Manifestations du 1er mai - Les travailleurs unis contre le gouvernement Charest
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Une manifestation «anticapitaliste» au carré Saint-Louis a été suivie de près par le SPVM.
Des milliers de Québécois, dont de nombreux militants syndicaux, ont profité de la Fête internationale des travailleurs, samedi, pour descendre dans les rues de Montréal, de Québec, de Gatineau et de Sherbrooke pour manifester leur profond mécontentement à l'égard du dernier budget du gouvernement de Jean Charest.
À Montréal, un premier cortège s'est mis en branle à l'intersection des rues Atwater et Saint-Jacques sur le coup de midi pour s'arrêter au parc Saint-Gabriel à Pointe-Saint-Charles. Les centaines de manifestants qui y ont pris part ont dénoncé vertement le budget dévoilé par le ministre des Finances, Raymond Bachand, il y a un mois. Ils l'ont qualifié de «régressif et antisocial». Les protestataires ont conspué toute hausse de taxes et de tarifs, ont exigé le maintien d'un système de santé public gratuit et universel, et ont rejeté toute forme de privatisation des services publics. D'autre part, ils ont soutenu que les compressions budgétaires torpilleront la lutte contre la pauvreté.
Les manifestants ont aussi rendu un hommage posthume au syndicaliste au franc-parler légendaire, Michel Chartrand, décédé le 12 avril.
Une deuxième manifestation «anticapitaliste» s'est amorcée en fin d'après-midi au carré Saint-Louis et a été suivie de près par le Service de police de la Ville de Montréal. La marche, marquée par quelques escarmouches, s'est terminée vers 18h30 devant les bureaux du centre-ville de Montréal du premier ministre du Québec, Jean Charest, où l'effigie du chef de gouvernement a été brûlée.
À Gatineau, les manifestants ont déposé des chaussures usées devant l'édifice Jos-Montferrand, rue Laurier, et y ont collé des images de mains rouges. «Si les chaussures usées marquent notre état d'épuisement, les mains rouges qui les accompagnent se veulent un message d'optimisme: nous n'allons pas accepter les orientations du budget Charest», a affirmé le représentant du Réseau Vigilance Outaouais, Eloï Bureau, par voie de communiqué.
À Québec, les manifestants ont choisi le thème «Démasquons les vrais clowns. Non au cirque de la privatisation et des hausses de tarifs». Plusieurs d'entre eux ont pris part à un pique-nique familial et à une manifestation dans le quartier Saint-Roch.
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Avec La Presse canadienne
À Montréal, un premier cortège s'est mis en branle à l'intersection des rues Atwater et Saint-Jacques sur le coup de midi pour s'arrêter au parc Saint-Gabriel à Pointe-Saint-Charles. Les centaines de manifestants qui y ont pris part ont dénoncé vertement le budget dévoilé par le ministre des Finances, Raymond Bachand, il y a un mois. Ils l'ont qualifié de «régressif et antisocial». Les protestataires ont conspué toute hausse de taxes et de tarifs, ont exigé le maintien d'un système de santé public gratuit et universel, et ont rejeté toute forme de privatisation des services publics. D'autre part, ils ont soutenu que les compressions budgétaires torpilleront la lutte contre la pauvreté.
Les manifestants ont aussi rendu un hommage posthume au syndicaliste au franc-parler légendaire, Michel Chartrand, décédé le 12 avril.
Une deuxième manifestation «anticapitaliste» s'est amorcée en fin d'après-midi au carré Saint-Louis et a été suivie de près par le Service de police de la Ville de Montréal. La marche, marquée par quelques escarmouches, s'est terminée vers 18h30 devant les bureaux du centre-ville de Montréal du premier ministre du Québec, Jean Charest, où l'effigie du chef de gouvernement a été brûlée.
À Gatineau, les manifestants ont déposé des chaussures usées devant l'édifice Jos-Montferrand, rue Laurier, et y ont collé des images de mains rouges. «Si les chaussures usées marquent notre état d'épuisement, les mains rouges qui les accompagnent se veulent un message d'optimisme: nous n'allons pas accepter les orientations du budget Charest», a affirmé le représentant du Réseau Vigilance Outaouais, Eloï Bureau, par voie de communiqué.
À Québec, les manifestants ont choisi le thème «Démasquons les vrais clowns. Non au cirque de la privatisation et des hausses de tarifs». Plusieurs d'entre eux ont pris part à un pique-nique familial et à une manifestation dans le quartier Saint-Roch.
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Avec La Presse canadienne
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