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La ville de Québec s'est-elle lancée dans un exercice inutile?

Vouloir changer l'image d'une ville à l'étranger est une perte de temps, soutient un expert britannique

Simon Anholt, sommité mondiale en matière d’image de marque des pays et des villes.
Photo : Chris Gloag
Simon Anholt, sommité mondiale en matière d’image de marque des pays et des villes.
Québec — La ville de Québec se raconte des histoires si elle pense pouvoir changer son image de marque à l'étranger, croit Simon Anholt, un expert britannique réputé. Pour lui, l'exercice lancé cette année avec l'aide de Clotaire Rapaille n'est qu'un gaspillage de fonds publics.

Les propos du chercheur Anholt ne laissent aucune place à l'ambiguïté. «C'est une idée très naïve. Je ne connais pas un seul exemple de ville qui ait réussi à changer son image de marque, dit-il, avant de rappeler qu'il fait de la recherche depuis vingt ans dans ce domaine.

Auteur de plusieurs ouvrages sur cet enjeu précis, dont Competitive Identity: The New Brand Management for Nations, Cities and Regions, cet expert britannique agit comme conseiller auprès de nombreux gouvernements en matière de réputation internationale. Ses conclusions s'appuient sur la production annuelle de sondages exhaustifs sur la perception des villes et des pays.

Considéré comme l'expert par excellence de l'image de marque des pays et des villes (nation branding et city branding en anglais), M. Anholt se dit mal compris. «Le concept de "nation branding" que j'ai créé reconnaît l'importance de l'image, mais je n'ai jamais dit qu'il était possible de la modifier avec l'aide du marketing.»

Invité par Le Devoir à commenter la démarche de Québec, M. Anholt affirme que c'est du «gaspillage» de fonds publics. «Ce que M. Rapaille fait est évidemment fascinant avec tous ces codes mystérieux et ces formules magiques, dit-il. Les gouvernements et politiciens sont des victimes naturelles pour ce genre d'activités.»

Ces propos surviennent à la suite d'une semaine bien difficile pour l'administration Labeaume qui en confiant au Français Clotaire Rapaille le soin de revoir son image de «vieille capitale», s'est jusqu'à maintenant attiré surtout critiques et moqueries.

Samedi, dans nos pages, un autre chercheur spécialisé dans le «branding» des villes, Boris Maynardier de l'Université de Toulouse, faisait valoir que l'approche d'auto-analyse choisie pour débusquer le code de Québec risquait de faire sombrer le processus dans la caricature.

Lundi soir au conseil municipal de Québec, un conseiller échaudé par les propos de Rapaille sur le soi-disant «sadomasochisme» des Québécois a demandé à plusieurs reprises au maire d'interrompre une démarche qu'il assimilait à des «niaiseries».

Ce à quoi le maire et son équipe ont répondu que la population et les médias devaient attendre les résultats avant de critiquer.

Or, pour M. Anholt, ce n'est pas tant l'embauche de M. Rapaille et ses déclarations-chocs qui posent problème que la démarche en elle-même. «Si vous découvrez que Québec est une ville qui se définit par l'innovation ou un autre concept ennuyeux de ce genre, vous ne parviendrez pas à faire adhérer à cette idée les gens de l'extérieur s'ils ne l'ont pas déjà.»

Lors de son passage à Québec la semaine dernière, M. Rapaille avait d'ailleurs justifié l'exercice d'auto-analyse de sa démarche par la nécessité de fonder l'image de marque de Québec sur l'identité véritable de la ville.

Paradoxalement, ce volet qui suscite ici beaucoup de scepticisme est celui que M. Anholt trouve le plus intéressant. «C'est important que les dirigeants comprennent vraiment l'essence de la ville. Si j'étais maire, je me ferais une responsabilité de bien cerner le lieu que je gère.»

Le reste serait du vent. Qu'on parle de slogan, d'image ou de logo, tout cela est «décoratif» et sans impact plaide le chercheur. «Les gens ne sont pas stupides. Quand ils voient ce genre de publicités, ils croient que ce n'est pas vrai. Si vous voulez que les gens comprennent ou y croient, vous devez accomplir des choses. Vous voulez être perçus comme un carrefour de technologies? Faites-en un carrefour de technologies!»

Ainsi, les États-Unis ont vu leur cote de popularité augmenter de façon importante à la suite de l'élection de Barack Obama. L'image de l'Afrique du Sud a changé de façon notable avec la fin de l'apartheid et Prague est devenue la ville des amoureux après la chute du Mur.


Montréal et la route vers l'aéroport

Bref, les villes auraient l'image qu'elles méritent. De passage à Montréal en 2006, l'auteur n'avait été guère plus courtois, déclarant que la route entre l'aéroport et la ville lui faisait penser au Kazakhstan. Avec le recul, il affirme que ses propos étaient injustes envers... le Kazakhstan. «Si j'étais Gérald Tremblay, j'investirais là en premier», dit-il.

Montréal se classait quand même au 10e rang des 50 villes du monde les mieux perçues de l'index de M. Anholt en 2007. Or le mérite n'en revient pas tant à la ville qu'au pays, selon lui, «parce que le Canada a une image très positive dans le monde», dit-il. Les résultats de son sondage sont très révélateurs à ce titre. «Quand on demande aux gens ce qu'ils savent de Montréal, Toronto ou Vancouver, ils répondent que c'est une ville au Canada. Et ensuite, quand vous leur demandez s'ils aiment la ville, ils disent: "Oui, beaucoup".»

M. Anholt ne se rappelle pas que la ville de Québec ait déjà figuré au sondage, ce qui serait normal, dit-il, car Québec n'est pas une ville «d'envergure mondiale». «Combien de gens ordinaires pensent à Séoul ou Melbourne au cours de leur journée?» Et le 400e de Québec? «Moi j'en ai entendu parler, mais c'est parce que je travaille dans le domaine.»

Lorsqu'on lui demande si Québec ne serait pas en somme un «secret bien gardé», l'expert répond que c'est un cliché ridicule. «Ça me fait toujours rire quand j'entends cette expression. [...] Qu'est-ce que ça veut dire? Que vous avez longtemps gardé le secret et changé d'idée? Pourquoi c'est un secret? Parce que vous n'avez pas su le vendre? C'est comme si vous disiez aux gens: "Nous nous trouvons extraordinaires et nous ne voyons pas pourquoi vous penseriez autre chose".» D'emblée avec tous les journalistes, critiques et commentateurs dont le métier est de trouver le meilleur plan, le meilleur resto et la meilleure destination, «si personne n'a entendu parler d'un endroit, c'est probablement parce que ce n'est pas intéressant», conclut-il.

Enfin, selon lui, la réputation est une chose qui se gagne. D'emblée, pour sauter dans la modernité, la «vieille capitale» aurait tout à faire. «Il ne faut pas se demander quelles sont notre marque, notre essence. Ce n'est que de la vanité. La question est de savoir à quoi sert Québec dans le monde. Comment elle peut aider l'humanité et la planète. Ça, ça intéresse les gens et ça peut susciter leur admiration.»
 
 
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  • Pierre Poulin - Abonné
    17 mars 2010 04 h 38
    Ouch
    Difficile de penser que Anholt n'ait pas raison sur toute la ligne. L'excellence ne s'achète pas avec une campagne de marketing ou de branding.
    Et toute vérité n'est pas bonne à dire : Montréal est bien perçue parce qu'elle fait partie du Canada et que le Canada a une bonne réputation. Ouch.
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  • Yves Côté - Abonné
    17 mars 2010 05 h 57
    L'ennui principal de Régis Labeaume...
    Le coeur du problème est que l'ennui principal de Régis Labeaume, c'est que l'essence de la ville de Québec, sa véritable originalité et raison d'être, se trouve justement dans le témoignage historique qu'elle apporte au monde : celui de la persistance politique d'un petit peuple francophone autrefois laissé à lui-même en Amérique.
    Parce que de cette donnée factuelle historique impossible à nier, ni lui ni le Canada "loyalist" n'en veulent.
    Sauf que, pas de chance pour eux, l'UNESCO est passé par Québec afin que soit sauvegarder les traces de cette foutue civilisation qui dure depuis cinq siècles et perdure malgré tout...
    Et c'est pourquoi, puisque ce témoignage-là ne peut être gommé sans jeter un discrédit international évident sur le Canada, l'idée définitive est d'en folkloriser l'apparence, en noyant l'importance de sa chose dans une image pseudo-moderne qui flatte les uns et les autres; ceux-là croyant y établir ainsi leur contemporanité.
    Sauf que Montréal a déjà payé et continue de le faire pour cette stratégie de n'importe quoi. Et qu'à l'exemple de plusieurs étrangers qui débarquent à Dorval, Monsieur Anholt a gardé les yeux ouverts pour profiter du paysage...
    L'ironie de l'Histoire, c'est qu'aujourd'hui, celui qui vient souligner aux Québécois l'importance pour toute organisation humaine d'un territoire de rester fidèle à sa "marque", est lui-même britannique...
    Comme quoi, finalement et pour quiconque ne refuse pas que le bon sens et l'honnêteté soient respectés, l'histoire peut être bien autre chose qu'une donnée théorique sans autre utilité que de faire se complaire quelques idéologues passéistes.
    Et que cette science, telle toute autre, peut aussi rendre service à l'humain qui contre vents et marées, refuse toujours d'abdiquer sa culture.
    Tourlou.
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  • michel lebel - Inscrit
    17 mars 2010 07 h 21
    Rapaille-bidon!
    C'est évident que Rapaille c'est de la poudre aux yeux, que c'est une perte de temps et d'argent. Le tout nous permet surtout de voir les limites du roitelet Labeaume, la grenouille qui veut faire le boeuf. Anholt a le mérite de remettre certains hurluberlus de Québec sur terre!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    17 mars 2010 08 h 04
    Susciter l'admiration?
    Il me semble qu'avec 4% de chomage, avec le plus bas taux en Amérique du Nord, la "vieille capitale" a de quoi susciter l'admiration....des Montréalais.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    17 mars 2010 08 h 07
    La grenouille qui se prend pour un boeuf
    Québec a son charme intrinsèque. Rien ne sert de vouloir tout changer car sa mission est connue depuis bien des lunes. Labeaume se gonfle la voix et le thorse. Il pourrait retenir ses chevaux et gérer la ville en évitant de lancer les fonds publics par les fenêtres. Le réalisme permet de faire des gains sans vouloir se prendre pour Napoléon I. Par exemple, Aubut et la LNH vont lui en faire toute une facture aux frais des payeurs de taxes, si Labeaume se croit plus fin que ces rapaces beaucoup trop gourmandes.
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  • doctorz - Inscrit
    17 mars 2010 09 h 36
    "J'étais excitée quand je me suis assise sur le p****, mais quand j'ai commencée à prier..." - Ms Anholt 1996
    «si personne n'a entendu parler d'un endroit, c'est probablement parce que ce n'est pas intéressant»

    Invariablement, si personne n'as entendu parlé de NGC489414461584-4-272982 (Near Galactic Cluster), y'a probablement rien d'intéressant-là..[à part quelques trillions de trillions de trillions d'étoiles, dont la moitié n'ont probablement même pas de planètes habitables autours..]
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  • JF - Abonné
    17 mars 2010 09 h 43
    Contradiction ?
    De mon côté, je positionne M. Rapaille comme un agent de marketing qui veut donner une image à un produit. Si on est capable de donner une image de "liberté" et de "nature" à un Jeep (liberté de s'endetter, de polluer, de faire vivre le système pétrolier), alors on peut bien arriver à quelque chose de bien avec la Ville de Québec ! De même, on voit partout que l'image est pour beaucoup; simplement prendre en considération que la publicité est la 1ère ou 2ème dépense mondiale; qu'on vienne me dire après que l'image et le marketing ne sont pas importants !!!

    L'indicateur de réussite de M. Rapaille sera la variation du nombre de visiteurs et la variation des retombées économiques reliés au tourisme. Et encore; il a beau penser à un slogan, à une image pour la ville, aussi faut-il que la Ville la traduise en publicité qui aura une portée suffisante pour atteindre la clientèle cible (est-elle définie?) mais surtout en réalisme.

    À mon avis Québec ne vise pas à rivaliser avec les métropoles du monde. Elle n'en ait pas rendue là. Elle vise à se refaire une image; comme un produit qui change de nom ou d'emballage;

    Ce n'est pas impossible de changer l'image d'une ville; cet "expert" Anhrold est dans le champ, c'est sur ! Il suffit de souligner ou de mettre en valeur certains aspects moins soulignés de la ville (ex: Chutes Montmorency)et d'axer l'image vers ces aspects; ou encore, étant donné que le monde et les temps changent (rien n'est immuable - par exemple le développement de l'industrie du jeu vidéo, la dépollution du fleuve, le réaménagement des berges de la rivière St-Charles) sont autant d'aspect sur lesquelles la ville pourrait réorienter son image (plutôt que d'avoir le regard fixé sur le Château Frontenac).

    Maintenant, est-ce que ça prend quelqu'un de l'extérieur pour faire connaître cela ? Peut-être. À 300 000 $ ? Combien gagnent les spécialistes du marketing par année ? Dans ces prix là. Alors arrêtons d'essayer de faire un tollé maintenant. Par contre, refaisons surgir celui-ci si aucune amélioration n'est noté.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    17 mars 2010 09 h 50
    Qui est le plus masos?
    Les Québécois qui se font traiter de sados-masos par Rapaille? Ou les Montréalais qui se font dire par Anthol que leur ville ressemble au Kazakhstan? Et qui en redemandent ce qui fait que Anthol rajoute qu'il a été injuste envers.... le kazakhstan?

    Québec
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    17 mars 2010 10 h 13
    Narcissisme
    Le québécois ne cesse de se regarder le nombril. Ce témoin étranger vient lui dire qu'il sera jugé sur ses actes, par la technologie, la création, ses infrastructures modernes, le dynamisme et la diversité de sa population (incluant les musulmans) pas par la beauté de son château ou son héritage intra-muros.
    Au travail, Monsieur Labeaume, et SVP autre chose que du son et lumière.
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  • monsieur K - Inscrit
    17 mars 2010 10 h 38
    Rapaille avait raison
    Les gens de Québec sont très prompts à dire "Oui, mais à Montréal...".

    N'est ce pas, Rodrigue?
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  • Simon Tremblay - Inscrit
    17 mars 2010 10 h 37
    Vieille capitale
    Voilà une autre marotte du maire Labeaume: rajeunir l'image de Québec. Or, qui s'est plaint de l'image de la «Vieille Capitale»? Je n'y entends que le maire et peut-être quelques-uns de ses amis. Québec est une ville de modernité mais aussi d'histoire. Si les touristes affluent à Québec ce n'est certes pas pour son parc technologique ou pour ses centres commerciaux. Finalement, on gaspillera des centaines de milliers de dollars qui auraient certes été mieux dépensés pour la protection ou la défense du patrimoine de la ville...
    Simon Tremblay Québec
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  • Helene Marie Prevost - Inscrit
    17 mars 2010 11 h 12
    Bravo
    Intéressant d'avoir d'autres points de vue que la version officielle du Kremlin.
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  • Claude Cossette - Abonné
    17 mars 2010 11 h 34
    En fin un spécialiste identifie le bluffeur
    Simon Anholt dit : «Si vous découvrez que Québec est une ville qui se définit par l'innovation ou un autre concept ennuyeux de ce genre, vous ne parviendrez pas à faire adhérer à cette idée les gens de l'extérieur s'ils ne l'ont pas déjà ». Cela résume bien ma pensée : depuis toujours c'est le bon produit qui produit les ventes (disons, un iPod), pas la publicité. Celle-ci ne peut que répéter ce qui est vrai.

    Rapaille peut dire n'importe quoi. D'autant plus que cela lui apporte la notoriété. N'empêche… L’historien Lionel Richard rappelle ce leitmotiv du directeur de la communication d’Hitler, le fameux Dr Goebbels : « À force d’être répété, n’importe quel mensonge finit par être gobé. » (Lionel Richard, Goebbels, portrait d’un manipulateur, 2008).

    Le contrat accordé par Québec à Rapaille prouve seulement que Labeaume et les siens sont ou crédules ou incompétents. Au choix.
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  • France Marcotte - Abonnée
    17 mars 2010 11 h 46
    Matante Québec
    Québec me fait penser à une matante parvenue qui a mieux réussi que le reste de la famille. Alors elle veut se démarquer davantage et passer à une classe supérieure, jetant un regard de défi à la parenté. Elle engage l'architecte le plus cher au monde pour se construire une maison mais elle n'a ni goût ni culture, alors elle se retrouve dans un gros château rococo dont tout le monde se moque et qui l'a ruinée. On t'aime bien quand même matante et merci de nous avoir fait pour un moment rêver...
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    17 mars 2010 12 h 02
    Le promoteur minier parle
    La campagne pour obtenir les olympiques d`hiver par Labeaume ignore les coûts atroces de Vancouver et les coûts prévus pour Sochi en Russie. D`où croyez-vous parviendront les $7 milliards exigés pour faire cette fête mondiale des sports d`hiver? Des poches des citoyens de la ville de Québec d`abord et du Québec. Ottawa ne sera plus généreux après avoir vécu les jeux de Vancouver. Monsieur Labeaume créé des espoirs et prétend avoir toutes les solutions déjà en main. Le peuple se leurre de cauchemar en devenir de cette fumesterie. On est pas dans les miniêres juniors gérées de Chicoutimi ici. Le promoteur n`est plus dans sa ligue.
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  • Alice Mascarenhas - Abonné
    17 mars 2010 12 h 02
    la drafffe en moins...
    Les observations de Rapaille, on les entendrait dans n'importe quelle taverne avant la fermeture. Ce sont des clichés, Des clichés de taverne, la draffe en moins...
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  • Geoffroi - Abonné
    17 mars 2010 12 h 10
    Marques d'avenir
    Suggestions de marques d'avenir pour la "petite vieille" Québec :

    1- Québe, capitale d'un nouveau pays ouvert sur le monde.

    2- Québec, capitale de Régis !er, duc provincisl ennobli par la royauté britannique décadente.
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  • France Marcotte - Abonnée
    17 mars 2010 12 h 22
    D'un expert à l'autre
    Facile de jouer les gérants d'estrade maintenant que l'expérience donne des signes d'arnaque mais l'idée au début n'avait pas soulever beaucoup de réprobations. Québec, dans ses rêves de cité-état (indépendant?), se payait un grand expert et on attendait la suite. Et voilà un autre expert qui vient nous dire que c'est de la frime et nous applaudissons. En faudra-t'il un troisième pour nous dire de quoi tout ce grenouillage interne est le signe? Que nous devrions enfin produire nos propres analyses peut-être?
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    17 mars 2010 12 h 59
    Rapaille est un fumiste
    Ce psychanalyste excelle pour "enfirouapper" les naïfs et les crédules. De plus, il est un très mauvais communicateur. Je pense que le maire Badabeaume défend davantage sa mauvaise décision que le personnage qu'il a embauchée, sans appel d'offres et avec un contrat en anglais seulement (on est colonisé ou on l'est pas). Je ne pense pas que le maire ait apprécié que ses concitoyens, ce qui l'inclut, aient apprécié de se faire traiter de sado-masochistes névrosés. De plus, parce qu'il avait mal à un oeil, il a constamment porté des verres fumés; il aurait pu porter un oeil de pirate, ce qui nous aurait permis de voir au moins un de ses yeux. Mais cela aurait été trop révélateur de ce qu'il est : un pirate. Enfin, je trouve qu'il a une sale gueule.

    Mais pourquoi vouloir rajeunir l'image de Québec ? Le fait que ce soit la plus vieille ville en Amérique du Nord est ce qui attire les visiteurs. N'oublions pas la quasi absence de criminalité et de pollution, les excellents restaurants à bon prix, à l'accueil chaleureux de ses habitants, aux centres de plein-air à proximité, etc...

    Je n'aime pas l'expression "vieille" capitale car ca fait vieillot. On pourrait simplement parler de la capitale.
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  • pierre m pierre m de ruelle - Inscrit
    17 mars 2010 14 h 41
    c'est a Quebec que cela se passe
    voila un beau slogan pour cette ville qui est tellement jolie, bien administree..
    Mon Dieu si Montreal pouvait avoir un tel engouement, certainement pas avec les maires qui ont succede a mr Drapeau.
    bravo pour Mr Labaeaume et ses predecesseurs qui font que chaque fois que je visite cette ville je ressens une certaine fierte , une confiance en l'avenir et tout simplement une bonne dose de joie de vivre.
    Quand a Montreal BS d'aujourd'hui elle est a l'image de ses habitants, aux lecteurs d'en juger.
    pierre m de ruelle
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    17 mars 2010 14 h 48
    La ROUTE, monsieur Tremblay. La ROUTE!
    « la ROUTE entre l'aéroport et la ville lui faisait penser au Kazakhstan»

    Donnez-vous la peine de rapporter les paroles comme il faut. Merci.
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  • Jeanne Guyon - Inscrite
    17 mars 2010 15 h 22
    Québec, la plus belle ville au Canada! La deuxième Vancouver!
    Merci Yves Côté de votre commentaire!

    C'est qui ce Clotaire Rapaille?

    Je connais bien la ville de Québec, y ayant habité pendant plus
    de quarante ans! Et le problème des résidants de la ville de Québec,
    c'est qu'ils sont trop accomodants!

    Le maire Labeaume est tombé sur la boule, relevez-le!

    J'ai cotoyé pendant plusieurs années, nombre d'anglophones du ROC, et à ma question : quelle est la plus belle ville au Canada, 95% ont répondu Québec,
    ensuite Vancouver...
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    17 mars 2010 15 h 39
    @lauzier
    Pas la route, le décor!

    http://www.canada.com/montrealgazette/news/montrea

    Last March, he said, "I felt like I was being driven through the suburbs of Almaty," Kazakhstan's former capital. The recent release of a satirical movie featuring the character Borat used Kazakhstan as an international icon symbolizing backwardness


    On arrivait à Mirabel, c'était beau. Puis le bus nous amenait au-centre-ville via l'autoroute des Laurentides, la métropolitaire et Décarie. C'était pas mal. Mais là, quand tu passes en haut de Lachine, Ville St-Pierre, Pointe-St-Charles, St-Henri, beurk.
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    17 mars 2010 16 h 27
    @ Tremblay
    OK. Sur The Gazette il parle du décore plus que de la route elle-meme.

    Mille excuses.
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  • CSanfacon - Inscrit
    17 mars 2010 17 h 09
    Pas la notoriété, la richesse!
    Comme la plupart de mes concitoyens résidant à Québec, je trouve cette histoire de lologue totalement ridicule. Nous ne voulons pas vivre dans une ville connue et admirée dans le monde. Nous voulons une ville prospère, propre, sécuritaire, et tout ça au moindre coût en taxes.

    M. Labeaume semble viser des objectifs inutiles au bien-être des citoyens. L'industrie touristique dans la région est déjà une nuisance pour les résidants, et paie des salaires de crève-faim à du personnel peu ou pas qualifié. Il vaudrait mieux consacrer les efforts de l'administration municipale à développer l'industrie du savoir, un domaine que Monsieur Labeaume connaît pourtant bien par son expérience antérieure à son arrivée en politique.
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  • Pierrecnd - Abonné
    17 mars 2010 19 h 04
    Québec ça dit tout!
    Bon,

    Je n'ai pas lu tous les commentaires et après. Je suis de Québec et comme plusieurs je trouve cette démarche inutile. En tout cas j'espère simplement que rien dans le résultat ne sera un rappel du fait français de France ou encore du passé colonial, Québec est une ville nord américaine francophone et a dépassé ce stade! . (Entre vous et moi le drapeau du Québec me suffit amplement en ce sens, il n'y a rien de québécois dessus: bleu des rois de France, fleur de lys française et croix dont je ne peux ni veux me souvenir l'origine. Bref tout ce qu'il faut pour rester une colonie, nos dites élites peuvent bien se croire européens on est nord américains à 100%).

    Et c'est ce que je voudrais, mais une firme publicitaire ou encore un concours publique aurait fait pareil. Et en passant à Québec on veut juste que l'on nous laisse vivre à "notre" manière. On aime notre Ville, elle est sécuritaire et on a tous les services que l'on peut désirer.

    Mais en bout du compte ça ne changera pas grand chose: la CSN décidera des orientations de la fonction publique, la FTQ continuera de régner dans le domaine de la construction et vouloir fonder sa propre entreprise restera suspecte au Québec!

    C'est mon opinion
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    17 mars 2010 19 h 05
    Labeaume et Charest
    Qu`ont-ils en commun? Ces deux irresponsables se concurrence pour les milliards de dette qu`ils souhaitent imposer au gouvernement du Québec. Les québécois devront se saigner de nouvelles taxes pour satisfaire aux désirs égocentriques de deux politiciens sans sens du droit commun.
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  • yolande laliberte - Inscrit
    17 mars 2010 21 h 06
    à C.Sanfacon
    Totalement d'accord avec vous ! C.Rapaille s'est donné``le beau rôle`` ! Les résultats de son travail ne seront ni mesurables ni quantifiables ! Le fameux code sera ``prescrit `` à la firme de publicité qui osera donner suite. Si c'est mauvais , elle devra assumer , si c'est bon , on enscensera M.Rapaille et M. le Maire ! Du Bla-Bla pour longtemps...! Qui a une ``obligation de résultat`` ?
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  • Gabriel Yvan Gagnon - Abonné
    17 mars 2010 21 h 38
    Noblesse et charme
    Vouloir se départir d'une appelation consacrant respectueusement le charme vénérable de cette capitale et la noblesse d'un peuple enraciné en bordure de ce fleuve qui a caractérisé son histoire et son développement, étonne! Troquer le respect pour le clinquant, quelle 'idée saugrenue! Cette dénomination affectueuse occulte-t-elle la modernité qui la caractérise? Aucunement. Cette désignation "La vieille capitale" exprime aussi toute la déférence qu'elle nous inspire ainsi que les institutions nationales qu'elle abrite.
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  • Richard Gendron - Inscrit
    17 mars 2010 23 h 48
    C'est drôle
    On n'aime pas la comparaison avec le Kazakhstan mais je suis certain que personne de ceux qui ont commenté cet aspect de l'article n'est allé au Kazakhstan. En ce qui me concerne, le Kazakhstan fait partie de la liste de pays que j'aimerais visiter ! Ce n'est pas parce que ça finit par "stan" que c'est automatiquement assimilable à l'Afghanistan ou au Pakistan (des endroits beaucoup moins recommandables par les temps qui courent...). C'est drôle (dans le sens de curieux), ou plutôt c'est triste tous ces jugements, ce refus d'être comparé à des pays qu'on ne connaît même pas !!
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    30 mars 2010 10 h 57
    La Capitale nationale du Québec a déjà un gros BRANDING.
    Pourquoi chercher de midi à quatorze heure quand cette magnifique ville jugée patrimoine mondial, a déjà un nom célèbre:CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC.
    Allez Régis allume!
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    30 mars 2010 14 h 44
    Le code pour Clotaire Rapaille
    Charlatan
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    30 mars 2010 16 h 51
    Colonisé
    Apres la lecture de cet excellent texte je ne peux que conclure que Labeaume faissait de la projection sur lui même lors de sa conférence de presse.

    Continuer votre bon travail.
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