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Le capitalisme, «cancer» incurable?

20 août 2007: manifestants et policiers s’affrontent à Montebello, lors du sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
20 août 2007: manifestants et policiers s’affrontent à Montebello, lors du sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité.
1er mai: fête des Travailleurs. Aussi fête de l'«anticapitalisme». Mais quel contenu donner à l'anticapitalisme aujourd'hui sans retomber dans les vieilles critiques du passé, les vieilles recettes qui ont échoué? Questions à Amir Khadir, Pierre Mouterde, Francis Dupuis-Deri, entre autres.

Québec — En 2008, le président français Nicolas Sarkozy avait déclenché un débat mondial en déclarant qu'il fallait «refonder le capitalisme». Depuis, les chefs de gouvernement ont bel et bien discuté de réformes lors de grands sommets. Il ne fallait pas «gaspiller une crise», répétait-on. Nous sommes le 1er mai 2010 et rien n'a vraiment été accompli.

Ajustements à la marge

«Trop ambitieux», lance, de l'autre côté de la table, dans un café de la capitale, un Québécois qui appartient à la haute direction d'une grande banque américaine; un vrai personnage de cette finance internationale tant honnie: «Il n'y aura pas de refonte du capitalisme. Ça va être des ajustements à la marge, prédit-il. C'est un système qui fonctionne, nonobstant la crise qu'on a eue. Grosso modo.» «Refonder» le capitalisme serait une tâche titanesque. Surtout qu'il n'a jamais vraiment été «fondé», soutient le banquier, qui se déclare toutefois favorable aux «ajustements à la marge» que le président Obama propose actuellement.

On aurait pu croire que la gauche profiterait davantage de cette crise. Certes, Barack Obama a été élu aux États-Unis. Et la patrie de Margaret Thatcher, le Royaume-Uni, s'apprête à causer une surprise avec la renaissance des libéraux-démocrates. On est toutefois loin ici de la «gauche de gauche». Et en France, le Nouveau Parti anticapitaliste, né en 2009, a «contre-performé» aux dernières régionales.

Chez nous, au sein de Québec solidaire (QS), une certaine ambivalence demeure à l'égard du «capitalisme». En témoigne les discours d'Amir Khadir, depuis 16 mois le seul député de QS à l'Assemblée nationale. Il parle la plupart du temps de «sortir [...] du capitalisme» ou de «dépasser le capitalisme» (6 mai 2009). Le 8 avril 2009, soulignant la démission de la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget, il lance: «Ce qui est certain, c'est que le capitalisme devra être radicalement réformé, sinon dépassé, et visiblement Mme Jérôme-Forget n'était pas la femme de la situation.» S'il parle souvent d'une crise du capitalisme, il précise toutefois: c'est celle d'un «certain capitalisme», victime d'un détournement financier, qui est surtout à condamner: «Le capitalisme [...] pour continuer à générer du profit, s'est financiarisé et s'est réfugié dans la spéculation. Depuis plus de 30 ans, les entreprises, les États et les ménages s'endettent massivement. Nous sommes collectivement floués, pris à la gorge par le pouvoir financier.» En septembre 2009, il déclarait en Chambre que «les choses seraient plus simples si, par exemple, un gouvernement Québec solidaire pouvait appliquer ses propres recettes». Mais, ajoutait-il: «Non pas en abolissant le capitalisme, rassurez-vous.»

Exit les grandes ambitions

En entrevue, Amir Khadir admet que prendre position sur le capitalisme n'est plus aussi simple qu'à l'époque où il militait, en Iran, «pour un changement de régime», contre la dictature du shah et ensuite contre celle les ayatollahs. «Mon groupe parlait d'une société unitaire sans classes. Mais on s'est aperçu que ça, c'est comme la quête du Saint-Graal.»

QS est d'une gauche typiquement contemporaine, qui a rompu avec l'idée de révolution. Même la gauche «extrême» n'est plus habitée de grandes certitudes d'antan. «Nous ne pensons pas détenir LA solution», écrit la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) dans son communiqué annonçant sa manifestation d'aujourd'hui, à 16h au carré Saint-Louis à Montréal.

Amir Khadir ne sera pas de cette manif, mais participera à une autre grande marche du 1er mai. À QS, on ne parle évidemment pas de renverser l'ordre actuel. M. Khadir présente son programme comme «une première tentative très modeste» de «réduire l'hégémonie du capital». Le député rappelle que son parti, dans sa déclaration de principes, se dit favorable à «une économie mixte où il y a de la place pour le capital privé, mais pas toute la place [...], où l'économie sociale et le modèle coopératif sont très présents.»

Une gauche moins utopique

Depuis la chute du mur de Berlin, la gauche se veut certainement moins utopique que jadis. «Comme si l'échec patent des pays dits "socialistes", ainsi que la crise de représentation politique dont nous pâtissons, nous avaient à tout jamais prémunis contre le désir collectif de changer le monde et nous avaient éloignés de toute réflexion stratégique pensée dans la durée», écrit le philosophe Pierre Mouterde dans le chapitre d'un ouvrage à paraître.

Pour Mouterde, la période historique actuelle se caractérise par une «crise très profonde du politique» qui contraste avec celle d'avant la décennie 80 où l'on on imaginait que l'action politique pouvait modifier substantiellement quelques-uns des effets les plus pervers de l'économie de marché capitaliste: 1- par la régulation du capital (social-démocratie), 2- par la socialisation des moyens de production (le communisme) et 3- par la remise en cause des rapports de dépendance Nord-Sud (nationalisme populaire). «Ce n'est plus le cas aujourd'hui — tout au moins pour l'instant —, car ces différents modèles ont tous failli chacun à leur manière, nous ramenant au statut d'orphelin (en panne de modèle et de tradition) et nous entraînant dans un formidable sentiment d'impuissance subséquent», déplore l'auteur de Pour une philosophie de l'action et de l'émancipation (Écosociété, 2009).

Le mouvement «antimondialisation» de 1999 à Seattle (et d'avril 2001 à Québec) est devenu très vite l'«altermondialisation». Parmi les principales propositions qui ont animé la gauche dans la dernière décennie: le «budget participatif» de Porto Alegre et la taxe Tobin de ATTAC sur les flux financiers. Ambitieux, bien sûr, mais on est loin des idées révolutionnaires d'antan. Dans sa version la plus light, la gauche donne dans la pédagogie des «petits gestes» où «acheter, c'est voter».

Le capitalisme, un cancer?

Amir Khadir confie ceci: «J'ai toujours cherché une manière de dépasser le capitalisme, mais je n'en ai pas trouvé encore. Beaucoup de solutions ont été proposées. Elles se sont avérés difficiles à appliquer, ont donné des résultats plus ou moins heureux, mais ce n'est pas une raison pour abandonner.»

Soudain, il a cette métaphore: «On cherche un médicament contre le cancer depuis des décennies, dit le docteur Khadir. Et on ne l'a pas encore trouvé. Est-ce une raison pour abandonner?»

L'image du cancer est intéressante: le capitalisme, une multiplication «cellulaire» de l'économie humaine? Une tentation permanente pour laquelle les lois antimonopole, la redistribution, etc., constituent une sorte de chimiothérapie préventive? Surtout que «tous les faits convergent pour nous faire prendre conscience que le capitalisme n'est pas vraiment soluble dans un développement vraiment durable», note Amir Khadir.

Les penseurs anticapitalistes n'ont pas de mots assez durs lorsqu'il est question du système économique actuel. Francis Dupuis-Déri, politologue de l'UQAM, dénonce le capitalisme d'un point de vue «institutionnel», où le pouvoir de l'argent finit par avoir des effets nocifs sur les processus de gouvernance. «C'est ce qu'on voit bien avec les différentes histoires de corruption qui font les manchettes depuis quelques mois; les capitalistes disent en public qu'ils veulent une réduction de la taille de l'État et moins d'interventions publiques, mais ils manoeuvrent dans l'ombre pour que l'État travaille dans leur intérêt, et ils sont évidemment pour des interventions publiques en faveur des firmes privées (subventions, exemptions fiscales, infrastructures, protectionnisme, etc.), si cela leur permet d'augmenter leur marge de profit.»

Les remèdes produisent les crises

À l'autre bout du spectre idéologique, un intellectuel comme Martin Masse soutient que c'est plutôt les prétendus remèdes qui créent les crises. «L'interventionnisme semble se nourrir de sa propre instabilité: les crises qu'il provoque sont autant de justifications pour les gouvernements d'intervenir davantage», écrivait Masse dans Argument à l'été 2009, dans un dossier intitulé «Le capitalisme est-il une fatalité?». À ses yeux, «la crise actuelle, comme celle des années 30, ajoutera à nos vies une nouvelle couche de structures bureaucratiques et de restrictions de toutes sortes qui demanderont peut-être des décennies à déconstruire. Mais si nous voulons sortir de ce cercle vicieux et retrouver une prospérité stable et durable, seul le capitalisme pourra nous y mener».

Alors, le capitalisme, cancer ou phénomène «naturel» que l'intervention humaine ne doit pas brider? À cette question, assurément, les réponses tranchées ne semblent plus faire recette.
 
 
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  • Andre Vallee
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 04h15
    Qui va décider?
    Ce ne sont ni Jean Charest ni Harper qui vont faire un effort pour règlementer un peu les intérêts financiers.
    Obama et Sarkosy, peut-être.

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 04h49
    Capitalisme vs matérialiste
    Il ne faut pas oublier le matérialisme qui est un autre cancer.
    La publicité dans les journaux et surtout la télévision sèment la terreur. On croit que l'acquisition de biens matériels nous rendra plus heureux mais quelle fausseté!

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 06h43
    Pardonnez-moi ma récidive, quelques images du capitalisme.
    Le capitalisme est comme un gros hippopotame et nous sommes des petits oiseaux qui venons picorer sur sa peau pour y manger des petits insectes. Le problème, c'est qu'un gouvernement néolibéral favorise beaucoup plus le gros hippopotame au détriment des petits insectes dont on se nourrit. L'hippopotame est la croissance économique et les petits insectes sont les emplois.

    Bien d'accord pour dire que le capitalisme est un cancer. Mais notre culture nous fait nous en immuniser au point de ne pas comprendre comment sa présence agit vraiment insidieusement en nous. Idéalement, le capitalisme devrait être le cheval et nous les cavaliers. Pas une bête de trait destinée à nous entraîner irrémédiablement dans ses sillons, pour éviter son courroux.

    Dans le texte intéressant de monsieur Robitaille, on dit que les gens de gauche se sont aguerris. Ils ne sont plus du tout des radicaux libres comme auparavant. Et c'est tant mieux! Parce que prit à petites doses contrôlées, le cancer qu'est le capitalisme permet un certain confort, pour ne pas dire du réconfort psychologique et physique. Qu'en pensez-vous monsieur Khadir?

    Notre démocratie et le capitalisme marchand nous apportent beaucoup pour nos besoins. Et c'est ce qui rend difficile de faire une critique constructive des abus qui peuvent dégénérer. À cela, l'État devrait proposer des remèdes plutôt que d'en accentuer ses abus. Idéalement, le capitalisme devrait avoir d'autres fins que la sempiternelle croissance économique. Permettez-moi de m'expliquer!

    On dit souvent que c'est la croissance économique qui nous permet de travailler. C'était plus vrai auparavant. De nos jours, avec le néo-libéralisme, on parle beaucoup plus de performance du capital qui profite surtout aux plus nantis plutôt que de création d'emplois qui favoriseraient tout le monde, socialement parlant. Donc, la performance du capital et la création d'emplois ne vont pas nécessairement ensemble aujourd'hui. Par ailleurs…

    Nous vivons à une époque où il y a de plus en plus de rigoureux problèmes environnementaux. On devra un jour ou l'autre vraiment y faire face. Serons-nous encore capable de corriger les problèmes de ce genre, en même temps que de continuer de parler honnêtement de croissance économique? Sommes-nous à une époque charnière où il faudrait envisager la décroissance?

    Par rapport aux problèmes environnementaux, il y a aussi la consommation à outrance qui va avec la croissance économique. Notre éducation nous apprend à consommer dès notre plus jeune âge. Pour donner un exemple, c'est de plus en plus cher d'envoyer les jeunes pratiqué des sports, en règle générale. Bien qu'on dise avec raison que le sport favorise la santé, l'accent est beaucoup plus mis sur l'argent néolibérale à faire avec le sport, quand on y regarde de près.

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 07h34
    Un discours renouvelé
    Depuis hier, sur un petit blogue politique québécois, quelques intervenants se questionnent sur le discours apocalyptique de la droite politique - exigeant ainsi des mesures drastiques - tout en réfléchissant au discours de la gauche qui semble renouveller son approche. Votre article est intéressant car il nous présente (enfin) une gauche politique qui comprend les enjeux tout en proposant des solutions concrètes sans tomber dans l'utopie. Merci pour cet article, c'est rafraîchissant.

    Pour ceux que ça intéresse (si vous me permettez la plogue...): http://jeanneemard.wordpress.com/2010/04/30/sueurs

  • Yves Archambault
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 08h03
    capitalisme?
    la très grande victoire des capitalistes c'est d'avoir réussit à faire croire que le socialisme(démocratique) était impossible alors que le capitalisme est déjà socialisé la part des gouvernements dans l'économie est disons autour de 50% partout sur la planète sauf que cette socialisation est profitable à ceux qui possède le capital et non au peuple. un dirigeant de banque suisse qui gagne 97 millions de francs suisse est-ce normale lui on peut le réformer et personne ne versera une larme. non le capitalisme est réformable et çà presse!

  • Denis Pageau
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 08h10
    Quel système?
    Tout le monde parle de système, mais c’est quoi un système? Si vous y réfléchissez un peu, vous comprendrez qu’un système, ça n’existe pas. Ce n’est qu’un terme qu’on utilise pour expliquer comment des humains partagent et échangent. Donc si le système n’existe pas, il ne peut pas être en faute. Cette dernière doit donc retomber sur ceux qui partagent et échangent, donc, nous les humains. Alors que faisons-nous de mal? C’est très simple, nous laissons certaines personnes suraccumuler des maisons, des voitures, de l’argent, etc., des ressources qui sont finalement des ressources sociétales. On doit mettre une balise supérieure pour empêcher ces gens de suraccumuler. Les pauvres ont déjà une balise inférieure. En effet, ils ne peuvent pas valoir moins que rien. Alors, pourquoi ne pas mettre une balise supérieure pour ceux qui suraccumulent?

    Denis Pageau
    www.societologie.ca

  • Marc-Antoine Daneau
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 08h20
    Omar Aktouf : Halte au gâchis
    À écouter, une des rares excellentes analyses que j'ai entendu sur le capitalisme :

    http://www.publications-universitaires.qc.ca/balad

  • richardle
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 09h09
    C'est nouveau!!!
    Je ne savais pas qu'Antoine Robitaille était porteur d'un anticapitalisme révolutionnaire, c'est presque réjouissant.
    En ce qui concerne Amir Khadir, lors de ses interventions, il respecte profondément la démarche des membres de Québec solidaire qui en sont à se poser la question du "Comment dépasser le capitalisme". Et cela pourrait tenter de se faire au moyen d'une forme de social-démocratie plus à gauche que celle qu'on connaît un peu partout dans le monde à l'heure actuelle. Cela pourrait se tenter aussi en niant le droit à l'existence de toute forme de capitalisme et en inventant et en proposant un nouveau modèle d'Écosocialisme.
    Ces interrogations et bien d'autres font partie de la démarche
    entreprise par les membres de Québec solidaire qui présentera sous peu le cahier de l'Enjeu 2 de son programme (économie, fiscalité, pauvreté, agriculture, environnement, travail, etc.) pour discussion et approbation.
    Au lieu de composer un programme-feuillet sur le coin d'une table entre élites politiques, Québec solidaire a choisi une démarche plus large, plus exigeante aussi et, Amir Khadir, lors de ses nombreuses interventions publiques, a choisi de respecter le travail des membres, là où ils et elles sont rendu(e)s.
    Richard Lépine

  • VITRILLOLA
    Inscrite
    samedi 1 mai 2010 09h56
    @ DENIS PAGEAU
    Je pense comme vous et si ça peut vous rassurer, il y en a plusieurs. Il devrait effectivement y avoir une balise pour des avoirs en surplus... Qui plus est, interdire les fortunes milliardaires serait une nécéssité. Nous devrions avoir un système capitaliste intelligent, comme les téléphones modernes. Le pouvoir a déjà changé de mains. Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les milliardaires, les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations. Le pouvoir de ces organisations s'exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale. Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états. A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie. Les milliardaires forgent l'illusion démocratique. La démocratie a déjà cessé d'être une réalité. Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n'est pas informé de leurs décisions. La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d'un processus appelé "mondialisation". Et si vous poussez vos recherches vous constaterez que la plupart des membres de ces organisations, les plus pauvres d'entre-eux vallent au minimum des centaines de millions de dollars, appartenants ainsi à l'élite de l'élite économique. Une suspension proclamée de la démocratie n'aurait pas manqué de provoquer une révolution. C'est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres. Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n'ont plus de pouvoir réel. Et c'est bien parce qu'il n'y a plus rien à décider que les programmes politiques de "droite" et de "gauche" en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux. Pour résumer, nous n'avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s'appelle "nouvel esclavage", avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce. La politique intimement liée à l'économique est contrôlé en tous sens. La famille Desmarais ici, la famille Thomson dans le Canada, la famille Rockefeller aux USA, la famille Rothschild en Europe, etc... Remarquez, tous de puissants holdings. Un holding est ni plus ni moins qu'un lobbie surdimensionné en terme de pouvoir, pur pouvoir, tant économique que politique. Bienvenue dans la plutocratie!

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 09h58
    @ M. Pageau, je ne parlerais pas de système, mais plutôt de culture capitaliste.
    Dans l'intéressant texte de monsieur Robitaille, on parle de la chute du mur de Berlin. Il y a aussi l'URSS qui a balayé le communisme du revers de la main. Plutôt que système capitaliste, pour faire plaisir à M. Pageau, je parlerais plutôt de culture capitaliste. Pour plus de précision, au lieu de capitalisme, je parlerais de culture néolibérale qui est en train de devenir pandémie, avec la mondialisation.

    J. Généreux dit que le néolibéralisme est un capitalisme marchand. Je vais le citer, car il souligne où nous en sommes avec le capitalisme marchand: «C'est déjà au nom des lois scientifiques de l'économie et de l'histoire que le communisme a, durant des décennies, banni le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Et c'est, aujourd'hui à nouveau, au nom de ces lois que l'on tente d'imposer à tous les peuples le même capitalisme marchand en prétendant qu'aucun modèle n'est seulement pensable.» (Jacques Généreux, Les Vraies lois de l'économie, France, Seuil, 2005, 358 p., p. 47)

    Du temps où le communisme existait, le capitalisme était plutôt sage. Et maintenant que ce mur psychologique est tombé, le capitalisme marchand des néolibéraux est en train de cherche à imposer à tout le monde leur vision des choses. Je serais bien d'accord avec eux si c'était pour améliorer notre qualité de vie, mais, pensez-vous que c'est vraiment ce qui se passe? Je dirais même que c'est le contraire. Nous sommes en train d'y perdre notre âme, à petit feu.

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 10h23
    Il ne faut pas tuer le tigre, mais le dompter !
    Il faut distinguer «liberté économique» et «capitalisme», le 1er est antérieur au second. Supprimer le capitalisme est une grave menace à la liberté économique qui fait partie de la liberté tout court, donc de la démocratie et des droit de la personne (droit à la propriété).

    En clair, la liberté économique est un gentil petit chat, et le capitalisme un tigre. Or, ce tigre il ne faut pas le tuer mais le dompter.

    Jamais plus erronées n'ont été les mesures de gauche pour le contraindre et les mesures de droite pour le conforter. À gauche, on taxe paresseusement, à des nobles fins de justice sociale, mais qui envoie le signal que l'initiative sera punie, et la pauvreté et l'inertie seront érigées en capital d'où on pourra tirer des bénéfices de prestataires, sans effort et sans obligation. C'est le vice qui plombe toute mesure de gauche qui oublie la grande force du capitalisme: sa force à bousculer l'inertie et la paresse humaines. Crier à l'injure de la majorité des salariés que nous sommes esquive cette critique sévère mais nécessaire. Mais tout professeur dans une classe sait que l'élève ne travaillera bien et avec constance que s'il est récompensé pour ses efforts et qu'aucun autre de ses collègues n'obtiendra la même note en se traînant les pieds ou en trichant. La malbouffe (de la responsabilité de chacun) nous coûte des centaines de milliards en Occident. Voilà pour la gauche sermonnée.

    Qu'en est-il de la droite dure, cupide, ploutocrate et abusive de son capital et de ses privilèges fiscaux et politiques (subventions inutiles, trop faible taxation, chantage à l'emploi, accès abusifs aux partis au pouvoir, etc.) ? Il lui faut sur son dos la même impitoyable vigilance qu'on colle aux moins nantis qui n'ont pas voulu faire des études pour réussir, se doter d'une 2e formation en cas de nécessité, adopter un très sain régime de vie (sans toxicomanie, nourriture-santé, exercices réguliers).

    Dans le capitalisme abusif et arrogant, les consommateurs et les petits actionnaires sont exclus des conseils d'administration pour influencer les décisions sur toute la vie de l'entreprise. La culture du secret entoure le capitalisme. Ainsi, des journalistes-enquêteurs spécialisés, et autorisés par des lois spécifiques, à tout dévoiler devraient avoir la porte ouverte en tout temps de toute entreprise de plus de 100 salariés. En fait, il faut rendre notre tigre plus transparent, plus propre et plus docile.

    Bref, gauche et droite ne se sont jamais entendues pour équilibrer les correctifs respectifs du capitalisme arnaqueur, cachottier et corrupteur, et le monde des salariés et des exclus qui n'ont plus l'éthique du dynamisme personnel irréprochable. La société civile s'abreuve encore à trop d'opiums du peuple. Elle n'a que le puissant rêve de devenir aussi riche que les capitalistes qui les trompent, les exploitent souvent ou leur jouent dans le dos.

    En fait, tous devraient bénéficier de 4, je dis bien 4 mois de vacances payées par an si, et seulement si l'éthique d'un sain régime de vie, d'amour des choses de la culture, de professionnalisme sans faille étaient offerts à l'entreprise privée en échange de sa totale ouverture à la justice sociale, dénuée de toute confiscation fiscale injuste et de toute paresse ou négligence professionnelles.

    Vous me direz que je rêve ? Pas vraiment. Si nous regardons tous les fabuleux progrès que l'Occident fit ces 300 dernières années, au delà même des plus grands visionnaires ou rêveurs des siècles passés, nul doute que ce Paradis terrestre est possible, à terme, c'est-à-dire pour les futures générations si la malchance ou la folie ne font pas sombrer ce char d'Icare et qu'il est mieux conduit que dans la légende. C'est à cette échelle longue du temps que le temps guérit nos maux et nous rendra tous prospères.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 10h28
    @ Monsieur richardle
    En effet, Amir Khadir et Québec solidaire semblent respectueux de tout le monde dans sa démarche. Je suis membre de Québec solidaire depuis récemment. Et je me suis très vite rendu compte de la transparence de ce parti politique et du respect qu'ils ont envers les membres. Il est exact aussi que Québec solidaire échange beaucoup avec les membres et pas d'une façon conventionnelle, hiérarchiquement parlant. Je trouve cela très louable.

    Québec solidaire semble vouloir améliorer la société. Son but ne semble pas de vouloir la changer complètement. D'ailleurs, quand M. Robitaille parle d'Amir Khadir, c'est dans le sens heureux que ce dernier se questionne très sainement sur les travers de notre société. Nous sommes chanceux de vivre dans une société comme la nôtre, mais il y a quand même certaines choses qui demanderaient à être améliorer pour tous les citoyens.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 10h43
    Une citation de J. Généreux, un économiste français.
    «C'est déjà au nom des lois scientifiques de l'économie et de l'histoire que le communisme a, durant des décennies, banni le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Et c'est, aujourd'hui à nouveau, au nom de ces lois que l'on tente d'imposer à tous les peuples le même capitalisme marchand en prétendant qu'aucun modèle n'est seulement pensable.» (Jacques Généreux, Les Vraies lois de l'économie, France, Seuil, 2005, 358 p., p. 47)

  • ysengrimus
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 10h57
    Crise interne du capitalisme
    Nos gouvernants et observateurs divers agissent-ils sur le moteur de cette crise: une guerre interne puissante mais sourde...

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/la-guer

    j'en doute...
    Paul Laurendeau

  • Andrew Savage
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 11h14
    Le salaire minimum : 9.50$
    Aujourd,hui, 1er mai, fête des des travvailleurs, on augmente le salaire minimum à 9.50$. C'est important.

    Et pourtant monsieur Robitaille vous êtes silencieux sur le sujet.

    Vous choisissez vos sujets, et je suis sûr que vous appelez ça de la liberté. Ouais !

  • Robert Geoffrion
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 11h17
    Pourquoi le système capitaliste éclatera un jour.
    La crise que nous avons connue n'est qu'un soubresaut, un avertissement (dont malheureusement les hauts dirigeants ne semblent pas vouloir tenir compte).
    À mon avis, le système capitaliste s'effondrera de lui-même pour la simple raison qu'il est entièrement basé sur la croissance.
    Or, nous approchons dangereusement du maximum de consommation possible à l'échelle planétaire.
    1- La population mondiale plafonnera bientôt (il n'y aura donc plus de nouveaux consommateurs à exploiter).
    2- Plusieurs sociétés développées ont déjà atteint un summum de surconsommation. (Il reste bien quelques marchés en expansion dont la Chine et l'Inde qui donnent un sursis au système actuel mais cela ne fera qu'un temps.)
    Or, comment réagira le système lorsqu'il n'y aura plus de nouveaux consommateurs à qui vendre nos "bébèlles" et lorsque le maximum de consommation per capita sera atteint? (On ne peut quand même pas vendre 5 tondeuses à un seul foyer!)
    Ce jour là, les gens vendront leurs titres boursiers (car on accepte pas le recul ni même la stagnation) et le capitalisme tel qu'on le connaît aujourd'hui s'écroulera du jour au lendemain.
    Et là (et seulement là car l'être humain est trop cupide pour faire quelques concessions que ce soit avant de se frapper le nez sur le mur), nous devrons repenser le système. Mais il y aura des temps durs...

  • Françoise Breault
    Abonnée
    samedi 1 mai 2010 11h18
    Plus de gens seront conscients des enjeux...
    Mme Brousseau a tout compris. En effet, nous vivons de plus en plus dans une dictature économique derrière une façade démocratique. C'est ce que démontre David Korten dans son excellent livre: When corporations rule the world ainsi que Jacques B. Gélinas dans La globalisation du monde. Notre soi-disant démocratie ressemble de plus en plus à une coquille vide.

    Plus de gens seront conscients des enjeux actuels, plus il aura de l'espoir, plus ils seront capables de choisir un gouvernement vraiment démocratique, c'est-à-dire qui respecte son mandat: le bien commun, le mieux-être collectif et non celui de quelques nantis.

    Merci à M. Robitaille d'aborder cet important sujet.

  • Fred Of Love
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 11h24
    Superbe article
    Merci

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 11h46
    Une critique du capitalisme par JF Lisée et par H Kempf
    J'invite les internautes à visionner une courte allocution critiquant le capitalisme prononcée par Jean-François Lisée lors du Rendez-vous de la coopération le 18 mars dernier et qui, à mon sens, définit bien les enjeux: allez au http://webtv.coop/mediadetails.php?key=02cc06cfacc

  • Fhalin
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 11h55
    La dénaturation à son état le plus pur...
    Pour un citoyen de l’an 2010 qui suit le moindrement l’actualité, il est évident que les valeurs libérales que défend le Parti libéral du Québec sont imaginaires. Même Joseph Aloys Schumpeter (1883-1950) le père de la théorie des « Cycle des croissances » prédisant que le capitalisme se retournerait contre lui-même en détruisant les institutions humaines ! Or, nos clubs de néo-lucides et leurs acolytes de l’Institut économique n’ont pas l’air de concevoir que le système libéral et néo-capitaliste dans lequel nous vivons aujourd’hui n’a absolument rien à avoir avec le libéralisme créatif des premiers penseurs qu’étaient Bernard de Mandeville, Adam Smith ou de Jean-Babtiste Say. Le libéralisme auquel ils se réfèrent, eux et leur concept insignifiant d’utilisateur-payeur, est le néo-capitalisme, celui qui a permis à Calors Slim de privatiser tous les services publics du Mexique et qui possède aujourd’hui une fortune personnelle de plus de 40 milliards de dollars. C’est l’idéologie qui a créé une pauvreté systémique lors d’une récente crise économique que les grands dirigeants de leur côté ont à peine vue passer dans le rétroviseur. Les citoyens du Québec doivent prendre acte. La liberté, l’égalité et la fraternité du peuple québécois sont menacées et seule l’instauration d’une République québécoise basée sur l’égalité des droits pourra chasser cette oligarchie de plus en plus agressive.

  • oscar Fortin
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 12h37
    Le capitalisme est-il compatible avec le BIEN COMMUN D'UNE SOCIÉTÉ
    Est-il possible que l’individualisme puisse par lui-même et sans se renier s’ouvrir aux autres non pas comme objet d’intérêt mais comme personnes ou communautés de personnes?

    Pour ceux qui répondent non, il est évident que le « capitalisme » est le système tout indiqué, son principe même étant l’individualisme. On peut évidemment l’humaniser quelque peu à la marge, mais il sera toujours au service prédominant des intérêts individuels. Il est par excellence le système idéal pour tous ceux et celles qui sont en situation de force et qui ont entre leurs mains les principales ficelles qui dirigent les sociétés.

    Pour ceux qui croient que l’individualisme doit être vaincu pour rendre possible une humanité qui soit la demeure partagée des 7 milliards d’humains, le capitalisme ne saurait être l’ « outil » qui permette d’y arriver. Benoît XVI qui est loin d’être un révolutionnaire et un « gauchiste » a, dans son livre sur Jésus de Nazareth, ces propos sur le capitalisme :

    « Face aux abus du pouvoir économique, face aux actes de cruauté d’un capitalisme qui ravale les hommes au rang de marchandise, nos yeux se sont ouverts sur les dangers que recèle la richesse, et nous comprenons de manière renouvelée ce que Jésus voulait dire quand il mettait en garde contre la richesse, contre le dieu Mammon qui détruit l’homme et qui étrangle, entre ses horribles serres de rapace, une grande partie du monde. » (p.120)

    Un peu plus loin, dans le même ouvrage, il a cette autre interpellation :

    « N’est-il pas vrai que l’homme, cette créature appelée homme, tout au long de son histoire, est aliéné, brutalisé, exploité? L’humanité dans sa grande masse a presque toujours vécu sous l’oppression. Et inversement, les oppresseurs sont-ils la vraie image de l’homme, ou n’en donnent-ils pas plutôt une image dénaturée, avilissante? Karl Marx a décrit de façon drastique « l’aliénation » de l’homme. […] Il a livré une image très concrète de l’homme qui tombe aux mains de bandits. » (p.224).

    Il est évident, dans ce contexte, qu’on ne peut servir deux maîtres, soit on servira celui de l’argent et de l’individualisme, soit on servira celui du BIEN COMMUN visant l’ensemble de la communauté humaine. Jean XXIII, dans son encyclique PACEM IN TERRIS (PAIX SUR TERRE), a, entre autres, cette consigne qui fait éclater les individualismes :

    « 32 - Ainsi, il ne suffit pas de reconnaître et de respecter le droit de l'homme aux moyens d'existence ; il faut s'employer, chacun selon ses forces, à les lui procurer en suffisance. »

    C’est évidemment tout le contraire de l’exploitation, de la domination, de l’assujettissement. On peut se demander pourquoi le capitalisme, si civilisé puisse-t-il être, se résiste-t-il avec autant d’acharnement et de violence à l’émergence de nouveaux régimes qui placent au cœur de leurs actions le « BIEN COMMUN » en tête de toutes leurs priorités?

    Pour terminer je réfère le lecteur et la lectrice à une réflexion de Noam Chomsky, un des plus grands intellectuels des temps présents. Je vous donne le lien de son intervention en espérant qu’il apparaîtra au complet lors de son impression sur les pages du Devoir :

    http://www.legrandsoir.info/Chomsky-L-education-es

  • baldine
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 14h06
    Nouvelle avec des Oeillères
    L'art d'écrire une nouvelle avec des oeillères
    C'est bien beau tout ça mais mais n'est-ce pas un peu pré-mâché? Au delà de l'opinion de Khadir et d'un banquier, le sujet est vaste et très profond. Un lecteur nous ramène à Chomsky. Brillant! On aurait souhaité que le journaliste en fasse autant.

    Et pourquoi pas ouvrir la parenthèse du "Néo-Libéralisme", la mutation du capitalisme classique, ce qu'en on pensé les grands penseurs, comme par exemple Trotsky? Qui affirmait qu'en définitive la seule issue pour arrêter cette bêtise sera une révolution? Ou des penseurs plus récents qui admettent tous, comme Trotsky, l'inévitable effondrement du capitalisme? Ces gens prédisent qu'une révolution est inévitable, surtout lorsqu'il n'y aura plus rien à bouffer, plus d'eau à boire et peu d'air à respirer.

    Il serait aussi très pertinent de citer le chef des Zappatistes, le sous commandant Marcos, qui au delà de son groupe - dont la mission est de préserver les terres ancestrales des indiens du Chiapas - est un philosophe, penseur et auteur qui a publié nombre d'éditoriaux et autres textes éclairés sur le capitalisme moderne.

    Quand je lis le journal, j'ai souvent l'impression qu'on re-brasse la sauce sans nous donner de véritables nouvelles, qu'on nous offre une vision "locale" comme dans ce cas-ci, sur des sujets planétaires.

    A.Bouchard

  • Denis Pageau
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 14h10
    Quelle culture? (Aussi une réponse à Jasette)
    Tout le monde parle de culture, mais c’est quoi une culture? Si vous y réfléchissez un peu, vous comprendrez qu’une culture, ça n’existe pas. Ce n’est qu’un terme qu’on utilise pour expliquer ***comment*** des humains vivent ensemble dans un environnement donné. Donc si la culture n’existe pas, elle ne peut pas être en faute. Cette dernière doit donc retomber sur ceux qui vivent ensemble dans cet environnement et surtout sur le choix qu’ils font du ***comment*** ils vivent ensemble.

    Si le centre droit, le centre et le centre gauche ne peuvent s’unir pour favoriser le développement d’une société juste et équitable, c’est qu’ils n’ont pas de point de repère assez fort pour les amener à s’unir dans le développement d’une société qui chercherait à éviter les abus l’extrême droite et de l’extrême gauche. Il faut donc développer ces points de repère.

    Denis Pageau
    www.societologie.ca

  • Denis Pageau
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 14h58
    @oscar Fortin - Ne pas confondre l'individualisme et le capitalisme
    Comme je l'ai mentionné ci-haut, le capitalisme est un mot, comme le mot système, qu'on utilise pour définir comment on partage et on échange. Le système lui-même n'est pas mauvais. Ce sont les gens qui l'utilisent et qui le gèrent qui vont faire qu'il est bon ou mauvais.

    L'individualisme par contre est une manière d'être. Présentement, nous demandons implicitement ou explicitement, à ceux qui gèrent le(s) système(s), de favoriser le développement de l’individu et de l'individualisme. Nous devons donc, si l'on veut vraiment accomplir quelque chose, leur demander de favoriser le développement du citoyen et de la société.

    Denis Pageau
    www.societologie.ca

  • François Beaulé
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 15h55
    La fin et les moyens
    D'abord, il me semble que les pays scandinaves s'en tirent plutôt bien depuis quelques décennies. La Suède, particulièrement, est un beau modèle d'interventionnisme étatique. Un autre monde est possible puisque la Suède arrive à le construire.

    Il ne faut pas chercher un système économique parfait en croyant que ce système utopique nous mènerait par son seul dynamisme à un mode de vie respectueux de l'environnement et à un partage équitable des ressources. Il faut plutôt définir, avec l'aide de scientifiques, un mode de vie pérenne, très différent du mode de vie qu'adopte la plupart des élites occidentales.

    La priorité devrait donc être la définition d'un projet de vie respectueuse de l'environnement. Il s'agit donc de définir la fin avant de définir les moyens. Ensuite, l'intervention gouvernementale, nationale et supranationale, pourra permettre la réalisation du projet.

    Le premier frein à la définition d'un tel projet est la très confortable soumission des élites scientifiques à un ordre économique qui les sert très bien, du moins à court terme. L'emprise que les grandes entreprises capitalistes exercent sur les universités détourne les cerveaux de la définition du bien commun. Les élites universitaires se mettent au service des entreprises pour obtenir des crédits de recherche, notamment en médecine et en génie. Ce ne sont pas des philosophes qui ont construit notre monde moderne, ce sont des ingénieurs. Ce ne sont pas des théologiens qui tentent de guérir les maladies et les angoisses des occidentaux, ce sont des médecins par l'utilisation de plus en plus répandue de «médicaments» de toutes sortes.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 15h59
    @ Denis Pageau, je n'essaie pas de vous convaincre de quoi que ce soit, ais...
    Monsieur Pageau, une culture est ce qui nous permet, vous et moi, de pouvoir dialoguer, via ce forum. Sinon, on essaierait de se parler en se servant de gestes, de grognements, d'échange de regards; bref, en utilisant le non verbal. C'est la même chose avec le capitalisme. N'allez pas me faire croire qu'il n'existe pas. C'est notre vocabulaire qui nous permet de se représenter la réalité. Schopenhauer a écrit «Le monde comme volonté et comme représentation», etc.

    Je comprend tout de même un peu ce que vous voulez dire par vos affirmations. Moscovici a écrit «l'homme sauvage et l'homme domestique». lequel de ces deux hommes sommes-nous, selon vous? Au cas où vous penseriez que vous êtes le premier des deux, alors je me demande comment vous faites pour m'exprimer votre pensée. Les mots existent dans la mesure où ils sont des outils pour arriver à se comprendre. Jacques Attali a écrit «La parole et l'outil» pour dire que l'être humain est un être de communication.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 16h10
    Le capitalisme est un moyen d'échange.
    Il y a des lois qui permettent que les choses se passent dans les règles. Le problème, c'est quand certains définissent les lois de manière à favoriser, avantager une classe de gens par rapport à d'autres. Alors là, on parle d'injustices. Au fond, ce n'est pas le capitalisme qui est à blâmer. C'est plutôt quand ceux qui sont à la fois juge et parti essaient de s'accaparer de ses principes dans le but de naviguer avec leur navire à eux avec des vents vents favorables pour leur permettre d'arriver plus vite au port de leurs intérêts.

    L'ultime affront, c'est quand ces privilégiés empêchent les autres navires d'utiliser les mêmes vents favorables en utilisant les lois avec opportunité pour freiner autant que possible leurs initiatives. Il s,agit alors d'injustice flagrante. C'est contre ça que nous devrions en avoir, pas contre le capitalisme qui nous permet les échages.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 16h14
    Encore à M. Denis Pageau
    Plutôt que de points de repère, je parlerais de valeurs communes, quand tout le monde est de bonne foi.

  • Maurice Monette
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 16h30
    Retour vers (ver$) le Futur...!
    Après avoir passées en revue la plupart des Réactions ci-avant jointes à l'Article de Monsieur Robitaille. il est dommage que personne ne semble faire mention des Objectifs Communs que Nous devrions avoir, incarnés(es) Ici-Bas, sur cette "Terre". Soit, nous sommes Ici-Bas pour apprendre à Grandir en Grâces, en Humilité, en Compassion et en Sagesse ($age$$e). Mais, depuis la date fatidique de juin 1989, date à partir de laquelle l'argent est devenu le seul et unique but de nos incarnations Ici-Bas, Gaïa, qui était encore aux couleurs de l'Émeraude, a été vandalisée et polluée, pour en tirer le plus d'argent possible. Ce juin 1989, c'est la date où karol wojtyla alias jean-paul II a faite fasse abandonner la répartion Régulière, après chaque période de quatre années de tergiversations diverses des Pays de Foi Catholique, pr les Nonces de cette Église (question de s'assurer de leur honnêteté) de tous les surplus ($urplu$) de toute somme d'un (1) million de dollars (ou l'équivalent en d'autres espèces monétaires), entre tous les Pays Démocratiques de la Planète. Ces Nonces en faisaient la répartition entre tous les Gouvernements Démocratiques de Celle-ci, répétons le, après chaque période de quatre années révolue.

    Pourtant, revenir à ces saines restrictions qui avaient été établies juste après la dernière Guerre Mondiale 39-45, justement dans le But ultime d'éviter toute nouvelle confrontation entre ces Entités Nationales Démocratiques. Les États-Unis d'Amérique n'ont jamais voulus participer à cette forme de Pacification des tensions entre les Pays car, Ceux-ci n'ont foi qu'aux lois du Marché et aux forces militaires que ces lois du marchés permettent d'ériger.

    Pour en revenir au "cancer" du Capitalisme, il pourrait être "guéri" ou "endigué", si simplement nous revenions à ces anciennes mesures de répartions des richesses sur la Terre. Ce n'est pas compliqué à concevoir pourtant. La masse (ma$$e) monétaire dans le monde est limitée et seule une répartition régulière permet d'éviter ce qui se produit actuellement soit, un enrichissement exponentiel des riches et un apauvrissement continuel des classes les moins nanties.

    Voilà ce que veut dire: "Retour vers le Futur"... C'est pourtant pas si difficile à comprendre !

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    samedi 1 mai 2010 17h05
    Le capitalisme se nourrit de notre ignorance
    Bonjour Maurice Monette, et à tous mes correspondants.

    Dans ton commentaire, tu confonds Masse monétaire ( c'est M dans MV = PT), le PNB, le stock de capital et de biens privés et le Revenu national.

    Ce sont des concepts très précis de la comptabilité nationale. Sans sa connaissance, pas de répartition juste possible et pas de répartition possible sans casser l'appareil de production sans lequel nous deviendrons tous pauvres !

    Bon succès dans tes futures lectures des manuels d'économique. Le meilleur, celui de Parkin.

    Dans notre lutte pour la justice sociale, la connaissance très rigoureuse de la science économique est indispensable, sinon on tombe dans le populisme où l'ignorance sera notre Waterloo. Rien ne rassure mieux les capitalistes de nous lire en constatant que nous causons du XXIe siècle comme un curé des années 1930s.

    L'Économique est une science passionnante, inachevée. Mettons-nous y et la justice économique sera possible. Sans elle, l'échec est assuré.

    Jacques Légaré,
    professeur (retraité) d'Économique, d'Histoire et de Philosophie

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 1 mai 2010 23h53
    Bachand est-il communiste ?
    « Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts. »

    Karl Marx

  • lliberte
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 01h13
    Le capitalisme est bon c'est le corporatisme et le fascisme qui est mauvais.
    @Genevieve Brousseau
    Bravo et félicitation pour votre commentaires je ne saurai mieux dire. Nous pouvons appeller ceci le NWO= Nouvwel ordre mondial.
    On veut la libre pensée, le libertarien.
    Au niveau économique nous devrions aller vers la pensée Autrichienne,

    Pour bien comprendre aller sur se site ou Martin Masse explique trés bien le capitalisme . Bravo a M Masse.


    http://www.leblogueduql.org/2009/04/le-capitalisme

  • VITRILLOLA
    Inscrite
    dimanche 2 mai 2010 02h52
    L'argent, le temps, et les esclaves
    L'argent est aujourd'hui essentiellement virtuel. Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le "monde réel". Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d'argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles. Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d'électrons dans des ordinateurs. Cette création d'argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie. Ce que la loi interdit aux faux-monnayeurs, et ce que l'orthodoxie économique libérale interdit aux états, est donc possible et légal pour un nombre restreint de bénéficiaires, évidemment toujours les mêmes. Techniquement, l'argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l'argent et le temps se fait sur la base d'une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l'acheteur et le vendeur. Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié. Lorsqu'un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécessaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps. Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000$ si la voiture vaut 20.000$. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000$ (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte. Lorsqu'un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l'équivalent d'une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

    Ce système est la version moderne de l'esclavage.

    Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d'un employé ordinaire), mais aussi les États dès lors que l'argent prélevé par les impôts et les taxes n'est pas utilisé dans le sens de l'intérêt général, ce qui est le cas ici comme dans la plupart des pays occidentaux. On le constate. Il est claire que la "mondialisation", soit le "néolibéralisme" à inversé la donne de l'économique planétaire. Ce n'est plus le système capitaliste qui est maintenant au service de la population comme la plupart le croient encore, mais bien la population au service du système capitaliste qui lui n'est redevable au bout du compte qu'à un nombre sélect de bénéficiaires. La boucle est donc bouclée, et l'hydre capitaliste créée de toute pièce par cette élite mondaine va bientôt s'écrouler puisque déjà l'argent en circulation ne vaut plus rien, et plus spécifiquement la devise américaine. C'est comme si le dollars en circulation était devenu de la fausse-monnaie légale. Le juste retour du balancier, en rapport au système communisme, écroulé depuis? Notez que lors de son effondrement le système communisme n'était plus du communisme comme notre système capitalisme n'est plus aujourd'hui du capitalisme. La Chine, ultime respirateur artificiel de la devise étatsunienne, rechigne de plus en plus le billet vert. Oui la fin est proche, et ne tient plus qu'à un grain de riz. Du haut de mes 29 ans, le pessimisme me tiraille depuis déjà un bon moment. La marée noire qui lèche les côtes du sud des USA est selon moi le début de la fin, l'élément qui déclenchera... pure spéculation, oups, intuition.

  • Patrice Gauthier
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 05h58
    Éclater pour le remplacer par quoi?
    Un mur un beau régime communiste et QS ou le PQ? Je suis insulté de voir cette journée kidnappée par les gauchistes. La vaste majorité de ces ‘’revendicateux’’ est assurément assisté sociale. Encore les mêmes braillards qui viennent nous dire que travailler et vouloir s’enrichir n’est pas la bonne façon de penser tout en attendant leur chèque à la fin du mois.

  • cervopitek
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 06h55
    Enfin le post-capitalisme?
    Le système capitaliste a été un bon outil de développement mais la logique de la croissance est maintenant dangereuse pour les humains et la nature. Aujourd'hui, on pourrait facilement se passer de l'argent et chaque être humain de cette planète pourrait tout aussi facilement avoir le gîte, le couvert et le vêtement gratuit dès la naissance et tout au long de sa vie. S'il ne veut pas travailler et vivre une vie de oisiveté, tant pi pour lui, pas de paisir de la table, une petite chambre et c'est tout. S'il veut faire des études et travailler, alors il sera rétribué et se payera ce qu'il veut.
    Il ne s'agit pas d'encourager la paresse, mais de développer des passions.
    De toute façon, on ne peut plus tolérer que la richesse collective soit concentrée dans moins de 1% des mains, et la spéculation boursières entretient de pires parasites que les quelques «paresseux» qui vivent au crochet de la société. Les ressources doivent être mises en commun et la mondialisation est une bonne chose à condition d'établir un salaire minimum partout sur la planète. En fin de comnpte, on ne vit plus dans un système capitaliste depuis longtemps. le pouvoir réside toujours du côté de l'argent et l'impérialisme imposé par les multi-nationales font fi des lois sur la sécurité, sur l'environnement, traficotte la justice et corromp les gouvernements, tant en occident que dans les pays en développement.

  • Denis Pageau
    Abonné
    dimanche 2 mai 2010 07h42
    @ Monsieur Légaré, l'économie n'est pas la pierre angulaire du développement de la société.
    Elle n'est qu'un outil qui sert à gérer. Elle est nécessaire certes, mais elle ne doit pas être le centre d'attention. Comme Madame Brousseau l'a mentionné ci-haut, nous avons déjà beaucoup d'organisations qui s'occupent d'économique. Ce qu'il faut en premier c'est de comprendre ce qu'est une société. La gestion du changement commence par une compréhension de ce que l'on veut changer.
    Savons-nous collectivement ce qu'est une société? C'est la première étape.

    Denis Pageau
    www.societologie.ca

  • BROMONTOIS
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 09h34
    A QUAND UN CAPITALISME QUI INCLUS LES TRAVAILLEURS ...
    Obliger les patrons à respecter ses employés et lors du renouvellement de leur contract leur donner l'indice du coût de la vie immédiatement et trois mois pour régler le surplus basé sur l'augmentation des profits et des bonis aux cadres, sinon arbitrage.
    Profits calculé avant les dépenses d'expansion ou d'achat d'autres compagnies.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 11h01
    @ Patcrice Gauthier - Les voleurs
    Patrice Gauthier de par ses propos appuie le vol organisé par un système immoral qui affâme la planète pour graisser une minorité de privilégiés.


    Christian Montmarquette


    "80 % de la richesse mondiale est détenue par 15 % de la population." - Ignacio Ramonet / Le monde diplomatique


    « Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires des choses pour le plus grand bien de tout le monde. » - John Maynard Keynes


    « La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même ; ce qui, fondamentalement, est le fascisme»

    - Roosevelt en avril 1938.


    .

  • Frédéric Jeanbart
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 11h08
    Ce n'est pas le capitalsme qui soit en cause, mais bien la philosophie des hommes qui le manipulent
    @Jasette, vous dites: "Notre éducation nous apprend à consommer dès notre plus jeune âge. Pour donner un exemple, c'est de plus en plus cher d'envoyer les jeunes pratiqué des sports, en règle générale. Bien qu'on dise avec raison que le sport favorise la santé, l'accent est beaucoup plus mis sur l'argent néolibérale à faire avec le sport, quand on y regarde de près"

    Exemple d'une telle tendance, les journalistes qui passent plus de temps à analyser les salaires des sportifs et l'impact "sur" ou "de" ces derniers sur quelque performance (ce qui était systématique il n'y a pas si longtemps), la croyance que c'est l'argent qui génère de l'argent, non pas un talent dont la rémunération ne devrait pas prendre toute la place quant à l'analyse. Mais bon, quand 52% des étudiants s'inscrivent dans des écoles de commerce, il devient "normal" de fausser les perceptions en les restreignant dans les couloirs obtus des préceptes de l'argent: il est ainsi plus aisé pour n'importe quel CON-ARTIST de se prétendre expert sous prétexte qu'il sait compter des sous et parler en jargon financier, ça fait très cool et c'est "IN", on usurpe quelque pensée scientifique pour en faire doctrine, à coups de pseudo-certitudes financières qu'il faut garder incompréhensibles afin de mystifier les masses... Alors que les mécanismes de l'argent se transforment inexplicablement dans la bouche de tels pantins en "LOIS" de l'argent. Et cela va de soit: ceci permet de PLACER n'importe quel porte-voix en catimini se prétendant "expert", à coups de propos démagogues et émotifs pour tout argument, alors que l'on en glorifie le culte du vedettariat!

    De fait, il en va de même pour n'importe quel thème: en politique, les ministres savent qu'ils n'ont qu'à proclamer "nous allouons tel GROS budget à telle chose qui vous tient à coeur, DONC nous SOLUTIONNONS vos problèmes".... Humhum! L'argent, pris telle une fin en soit, devient dès lors la seule mesure de succès, et nous aveugle des abus que l'on puisse en faire (surtout quand c'est l'argent du trésor publique dont il s'agit et que l'on n'a aucun scrupule à gaspiller)... Or on ne cesse de constater combien cela puisse être faux, voir fumiste et trompeur pour des gens qui n'arrivent pas à concevoir autre chose que de parler de sous sans parler des problèmes et solutions: la solution la moins coûteuse devient dé-facto "LA" solution, malgré que finalement elle devient bizarrement coûteuse à l'extrême en cous de route, mais toujours pour le même "el-cheapo" envisagé... Un exemple connu est l'industrie de la construction, qui est en ce sens d'une éloquence incroyablement évidente (on ne se le cache même pas devant les faits, on continue...). Calculer puis allouer des budgets pendant plusieurs mois après moult analyses financières coûteuses, mais sans qu'une solution rigoureuse et intelligente ne soit débattue plus que 10 minutes, c'est du gaspillage honteux: on le sait, alors que tout semble bizarrement coûter plus cher pour des solutions et des services moins efficaces ni réfléchis devant nos caractères humain (qui se doivent de rester évolutifs), voir "dévolués"!

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 2 mai 2010 14h09
    Merci Geneviève Brousseau
    Je ne sais pas d'où vous tenez cette clairvoyance précoce mais soudain, toutes les pièces du puzzle se réunissent et prennent sens avec vos lumières, exactement comme quand la vérité voit le jour.

  • pierre savard
    Inscrit
    dimanche 2 mai 2010 16h10
    On fait quoi ?
    On passe à un système merveilleux comme à Cuba ? Le socialisme fut un échec lamentable sur toute la planète. Les inepties économiques de Khadir ne sont bonnes que pour les naifs et ceux qui ignorent l'Histoire. La présente crise fut causée par les gouvernements interventionnistes. Le capitalisme à l'état pu n'existe plus en Occident depuis longtemps.

  • Paulyne Gauvin
    Abonnée
    dimanche 2 mai 2010 16h54
    Ce qui doit être à l'ordre du jour
    Amir Khadir a raison de dénoncer plus particulièrement le capitalisme financier comme étant ce qui a pris le dessus et est à l'origine immédiate de notre catastrophique situation actuelle. Il a raison selon moi parce que arriver à faire rejeter ce capitalisme financier est actuellement quelque chose de possible alors que vouloir mettre de côté le capitalisme comme tel me paraît de toutes façons présentement hors de portée. Le chemin à prendre me semble être celui d'une véritable social-démocratie, celui d'une démocratie où l'État fait primer le bien commun sur les intérêts particuliers, surtout économiques. La social-démocratie a fait progresser en ce sens les sociétés où elle s'exerçait dans les années '60 et '70, tout en étant malheureusement amenée à jouer aussi le jeu de l'impérialisme des grandes puissances en cette époque de guerre froide et de recherche de domination du Tiers-Monde. Puis vinrent les années '80 avec la course provoquée à la consommation la plus débridée possible, pour le malheur des classes modestes et pauvres. Puis encore, avec les années '90 et la fin de la guerre froide, le développement accéléré du capitalisme et, bientôt, son accaparement par le capitalisme financier. Maintenant que nos sociétés commencent à s'interroger sur les bienfaits de la consommation débridée, que l'impérialisme n'est plus ce qu'il était et que les États sont alertés sur le caractère vicieux et totalement dangereux du capitalisme financier, il me semble qu'il est à nouveau réaliste de penser que cela vaut réellement la peine d'orienter notre action politique vers la recherche d'une nouvelle social-démocratie.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    dimanche 2 mai 2010 20h28
    Sommes aussi un peu responsable.....
    Capitalisme n’équivaut t’il pas à voleurs, tricheurs, menteurs, vautours, manipulateurs ….? Ce sont les modèles, la culture du développement d’un système sans contrôle par nos représentants élus au nom du peuple aussi coupable que les corporations. Cette culture mondiale du profit sans fin encourager par nos élus par des abris fiscaux, des salaires et autres avantage qui dépasse l’entendement avec la complicité d’une multitude de gens parlant en mon nom que ce soit la Caisse Pop, syndicat, élus, groupes sociaux, médias etc. Tant que le peuple dormira les chats danseront.

  • Danielle Cote
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 00h10
    Touché ! à bas le capitalisme qui nous rend aliénés
    @Oscar Fortin

    Tout à fait d'accord ! Le capitalisme nous rend aliénés, dans le sens où nous vivons pour l'argent, donc nous vivons pour travailler sans relàche pour amasser de plus en plus d'argent afin de boucler notre budget qui est de plus en plus gros à gérer à cause de la surconsommation de tout, le capitalisme nous entraîne à la surconsommation, c'est un leurre et nous mordons à l'hameçon comme des truites !

    Donc, il ne faut pas vivre pour travailler et vivre pour l'argent mais plutôt travailler raisonnablement pour payer nos trucs, en achetant moins nous aurons moins besoin de mettre le travail en Priorité et nous donnerons davantage de temps à d'autres priorités de la vie, soit à l'essentiel, nos enfants, nos parents, nos amis. Sommes-nous sur la terre pour travailler au détriment de nous perdre et de nous faire égorger par un système de capitalisme et de matérialisme alors que nos jeunes, notre famille ont besoin de nous. Moi ma priorité c'est ma famille et après le travail. La vie passe si vite, les réunions en famille et les activités en famille devraient être au premier rang de nos priorités. Le capitalisme c'est de faire de l'argent sans arrêt, et on en devient des esclaves. La performance au travail semble plus important que notre performance en relations humaines avec ceux et celles que nous aimons, c'est d'un ridicule attristant. Et que penser du bien-être non seulement de notre famille, de nos amis, mais aussi de notre planète qui plus on consomme plus nous la polluons. Notre planète devrait avoir droit à un 24 heures de repos. Arrêtez les machines, les usines qui polluent, etc... et prenons le dimanche comme jour de repos complet en famille ou entre amis. Comme c'était dans le bon vieux temps, avant que les humains deviennent esclaves du travail et rampent devant le dieu du capitalisme et du matérialisme effréné. Tous on s'en porterait mieux, côté relations humaines, côté de notre santé, et côté de la santé de notre planète.

  • Nathalie E. Pellerin
    Abonné
    lundi 3 mai 2010 03h04
    La courbe de Bell
    À propos des 'paresseux' qui parasitent la société... La courbe de Bell en statistique décrit un principe important des populations dont nous faisons parti.Les individus d'une population ont des capacités qui varient sur un continuum. Disons que le continuum décrit la capacité des individus à participer à l'enrichissement individuel.Chaque individu voyage de l'extrême gauche du continuum, avec de faibles capacités à être participants à la création de la richesse, naissant dans un état de vulnérabilité extrême, vers la droite qui représente la capacité à créer de la richesse à partir de la maturation de son plein potentiel. Si elle se développe bien, l'enfant pourra une fois adulte créer de la richesse (affective, sociale, économique, etc.). Rendue trop vieille, la personne se retrouvera productivement démunie et aura besoin du soutient de la communauté (même si elle est riche; bien qu'elle pourra s'offrir des services, cela ne saurait être suffisant). Bien-sûr, certains surdoués passerons rapidement vers l'extrême droite de la courbe de Bell, réservée pour les individus surproductifs grâce à leur talents, leur intelligence, leur stabilité psychologique, leurs connaissances, leur génie, leur sexe, leur religion,ou la richesse du terreau qui les bercés à leur naissance. Que ce soit le terreau riche de certains pays, ou celui de certaines familles, ou de certaines organisations, ces individus veulent souvent croire que leur succès est dû à leur seul effort et travail individuel. Mais il en est rien: un être humain ne peut devenir mature sans l'implication soutenue de beaucoup d'autres individus, et collectivités. Le problème naît de cette désillusion du 'American Dream', le mythe voulant qu'un humain peut posséder le monde, sans le partager, si il l'a 'gagné' à la sueur de son front. La vérité est que certains membres de la société des individus, ou des pays, ne pourront être viables sans un investissement massif de ressources affectives, psychologiques, éducatives, de santé, et monétaires. La réalité est qu'il est possible que, comme les nouveaux-nés et les vieillards, certains individus, même à maturité, fleuriront moins souvent ou pas du tout, pour des raisons complexes et cumulatives. Le piège est que maintenant, il y a des nouveaux-nés qui naissent dans un terreau fertilisé de la sueur et du sang d'humain, et engraissé des ressources déclinantes de la planète. Ils naissent dans des situations où ils peuvent être cons et aussi Président des États-Unis. Ce n'est pas l'égalité des chances et des opportunités qui confère ce pouvoir, mais la richesse du groupuscule dans lequel est né l'enfant. Une fois adultes, ces individus continuent de vouloir croire à leur génie personnel et à leur droit inaliénable à prendre une richesse qui ne peut leur appartenir. Ceci en l'amassant hors d'atteinte de l'obligation de faire profiter le groupe de la chance qu'ils ont eu de gagner la loto des conditions initiales favorables.
    Je suis d'accord avec M. Khadir. Nous devons trouver le modèle qui nous permet de favoriser tous les nouveaux-nés de la terre, en commençant par les nouveaux-nés Québécois. Le modèle Scandinave social-démocrate semble être le meilleur ces jours-ci, et le Québec, une version améliorable, mais étonnament stable devant la crise économique, devrait s'en inspirer encore plus. Les valeurs Québécoises de solidarité sociale, d'égalité des hommes et des femmes, de laïcité comme lieu de rencontre des différences religieuses, et du développement durable des ressources, inspireront peut-être un jour d'autres sociétés en quête d'un futur viable pour elles-mêmes et la planète. Mais seulement si nous devenons les décideurs de notre présent. Les bâtisseurs de notre modèle social-démocrate. Créer un nouveau pays, notre pays, nous le permettrait.

  • Suzanne Lauzière
    Inscrite
    lundi 3 mai 2010 07h44
    Remède: Encadrement du capitalisme par l'union des forces mondiales
    Il est difficile pour un gouvernement d'encadré le capitalisme parce qu'il est gouverné par ce dernier.
    Il est grand temps que l'Union Européenne, les U.S, le Canada et les pays intéressés s'unissent afin de manigancer des lois communes qui encaderaient la finance et ses capitalistes.
    En autre la dissolution des abris fiscaux, des salaires maximums sont souhaitables.
    La monarchie de la finance devient trop puissance et les peuples sont en danger. Le Hitler du 21 ième siècle est la finance, et le peuple est complice de cet excès de pouvoir en élisant des gouvernements de la droite. ATTENTION!

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 09h19
    L'Économique libérale social-démocratie = Solution gagnante
    À tous mes amis anti-capitalistes soucieux de justice économique.

    En 1964, j'étais laveur de vaisselle dans un restaurant de Place Laurier, à Québec. Le proprio restaurateur me payait 60 ct l'heure, et j'ai renégocié l'année suivante mon propre salaire à 90 ct de l'heure. Ce maudit capitaliste, qui faisait travailler sa famille à l'os, m'a appris deux choses: bosser comme un chien, et ne pas se faire avoir par un plus chien que soi...

    J'ai donc continué à m'instruire, et quel bonheur j'y trouvai. Et cette idée de gauche: tiens-leur tête. Ce sont les meilleurs entrepreneurs pour sortir l'homme de sa paresse native, mais que cette vaillance qu'ils te t'imposent t'amène à leur vider les poches de l'argent qu'ils t'ont soustiré en te sous-payant. Ces capitalistes sont fils des Lumières, mais d'une façon un tantinet trop unilatérale...

    Les Lumières ont créé la prospérité actuelle. La classe moyenne d'aujourd'hui est 20 à 50 fois plus prospère qu'il y a 300 ans, aec des biens et services dont n'ont jamais eu idée nos ancêtres. Ainsi donc, le modèle économique (le libéralisme économique) si performant d'aujourd'hui fut inventé par les Lumières à la suite du petit capitalisme commercial du 16e siècle inauguré par les Grandes Découvertes (ou les Atroces conquêtes si on prend le point de vue des Pré-Colombiens). Il s'agit donc de poursuivre le même modèle mais en l'infléchissant, voire en le métamorphosant, pour enrayer ce que tu déplores, la justice sociale inachevée.

    D'ailleurs, on oublie de dire que les Lumières n'ont pas développé un système hiérarchique et rigide, mais un système qui se métamorphose lui-même à presque toutes les deux générations. Sa base (nombreux principes souples et interagissant) restent à peu près les mêmes, et en accueille souvent de nouveaux (féminisme, écologie, ect.). Son ouverture à l'imagination créatrice est sa force triomphante et quasi invulnérable.

    L'entreprise libre est compatible avec l'égalité économique. Il nous reste à trouver la formule (peut-être mathématique) pour en faire une plate forme véhiculable dans un programme de parti politique.

    Il ne faut pas faire, à la manière extrême de certains ultramondialistes, tabula rasa d'un système qui est très adaptif, très souple, et qui pourra bientôt ses payer ses prochaines conquêtes: la victoire écologique et le progrès social complètement achevé.

    Cependant, beaucoup d'efforts sont nécessaires. Le principal selon moi, président-fondateur d'un syndicat, est d'enrayer l'ignorance crasse de nos contemporains qui votent à droite, qui bouffe toutes les malbouffes culturelles (dont la religion) qui les aliènent. Comme nous sommes en démocratie, nous devons attendre la majorité des voix dans les urnes pour que les mesures de meilleure équilibrage dans la répartition des ressources soient prises sans que des effets pervers finissent par les vouer à l'échec.

    Le keynésianisme, si bien pensé dans les 1930s, a été mal appliqué dans les 1950s-1970s, (inflation, dette et déficits publics, faibles taux de croissance) avec le résultat qu'il fut détruit par le retour en arrière (Reagan et Bush) des 1980s. Bref, nous devons bien appliquer ce que les Lumières savent si bien penser.

    Cependant, tant que nos bons compatriotes se gaveront de malbouffe, les compagnies pharmaceutiques se gaveront de milliards de profit à même les maladies engendrées chez les ignorants-volontaires, indisciplinés et paresseux de simplement bien se nourrir. Dans le collège privé catholique où j'ai enseigné 30 ans, ils étaient assez bêtes pour y maintenir le tabagisme quasiment partout sans jamais précéder la loi en sagesse par l'interdiction totale de la toxicomanie tabagiste dans ce lieu d'éducation qu'est une école. Ce fut la loi, donc la rue, qui chassa la fumée du collège qui carburait au Saint-Esprit. Ces niais culturels allaient à la messe tous les dimanches et plus encore. Leurs valeurs spirituelles (bêtes par définitions) faisaient pourrir à petit feu leurs poumons mortels. Ils sont presque tous morts en effet...

    Alors, vive la liberté économique liée à la social-démocratie ! Elles proviennent du matérialisme des Lumières qui inclut toujours la pensée, l'intelligence, l'imagination qui viennent du corps, qui ne sont que du corps, et qui raisonnent bien quand elles demeurent proches du corps. La spiritualité, les opinions religieuses font pourrir l'homme par la tête d'abord, par le reste ensuite. Seules l'éducation humaniste, hédoniste, scientiste (la science reconnue comme seule pourvoyeuse de vérités crédibles), une sexualité dépuritanisée et jouissive, un sain mode de vie (pas de tabagisme, pas de drogues, nourriture-santé, exerces physiques quotidien) nous feront vivre sainement et longtemps.

    Tant que nos compatriotes empliront les stades sportifs sans faire d'exercices physiques eux-mêmes, fréquenteront plus les bars que les bibliothèques, dévoyeront le sport par la compétition vaniteuse et cupide, ne distingueront pas et ne disjoindront pas capitalisme civique du capitalisme cupide, tu as raison mon cher Emkabe: le paradis terrestre sera encore loin. Mais une chose est certaine, pervertir ses espoirs dans un paradis céleste amène une grande partie de l'humanité à parier sur le seul effet placebo pour devenir riche, en santé et heureux. L'illusion fait vivre, mais vivre mal.

    La situation la plus tragique qui soit est celle de l'Afrique d'abord et des pays arabo-musulmans ensuite. Tout ce qui cause le malheur de l'homme ils l'ont sur la tête (pétroliers dilapidateurs, religion omniprésente et au pouvoir, et arriérée comme l'est immanquablement toute religion, absence de démocratie et d'égalité homme-femme, querelles nationales, ethniques, tribales ou religieuses stupides, dilapidation des ressources dans l'armement, abcès israélien, persécution des Lumières locales, etc. etc.). Dans un prochain texte, j'élaborerai.

    Ici, en Occident, il faut espérer raisonnablement à partir de ce qui nous a réussi. Les sciences humaines, la seule raison humaine, et beaucoup de travail et de sens commun. Et mettre à la poubelle tous les opiums du peuple. Ceux d'aujourd'hui sont plus insidieux que ceux du temps de Marx, car ils ont partie liée avec notre mode de croissance, notre paresse à choisir des loisirs incultes et à rester coller aux vieux restes des idéologies anciennes (nationalisme, sectes-religions, ect.).

    J'ai été professeur 30 ans avec 4 mois de vacances payées par an, et avec une retraite non riche mais vraiment confortable. Je le dois à mes études, à mon travail acharné, à des lois progressistes et au syndicalisme de gauche militant et clairvoyant. Sans ces quatre outils, et pour tous, (études constantes, travail acharné, lois progressistes, esprit de gauche), le capitalisme ne pensera qu'à sa propre expansion ploutocratique et non au développement juste et harmonieux de la Cité. La veulerie des masses et l'égoïsme des élites forment le couple le plus complémentaire et le plus désastreux qui soit. Masses éclairées par les Lumières et élites gouvernant pour la beauté de la Cité, voilà le couple gagnant, et gagnant pour tous.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 09h23
    Il ne faut pas tuer le tigre, mais le dompter

    Il faut distinguer «liberté économique» et «capitalisme», le 1er est antérieur au second. Supprimer le capitalisme est une grave menace à la liberté économique qui fait partie de la liberté tout court, donc de la démocratie et des droit de la personne (droit à la propriété). En clair, la liberté économique est un gentil petit chat, et le capitalisme un tigre. Or, ce tigre il ne faut pas le tuer mais le dompter.
    Jamais plus erronées n'ont été les mesures de gauche pour le contraindre et les mesures de droite pour le conforter.

    À gauche, on taxe paresseusement, à des nobles fins de justice sociale, mais qui envoie le signal que l'initiative sera punie, et la pauvreté et l'inertie seront érigées en capital d'où on pourra tirer des bénéfices de prestataires, sans effort et sans obligation. C'est le vice qui plombe toute mesure de gauche qui oublie la grande force du capitalisme: sa force à bousculer l'inertie et la paresse humaines. Crier à l'injure de la majorité des salariés que nous sommes esquive cette critique sévère mais nécessaire. Mais tout professeur dans une classe sait que l'élève ne travaillera bien et avec constance que s'il est récompensé pour ses efforts et qu'aucun autre de ses collègues n'obtiendra la même note en se traînant les pieds ou en trichant. La malbouffe (de la responsabilité de chacun) nous coûte des centaines de milliards en Occident. Voilà pour la gauche sermonnée.

    Qu'en est-il de la droite dure, cupide, ploutocrate et abusive de son capital et de ses privilèges fiscaux et politiques (subventions inutiles, trop faible taxation, chantage à l'emploi, accès abusifs aux partis au pouvoir, etc.) ? Il lui faut sur son dos la même impitoyable vigilance qu'on colle aux moins nantis qui n'ont pas voulu faire des études pour réussir, se doter d'une 2e formation en cas de nécessité, adopter un très sain régime de vie (sans toxicomanie, nourriture-santé, exercices réguliers). Dans le capitalisme abusif et arrogant, les consommateurs et les petits actionnaires sont exclus des conseils d'administration pour influencer les décisions sur toute la vie de l'entreprise. La culture du secret entoure le capitalisme. Ainsi, des journalistes-enquêteurs spécialisés, et autorisés par des lois spécifiques, à tout dévoiler devraient avoir la porte ouverte en tout temps de toute entreprise de plus de 100 salariés. En fait, il faut rendre notre tigre plus transparent, plus propre et plus docile.

    Bref, gauche et droite ne se sont jamais entendues pour équilibrer les correctifs respectifs du capitalisme arnaqueur, cachottier et corrupteur, et le monde des salariés et des exclus qui n'ont plus l'éthique du dynamisme personnel irréprochable. La société civile s'abreuve encore à trop d'opiums du peuple. Elle n'a que le puissant rêve de devenir aussi riche que les capitalistes qui les trompent, les exploitent souvent ou leur jouent dans le dos.

    En fait, tous devraient bénéficier de 4, je dis bien 4 mois de vacances payées par an si, et seulement si l'éthique d'un sain régime de vie, d'amour des choses de la culture, de professionnalisme sans faille étaient offerts à l'entreprise privée en échange de sa totale ouverture à la justice sociale, dénuée de toute confiscation fiscale injuste et de toute paresse ou négligence professionnelles.

    Vous me direz que je rêve ? Pas vraiment. Si nous regardons tous les fabuleux progrès que l'Occident fit ces 300 dernières années, au delà même des plus grands visionnaires ou rêveurs des siècles passés, nul doute que ce Paradis terrestre est possible, à terme, c'est-à-dire pour les futures générations si la malchance ou la folie ne font pas sombrer ce char d'Icare et qu'il est mieux conduit que dans la légende. C'est à cette échelle longue du temps que le temps guérit nos maux et nous rendra tous prospères.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 3 mai 2010 10h25
    @ M. Légaré: La solution est politique puisque l'horreur sociale est politique.
    J'ajouterais Personnellement ceci, tiré d'un livre de J. Généreux, Les Vrais Lois de l'économie, Paris, Seuil, 2005, 358 p.:

    1. Que les gouvernements ne sont pas toujours en mesure de bien identifier le bien-être collectif. (p. 102)
    2. Que la démocratie «est un processus dans lequel le peuple choisit un gouvernement à l'issue d'une libre compétition pour des bulletins de vote. Dès lors, quelle que soit l'étendue des éventuelles motivations altruistes de nos responsables politiques, la pression permanente de la concurrence sur le marché politique (le marché des bulletins de vote) les contraint à se comporter comme si leur objectif prioritaire était le succès électoral.» (103) Autrement dit, le parti politique doit gagné les élections, coûte que coûte, indépendamment du bien-être collectif.
    3. «… Les citoyens sont plus ou moins ignorants, dès lors que le débat public porte sur autre chose que les sujets qui les concernent le plus directement ou qui entrent dans leur domaine de compétence professionnelle. […] … et ils peuvent être manipulés par la propagande.» (103)
    4. «…que les bureaucraties peuvent acquérir un certain pouvoir autonome par rapport au gouvernement et organiser à leur profit un gaspillage des deneirs publics.» (104)
    5. «Dans Une raison d'espérer (Pocket, 2000), nous avons démonté les mécanismes de l'horreur politique, c'est-à-dire la façon dont les stratégies électorales à courte vue peuvent engendrer l'horreur sociale que d'aucuns expliquent trop vite par un complot des seuls capitalistes ou des marchés financiers.» (104)

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 3 mai 2010 12h20
    Bravo Monsieur Légaré !
    Les longues dissertations pour montrer toute votre supériorité philosophique est politiquement correcte... Mais, dans toute cette belle démonstration de votre réussite, de plongeur de restaurant à Professeur Émérite de Philosophie Politique, Vous oubliez quelques Principes de Vie qui pourraient Vous ramener au ras des paquerettes et Vous faire réaliser que personne Ici-Bas n'a le même degré d'Évolution et donc, il ne put être exigé autant de détermination chez une personne, que chez une autre.


    Alors, comme Vous avez semblé croire que je suis, tels(les) que Vous les décrivez, un profiteur du système qui critique au travers de son chapeau et bien, voici brièvement mon cheminement contemporain pour Vous faire comprendre que, ce n'est pas parce qu'on n'a pas de ph.d. qu'on est des moins que rien.

    Alors, je suis Biologiste, Spécialité Écologie, gradué de l'Université de Montréal au printemps 1976. J'ai travaillé comme peintre dans une entreprise artisanale pendant les étés des dernières années de Secondaire, de mes Études de C. É. G. E. P. et durant mon Bacc. en Biologie. N'ayant pu trouvé de Poste dans mon domaine de sphère de connaissances, j'ai continué à travailler à plein temps dans le fer ornemental, qui était l'activité de l'Entreprise Artisanale où je travaillais l'été. De peintre des pièces montées, je suis devenu soudeur-monteur et en deux ans et demi, je suis devenu contremaître des Travaux de l'Atelier de Poduction.

    Puis, en mai 1978, j'ai obtenu un Poste de Technicien de la Faune, au Ministère du Loisir de la Chasse et de la Pêche, District de l'Outaouais.
    J'y ai travaillé près de deux ans et ayant appliqué sur un Poste de Biologiste au Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, j'ai eu le Poste en février 1980. Après quelques mois, je me suis fait offrir la Responsabilité de l'Organisation du Laboratoire de Recherche, ici à Grande Rivière. Mais, après une année à accomplir les deux tâches soit, celle de Biologiste pour laquelle j'étais engagé et celle de Responsable du bon fonctionnement du Laboratoire qui comptait entre six et douze employés(es) selon la saison et quatre bâtiments à gérer, je ne m'ennuyais pas. Au contraire, au point que je me suis épuisé et j'ai dû muté dans un autre Ministère pour essayer de retrouver une vie sociale. Mais, un coup muté au Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche à Rimouski, j'ai subi un Grave accident de voiture environ un mois et demi après le début de mon travail, le 16 décembre 1982.

    Après dix-huit jours de coma profond, neuf mois de réhabilitation au Centre "François Charron" de Québec et environ sept ans de tentatives de réhabilitation maximale, j'ai été évalué par la Société d'Assurance Automobile du Québec comme ayant pour 58% de déficits physiques divers et je suis devenu rentier, à l'âge de trente-cinq (35) ans. Mais je n'acceptais pas d'avoir été dans cette condition et j'ai tout fait pour me rétablir le plus possible...

    Après de multiples Recherches, Méditations et Travaux Communautaires Bénévoles, j'ai retrouvé ma totale mobilité, j'ai développés des talents de Recherchiste (bénévole) pour certains Médias Internet et c'est en quoi consiste ma vie quotidienne maintenant. Alors, que Vous ayez tenté de me montrer votre supériorité pour me dire que je parle au "travers de mon chapeau", ça m'est complètement sans aucun intérêt car, il Vous manque encore beaucoup de Notions Spirituelles. Alors que, Vous Vous bardez de votre statut de philosophe politique, qui a été professeur d'Histoire, d'Économie et de Philosophie mais, Vous seriez peut-être mieux de descendre de vos "grands-chevaux" et assister les gens plus humbles autour de Vous, sans faire montre de votre soit-disante supériorité et les aider à transcender les Épreuves disséminées sur leur Chemin de Vie actuel.

    P. S.: J'ai 55 ans depuis cinq jours.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 14h55
    Humaniser le capitalisme.
    Il faudra toujours des hommes d'affaires, des commerçants, des spéculateurs. Mais il y aura aussi toujours des actionnaires (individus) qui veulent toujours plus...que leurs placements rapportent au maximum....les Mère Thérésa sont très rares...

    Humaniser les riches pour qu'ils arrivent à partager, à se préoccuper de leurs frères et soeurs moins favorisés. Il y en a qui le font...mais ce n'est pas en PREMIÈRE PAGE...à la UNE des journaux.
    Plus près de nous, j'admire MADAME CÉLINE DION qui est le mentor de l'Hôpital Ste-Justine, qui donne énormément et qui aime beaucoup les enfants...elle partage son bien....

    Je reviens toujours à l'opinion très crédible de Monsieur Winston Churchill;

    Le DÉFAUT du CAPITALISME, c'est qu'il répartit inégalement la richesse.
    La QUALITÉ du SOCIALISME c'est qu'il répartit également la misère.

    Y aurait-il une autre alternative, le coopératisme?

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 15h38
    Désespérer n'est pas conforme aux faits. La confiance fait partie de la solution
    Bonjour Jasette

    D'abord, merci de m'avoir répondu.

    Point 1: nos gouvernents (élus) ignorent le bien public, ou les moyens justes et efficaces d'y parvenir. Cela peut être vrai, mais pas toujours.
    Pendant 30 ans on a ignoré comment vaincre chômage et inflation conjugués. Reagan vint, appliqua la bonne théorie monétaire (le monétarisme) et gagna sa bataille contre l'inflation.

    Sa déréglementation, si mal pensée, stimula un peu la croissance, mais l'essor des techniques (micro-informatique) fit le reste et le chômage disparut quasiment.

    Les deux Bush firent sombrer dans la crise une économie de néo-libéraux, et Barak Omaba, très keynésien dans sa politique économique, remit tout sur les rails.

    Bref, il est faux de prétendre que les gouvernements sont nuls en économie et en bien public. Les deux Roosevelt, progressistes, ont démontré tout le contraire.

    Point 2: réduire la démocratie électorale à un simple processus de marché est méconnaître le fait remarquable: le produit nous revient à tous les quatre ans... Et on peut le sanctionner.

    Ensuite, dans un mandat un gouvernement à l'écoute autant des sondages que des experts peut approcher l'efficacité en vue du bien public. Je dis qu'il le peut, et c'est déjà énorme.

    Enfin, nous n'avons rien d'autre en démocratie électorale que la votation, la liberté critique d'expression, la grève, la manifestation pacifique entre deux élections, des référendums, des pétitions, etc. C'est déjà énorme, et nous nous en servons assez bien.

    Tout autre moyen serait fasciste... La boutade «élections = piège à con» est populiste et ignare .

    Point 3. Les citoyens sont moins ignares qu'on le dit. Pourquoi vous traiteriez-vous vous-même d'ignare ? Sans vous flatter, je pense tout le contraire. Vous avez une réflexion très bien articulée sur le bien public et la politique sensée nous y amener. En outre, il y a tellement de compétences diverses dans la société, de si nombreux groupes organisés et spécialistes, il est impossible qu'on demeure aveugle sur tout et tout le temps.

    Nos politiciens ont en grande majorité un diplôme universitaire, donc une formation articulée relativement insensible aux doctrines sommaires, brutales et démagogiques. Ma confiance en eux est bien fondée, mais jamais totale car les risques que leur politique échoue est très grande tant les problèmes sont interreliés, le public rétif et les moyens constitutionnels et financiers limités.

    Point 4. La bureaucratie n'est pas méchante, seulement lente, gaspilleuse souvent et peu créatrice. Mais elle se contrôle par les deux bouts: les électeurs usagés et les politiques patrons. Aucune bureaucratie n'a pris le pouvoir par elle-même ou a réussi à le garder quand les citoyens ont décidé de le lui enlever.

    Point 5: «les mécanismes de l'horreur politique», si on respecte la force et le sens des mots, n'existe que dans les régimes totalitaires, dictatoriaux ou dans les guerres impérialistes ou les guerres civiles. Nos petits problèmes des pays riches sont à terme solvables. Les deux problèmes sont les suivants: se mettre d'accord sur les solutions, et en payer la facture.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • Jacques Légaré
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 20h27
    Un malentendu malheureux
    Bonjour monsieur Monette

    Mon article ne visait pas à vous insulter. D'emblée, je salue votre courage pour avoir passé à travers de lourdes épreuves et avoir conservé votre moral et une belle activité utile. Félicitations !

    Mon article n'était pas condescendant mais visait à répondre à votre article du 1er mai, et qui aurait mérité d'être mieux écrit et proportionnelle avec votre expérience professionnelle.

    Loin de moi l'idée fausse que vous m'attribuez. Vous n'êtes nullement «profiteur du système». À un homme si éprouvé par la malchance que vous, et si résilient, j'aurais souhaité qu'on vous aide financièrement le double de ce que vous avez reçue. Ainsi l'aurait fait une social-démocratie que je souhaite pour tout l'Occident.

    Désolé de vous avoir irrité, ce n'était pas le but de ma réponse à votre article du 1er mai.

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique, né 1948,
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie

  • Nelson
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 21h56
    LE CAPITALISME N'EST PAS UN CANCER, MAIS IL A DES CANCERS, GUÉRISSABLES.
    Le capitalisme est le seul systhème politique, économique et social qu'existe actuellement, et que fonctionne, malgré l'utilisation abusive que font certains crapules, qu'il faut surveiller de près, et les punir, comme le cas de commandites et autres. Le capitalisme a amené beaucoup de progrès et des avances enormes sur tous les plans, et au même temps il est basé dans l'appropiation du travail d'un partie du travail des travailleurs, il utilisse les humains comme merchandises, et crée des nombreuses inégalités, monopoles, détruit la nature, tue 100.000 humains par jour de faim, 20% des gens s'appropient de 80% des richesses de la planete, des guerres et coups d'ëtat, etc. Ceci sont quelques uns des cancers que peuvent être crées par le capitalisme, MAIS QUE LES CITOYENS CONCIENTS, CRITIQUES, ENGAGÉES, MILITANTS, ACTIFS, POURRAIENT CONTROLER ET RÉGLER, A CONDITION DE LE VOULOIR..

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    lundi 3 mai 2010 22h13
    L’Opinion sur le Capitalisme du docteur House plutôt que celle du docteur Khadir
    Dans le capitalisme, nous retrouvons un système qui fait recette parce qu'il nourrit les pulsions d'avidité humaine. Si l'homme est un animal et que tout animal est un prédateur. C'est sans surprise par ce constat que les facultés intellectuelles de l'homme lui ont permis d'inventer un système d'accaparement qui procède d'un échange abstrait de valeur profondément inégal. Aujourd'hui, ce n'est pas tant les droits humains qui sont en tête de liste que l'évaluation permanente de la valeur économique et matérielle de toutes choses.

    En considérant un cas exemplaire d’une certaine idéalisation dans notre civilisation, selon la tradition l’on considère l’écolier comme celui à qui on inculque les moyens de la connaissance lorsque plutôt la scolarisation répond davantage aux impératifs de productivité d’avoir accès à une main d’œuvre suffisamment instruite pour pouvoir opérer dans les différents types d’emplois fournis dans les entreprises et l’État dans le cadre de la civilisation capitaliste industrielle. L’être humain devant la machine efficace d’accaparement des ressources et des avoirs de l’économie est une sorte d’orphelin abandonné aux forces du marché aussi bien d’ailleurs physiquement que psychiquement.

    Le capitalisme ne serait pas une maladie contrairement à ce croit A.Khadir mais tout comme la civilisation impériale à la romaine ou le féodalisme médiéval, un mode opératoire possible parmi d’autres du pouvoir humain précisément masculin. Raisonnement et hypothèse d’un misanthrope qui est plausible.

  • Raynald Blais
    Abonné
    mercredi 5 mai 2010 08h33
    UNANIMITÉ
    Après avoir lu tous les commentaires suscités par M. Robitaille, je ne suis pas surpris de constater l'unanimité, presque sans faille, des intervenants sur la pérennité du capitalisme, à libérer pour certains, à contrôler pour d'autres. Ce sont justement les bornes acceptables de la liberté relative permise par le capital. Si Amir Khadir est cité publiquement, c'est pour le respect de ces mêmes limites.
    Dans ce cadre, le capitalisme est éternel. Quitte à oublier l'histoire qui l'a vu apparaître sur les ruines du féodalisme grâce aux bourgeoisies révolutionnaires nationales à la tête de leur peuple sous l'étendard liberté, égalité, fraternité.

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    mercredi 5 mai 2010 10h14
    Keynes contre Hayek
    Cherchez sur Dailymotion ces termes «Vidéo Keynes contre Hayek».

    Liberté Chérie traduisirent ce super vidéoclip expliquant deux théories majeures en économie, une étant à l'agenda, l'autre étant souvent occultée ou méconnue.

  • Bachir
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 16h18
    LE CAPITALISME EST APATRIDE
    Comme le disait si bien Feu Michel Chartrand il y' a de cela un demi-siècle, LE CAPITALISME EST APATRIDE. C'est tout dit.

  • d.lauzon
    Inscrit
    samedi 8 mai 2010 22h51
    Les riches qui détruisent la planète
    Hervé Kempf l'auteur du livre `Les riches qui détruisent la planète` explique très bien quelles sont les conséquences d'un système capitaliste où les plus riches de ce monde cherchent à s'enrichir davantage et où ceux des classes en-dessous d'eux tentent par tous les moyens (légaux et illégaux) de les imiter dans leur style de vie.

    Je suis d'accord avec ceux qui disent que le système capitaliste, poussé à outrance comme c'est le cas actuellement, va tomber de lui-même. Les richesses naturelles ne sont pas illimitées et la demande en produits alimentaires, en énergie, en matériaux de construction et autres va continuer d'augmenter. De plus, l'impact de la surconsommation sur l'environnement se fait déja sentir mais ce que l'on voit n'est rien comparé à ce qui nous attend. La qualité de l'eau,des sols et de l'air va continuer à se détériorer à un point tel que des vagues énormes de décès dûs à la pollution vont se manifester. Comment pourrait-il en être autrement?

  • d.lauzon
    Inscrit
    dimanche 9 mai 2010 09h35
    fin du capitaliste - fin du monde
    Si les ressources naturelles étaient illimitées et si la méga-transformation et méga-consommation n'avaient pas d'impacts négatifs sur notre environnement, on pourrait penser que le capitalisme à outrance pourrait durer encore très longtemps. Cependant, puisque la réalité est tout autre et que la dégradation de notre environnement s'observe de façon évidente, il est clair que le système capitaliste va mourir de lui-même en même temps que les êtres humains et des millions d'autres espèces vivantes.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 14 mai 2010 09h49
    Le capitalisme
    Le capitalisme existera aussi longtemps que la cupidité des êtres humains existera. Le capitalisme existait bien avant la révolution industrielle. Nous n'avons pas expulsé ou enlevé les pouvoirs des rois et des empereurs. nous les avons remplacés par des hommes dont la vie est moins flamboyante pour le commun des mortels mais dont l'influence est plus grande que celle des dictateurs passés ou actuels. Des Bill Gates, des Warren Buffets et autres milliardaires ont beaucoup plus de pouvoirs que n'importe quel chef d'État actuel ou passé.

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