Oka: le maire veut l'abbaye
La communauté Famille Marie Jeunesse maintient son offre
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La Corporation de l’abbaye d’Oka (CAO), qui en est responsable depuis le départ des moines, ne réussit pas à payer ses taxes municipales.
L'ancienne abbaye cistercienne, à l'ouest de Montréal, va encore changer de propriétaire. Cette fois, ce devrait être pour revenir à sa vocation première: la vie communautaire, la prière et le travail aux champs...
La Ville d'Oka veut saisir l'abbaye d'Oka et lui trouver une nouvelle vocation. Si l'opération réussit, tout porte à croire que c'est la communauté religieuse Famille Marie Jeunesse de Sherbrooke qui en bénéficiera, selon les informations obtenues par Le Devoir.
La Corporation de l'abbaye d'Oka (CAO), qui en est responsable depuis le départ des moines, ne réussit pas à payer ses taxes municipales. L'organisme devrait environ 100 000 $ à la municipalité et n'aurait pas non plus payé ses taxes scolaires, ses primes d'assurances ni même plusieurs dizaines de fournisseurs.
«Nous avons signifié notre intention de prendre possession de tous les immeubles, y compris les terrains de l'abbaye, explique en entrevue téléphonique Richard Lalonde, maire de la municipalité d'Oka. Mais ce n'est pas une question d'argent: c'est une question de principe. Oui, à partir du moment où la Corporation a été en défaut de paiement, la municipalité a exercé son droit de lever l'option pour devenir propriétaire des immeubles. Seulement, nous voulions trouver le bon chemin et nous croyons avoir trouvé une deuxième avenue qui permettrait de sauvegarder la Corporation et les bâtiments.»
Il refuse de préciser qu'elle est cette «deuxième avenue», mais avoue que ses avocats «sont à terminer ce dossier». Il ajoute que la mutation vise «la continuité des usages par les pères trappistes».
Ce qui renforce davantage la candidature de la nouvelle communauté chrétienne Famille Marie Jeunesse (FMJ). Elle a déposé à deux reprises une offre d'achat appuyée par de «vieux» ordres religieux et des gens d'affaires influents du Québec. L'objectif serait d'installer dans l'ancien monastère des dizaines de jeunes catholiques qui en plus reprendraient la culture des pommes, une grande tradition trappiste.
«Non seulement nous sommes intéressés: en plus, nous pensons être la solution la plus intéressante pour le monastère», dit Marcel J. Bundock, président du conseil d'administration de Royal & Sun Alliance, société d'assurances, contacté hier par Le Devoir. M. Bundock structure la proposition de la FMJ depuis plus de deux ans, avec d'autres gens d'affaires.
La Corporation doit réagir à son tour mardi prochain. La CAO rassemble différents organismes de la région. Elle a acheté l'abbaye pour environ six millions de dollars dans le but d'en faire un vaste complexe pédago-touristique.
Le projet reste en plan. Les moines ont maintenu la structure à flot en payant un loyer après l'achat de leur domaine à la fin 2007. Après leur départ à Saint-Jean-de-Matha, il y a un an, une école internationale de sport-études, expulsée de son propre immeuble par un incendie, a occupé une partie des locaux.
Cet hiver, la Corporation en a loué d'autres pour le tournage d'un film d'horreur. Cette décision d'affaires en a choqué plus d'un, dont les moines à qui la Corporation doit encore 1,5 million. La somme doit être remboursée avant la fin de 2012. L'offre de Famille Marie Jeunesse couvre cette dette.
La Ville d'Oka veut saisir l'abbaye d'Oka et lui trouver une nouvelle vocation. Si l'opération réussit, tout porte à croire que c'est la communauté religieuse Famille Marie Jeunesse de Sherbrooke qui en bénéficiera, selon les informations obtenues par Le Devoir.
La Corporation de l'abbaye d'Oka (CAO), qui en est responsable depuis le départ des moines, ne réussit pas à payer ses taxes municipales. L'organisme devrait environ 100 000 $ à la municipalité et n'aurait pas non plus payé ses taxes scolaires, ses primes d'assurances ni même plusieurs dizaines de fournisseurs.
«Nous avons signifié notre intention de prendre possession de tous les immeubles, y compris les terrains de l'abbaye, explique en entrevue téléphonique Richard Lalonde, maire de la municipalité d'Oka. Mais ce n'est pas une question d'argent: c'est une question de principe. Oui, à partir du moment où la Corporation a été en défaut de paiement, la municipalité a exercé son droit de lever l'option pour devenir propriétaire des immeubles. Seulement, nous voulions trouver le bon chemin et nous croyons avoir trouvé une deuxième avenue qui permettrait de sauvegarder la Corporation et les bâtiments.»
Il refuse de préciser qu'elle est cette «deuxième avenue», mais avoue que ses avocats «sont à terminer ce dossier». Il ajoute que la mutation vise «la continuité des usages par les pères trappistes».
Ce qui renforce davantage la candidature de la nouvelle communauté chrétienne Famille Marie Jeunesse (FMJ). Elle a déposé à deux reprises une offre d'achat appuyée par de «vieux» ordres religieux et des gens d'affaires influents du Québec. L'objectif serait d'installer dans l'ancien monastère des dizaines de jeunes catholiques qui en plus reprendraient la culture des pommes, une grande tradition trappiste.
«Non seulement nous sommes intéressés: en plus, nous pensons être la solution la plus intéressante pour le monastère», dit Marcel J. Bundock, président du conseil d'administration de Royal & Sun Alliance, société d'assurances, contacté hier par Le Devoir. M. Bundock structure la proposition de la FMJ depuis plus de deux ans, avec d'autres gens d'affaires.
La Corporation doit réagir à son tour mardi prochain. La CAO rassemble différents organismes de la région. Elle a acheté l'abbaye pour environ six millions de dollars dans le but d'en faire un vaste complexe pédago-touristique.
Le projet reste en plan. Les moines ont maintenu la structure à flot en payant un loyer après l'achat de leur domaine à la fin 2007. Après leur départ à Saint-Jean-de-Matha, il y a un an, une école internationale de sport-études, expulsée de son propre immeuble par un incendie, a occupé une partie des locaux.
Cet hiver, la Corporation en a loué d'autres pour le tournage d'un film d'horreur. Cette décision d'affaires en a choqué plus d'un, dont les moines à qui la Corporation doit encore 1,5 million. La somme doit être remboursée avant la fin de 2012. L'offre de Famille Marie Jeunesse couvre cette dette.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

