devrait donc bien se porter. Selon le démographe et sociologue Richard Marcoux le français pourrait en 2050 compter 600 millions de locuteurs.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    11 mai 2010 10 h 34
    Inévitable
    L'anglicisation est inévitable puisque le Québec fonctionne effectivement en français et en anglais, avec des systèmes d'éducation séparés ainsi que beaucoup d'autres institutions et services. S'il y avait un seul système d'éducation, en français, mais qui enseignerait un bon niveau d'usage de l'anglais et de l'espagnol, cela aiderait probablement la francisation des immigrants.

    Pour ceux qui disent que le Québec est entouré de 300 millions d'anglophones, ils oublient que ces anglophones sont entourés de plus de 600 millions d'hispanophones et si vous voyagez un peu en Amérique latine, vous vous rendrez compte très vite que l'espagnol est essentiel et qu'on y parle l'anglais qu'exceptionnellement, chez les gens plus éduqués et dans certains hôtels de tout-compris.

    Donc, en fait, le Québec latin n'est pas si isolé qu'on pourrait le faire croire et il a les pouvoirs de changer la situation... s'il le veut bien!
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 mai 2010 10 h 37
    Un coup d'aile à Montréal...
    Les résultats alarmants de ce sondage concernent la région de Montréal. L'élection d'un gouvernement libéral au Québec est menaçante pour la survie du français, à Montréal d'abord. C'est tout le Québec qui a élu ce gouvernement mais je ne me rappelle pas que cet enjeu du français, à Montréal particulièrement, ait fait partie de la dernière campagne électorale. Il le faudra la prochaine fois. Même un Québécois qui habite en région éloigné et qui méprise la grande ville, tellement satisfait de ne pas y habiter, doit avoir conscience qu'en votant pour le Parti libéral, même si sa situation économique s'améliore à court terme, c'est sa propre disparition comme francophone qu'il appuie.
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  • jacques noel - Inscrit
    11 mai 2010 11 h 10
    Comment l'immigration anglicise Montréal
    Le Ministère de l’Immigration et des communautés culturelles a tracé un portrait des communautés culturelles au Québec, à partir des données du recensement de 2001. On a sorti, entre autre, la connaissance du français chez chacune des communautés, ce qui donne une bonne idée des groupes réfractaires au français.

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/diver


    .13% des Américains ne parlent pas français ce qui représente 3,400 personnes. (juste là on peut déjà s’interroger sur la fiabilité des données du recensement ! D’autant plus que 6525 avouent ne parler que le français !! Vous avez bien lu : 6525 Américains déclarent ne parler que le français !!! Mais bon, on va prendre le 13% comme un strict minimum)

    .33% des Afghans ne connaissent pas le français ce qui représente 900 personnes

    .15% des Antillais ne connaissent pas le français ce qui représente 16,000 personnes

    .11% des Arabes ne parlent pas le français : 14,000 personnes

    .64% des Benglashis ne parlent pas le français : 2,500 personnes

    .50% des Barbariens ne parlent pas le français : 2,000 personnes

    .24% des Croates ne parlent pas français : 1,000 personnes

    .44% des Chinois ne parlent pas le français : 28,000 personnes

    .43% des Coréens ne parlent pas le français : 1,900 personnes

    .23% des Hollandais ne parlent pas français : 4000 personnes

    .36% des Lettons ne parlent pas le français : 400 personnes

    .60% des Pakistanais ne parlent pas le français : 4,700 personnes

    .35% des Palestiniens ne parlent pas le français : 1,100 personnes

    .62% des Phillipins ne parlent pas le francais : 12,000 personnes

    .23% des Polonais ne parlent pas le français : 10,000 personnes

    .12% des Portugais ne parlent pas français : 6,000 personnes

    .26% des Russes ne parlent pas français : 6,000 personnes

    .22% des Slovaques ne parlent pas français : 700 personnes

    .58% des Grenadins ne parlent pas français : 1000 personnes

    .11% des Égyptiens ne parlent pas français. 1,500 personnes

    .63% des Ghanéens ne parlent pas le français : 900 personnes

    .35% des Grecs ne parlent pas le français : 20,000 personnes

    .48% des Guyanais ne parlent pas le français : 1,100 personnes

    .52% des Indiens ne parlent pas le français : 18,000 personnes

    .23% des Hongrois ne parlent pas le français : 4,000 personnes

    .40% des Irakiens ne parlent pas le français : 900 personne

    .32% des Iraniens ne parlent pas le français 4,000 personnes

    .25% des Iraéliens ne parlent pas le français : 900 personnes

    .50% des Jamaicains ne parlent pas le français : 5,300 personnes

    47% des Japonais ne parlent pas le français : 1,500 personnes

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/diver

    On le voit -ne serait-ce qu’avec les Chinois- que les données de Stats-Can ne tiennent pas la route. S’agit de rentrer dans un dépanneur à Montréal pour voir que Stats Can surestime terriblement le nombre de parlants français dans les communautés culturelles au Québec. 50% des Jamaicains parleraient français ? 57% des Coréens ? Ces chiffres ne font vraiment pas sérieux. Sans parler des 87% d’ Américains qui déclarent parler français !

    Mais ces chiffres montrent bien par contre à quel point plusieurs communautés sont totalement réfractaires au français puisque le % déclarant ne pas parler français est, au départ, très élevé.

    Afghans (33%), Grecs (35%), Palestiniens (35%), Lettons (36%), Irakiens (40%), Coréens (43%), Chinois (44%) Japonais (47%), Guyanais (48%), Jamaicains (50%), Barbadiens (50%), Indiens (52%), Grenadines (58%), Ghanéens (63%), Philippins (62%), Pakistanais (60%), Benglashis (64%).

    Considérant la nette surestimation de parlants français de Stats-Can, on peut affirmer que les trois-quarts des membres de ces communautés, en fait, ne parlent pas vraiment français, en tout cas assez pour écouter une nouvelle à télé et la résumer en 20 mots .

    Juste dans ces communautés, on avait, en 2001, près de 200,000 personnes, concentrées à Montréal, qui déclaraient ne pas parler du tout francais. Depuis, on ajouté 19 152 immigrants qui ne parlaient pas français en 2002, 19 467 en 2003, 19 770 en 2004, 18 474 en 2005, 17 323 en 2006, 17 929 en 2007 et 17 941 en 2008. Bref, on a ajouté 130 000 personnes qui ne parlaient pas français.

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc

    Pendant ce temps, on ajoutait 15 248 immigrants qui parlaient anglais en 2002, 18 138 en 2003, 22 584 en 2004, 22 644 en 2005, 23 890 en 2006, 24 796 en 2007 et 25 201 en 2008. Bref, on a ajouté 152 000 personnes qui, elles, parlaient anglais !

    On résume. Il y a 400,000 Anglos à Montréal, dont un bon tiers ne parle pas français. Il y a plus d’un quart de million d’Allophones qui ne parlent pas français (lorsqu’on calcule toutes les communautés ethniques, ce que je n’ai pas fait ci-haut). On a ajouté 130,000 nouveaux immigrants qui ne parlent pas français et 150,000 qui parlent anglais. Bref, il y a au moins un demi-million de personnes sur l’ile qui ne parle pas un mot de français ! Et après on se demande pourquoi on ne peut plus être servi en français au centre-ville ?
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  • Christian Franck - Abonné
    11 mai 2010 11 h 31
    Rémunération
    Ce journal, il y n'y a pas longtemps a montré qu'en realité les francophones gagnent plus que les anglophones. Les stéréotypes de l'anglais riche de Westmount qui crache sur le francophone est un mythe véhiculé par la société et ça fait réjouir les personnes qui en profitent politiquement. Ce mythe est tout simplement faux.
    SVP, lire :
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
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  • Andre Gignac - Inscrit
    11 mai 2010 11 h 45
    L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC: SEULE SOLUTION!
    Quand allons-nous comprendre que la seule solution pour nous sortir de l'assimilation, c'est l'INDÉPENDANCE du Québec avec le français comme seule langue officielle et le contrôle de toute notre immigration comme un pays normal qui se respecte?

    André Gignac le 11 mai 2010
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  • Gilles Denis - Abonné
    11 mai 2010 12 h 03
    L'anglais et la prospérité
    L'immigrant francophone immigre avant tout pour améliorer son niveau de vie. Or, que vous soyez un immigrant francophone ou un Québécois francophone dit de souche, le problème est le même, vous obtiendrez plus facilement un emploi et cet emploi sera probablement plus rémunérateur si vous maîtrisez l'anglais. Nos entreprises sont maintenant ouvertes sur le monde, et une bonne partie des affaires même en Europe se font en anglais. On a cru que l'immigration francophone pouvait régler en partie notre problème de décroissance démographique. La situation en France bien que plusieurs l'assimilent à une mode, est toute aussi déplorable dans le milieu des affaires et de l'emploi où la maîtrise de l'anglais est maintenant vue comme une nécessité incontournable. Oui, le Québec francophone est en danger et les francophones de cette province font maintenant partie de la minorité francophone canadienne et devront comme elle se battre de plus en plus pour obtenir des services en français. La Charte de la langue française était un remède temporaire et les Québécois l'ont préférée au remède permanent de l'indépendance.
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 mai 2010 12 h 21
    Chacun y peut quelque chose
    Dans cet article, le chercheur Charles Castonguay affirme très clairement: «L'anglais n'est pas aussi nécessaire que cela dans le milieu de travail. Mais les comportements à l'heure actuelle sont tels que les francophones en présence d'un anglophone parlent anglais. Il faut changer ces comportements et il faut agir sur le statut symbolique des langues». Quelqu'un ici se sent-il plus savant que ce chercheur? Le statut symbolique de l'anglais, ça se passe entre les deux oreilles. Le statut symbolique du français, lui, ne se porte pas très bien.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    11 mai 2010 13 h 20
    Ce fichu vieux réflexe de colonisé
    C'est triste de voir encore des francophones avoir cette fichue manie d'utiliser l'anglais dès qu'ils se rendent compte que la personne, qui s'adresse à eux, n'est pas de langue française et parle celle-ci plus lentement ou pas du tout.

    Par ailleurs, même si nous vivons en Amérique du Nord, M. Castonguay a raison de dire qu'on surestime la nécessité de connaître très bien l'anglais dans plusieurs milieux de travail au Québec. Encore un autre complexe de colonisé.

    De toute manière, ce problème de la protection du français ne sera vraiment résolu que lorsque les Québécois cesseront de se sentir inférieurs et se donneront un pays !
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  • perdu davance - Inscrit
    11 mai 2010 13 h 44
    On est foutu
    Les immigrants apprennent la langue du plus fort (le bully anglais) car ils croient dur comme fer que sans l’anglais ils ne pourront pas faire d’argent. D’ailleurs, plusieurs québécois le pensent aussi. Je ne crois pas que tous ont besoin de parler un anglais parfait dans la vie de tous les jours mais un anglais fonctionnel qui pourrait s’enseigner dans les écoles francophones point. Si tu as besoin d’un anglais plus élaboré (pour une petite partie de la population), il y a toujours moyen de prendre des cours d’appoint, Le point important franciser les ENFANTS qui seront les adultes de demain et surtout les enfants d’allophones car on ne pourra pas arrêter l’immigration. Choisir la teneur de notre immigration et arrêter de forcer les gens à travailler en anglais quand la langue de la majorité (supposément) est le français. Soyons politiquement incorrect : les immigrants viennent au pays pour faire de l’argent pas pour protéger une langue , une culture et faire un nouveau pays. Ils se foutent passablement de nos états d’âmes, nous francophones. Pas très respectueux mais c’est ainsi.
    Ça va en faire un beau pays uni ça. La culture de l’ensemble, faire de l’argent pour s’acheter pleins de petits joujoux. C’est sûrs¸ être socio et à gauche, C’EST MAL. Tout ce qu’on veut c’est le pognon et au diable le reste. Ça sent le pays rempli d’opportunistes qui n’ont plus de vision sociale et communautaire. Du chacun pour soi. Ùne courtepointe donc le fil d’attache sera l’anglais. Mais une courtepointe c’est composé de morceaux disparates. Loin du moi d’idée d’insulter qui que ce soit mais avouez, nous sommes de plus en plus individualistes, morcelés, atomisés et réduits à des clans sauf lors du travail. Mais en dehors…. Il faut espérer que les nouvelles générations penseront que le Québec est leur terre, et vraiment leur terre et qu’elles vivront en français mais permettez-moi d’en douter lorsque les québécois eux-mêmes ont vendu leur âme. Je veux bien croire que le monde ait changé et qu’il faut s’ajuster mais ce n’est pas une raison pour
    s’«aplatventrir» devant tout le monde et se renier comme peuple.
    Heureusement, tous ne sont pas ainsi. Merde, francophones, respectez-vous que diantre avant de parler de respecter l’Autre. Ce n’est plus du respect que se laisser effacer de la carte pour ne pas vexer le voisin, c’est de la paresse et du laisser-aller car on n’aime tellement pas la confrontation et le trouble, nous autres. Et vous savez quoi? C’est la meilleure, j’ai déjà rencontré des immigrants parlant difficilement le français critiquer l’autre immigrant qui n’utilisait que l’anglais en disant pourquoi ne font-ils pas l’effort de parler la langue des gens de la place comme moi je l’ai fait? C’est une question de respect. De plus, une personne a ajouté que c’était la faute des Québécois qui laissait tout faire et tout passer. Emmenez-moi plus d’immigrants comme cela SVP. J’aime mieux cela que des anglos ou allos bornés qui ne veulent pas parler français.
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  • Benjamin Trottier - Abonné
    11 mai 2010 13 h 58
    Le Parti des anglais
    Cette fâcheuse situation perdurera tant et aussi longtemps que les gens voteront pour le PLQ... Un Parti qui doit son succès d'abord et avant tout à sa base électorale anglophone, à laquelle les allophones s'agglutinent en grand nombre.
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  • Francois - Inscrit
    11 mai 2010 14 h 40
    Et comment allons nous perdre notre langue française
    J'ai déjà appliqué pour un emploi et on m'a demandé si je parlais anglais? j'ai demandé pourquoi et on m'a répondu par ce que le chef est Polonais et parle seulemnt en anglais. Je lui ai fait comme réponse que je suis québecois français. Non mais c'est une situation déplorable que j'ai vécu. Comment se fait-il qu'une personne immigrante me demande de parler anglais seulement. Cette situation n'est pas admissible pour moi francopĥone québécois. Et pourquoi parlons-nous aux immigrants en anglais? À quand le québécois aura le courage de se faire respecter par des gens qui sont seulement venu s'installer pour se faire les poches et se fou complètement de la société québécoise française et de ses valeurs. De plus il revendique le respect de leurs valeurs et le gourvernement Charest conscent des acommodements s'en même s'inquiéter et protéger l'intégrité de son peuple fondateur. Je me souviendrai de Jean Charest comme le plus médiocre gourvernement du québec. Un homme sans discernement. et j'en passe.
    Et à vous le citoyen québécois français de jouer le colonisé avec tout le monde. Il doit y avoir des changements dans la loi pour faire respecter la langue française et celle qui sont suggérer dans l"article vont tout à fait dans bon sens. Faisons tous pression à ce que ça change.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    11 mai 2010 16 h 01
    La progression de l'anglais
    Arrêtez de faire de l'urticaire, la progression de la langue anglaise est un phénomène mondial. Même la Chine veut s'angliciser pour l'expansion de son commerce.
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  • perdu davance - Inscrit
    11 mai 2010 16 h 35
    Attention : xénophobie en vue
    Il est temps de faire la souveraineté, de se montrer fier de sa culture et à même de se faire respecter car le type de situation décrite dans le courriel ci-dessus risque de se reproduire à l'envie. Un étranger au pays qui ne le considère pas vraiment comme le sien (écoutez les immigrants parler de leur pays, le plus beau, le plus n'importe quoi) dicter la langue de travail à ses employés francophones qui y sont nés et dont les ancêtres ont créé ses institutions, Un immigrant qui est citoyen quand il y trouve son compte et profite allègrement de son service de santé universel et gratuit (ça s’est vu) et puis qui vient dicter ses recommandations, faire des demandes et rejeter du revers de la main les institutions culturelles et linguistiques des gens de la place par appât du gain. Ça risque de créer de plus en plus de frictions et on pourra voir une montée du racisme par dépit et parce que les gens ne se sentiront pas respectés même chez soi. C'est quand même le comble, vivre dans la langue et la culture d'un autre sur sa propre terre, vivre en immigrant sans émigrer, faut le faire.
    Ne serait-ce que pour éviter une grogne et des tensions sociales inutiles (comme c'est le cas en Angleterre où une étude a été faite sur la situation d'un pays très multiculturel) il est temps de se prendre en main, envoyer un message clair et non à double sens comme on le fait présentement aux immigrants et aux anglos qui ont quand même un grand territoire anglophile où s'installer si notre demande de vivre dans notre langue dans notre toute petite enclave francophone en Amérique est trop exagérée. Se respecter soi-même désamorcera des injustices, des frustrations car tous, mais je dis bien tous, devront se conformer à une seule et même règle et tous devront être traités de la même façon, peuple fondateur ou en devenir.
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  • Patrick Naud - Inscrit
    11 mai 2010 16 h 48
    N'est-ce pas aussi un peu la faute des francophones?
    Premierement, je dois avouer que je trouve les propos de Mme Gravel pas mal trop alarmistes...

    Mais le point que je veuz soulever est le suivant:

    Avez-vous deja pense que la situation des immigrants ayant de meilleures possibilites d'emploi s'ils parlent bien l'anglais est aussi un peu la faute des francophones? Est-ce que les franco-quebecois et surtout leurs institutions sont aussi tolerants, ouverts et accomodants qu'ils le disent?

    Pour illustrer mon point, je vais vous faire part de mon experience dans le milieu de l'education post-secondaire anglophone... Je travaillais alors etroitement avec les nouveaux etudiants, dont plusieurs etaient des anglophones (du Quebec et hors Quebec) et des allophones. Plusieurs ont essaye de s'inscrire et de reussir dans les colleges et universites francophones de la region mais sans succes. Une des raisons majeurs de leurs insucces etait la rigidite du systeme. Ils se devaient d'avoir un niveau de francais precis (et assez eleve) AVANT meme de pouvoir s'inscrire dans le programme de leur choix. S'ils reussissaient, les professeurs refusaient des travaux remis en anglais. Dans les colleges et universites anglo-quebecoises, le systeme est beaucoup plus flexible et un etudiant unilingue peut plus facilement entamer et reussir ses etudes en anglais...
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    11 mai 2010 17 h 29
    L'anglais,un atout!
    Je suis très heureux que ce débat sur la place de l'anglais au Québec ait lieu.
    Le sondage démontre très clairement que les québécois croient en la démocratie et au libre choix en ce qui concerne l'avenir de leur propre enfant et la langue dans laquelle il recevra son enseignement.Ce sondage démontre aussi une grande maturité de la part des québécois francophones.
    Une majorité sans équivoque de québécois veulent avoir le choix de décider individuellement de leur avenir au lieu d'avoir un gouvernement qui dicte un choix.
    Il est plus que temps de revenir au libre choix pour la langue d'enseignement.
    Le Québec pourra enfin avancer et se développer économiquement,culturellement et socialement grâce à une place acceptable à l'anglais.
    De plus du côté démographique notre population pourra enfin augmenter et le poids du Québec restera plus stable.
    En gros,plus de place à l'anglais serait un win win situation pour tout le Québec
    Roger Sylvain
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  •  
  • ysengrimus - Inscrit
    11 mai 2010 18 h 05
    Diglossie
    La notion cruciale ici, c’est la notion de DIGLOSSIE

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/de-la-d

    Et, bien sûr, c’est toujours elle qu’on oublie…
    Paul Laurendeau
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  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    11 mai 2010 23 h 05
    Ethnocide
    Le génocide culturel du peuple québécois francophone est en marche, gracieuseté du gouvernement libéral du Québec.

    Plus de 50% des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours! Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois.
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  •  
  • alen - Inscrit
    12 mai 2010 07 h 26
    Réflexions... pour la suite des choses.
    Une chose est sûre, c'est une situation à mil visages;

    mais, pourrons nous jamais la changer tant que nous Québécois de langue française quitterons Montréal pour la banlieu et que les immigrants continueront d'y croitre?..

    mais pourrons nous jamais la changer tant que nous Québécois de langue française resterons frileux à embaucher des travailleurs issus des minorités, visibles ou non?..
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  •  
  • Victor Beauchesne - Abonné
    12 mai 2010 08 h 51
    est-il possible d'être souverainiste sans être alarmiste ?
    ``avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois.`` R Sain-Arnaud

    La Colombie Britannique avec 60 % de la population du Québec reçoit bon an mal an 50% de plus d'immigrants en chiffres absolus que nous. De même pour l'Alberta et l'Ontario.

    L'étalement urbain à Montréal est la principale source de la diminution de la proportion de francophones. Le quartier Petite Patrie, autrefois 98,9 % franco est maintenant connu comme le barrio de Montréal et sera bientôt à majorité hispanophone. Ville St-Laurent sera arabophone etc etc. Les francos sont partis à Mascouche, Terrebonne, Longueuil, etc où ils forment des majorités écrasantes. Si on veut intégrer les immigrants à la société française, va bien falloir qu'ils pratiquent leur français avec des francophones, sauf que ces derniers fuient la l'île pour les bungalows pas chers de la banlieue, banlieue qui est le château fort du PQ qui n'a aucun intérêt à stopper l'hémorragie.

    Si on pense qu'en fermant 2 CEGEPs anglophones et en bureaucratisant la francisation des dépanneurs et des nettoyeurs on va faire avancer la cause du français, c'est rêver en technicolor.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    12 mai 2010 11 h 23
    On se tire dans le pied
    Alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales du Québec.

    Cherchez l'erreur.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    13 mai 2010 09 h 12
    Pour un Québec français
    Un tiers des anglophones montréalais nés au Québec ne maîtrisent pas le français. René Lévesque les appellait les Rhodésiens.

    On ne peut pas blâmer les immigrants qui imitent ces anglophones. C'est à nous les francophones d'imposer notre langue. Le meilleur moyen, c'est de faire de la maîtrise du français une condition pour obtenir la citoyyenneté. Mais pour cela, il faut qu'on soit souverain. D'ailleurs, je ne connais pas beaucoup de pays où un immigrant qui ne parle pas la langue de la majorité peut survivre.

    Dire qu'on ne peut pas acueillir 55 000 immigrants par année, dont plus de la moitié n'apprennent pas le français est un luxe que la société québécoise ne peut se permettre car cela menace sa survie comme entité francophone. Comparer ce fait avec l'immigration dans le Roc ne tient pas la route, car tous les immigrants qui vont en CB, en Alberta et en Ontario s'intégrent à la majorité anglophone.

    Enfin, il est inapproprié de soutenir que pour apprendre l'anglais, il faut faire son cheminement scolaire en anglais. J'habite la ville de Québec et mes trois enfants (maintenant adultes ) ont toujours fréquenté l'école française et ils sont parfaitement bilingues.
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  • Tube - Inscrit
    14 mai 2010 07 h 34
    "Notre histoire est une des pas pires..."
    Ce qui me frappe dans les débats concernant la langue c'est à quel point il est difficile de démêler le collectif et l'individuel.
    Collectivement, nous sommes toujours en état de panique devant ce que nous percevons comme une progression de l'anglais. Ce n'est d'ailleurs pas d'hier... il fut une époque où les Français étaient aussi nombreux que les Anglais en Amérique. Et il y avait aussi des Allemands, des Hollandais, des Suédois, qui sont tous passés à l'anglais. Alors que l'Angleterre envoyait ses récalcitrants à pleins bateaux, notre Nouvelle-France refusait les protestants, qui allèrent s'assimiler en Nouvelle-Angleterre.
    Et pourtant nous sommes toujours là. Qu'est-ce qui nous a permis de survivre jusqu'à maintenant? Notre ouverture? Que nenni! C'est notre fermeture qui nous a permis de continuer à résister et à survivre.
    Collectivement, notre planche de salut, c'est de résister, de dire non, bref de se fermer.

    Individuellement, c'est une autre paire de manche. Pour mener une vie saine, il faut s'ouvrir. Il faudrait bien connaître trois langues : le français, langue maternelle, une seconde langue coup de coeur : italien, espagnol, portugais, innu, polonais, roumain, peu importel; une langue qui nous touche. Et comme troisième langue, parce que nous vivons en 2010, l'anglais, comme tout le monde sur la planète.
    Donc, je résume: unilinguisme public, trilinguisme personnel. Et arrêter de donner à l'anglais un statut qu'il n'a pas. C'est la langue maternelle de nos colocataires canadiens, c'est assurément la langue coup de coeur de certaines personnes, mais ça devrait devenir la troisième langue de la plupart des gens au Québec.
    L'afflux d'immigrants de diverses cultures au Québec est une occasion en or d'apprendre d'autres langues. Apprendre une langue étrangère, ce n'est pas comme apprendre l'anglais. C'est toucher quelqu'un d'autre dans ce qu'il a de plus précieux : sa langue maternelle. Les Philippins ne veulent (ou ne peuvent) pas parler français? Encourageons des Québécois à apprendre le Tagalog! C'est un pur bonheur de le faire en n'étant pas encombré de tout le poids social et historique qui vient avec l'anglais au Québec
    En somme, il faudrait revendiquer notre droit collectif à la fermeture et notre devoir individuel d'ouverture. Et pour être bien concret je propose ceci: un crédit d'impôt pour l'apprentissage d'une langue parlée au Québec, autre que le français ou l'anglais.
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  • Christian Gagnon - Inscrit
    14 mai 2010 21 h 46
    Charest est u courant !
    ...et il ne fera rien ! IL est à moitié anglo lui-même et il ne veut pas se mettre à dos le lobby/vote anglo et juif...
    quel salaud de traître à la patrie !
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