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Lettres - L'anglicisation

Sylvain Campeau - Le 9 avril 2010  13 avril 2010  Actualités en société
Il y a des jours où une certaine cohérence semble rattacher des articles en apparence disparates. Robert Dutrisac nous apprend ainsi que Québec abolit 31 classes de francisation, classes pour lesquelles les futurs étudiants avaient déjà passé l'examen de classement. Marie-Andrée Chouinard juge, quant à elle, que Québec se désiste quand vient le moment de l'insertion professionnelle des immigrants. Puis on apprend, toujours par Robert Dutrisac, que d'ici 2016, le poids des francophones à Montréal atteindra 43 %. Tout ça n'est finalement qu'une seule et même nouvelle, l'une entraînant l'autre.

Pour contrer cette anglicisation grandissante, on connaît les remèdes. Il est question d'obliger les entreprises de moins de 50 employés à se franciser et de rendre obligatoire le cégep en français pour tous. Car la seule loi 101, telle qu'elle est, ne semble pas être la panacée à tous les maux linguistiques.

Mais serait-il possible qu'à ce seul et même problème, il y ait plus qu'une solution? Ou, mieux encore, qu'il faille envisager une approche plus globale? Certes, la francisation offre une réponse partielle à cette problématique. Il faudrait donc nous activer à la rendre plus efficace. Mais il faudrait aussi cesser de faire de la langue une coquille vide qu'on respecte si mal. Quel message transmet-on aux immigrants quand ceux-ci voient que ceux qui enseigneront demain à leurs enfants connaissent si mal leur propre langue qu'ils éprouvent du mal à réussir des examens de français? Et quand ils comprennent que cette langue vénérée, si mal aimée qu'on ne sait l'écrire correctement, est un simple véhicule qui n'est lesté d'aucune culture propre? Et comment, sans cette connaissance de ce que cette langue a pu créer, peut-on espérer qu'ils développent respect et amour pour celle-ci?

Après en être nous-mêmes venus à considérer la langue comme un véhicule dont le chargement a si peu d'importance, comment peut-on être surpris que les immigrants choisissent un véhicule qui leur assure de couvrir une plus grande distance en Amérique du Nord?

Bref, il faut une approche concertée à laquelle éducation et francisation devront contribuer à parts égales.

***

Sylvain Campeau - Le 9 avril 2010
 
 
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  • Andre Gignac - Inscrit
    13 avril 2010 10 h 01
    Seule solution: L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC!
    Quand les Québécois vont-ils comprendre que la seule solution pour la survie de la culture et de la langue française au Québec, c'est L'INDÉPENDANCE! Les autres solutions ne sont que des cataplasmes sur une jambe de bois.

    André Gignac le 13 avril 2010
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  • berthe 2 - Abonnée
    13 avril 2010 13 h 36
    COURS DE FRANCISATION
    Il n'est pas rare que des immigrants suivent des cours de francisation payés par nous tous, pour ensuite rejoindre les rangs des anglophones au Québec; donc, nous payons pour des choses inutiles tout en nous faisant assimiler en partie à cause de ce phénomène.

    Pourquoi le gournement, à l'instar de certains pays d'Europe, n'adopterait pas le système du contrat pour immigrants, lequel aurait le mérite d'être clair, à l'effet que l'immigrant comprend et accepte la fragilité de notre situation collective et s'engage à vivre, essentiellement en francais. Nous n'avons pas et ne devrions pas à payer pour ces cours. Il est évidemment difficile de quantifier le terme 'essentiellement', par contre, nous en comprenons tous le sens.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    13 avril 2010 20 h 09
    Mauvaise cible
    L'adoption de la langue française par les immigrants récents puis son apprentissaqe motivé passent par l'emploi et la fréquentation de son milieu de travail. Or les immigrants éprouvent beaucoup plus de difficultés à obtenir un emploi au Québec, que partout ailleurs au Canada. C'est beau la francisation, mais l'ouverture, l'accueil, la mise de côté des stéréotypes et des préjugés auraient beaucoup plus l'impact. Cessons de jouer à l'autruche, le plus grand obstacle à la francisation, c'est le québécois francophone.
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