jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 08h29
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

La RAMQ n'a pas à accommoder les femmes voilées

À la Régie de l'assurance-maladie, les clients ne sont pas toujours rois. Les femmes portant le niqab ou la burka devront désormais, à défaut de pouvoir exiger de se faire servir au comptoir par un agent de sexe féminin quand on leur demande de se dévoiler pour les besoins de l'identification, refaire la file ou revenir un autre jour.

Selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) qui a rendu hier un avis très attendu sur certaines directives de la Régie de l'assurance-maladie (RAMQ), les femmes portant le voile intégral n'ont donc pas à bénéficier d'un quelconque accommodement, pas plus que les clients qui estimeraient leurs droits lésés parce que servis par une femme portant le hidjab (voile partiel). Dans sa décision, la Commission est même allée jusqu'à dire que «le port du hidjab ne comporte pas nécessairement un sens religieux» et qu'il appartient à la personne qui le porte de lui conférer un sens religieux ou non, ce qui confirme certains principes de la laïcité dite «ouverte».

À la demande de la RAMQ, la CDPDJ avait à se prononcer sur trois cas précis qui ont fait l'objet de plaintes. La RAMQ a confirmé qu'elle suivra les recommandations de la Commission.

En 2008-09, sur 146 000 personnes qui ont dû se soumettre au processus d'identification à un comptoir de la RAMQ de Montréal, dix femmes (portant toutes le voile intégral) ont demandé à être servies par un agent de sexe féminin. La Commission estime que le fait de demander à ces femmes de se dévoiler devant un agent dans un cadre administratif neutre — soit au comptoir de la RAMQ —, et ce, durant quelques secondes, «ne porte pas atteinte de façon significative à la liberté de religion».

La CDPDJ avait également à se prononcer sur le cas d'un client qui avait refusé de se faire servir par une employée du bureau d'accueil portant le hidjab. Elle a conclu une fois de plus qu'il n'y avait pas lieu d'accommoder le client qui y voyait un symbole religieux et l'expression de la non-laïcité de l'État. «Le simple fait que la personne porte le hidjab n'est pas une atteinte à la liberté de religion et de conscience. Il faut plutôt se centrer sur les actes posés par le fonctionnaire pour voir si ceux-ci portent atteinte à cette liberté», a indiqué Marc-André Dowd, vice-président de la Commission.

Enfin, le troisième cas soulevé concerne le refus d'un client de se faire servir par un employé du centre d'appels de la RAMQ issu d'une communauté culturelle et qui avait un accent. «Il n'y a pas de discrimination envers la personne qui demande l'accommodement. Il s'agit de l'expression d'un préjugé», a dit M. Dowd.

En janvier 2009, la Commission avait eu à rendre un avis semblable à la demande de la Société de l'assurance automobile du Québec. Contrairement aux cas des femmes portant le voile intégral se présentant à la RAMQ, elle avait plutôt recommandé d'accommoder les personnes qui souhaitaient faire l'examen pratique de conduite avec une personne du sexe opposé. La Commission avait jugé que seule dans un espace clos avec un examinateur pendant un moment relativement long, une personne pouvait sentir une atteinte à sa liberté de religion.


Accueil favorable

Au gouvernement, on accueillait hier très favorablement l'avis de la CDPDJ. «Je comprends que l'avis va dans le sens du principe que le gouvernement a toujours défendu, c'est-à-dire l'égalité entre les hommes et les femmes», a avancé la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.

Le gouvernement a promis de formuler «très bientôt» des directives, voire une politique, sur la laïcité de l'appareil d'État et les accommodements religieux.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, rappelle pour sa part qu'en matière d'accommodements, le réseau de la santé est lui-même un cas particulier. «Obtenir un service et recevoir un traitement, c'est différent», a-t-il affirmé. Il a cité l'exemple d'une mère, portant le voile intégral, qui se présenterait à l'urgence avec son enfant malade. «On ne demanderait pas à la mère de l'enlever [son niqab] si c'était une situation d'urgence.»

Au Parti québécois, on critique le fait que la CDPDJ, dans sa deuxième décision, rejette les prétentions d'un citoyen qui refusait de se faire servir par une préposée portant le hidjab. La Commission «pourrait être à l'avant-garde de ce combat-là au lieu d'être à l'arrière-garde», juge la députée de Rosemont et porte-parole en matière d'immigration, Louise Beaudoin.

Le devoir de réserve qui interdit aux fonctionnaires d'afficher leurs convictions politiques devrait être étendu aux convictions religieuses, a-t-elle plaidé. «L'institution doit être laïque, mais ceux qui servent l'institution, les individus, aussi doivent l'être parce que le vêtement, c'est un langage», a-t-elle fait valoir.

Le gouvernement Charest devrait cesser de faire du cas par cas et accepter qu'on ajoute une clause interprétative à la Charte québécoise des droits de la personne sur les «valeurs fondamentales» au Québec, a indiqué Mme Beaudoin. C'est ce que propose le projet de loi 391 déposé l'an dernier par l'opposition officielle.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • LFerretti
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 07h21
    Bravo à la Commission pour cette décision sensée
    Tout comme un gai n’est pas seulement un signe sexuel, une femme portant foulard n’est pas seulement un signe religieux. C’est une femme avec ses qualités et ses défauts, ses compétences, sa foi ... et ses droits. Parmi ceux-ci, celui d’avoir accès à tous les emplois sans avoir à transiger avec ce qu’elle assume comme une obligation religieuse. La liberté personnelle de croyance est une liberté fondamentale, reconnue par la Charte québécoise des droits et libertés. La décision de la Commission contribue à l’intégration des femmes portant foulard à la société québécoise, à ses institutions et à ses valeurs.

    Le Parti québécois fait en ce moment un excellent travail quand il s’attaque à l’essentiel: le financement par les fonds publics de garderies ou d’écoles à vocation si strictement religieuse qu’elles ne peuvent accommoder que les parents et les jeunes des confessions concernées. De tels établissements n’ont pas à être financés par l’État, parce qu’il ne répondent pas à l’intérêt général, mais seulement à celui de groupes particuliers. Un tel financement ne contribue pas à l’intégration des jeunes à la société québécoise, à ses institutions ni à ses valeurs.
    Mais le Parti québécois aurait tout intérêt à continuer sa réflexion quant il s’agit du respect de la liberté personnelle de croyance et d’expression de cette croyance, y compris celle des employés de l’État.

  • yolande laliberte
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 07h41
    Mme James
    Combien de cas encore avant de daigner prendre une position claire ?
    Le voile islamique a fait son entrée dans nos Centres Hospitalirers. Que dites-vous aux Psychiatres ,infirmières psychiatriques,educatrices dans les Centres-Jeunesse ,psycho-educatrices ,thérapeutes familiales ,sexologues ,...bref à celles qui interviennent en relation d'aide dans le Reseau de la Santé Physique et Mentale ! Est-il nécessaire ici de rappeler ici l'importance de la neutralité religieuse de la relation thérapeutique chez ces professionnelles ...Combien d'autres cas devront attendre l'opinion de la ministre ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 07h49
    Bonne décision
    Mais mauvaise raison. Aucun accommodement ne devrait être consenti pour raisons autres que le handicap physique. si quelqu'un ne veut pas vivre dans notre société, qu'elle reste chez elle ou qu'elle retourne d'où elle vient. Tout accommodement consenti devient un droit acquis. Ce n'est pas exact de dire que chaque cas doit être examiné à sa valeur. Ce serait une perte de temps et à l'encontre de l'efficacité que nous sommes en droit d'attendre des services publics. Il devrait être défendu de porter un déguisement dans tout espace public. Le dictionnaire est clair: "Un déguisement sert à une personne d'être méconnaissable", ce que nous ne devrions jamais tolérer.

  • Pierre Marinet
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 07h50
    Bonne Chose.
    Nous allons dansle bon sens de l'églaité entre la femme et l'homme. On regrettera pour le voile car "(...) le vêtement, c'est un langage» comme chez les punks.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 08h59
    Une charte de la laîcité
    Une demi-victoire pour les tenants de l'abolition de ecs vêtements outrageants dans notre Société.

    Si les musulmanes québécoises ne peuvent pas s'habiller comme les femems du Québec, elle devraiot déménager dans une autre société.

    Je suis bien d'accord que la loi au Canada devrait être mieux appliquée: des accommodements pour des raisons de santé ou un handicap physique.

    Rien d'autre.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 09h19
    Le gouvernement Charest
    Comme Charest ne semble plus présent sur la scène québécoise, est-ce qu,il existe des mesures possibles de destitution du monsieur?

    Je me posais la question.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 09h37
    L'autre partie des recommandations
    Les recommandations sont équilibrés, n'en déplaise aux extrèmistes des deux camps: Les Islamistes et leurs conjointes au niqab et les xénophobes et islamophobes tels P. Lafrance concernant la leçon qui a été donné à son confrère qui contestait de se faire servir par une employée portant le hidjab. Il lui niait de ce fait même sa propre identité, ses croyances(reconnues dans les deux Chartes canadiennes et québécoises) et sa faculté à occuper un emploi pour l'État. Espérons que ces recommandations équilibrées dans une société évoluée et respectueuse des droits individuels serviront de leçon aux intégristes des deux camps.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 10h17
    Très bonne décision
    La religion de doit pas accorder de droit spéciaux, mais aussi la personne a doit à son expression religieuse en tout temps.

    Tu n'obtiens pas de traitement spécial parce que tu as un voile, mais tu peu le porter à ta guise et personne ne peu te discriminer pour cela.

    Que les Tremblay de ce monde s'y fassent

  • Annie-Eve Collin
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 10h58
    Arrêtons de nous voiler les yeux (calembour)
    Comment peut-on prétendre que le hidjab n'est pas forcément un signe religieux, que c'est à la personne qui le porte de lui conférer ou non une signification religieuse ? Avez-vous déjà vu ou entendu parler d'une femme non musulmane qui portait volontairement le hidjab ? Le hidjab EST un symbole religieux. Dans quel monde les gens de la CDPDJ vivent-ils ???

    Pour ce qui est de ceux qui n'aiment pas se faire servir par des femmes portant un voile (hidjab compris), eh bien j'en fais partie. Pour ceux qui viennent dire que la liberté de ces dames est assurée par la Charte canadienne et la Charte québécoise, j'aimerais vous faire remarquer que dans de nombreux contextes, notamment chez les employés de l'État, chez les enseignants, chez le personnel des hôpitaux, et en général pour ceux dont le travail consiste à servir une clientèle, de nombreuses limites à leur liberté individuelle sont déjà imposées dans leur milieu de travail. On demande à ces gens de représenter l'institution ou l'entreprise pour laquelle ils travaillent, et de ne rien représenter d'autre. On leur demande aussi d'éviter des artifices ou symboles, des mots ou des attitudes qui seraient à même de choquer certains clients. Le voile contrevient à ces deux critères : il représente quelque chose, une idéologie, une conception de la femme, des valeurs, qui n'ont rien à voir avec la fonction d'une infirmière, d'une employée de l'État, etc. Ce n'est pas plus acceptable qu'un employé de l'État qui s'affiche explicitement en tant que péquiste ou libéral devant les clients qu'il sert. Par ailleurs, que ça plaise aux musulmanes ou non, le voile choque beaucoup de gens. Quand on empêche un individu de travailler avec des piercings dans le visage, en invoquant la raison que ça risque de donner une mauvaise image à certains clients, on contrevient aussi à la liberté individuel de cet individu qui a choisi d'avoir des piercings. Pourtant, les piercings ne représentent une attaque envers personne. Et ce n'est qu'un exemple : tous les codes vestimentaires et uniformes comportent nécessairement des limites à la liberté individuelle de ceux à qui ils sont imposés. C'est en ce sens que je dis que les limites aux libertés individuelles dans certains contextes existent déjà.

  • Annie-Eve Collin
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 11h07
    la saaq
    En ce qui concerne la recommandation d'accepter la requête de ceux qui ne veulent pas que leur examinateur à la SAAQ soit de sexe opposé : si on peut commencer à choisir le sexe de son examinateur, pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas aussi choisir son origine ethnique, son orientation sexuelle, et un coup parti, pourquoi ne pourrait-on pas sélectionner la personne qu'on veut ? En laissant des gens refuser un examinateur à cause de son sexe, surtout alors que la règle a toujours été qu'on n'a pas un mot à dire sur l'examinateur sur lequel on tombe à la SAAQ, c'est laisser libre cours à de la discrimination, et ce qui est ironique, c'est qu'on pense à un tel accommodement sous prétexte de ne pas faire de discrimination. Laisser libre cours à de la discrimination sous prétexte de ne pas en faire est un non-sens, c'est totalement incohérent.

  • Benoît Evans
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 11h33
    Un vrai accommodement raisonnable
    Il est tout à fait raisonnable--de part et d'autre--ce refus de faire venir une préposée mais de permettre à la citoyenne voilée de revenir au comptoir lorsque une préposée sera de faction (comme elles le sont souvent). La société de l'assurance automobile a depuis longtemps agit de la même façon lorsqu'une femme (qu'elle soit musulmane ou autre, voilée ou no) refusé de passer son test de conduite en compagnie d'un évaluateur. Quand c'est à son tour, la femme dans cette situation prend un autre numéro et attend qu'une évalutrice soit disponible lorsque la femme est appellée. D'ailleurs, ce système est également disponible si un homme préfère que son évaluateur soit un homme (ou bien une femme, le cas échéant). Voilà un bel exemple de la « laïcité ouverte » que nous pratiquons depuis toujours au Québec. Cette laïcité ouverte est mille fois préférable à la « laïcié fermée » et fasciste à la française, qui ne serait rien d'autre que l'établissement d'une religion d'État, la sécularisme, qui renverrait tous les croyants (chrétiens, musulmans et juifs) aux catacombes et effacera toute évidence de l'existence de la religion.

  • epervier
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 11h41
    Enfin!
    Enfin un jugement apporté à ce supposé accommodement!
    Monsieur Charest n'a pas eu à se laver les mains et prendre
    une décision, le pauvre!
    Il reste quand même à saluer cette décision qui aurait dû
    se préciser depuis fort longtemps.
    Tout ce que l'on demande en fait, le respect, toujours le
    respect et la vie entre communautés et la majorité auront
    un air de convivialité assurée.

  • Maurice Monette
    Abonné
    mercredi 17 mars 2010 11h50
    Pourquoi tolère-t'on tant de divergences de la manière intrinsèque de vivre en sol Québécois...?
    C'est sûr qu'à l'heure où les lubies de la mondialisation font rage, il semble de bon ton de tolérer toutes sortes de particularités dites des "régionnalismes" et ainsi, diluer notre identité Québécoise au nom de notre qualité d'acceuil légendaire. Mais, ne serait-ce pas plutôt un moyen détourné d'assimiler notre différence de Peuple Fondateur du Pays qui est devenu le Canada moderne en 1867, et ainsi tenter de noyer notre "fibre patriotique" dans une "mer de régionnalismes", au nom de cette tolérance d'accueil légendaire...?


    Et puis, pour l'instant à tout le moins, il s'agit surtout d'une problématique uniquement Montréalaise donc, ces coutumes venues d'une autre époque et surtout d'un autre système de valeurs que le nôtre, ne serait-ce pas comme le "loup qu'on laisseraient entrer dans la bergerie des bons petits(es) moutons

  • Eric Allard
    Abonné
    mercredi 17 mars 2010 12h33
    Pauvre PQ
    Plus j'entends parler le PQ dernièrement, plus je me dis qu'on a besoin d'une autre voix pour représenter les souverainistes.

    Mais qu'est-ce que ça change, de se faire servir par une femme qui porte le hidjab. Pour ma part, je classe cette demande dans le même dossier que la demande complètement raciste de ne pas vouloir se faire servir par une personne qui a la peau d'une autre couleur.

    Petite parenthèse, le hidjab n'est pas le voile intégral, appelé hiqab, mais simplement un voile couvrant les cheveux. C'est comme refuser de se faire servir par une soeur catholique portant son voile, ou encore par une personne qui affiche un crucifix au cou.

    Dans notre recherche de la laïcité (que j'appuie en tant qu'athée), il faut trouver une balance entre le respect de nos propres valeurs et la xénophobie. Il faut certainement faire respecter la laïcité de l'état, mais sans pour autant entrer dans les extrèmes. Et je pense que le PQ (et conséquemment la SSJB) est en train de franchir la ligne.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 13h05
    Courage politique
    Yolande James montre la voie aux autres ministres poules moillées du governement Charest. Son courage fait que la majorité québécoise se tient debout pour une fois. Maintenant il faut que la SAAQ et le Ministère de l`Éducation suivent la même démarche. La sécurité sur les routes et dans les institutions de santé et d`éducation seront affirmées. Mais ça exige du courage politique des Saint-Pierre, Courchesne et Normandeau. En sont-elles capables? J`en doute.

  • Guylaine St-Pierre
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 14h04
    Les Libéraux sèment la confusion !
    Encore une fois, pas de ligne de conduite et personne pour conduire au volant du gouvernement. On dirait qu'il se passe la patate chaude !

    Ben voyons donc, ce n'est pas Bouchard Taylor surtout qui vont venir nous dire comment agir.Pas besoin de comission et de bla bla opur comprendre que les extrémistes eux pendant ce temps gagne du terrain.

    C'est URGENT que le gouvernement soit clair et coupe les liens religieux. Est-ce voulu ??? Ext-ce que le Fédéral laisse faire ??? OUI ! Juste à regarder ce qui se passe au Canada , on est en train d briser le pays. Bien moi MOn Québec on ne le brisera pas et on ne me servira pas une couleuve dnas la gorge!
    BOUuuuuuuuuuuuuu au PLQ ! boooooooooouuuuuuuuuuu
    Régler le problème de la ségrégation , des femmes voilées, des extrémistes qui enlève le porc etc... ON veux tuer tout ce qui n'est pas religieux pour le remplacer par du religieux venu d'ailleurs.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 14h11
    Medhi Duchêne le Québéphobe
    Medhi traite d'islamophobe tous les Québécois qui n'appuient pas l'islamisation du Québec par les femmes musulmanes qui arrivent de pays islamiques et «envahissent» toutes les sphères de la société par le port du voile, du niqab et de la burqa. Medhi le Québécois qui a abandonné sa foi et sa culture pour une foi et une culture étrangère qui deviennent une menace aux assises culturelle et identitaire de notre société. Voilà pourquoi je lui dis qu'en devenant islamophile, il est aussi devenu québéphobe à sa société.


    J'espère que tous les Tremblay du Québec, qui sont plus de 100 000 dans cette société, qu'ils ont aidé à bâtir, se joignent à Rodrigue et se tiennent debout comme lui pour dénoncer cette attaque systématique de la religion musulmane sur notre société, et luttent avec lui et avec nous contre cette ingérence nouvelle et dangereuse dans toutes les sphères de notre société. Voilà le véritable poison dont parle Medhi, qui s'infiltre dans notre société et la paralyse peu à peu. Nous n'avons pas à tolérer cela.

    Encore 20 ans, et les musulmans québécois obligeront les Québécoises à se coiffer de voiles et de foulards, et à porter niqabs et burqas. Cela s'est vu dans nombre de pays islamique. Les chrétiens sont massacrés tous les jours s'ils ne se plient pas à l'islam.

    Une charte claire de la laïcité s'impose qui précisera clairement les les obligations des musulmans en terre québécoise.

  • Normande Poirier
    Inscrite
    mercredi 17 mars 2010 14h39
    Une giffle cuisante!
    La position exprimée par la CDPDJ en ce qui concerne le hidjab est une gifle cuisante à la face des femmes québécoises, un recul, une défaite humiliante. Cette position de la CDPDJ s’inscrit dans la foulée de l’idéologie des partisans du multiculturalisme qui ont présidé la Commission Bouchard-Taylor, prôné l’idée de « laïcité ouverte », incité le gouvernement à instaurer les cours de ECR et signé le « Manifeste pour un Québec pluraliste ». Avec cette position de la CDPDJ, les idéologues relativistes viennent de marquer un autre point.

    Selon la CDPDJ, « le port du hidjab ne comporte pas nécessairement un sens religieux et il appartient à la personne qui le porte de lui conférer un sens ou non ». La seule autre fonction du foulard islamique, s’il n’est pas là pour afficher de manière ostentatoire une appartenance à l’islam, est de signifier au monde extérieur que la beauté de la femme qui le porte est la propriété privée de son mari. Bienvenus au Moyen-Âge!

  • Monsignore
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 15h17
    D'accord avec le parti québécois
    Pour une fois, je suis bien d'accord avec l'opposition officielle. Le préjugé favorable doit aller dans les deux sens. Celui qui ne veut pas faire suivre sa demande par une porteuse de hidjab par exemple, a autant droit que la fonctionnaire de porter son voile, même si l'espace est public, de refuser d'être traité par celle-ci.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 15h38
    L'ignorance des organismes québécois
    «Selon la CDPDJ, « le port du hidjab ne comporte pas nécessairement un sens religieux ...»

    Les musulmans intégristes doivent se frapper dans les mains et applaudir quand ils entendent des inepties comme celles-ci. Tous les observateurs de L,islam savent bien que le port du voile, du niqab et de la burqa sont des signes visibles de l'intégrisme islamiste. Il n'y a que les dirigeants de nos organismes québécois, même de la fédération des femmes, pour tenir des propos d'une telle ignorance... quand nous savons tous que ces vêtements sont les étendards de la mouvance islamique dans le monde.

    La Suisse l'a bien compris en interdisant la construction de minarets. Nous, les Québécois, nous sommes tellement niais et ignorants de la réalité islamique qu'on leur donnerait le bois pour construire leurs minarets.

    Je n'en reviens tout simplement pas de notre tolérance et de notre degré d'accommodation qui nous font passer par de grands naïfs et des ignorants bien replets!

  • D. Monsieur
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 15h56
    C'est un bon début
    Enfin ! Un peu de lumière au bout du tunnel. Je suis d'accord avec le commentaire de P. Lafrance. Soyons pour les accommodements raisonnables de handicaps physiques et contre les accommodements idéologiques religieux.

    @Mehdi : Je compte, pour une 18e fois, ici les termes « xénophobes et islamophobes" dans vos commentaires. Sachez que la critique de la religion, comme de toutes les convictions, est libre et fait partie de la liberté d’opinion et d’expression, et ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie. Ces termes ne vous aident en rien.

    @Claude Archambault: Il n'est pas question ici de se promener simplement sur la rue avec un voile ou habillement particulier. Nous parlons ici de services publics, d'accommodements sexistes liés à une idéologie religieuse. Pensez au jugement, sexiste, de la SAAQ pour le choix de l’instructeur. C’est inadmissible.

    Suivant votre idée, pourquoi ne pas inviter les raëliens à se promener nue publiquement, ou encore les membres de communautés nudistes ? Un peu de liberté d'expression, n'êtes-vous pas d'accord M. Archambault ?

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 18h40
    L'angoissé A. Réhel
    M. Réhel s.v.p tant qu'à me lire et dresser des épouvantails à tout vent, faites le au moins intégralement. J'ai maintes fois répété depuis 14 jours que le niqab et la burqa n'est pas de mon école. Ma conjointe musulmane n'a jamais porté le voile de sa vie. Alors comment pourrais-je faire la promotion de l'islamisation du Québec ? Je n'ai jamais fréquenté la mosquée de ma vie hormis pour ma conversion au Maroc.

    Déchoquez vous M. Réhel envers les conversions. On a l'impression que vous tombez des nus sur cette question. Aller consulter les travaux du Prof. Frédéric Castel de l'UQAM sur les conversions de Québécois, Québécoises vers une autre religion. Vous serez étonné ha non plutôt frustré, très frustré de constater que le phénomène est plutôt important et on en parle peu dans les médias de masse. Le Bouhdisme et ensuite l'Islam(du moins les chiffres de 2006) sont les deux religions attirant le plus de Québécois, Québécoises.

    Et plus loin , vous affichez toute votre ignorance en amalgamant le hidjab et les intégristes. Ces derniers ont d'autres symboles pour représenter leur façon d epratiquer qui sont le niqab et la burqa. Coudonc c'est symptomatique chez vous, faut toujours commencer au degré zéro pour vous expliquer !

    @d Monsieur,

    J'affuble d'Islamophobe ceux et celles qui amalgament Islam et Islamisme, qui mélangent les Musulmans modérés avec les Islamistes. Ceux qui critiquent les méthode des islamistes sont dans mon camp. Allez me relire, faites le tour si vous souhaitez garder un peu de crédibilité.

    @ Guylaine St-Pierre Vous voulez maintenant vous en prendre à ceux qui ne mange pas de porc ? Vous voulez imposer à l'ensemble de la population du Québec la consommation de porc ? De deux choses l'une : Soit que vous êtes en plein délire ou vous êtes débarqué ici en croyant que vous étiez sur une extension écrite des radios poubelles.

  • Annie-Eve Collin
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 19h20
    une comparaison douteuse
    @ Monsieur Éric Allard,
    le hidjab relève d'un choix (celui de la femme ou celui de ceux qui le lui imposent, selon le cas) et a une signification, il fait montre de certaines convictions, certaines valeurs, contrairement à la couleur de la peau, qui est un trait physique que personne ne choisit, et qui n'implique STRICTEMENT RIEN sur le plan des opinions, des valeurs, de la personnalité, etc. Voilà pourquoi il y a une GRANDE différence entre refuser d'être servi par quelqu'un à cause de sa couleur de peau et refuser d'être servi par une femme voilée. La même différence qu'il y a entre d'une part, demander à un employé de ne pas porter un écusson du Parti québécois ou un t-shirt à l'effigie d'Eminem sur son lieu de travail, et d'autre part refuser d'engager quelqu'un parce qu'il est noir.
    Qu'est-ce que ça change, d'être servi par une femme voilée ? De mon point de vue, la femme voilée communique des valeurs qui m'insultent. La religion musulmane considère la femme comme inférieure et subordonnée à l'homme, et comme un objet de péché que l'on doit camoufler. Le voile, peu importe qu'il s'agisse du hidjab, de la burqa ou du niqab, montre une adhésion à cette religion. Moi, ça me choque, ça entre en conflit avec mes valeurs, car ça témoigne d'une opinion réductrice de ma personne en tant que je suis une femme. (Je vous signale entre parenthèses que je suis aussi profondément choquée lorsque je vois les religieuses voilées dont vous faisiez mention). Si vous, personnellement, n'êtes pas choqué par le voile, ça n'empêche pas que d'autres le soient.
    Bien sûr que d'avoir un voile n'empêche pas la dame d'être compétente dans ce qu'elle fait. De la même façon, quelqu'un pourrait porter un logo d'un parti politique alors qu'il travaille aux services publics et pourtant être compétent. La question n'est pas là. La question est dans l'exigence de neutralité.
    Tel que je le faisais remarquer plus tôt, les codes vestimentaires existent depuis toujours dans de nombreux milieux et ne touchent pas seulement les musulmanes. La réaction de beaucoup de gens devant l'idée d'interdire le voile dans certains contextes laisse entendre qu'on impose des codes vestimentaires uniquement aux musulmanes, juste pour qu'elles ne puissent pas exprimer leur foi. Ce n'est pas le cas.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 19h45
    @ D. Monsieur
    Ce que je dis c'est que la religion ne peu servir d'excuse pour avoir un traitement différent. Mais aussi un ne peu nié à quelqu'un un poste, un travail ou un service que l'on offre à tous parce que la personne porte un vêtement religieux.

    Un employé dans un service publique, si elle ou il fait sont travail avec qualité peu et a le droit de porter le vêtement qu'il désire, pourvu qu'il soit décent, et sécuritaire pour l'emploie.

    Ce qui viens à dire qu'un employé du gouvernement qui travail dans un obscure bureau et qui n'a absolument aucun contact visuel avec la clientèle pourrait à la rigueur porter une Burqa et ce serait OK. Mais si elle a des contact avec la clientèle, le voile serait accepté, on doit pouvoir identifier la personne.

  • Danielle Cote
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 19h52
    Accommodements pour santé et handicap seulement
    Je suis pour les accommodements pour raisons de santé physique et mentale et pour tous les genres d'handicaps. Si ne pas porter son voile peut rendre malade une femme, ok, on va l'accommoder mais sinon je me demande bien pourquoi on accepterait des déguisements. Les élèves n'ont pas le droit de garder leur petite casquette dans les corridors de l'école mais on accepte que les filles musulmanes portent leurs djad, c'est à ne rien y comprendre. Et si vous trouvez que c'est impoli pour un jeune de porter sa casquette ou son capuchon dans l'école pourquoi cela ne serait pas impoli pour la fille de porter elle aussi un genre de capuchon enrubanné ? C'est du vrai sexisme ! Ces propos je les ai entendus aujourd'hui à l'école où je travaille. Quoi répondre à ce jeune de 14 ans ? Bien toi cher jeune homme tu es québécois et elle et bien elle est musulmane. C'est la différence. Bien non je ne lui ai rien répondu, je l'ai seulement pensé. Je ne m'en suis pas mêlée,. Cependant, je lui ai dit tu en parleras avec ton enseignante en Éthique et culture religieuse.

    Au Québec il y a deux poids, deux mesures. On rejette notre religion mais on accueille à grands bras ouverts la religion des autres.

  • Danielle Cote
    Inscrit
    mercredi 17 mars 2010 21h01
    Bravo Augustin Rehel
    Tout à fait d'accord avec les propos de Augustin Rehel.

    Et bien cela commence à être encourageant, le peuple se réveille ! De plus en plus de gens ouvrent leurs oreilles et entendent l'alarme sonner ! Vaut mieux éteindre le feu avant qu'il ne se propage à toute la maison !

  • Annie-Eve Collin
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 10h22
    @M. Claude Archambault
    Monsieur,
    j'attire votre attention sur le fait qu'en disant que l'employé de l'État peut porter le vêtement qu'il veut, vous avez précisé "pourvu qu'il soit décent". Ce qui est décent ou non varie selon les opinions, d'une part. D'autre part, vous rendez-vous compte qu'en disant cela, vous admettez vous-mêmes avoir des attentes par rapport à l'habillement d'un employé de l'État ? Auriez-vous la prétention que vous attentes à vous soient justifiées et n'aient rien a voir avec la discrimination, mais que toute attente différant des vôtres est injustifiée et discriminatoire ?

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 11h20
    Les amalgames de Medhi qui s'énerveent ...
    «J'affuble d'islamophobe ceux et celles qui amalgament Islam et Islamisme,..»

    mon cher Denis, il n'y a pas d'amalgame! Comme diraient mes amis Gaspésiens, qu'on dise du crabe comme les citadins, ou du crâbe comme les Gaspésiens, c'est la même chose. Ça sent la même chose et ça goutte la même chose. C'est comme de la m... ou de la m... Si tu vois ce que je veux dire!

    Concernant ma connaissance de l'Islam, je vous dirais que je suis diplômé dans l'histoire des religions; alors, je peux vous en apprendre beaucoup. Mais je n'ai pas le temps. La seule chose qui me semble claire transparaît dans la décision du gouvernement suisse d'interdire les minarets dans l'espace public de leur pays. Voilà une attitude qui nous parle de plus en plus.

    Lisez ce que Danielle Côté vient de m'écrire. Je rencontre des Québécois comme elle chaque jour qui reprennent ce que Bourassa a déjà dit: » ASSEZ, C'EST ASSEZ.»

    Je pense que les musulmans québécois, peu importe le courant islamiste qui les inspire, puisqu'il y en a 5, ne sont pas tellement différents les uns des autres. Il y a des exceptions mais, dans l'ensemble, la déclaration du premier ministre de France, François Fillon mérite d'être retenue:

    ««C'est le monde musulman dans son ensemble qui nous est hostile et pas uniquement une petite frange extrémiste de musulmans.»

    Vous méditerez là-dessus et gardez votre calme: vous en avez plus besoin que nous les Québécois.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 11h25
    L'islamisation du Québec


    L'islamisation des mœurs au Québec! Qui l'eût cru? Et pourtant, c'est ce que vivent les femmes musulmanes en terre québécoise. Les intégristes de tout poil ont réussi à persuader la femme que le port du voile est voulu par Al-lâh... alors que c'est incorrect; c'est plutôt Mahomet qui l'a exigé pour mieux assujettir les femmes. Et les femmes ont tombé dans le panneau, et continuent de le faire, peu importe où elles vivent, peu importent les époques.

    Aujourd'hui, comme le dit si bien Wassyla Tamzali, la femme continue à faire les frais de l'utilisation contrôlée des imams et des intégristes. Le voile et la burqa ne sont que des leurres, des mirages; la réalité est toute autre...

    ... L'ISLAMISATION DE LA PLANÈTE... et les femmes mènent le combat au nom du prophète et d'Al-lâh. Sans le savoir, les femmes sont prises au piège et elles sont «enfermées» autant dans ces schèmes de pensée que dans leurs «voiles». Sans le savoir, elles font la promotion des mœurs telles que vues par l'Islam, un Islam radical et intégriste.

    Les accommodements tels que vécus au Québec sont une forme de compromis qui accompagnent l'islamisation des mœurs, et si la fange intégriste triomphe, si le voile et la burqa sont tolérés, le phénomène d'oppression islamique aura réussi.

  • D. Monsieur
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 12h39
    2 fois bravo M. Rehel
    Lisez les commentaires de cet homme, ils sont sans reproche, éclairé et intéressant.

    Je crois que M. Rehel exprime la pensée de plusieurs d'entre nous, dont la mienne.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 17h50
    Un ÉTAT LAÏC pour tous
    UN ÉTAT LAÏC AU SERVICE DU BIEN COMMUN... Voilà ce que le gouvernement devrait définir pour tous les Québécois. Voilà ce que je soumettais à l'attention des commissaires de la Commission Bouchard-Taylor, en octobre 2007, et j'expliquais ma pensée en ces termes.

    L'ÉTAT LAÏC:

    1- assure qu’aucun groupe, aucune communauté n’impose à quiconque une appartenance ou une identité confessionnelle, en particulier en raison de ses origines.

    2. Il privilégie l’application de lois civiles par opposition à des lois dites divines.

    3- Il protège chacune et chacun contre toute pression, physique ou morale, exercée sous couvert de telle ou telle prescription religieuse.

    Il faut être clair, comme le disait leur porte-parole, et ne pas attendre que les immigrants sont installés parmi nous et exigent plus de nos gouvernements que les Québécois nés en ce pays.

    Les gens d'Hérouxville ont suscité une très grande sympathie populaire comme l'ont démontré les lignes ouvertes, les forums, les blogues et l'élection massive de députés adéquistes...


    Certains ont bien ri mais la plus grande retombée politique d'Hérouxville est sans contredit la création par le gouvernement provincial de Jean Charest de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.

    Si les Québécois partageaient avec les gens d'Hérouxville la même fierté et la même détermination, on l'aurait rapidement notre état laïc où tous vivent ensemble dans l'harmonie et la solidarité.

  • Danielle Cote
    Inscrit
    jeudi 18 mars 2010 23h37
    Tout à fait d'accord avec M. Rehel
    En effet, le maire d'Hérouxville en a fait rire quelques-un d'un rire nerveux je dirais car dans les faits ce maire connait bien le dossier.

    Et il n'a pas peur de ses convictions. Cela me fait penser aussi au maire Jean Tremblay, lui aussi m'a fasciné car il se tient debout et n'a pas peur d'afficher ses couleurs.

    J'aime les gens qui s'affirment sans abaisser les autres. J'aime les gens qui sont fiers d'être québécois, fiers de leurs origines, de leur culture, de leur langue, de leurs ancêtes, de nos bâtisseurs, de ceux qui se sont relevés les manches et qui ont fait ce que le Québec est devenu... mais qui j'en ai bien peur peut aussi se tricotter si on tire trop sur les mailles....

    Si un jour je déciderais de m'établir dans un autre pays, il est normal que je m'attende à vivre comme eux. À Rome on fait comme les romains. Au Québec on fait comme les québécois ! Sinon, et bien je demeure où je suis née.

    J'aimerais retrouver le Québec d'il y a 20 ans, il était parfait ou presque.

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    vendredi 19 mars 2010 08h26
    Le code vestimentaire musulman : L'interdire dans TOUS les services publics, y compris les commerces
    Spirit 2010-03-19
    Le code vestimentaire musulman devrait être interdit.
    Nous avons de nombreuses preuves que les femmes qui disent le porter volontairement, sont en réalité contraintes de le faire. Les intervenants en service social et le personnel médical, ceux qui doivent entrer en contact intime avec ces femmes observent de façon significative les signes de ce contrôle.

    Il y a 4 ans, quand je collaborais à des activités d'intégration avec des jeunes femmes musulmanes, nous nous retrouvions à l’occasion dans des parcs pour des jeux et des pique niques. Il y avait souvent une femme plus âgée, non voilée, qui sortait de derrière son arbre pour venir dire à une jeune femme qui avait enlevé son hijah de le remettre. Les femmes musulmanes peuvent donc être surveillées, même à l'extérieur de chez elle dans des activités sociales, communautaires et éducatives.

    Beaucoup plus souvent que les autres, les femmes voilées sont accompagnées de leur conjoint quand elles se présentent pour un service personnel, tel une thérapie brève ou un examen médical. Elles semblent avoir plus de difficulté à se retrouver en intimité avec les services gouvernementaux.

    Si une femme est forcée de se voiler, elle subit de la violence, non seulement conjugale mais aussi organisationnelle via sa religion. C'est cela que la Commission des droits de la personne n'a pas encore intégré dans sa lorgnette. Nos mères l'ont vécu à une époque pas si lointaine, quand elles recevaient la visite du curé et devait enfanter dans l'année suivante au risque de rater le ciel.

    Cet été, j'étais assise à coté d'une jeune femme et de ses deux enfants. Au cours de la conversation, je lui ai demandé de me dire pourquoi elle portait ce voile plutôt inconfortable. Elle m'a répondu littéralement:"C'est ma religion qui m'oblige à la porter. C'est pour la pudeur, pour que les hommes ne me voient pas." Je lui ai demandé si cela avait rapport avec la soumission de la femme à l'homme. Elle a dit "non".

    Porter un voile selon le code vestimentaire musulman, c'est comme un bleu, comme une cicatrice, comme une plaie ouverte. L'interdire dans TOUS les services publics, y compris les commerces, soulagerait de nombreuses femmes de cette contrainte ségrégationniste artificielle.

    Puisque le gouvernement fait déjà des annonces publicitaires contre la violence conjugale, il devrait y inclure une mise en garde contre la contrainte du port du voile par un tiers, invitant les femmes concernées à rechercher de l’aide et les hommes qui font pression sur leur femme à la cesser, sous peine de poursuite pénale.

  • Danielle Cote
    Inscrit
    vendredi 19 mars 2010 12h17
    Très bonne idée - Pub pour dénoncer les femmes contraintes
    C'est une très bonne idée une pub comme le propose Spirit !

    Non à la contrainte de porter le voile. Et un numéro de téléphone d'aide comme déjà mis en place pour la violence conjugale et les abus de toutes sortes.

    Les médias peuvent avoir une bonne influence, c'est au gouvernement de mettre en marche une campagne de sensibilisation, une campagne pour aider les femmes et les jeunes filles prises dans ce carcan religieux et ou politique.

    Tout comme les campagnes anti-tabac, anti violence, anti alcool au volant, il devrait y en avoir pour anti-sexiste, préconisant la liberté et l'égalité entre hommes et femmes.

    Il faut dénoncer, faire des campagnes publicitaires choc !

    Bien sûr, si le lobbying n'est pas encore trop puissant.... réduisant les actes et décisions de nos gouvernements. Qui sait.... sont-ils réduits au silence ....

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
34 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012