Libre opinion - Un enjeu de société
Charles-Mathieu Brunelle - Directeur des Muséums nature de Montréal
7 mai 2010
Actualités en société
Perte de la biodiversité, pollution, changements climatiques... L'humanité commence très sérieusement à être menacée. Les Muséums nature, qui sont dépositaires d'immenses savoirs en sciences de la nature, ont le devoir d'agir, de stimuler la création d'une nouvelle façon de vivre, où l'humain et la nature seront placés au coeur de la logique. Ils ont le devoir de partager leur patrimoine et leur expertise avec le plus grand nombre.
C'est pourquoi le Jardin botanique, le Biodôme, l'Insectarium et le Planétarium ont décidé de parler à l'unisson. Leur impact, ensemble, se situe au-delà de la somme de leurs connaissances. Ensemble, ces institutions prestigieuses, qui attirent 1,7 million de visiteurs chaque année, donnent une vision plus globale et intégrée de ce qu'est la nature. Elles en traduisent le sens, répondent à la question fondamentale de l'interdépendance.
Notre mission commune, «accompagner l'humain pour mieux vivre la nature», nous devons la prendre à bras le corps. Pas le temps d'être modestes et timides. Nous devons nous mobiliser et mobiliser le plus de monde possible.
Nous avons donc développé le Quartier de la vie. Un projet majeur, unique, qui met en valeur et les expertises propres à chacune des institutions, et ce qu'elles ont en commun. Un projet ambitieux qui rend hommage à l'audace des visionnaires qui ont fondé ces institutions formidables. Le Quartier de la vie suscite l'enthousiasme de tous ceux qui en prennent connaissance. Au regard des enjeux auxquels est confrontée notre planète, tout le monde veut participer à la création d'une nouvelle façon de vivre.
Ce projet novateur, structurant, nous lui donnerons vie tous ensemble. Il s'agira d'une véritable cocréation avec les Montréalais. Par la suite, ce sont les citoyens et les visiteurs du monde entier qui fréquentent nos institutions qui le feront grandir.
Récemment, les médias ont mentionné que la Ville étudiait la structure de gouvernance des Muséums nature. Le mot «paramunicipal» a été prononcé. Les réactions ont été vives. Plusieurs s'inquiètent de voir un conseil d'administration chapeauter un jour les Muséums nature, plutôt que le conseil municipal.
S'il est fondamental que les Muséums nature réalisent la vision à laquelle ils aspirent, il est important que nous réfléchissions aux mécanismes administratifs qui nous permettront de soutenir la réalisation de cette vision de la manière la plus efficace et la plus intelligente possible, dans le plus grand respect de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent et des gens qui y travaillent.
Si les spécialistes qui étudient la question concluent que la meilleure solution est un conseil d'administration, avec des règles de gouvernance très claires (comme en ont, bien que financés en tout ou en partie par des fonds publics, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée de la civilisation à Québec, le Smithsonian à Washington, l'American Museum of Natural History à New York ou encore le Jardin botanique de Kew, au Royaume-Uni, réputé pour être le jardin botanique le plus prestigieux de tous), alors il faudra sérieusement et posément explorer cette voie.
Les Muséums nature appartiennent aux Montréalais. Ceux-ci ont donc une responsabilité quant à l'avenir de ces institutions, celle de s'assurer qu'elles puissent se développer, de manière responsable, dans le meilleur intérêt de ce pour quoi elles ont été créées: protéger la nature, éduquer la population à la nature, enrichir les connaissances en sciences de la nature.
Les propos de M. Brunelle sont endossés par Gilles Vincent, Rachel Léger, Anne Charpentier et Pierre Lacombe, respectivement dirigeants du Jardin botanique, du Biodôme, de l'Insectarium et du Planétarium.
***
Charles-Mathieu Brunelle - Directeur des Muséums nature de Montréal
C'est pourquoi le Jardin botanique, le Biodôme, l'Insectarium et le Planétarium ont décidé de parler à l'unisson. Leur impact, ensemble, se situe au-delà de la somme de leurs connaissances. Ensemble, ces institutions prestigieuses, qui attirent 1,7 million de visiteurs chaque année, donnent une vision plus globale et intégrée de ce qu'est la nature. Elles en traduisent le sens, répondent à la question fondamentale de l'interdépendance.
Notre mission commune, «accompagner l'humain pour mieux vivre la nature», nous devons la prendre à bras le corps. Pas le temps d'être modestes et timides. Nous devons nous mobiliser et mobiliser le plus de monde possible.
Nous avons donc développé le Quartier de la vie. Un projet majeur, unique, qui met en valeur et les expertises propres à chacune des institutions, et ce qu'elles ont en commun. Un projet ambitieux qui rend hommage à l'audace des visionnaires qui ont fondé ces institutions formidables. Le Quartier de la vie suscite l'enthousiasme de tous ceux qui en prennent connaissance. Au regard des enjeux auxquels est confrontée notre planète, tout le monde veut participer à la création d'une nouvelle façon de vivre.
Ce projet novateur, structurant, nous lui donnerons vie tous ensemble. Il s'agira d'une véritable cocréation avec les Montréalais. Par la suite, ce sont les citoyens et les visiteurs du monde entier qui fréquentent nos institutions qui le feront grandir.
Récemment, les médias ont mentionné que la Ville étudiait la structure de gouvernance des Muséums nature. Le mot «paramunicipal» a été prononcé. Les réactions ont été vives. Plusieurs s'inquiètent de voir un conseil d'administration chapeauter un jour les Muséums nature, plutôt que le conseil municipal.
S'il est fondamental que les Muséums nature réalisent la vision à laquelle ils aspirent, il est important que nous réfléchissions aux mécanismes administratifs qui nous permettront de soutenir la réalisation de cette vision de la manière la plus efficace et la plus intelligente possible, dans le plus grand respect de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent et des gens qui y travaillent.
Si les spécialistes qui étudient la question concluent que la meilleure solution est un conseil d'administration, avec des règles de gouvernance très claires (comme en ont, bien que financés en tout ou en partie par des fonds publics, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée de la civilisation à Québec, le Smithsonian à Washington, l'American Museum of Natural History à New York ou encore le Jardin botanique de Kew, au Royaume-Uni, réputé pour être le jardin botanique le plus prestigieux de tous), alors il faudra sérieusement et posément explorer cette voie.
Les Muséums nature appartiennent aux Montréalais. Ceux-ci ont donc une responsabilité quant à l'avenir de ces institutions, celle de s'assurer qu'elles puissent se développer, de manière responsable, dans le meilleur intérêt de ce pour quoi elles ont été créées: protéger la nature, éduquer la population à la nature, enrichir les connaissances en sciences de la nature.
Les propos de M. Brunelle sont endossés par Gilles Vincent, Rachel Léger, Anne Charpentier et Pierre Lacombe, respectivement dirigeants du Jardin botanique, du Biodôme, de l'Insectarium et du Planétarium.
***
Charles-Mathieu Brunelle - Directeur des Muséums nature de Montréal
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

