Lettres - Protéger nos chutes
Depuis un an, je voyage dans plusieurs régions du Québec pour photographier des chutes. C'est, à 50 ans, ma nouvelle passion. Partout, j'ai été à même de constater qu'il existe un formidable potentiel de développement de projets écotouristiques axés sur la valorisation de nos rivières, de leur histoire et de leurs attraits. Je suis maintenant fâché d'apprendre que le gouvernement Charest revient obstinément à la charge avec son idée de permettre la construction de petites centrales hydroélectriques de moins de 50 mégawatts sur les plus belles chutes du Québec.
Il m'est difficile d'imaginer qu'à cause d'une poignée de promoteurs locaux à la recherche de sources de profits, nos enfants ne pourront plus jamais admirer la beauté de sites extraordinaires situés sur la Côte-Nord (Magpie, Manitou, Pentecôte, Sault-au-Mouton), dans la région de Québec (Sainte-Anne) ou Lanaudière (Chutes Sainte-Ursule), pour ne mentionner que ces régions. On assiste présentement en douce à un vol du patrimoine naturel québécois, rien de moins!
Si les Québécois sont les descendants de «porteurs d'eau», le temps est venu de le démontrer. Le temps est venu de dire: «Non, Monsieur le premier Ministre!
Aucune des rivières du Québec ne vous appartient. Elles sont le patrimoine commun de tous les Québécois et Québécoises. Cessez de vouloir aménager tout ce qui coule chez nous. Renoncez à vos projets de petites centrales. Valorisez plutôt les chutes du Québec par de l'écotourisme créateur de dynamisme, de fierté et de développement local. Aménager nos chutes, ce n'est pas du développement durable. C'est tout simplement du saccage environnemental. Et ça, Monsieur Charest, les générations futures ne vous le permettraient pas.»
***
Pierre Leclerc - Montréal, le 30 avril 2010
Il m'est difficile d'imaginer qu'à cause d'une poignée de promoteurs locaux à la recherche de sources de profits, nos enfants ne pourront plus jamais admirer la beauté de sites extraordinaires situés sur la Côte-Nord (Magpie, Manitou, Pentecôte, Sault-au-Mouton), dans la région de Québec (Sainte-Anne) ou Lanaudière (Chutes Sainte-Ursule), pour ne mentionner que ces régions. On assiste présentement en douce à un vol du patrimoine naturel québécois, rien de moins!
Si les Québécois sont les descendants de «porteurs d'eau», le temps est venu de le démontrer. Le temps est venu de dire: «Non, Monsieur le premier Ministre!
Aucune des rivières du Québec ne vous appartient. Elles sont le patrimoine commun de tous les Québécois et Québécoises. Cessez de vouloir aménager tout ce qui coule chez nous. Renoncez à vos projets de petites centrales. Valorisez plutôt les chutes du Québec par de l'écotourisme créateur de dynamisme, de fierté et de développement local. Aménager nos chutes, ce n'est pas du développement durable. C'est tout simplement du saccage environnemental. Et ça, Monsieur Charest, les générations futures ne vous le permettraient pas.»
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Pierre Leclerc - Montréal, le 30 avril 2010
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