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Menaces de poursuites de la FTQ-Construction

Le syndicat veut mettre fin au «festival des clowns» dans les médias

Dans une charge contre les détracteurs de la FTQ-Construction, le directeur général du syndicat, Richard Goyette, a brandi hier en conférence de presse le rapport accablant déposé en 2006 par la CSST à la suite de la mort d’un travailleur sur le chantier de la centrale hydroélectrique Toulnustouc, au nord de Baie-Comeau.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Dans une charge contre les détracteurs de la FTQ-Construction, le directeur général du syndicat, Richard Goyette, a brandi hier en conférence de presse le rapport accablant déposé en 2006 par la CSST à la suite de la mort d’un travailleur sur le chantier de la centrale hydroélectrique Toulnustouc, au nord de Baie-Comeau.
En riposte aux reportages sur les allégations d'intimidation et de taxage sur les chantiers de construction, le directeur général de la FTQ-Construction a lancé des accusations à la volée hier. Richard Goyette a tiré à boulets rouges sur des politiciens, syndicalistes, commentateurs et journalistes qui répandent sur la place publique «rumeurs, faussetés et déclarations non fondées» concernant la FTQ-Construction. Il a même menacé de poursuites judiciaires les médias jugés trop sensationnalistes.

Il faut «mettre fin à un certain festival des clowns qui ne sont pas tous dans les cirques», a déclaré d'entrée de jeu le directeur général de la FTQ-Construction lors d'une conférence de presse hier matin en compagnie de l'avocat du syndicat, Me Robert Laurin.

Richard Goyette était visiblement en mode attaque, décidé à régler ses comptes. Il s'est longuement attardé sur certains commentaires formulés dans les médias par l'ancien ministre du Travail, Jean Cournoyer. Lors de diverses entrevues, M. Cournoyer insistait sur le fait que les méthodes de la FTQ-Construction n'avaient pas changé depuis 30 ans et que, pour fermer un chantier, le syndicat faisait venir sur les lieux «50 gars de Montréal». «Je défie le citoyen Cournoyer de démontrer une telle allégation. Parce que c'est facile aujourd'hui: n'importe qui dit n'importe quoi et ça devient comme une vérité», a lancé M. Goyette.

Le directeur général de la FTQ-Construction a aussi décoché quelques flèches à l'endroit de l'économiste Pierre Fortin qui, dans la dernière édition de L'Actualité, a déploré que la construction d'une simple salle de bain nécessite la contribution de huit corps de métiers. L'économiste a tenu des propos «encore une fois pour jeter de la marde dans l'industrie de la construction, pour dire au monde que c'est tout croche. Fieffé coquin, fieffé menteur», a commenté Richard Goyette.

Le syndicaliste s'est ensuite appliqué à discréditer les «victimes» des chantiers de la Côte-Nord, dont Jean-Yves Lepage, gestionnaire de projet qui s'est plaint des méthodes de la FTQ-Construction dans un reportage de l'émission Enquête diffusé la semaine dernière à la télévision de Radio-Canada. Il a rappelé qu'après la mort d'un travailleur le 15 mai 2004 sur le chantier du projet de la centrale hydroélectrique Toulnustouc, la Commission de la santé et de la sécurité du travail avait révélé des lacunes dans l'utilisation d'un échafaudage volant.

M. Goyette a clamé qu'il était faux de dire que la FTQ-Construction «gérait» les chantiers au Québec. «Il faut être inculte et barbare pour répandre de telles rumeurs», a-t-il dit en précisant par ailleurs que plusieurs corps de métiers, comme les mécaniciens de chantier et les tuyauteurs, n'étaient pas affiliés à son syndicat.

Il a toutefois été peu loquace lorsqu'il a été interrogé sur les récentes allégations d'intimidation et de taxage sur les chantiers de la Côte-Nord. «On croit que la Sûreté du Québec est capable de faire la job au-delà des mandats politiques, a indiqué M. Goyette. Des gens de la Commission de la construction du Québec sont au dossier pour être capables, avec la SQ, de faire la lumière sur ce qui s'est passé sur la Côte-Nord. Présentement, je n'ai pas plus d'informations que vous pouvez en avoir. On va attendre les résultats de l'enquête. On ne veut pas s'ingérer dans l'enquête.»

Au sujet de la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Claudette Carbonneau, qui a dénoncé la domination de la FTQ-Construction sur les chantiers au Québec, M. Goyette a lancé: «Est-ce un complot? Est-on en train de passer au batte par toute le monde?»


Menaces contre les médias

Éclaboussée par de nombreux reportages, la FTQ-Construction a brandi la menace de poursuites. Trois mises en demeure ont déjà été expédiées, dont deux vendredi dernier. Elles visent le réseau TVA, à qui la FTQ-Construction réclame deux millions de dollars, Le Journal de Montréal et l'animateur de radio Paul Arcand, du 98,5 FM. Radio-Canada est également dans la mire de la FTQ-Construction, a ajouté Me Robert Laurin en précisant qu'avant d'aller de l'avant, le syndicat voulait examiner de plus près les allégations concernant le trafic de drogue auquel s'adonnerait Michel Bezeau, représentant de l'Association des manoeuvres inter-provinciaux à Sept-Îles.

La FTQ-Construction entend répliquer à ses détracteurs et aux médias tentés de «verser dans le sensationnalisme». «On va maintenant réagir. Jusqu'à maintenant, la FTQ-Construction a eu une attitude plutôt passive, évitant les remous que pourraient occasionner des débats judiciaires, a expliqué Me Laurin. Je vous dis en clair que cette période-là est révolue. Il est trop facile maintenant de dire à peu près n'importe quoi sans être pénalisé, et ça devient une mode.»

L'avocat a évoqué la possibilité de s'adresser au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes pour mettre fin à «la foire totale». Et si ça ne suffit pas, la Cour fédérale sera saisie du dossier, a-t-il ajouté.


Commission d'enquête

La FTQ-Construction ne juge pas utile qu'une commission d'enquête publique soit instituée pour faire la lumière sur le monde de construction, mais, en même temps, elle affirme qu'elle pourrait en bénéficier au bout du compte. «Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec une commission d'enquête? Des clowneries? Il n'y a personne qui peut me prouver qu'une commission a réussi», a fait valoir Richard Goyette en dénigrant le travail du «petit juge [Robert] Lesage» qui s'était penché sur l'échec du projet Gaspésia en 2005. «Si on veut que je joue au clown, je vais jouer au clown. J'ai le nez assez gros. Il faudrait juste que je le peinture rouge», a-t-il dit.
 
 
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 mars 2010 05 h 41
    Je ne dirai pas ce que je pense.
    «Je défie le citoyen Cournoyer de démontrer une telle allégation. Parce que c'est facile aujourd'hui: n'importe qui dit n'importe quoi et ça devient comme une vérité», a lancé M. Goyette. Pourquoi monsieur Goyette ne s'inclurait pas dans ce qu'il dit?
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    16 mars 2010 07 h 58
    Intimidation
    On veut nous faire croire qu'il n'y a pas d'intimidation à la FTQ-Construction avec des menaces de poursuites.

    Chercher l'erreur!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    16 mars 2010 07 h 59
    Une conférence de presse qui n'a rassuré personne !
    J'ai entendu hier une bonne partie de la conférence de presse donnée par le directeur de la FTQ-Construction. Richard Goyette.

    Même s'il s'est exprimé de manière fort articulée, cet homme au visage sévère n'a rien dit de rassurant.

    Au lieu de répondre à des questions que se posent de nombreux citoyens concernant les grands chantiers de construction (par exemple, est-ce vrai, comme beaucoup d'observateurs le disent, qu'il en coûte beaucoup plus cher au Québec pour refaire une autoroute qu'ailleurs au Canada ?), M. Goyette a plutôt, comme l'écrit Mme Corriveau, préféré s'attaquer à tous ceux (l'ancien ministre Cournoyer, l'économiste P. Fortin, les journalistes de l'émission Enquête...) qui osent critiquer le syndicat qu'il dirige.

    C'est quand on entend des propos de ce genre qu'on comprend - même si Jean Charest s'y oppose - la nécessité de tenir une commission d'enquête sur les pratiques douteuses dans l'industrie de la construction au Québec !
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  • Mathieu Lavallée - Abonné
    16 mars 2010 08 h 17
    Salut Quebecor
    Que Quebecor passe son temps à dénigrer les syndicats alors qu'ils pataugent eux-mêmes dans les conflits de travail, je ne peux pas appeler ça autrement qu'un conflit d'intérêt.

    Goyette est peut-être pas blanc comme neige, mais ça fait quand même du bien de voir quelqu'un se tenir debout face à l'hydre de Péladeau.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    16 mars 2010 08 h 35
    Goyette à raison
    Je pense que ça suffit tout ce ''spin'' négatif sur tout ce qui bouge au Québec. À la veille d'investissements majeurs dans nos infrastructures, je pense qu'il est préférable de planifier positivement les travaux, de ''spiner'' positivement. De nous dire quelle chance qu'on a de vivre dans un pays qui continue à se construire, à se développer ... Les petit commérages de vierges offensés, ça suffit ...

    lafond.overtime@gmail.com
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 mars 2010 09 h 46
    Avec le ton (que j'ai entendu à la télé) et l'attitude de ce monsieur.
    On pourrait croire que la FTQ-Construction est la "Al Qaïda" québécoise.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    16 mars 2010 10 h 02
    Goyette vient de prouver qu'il faut une enquête publique
    Ce permanent de la FTQ vient de faire la preuve hors de tout doute que ce syndicat agit par l'intimidation et la menace.

    Richard Goyette est de la même trempe que les Bernard "Rambo" Gauthier, Michel et Renzo Bezeau. Il est un fier à bras rustre pas un diplomate. La main de fer n'a pas de gant de velours...

    Sur une table de négociation c'est le genre de gars qui va lever le poing pour argumenter. Il est d'un monde passé date aujourd'hui. Il en a fait une preuve évidente dans cette conférence de presse où il a menace tout ce qui bouge au Québec et les gens de la presse...

    Pour la drogue si ce n'est pas Michel, c'est son frère Renzo qui a un lourd passé criminel dont des infractions à la loi sur les narcotiques. Ces deux frères sont la deuxième génération d'une famille qui fait la terreur depuis des décennies à Sept-Iles. Les pèere et oncles sont Jos, Fernand et Wellie tous trois avec de lourds casiers judiciaires. Ces deux derniers étaient officiellement grutoiers sur le chantier olympique pour la FTQ et plus tard ils sont imtervenus sur le chantier de l'oléoduc de gaz et brassé à Joliette pour permettre à Louis Laberge de reprendre le conrtrôle de l'embauche sur ce chantier.

    Goyette vient de prouver qu'il faut une enquête publique sur la construction pour l'intimidation syndicale et pour les pots de vin des entrepreneurs qui chargent plus cher qu'ailleurs. C'est nous les contribuables qui médusés payent la note. Il ne reste qu'à notre premier ministre rose Jean Charest à se tenir debout. Il montrera qu'il dirige le Québec pas la FTQ et les ripoux.
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  • epervier - Inscrit
    16 mars 2010 10 h 03
    Pauvre F.T.Q.
    J'ai écouté attentivement ce charmant monsieur d'une insolence inqualifiable. Grande déception à savoir ses propos disgracieux et non avenus.
    Il dirige le plus gros syndicat et avoir un tel président, incroyable mais vrai!
    Il ne veut pas de commission d'enquête, la crainte d'avoir peur,
    n'est-ce pas?
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 mars 2010 10 h 03
    @ M. Lavallée
    Dans une certaine mesure, vous avez un peu raison. Certains médias prennent un malin plaisir à dénigrer ce qu'il y a à dénigrer quand c'est syndical. Quand c'est du côté patronal, c'est plus en coulisse que les choses se passent.

    Par exemple, j'ai écouté Les Francs tireurs qui interrogeaient des aides ménagères qui viennent travailler ici, engagées pendant 2 ans par des gens qui sont supposés les payer $12000 par an. Elles demeurent chez leurs patrons et elles sont traitées comme des esclaves.

    Certaines ont presque pleurées devant les caméras, mais sans le faire en demandant de couper quand l'envi leur prenait de le faire. C'est Patrick Lagacé qui menait l'interview. Je ne voulais pas des noms mais je suis sur que les patrons de ces femmes en otage étaient des patrons d'entreprises.

    Quand les patrons d'entreprises passent devant les caméras, ils savent comment parler et se tenir. Ils savent l'importance de l'image. On leur a appris à se tenir droit. Ça n'empêche pas certains d'entre eux de n'être pas mieux, sinon pire, que ce monsieur Goyette et ses braves gros bras qui se tenaient dans la salle.

    La loi est du côté de ceux qui sont les accusés quand les accusateurs n'ont pas de preuves. Monsieur Goyette a peut-être raison de se défendre de la façon qu'il l'a fait. Mais, là où il est, monsieur Goyette sait très bien que les accusateurs ont besoin de preuve tangible avant d'être vraiment considérés comme dangereux. Je ne veux pas le juger, mais s'il est comme ses accusateurs sans preuves le disent, monsieur Goyette est un hypocrite, au même titre que certaines gens du patronat dont celui-ci se fait le pourfendeur.
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  • pagerry3 - Inscrit
    16 mars 2010 17 h 20
    On se croirait en plein FESTIVAL MÉDIÉVAL.
    J’ai plus d’une fois entendu, comme tout le monde depuis quelques jours, les décharges verbeuses ainsi que la succession de grimaces, de clowneries et de singeries du bouffon directeur général (AYOYE) du ZOO (WOW) de la FTQ-Construction, le haut-parleur Richard Goyette. Les médias exhibitionnistes et passés maîtres, en matière de désinformation, donnent tellement de temps de micro et ’antenne à ces voyous et «gangs de chantiers», le grands-frères des «gangs de rues» et de la «gang des parlementeries», qu’on se croirait en plein tournage d’une quelconque érosion primitive, au Darfour, à Bagdad, à Kaboul ou dans la jungle d’un tiers monde d’âge de pierre, au-delà des pôles de toute civilisation. C’est tout à fait simpliste et dégueulasse. Ce que l’on voit et ce que l’on entend, au sujet de la systématisation et de la possible étatisation de la corruption systémique et de la criminalité institutionnalisée, laissent croire à de nouvelles assises sociétales qui ont des points communs avec celles qui ont marqué les années 1939-1945, en Allemagne.

    À écouter Goyette, son très distingué et raffiné collègue Rambo et les autres de la FTQ-Construction, ils sont «blancs comme neige» et se disent «vierges offensées, violentés, pour ne pas dire violées». Pour ramener le tout à sa plus simple expression, Goyette et Gauthier sont les releveurs du Frère André et de Mère Theresa…

    Par contre, je dois avouer que les discours de Goyette et de Gauthier sont tout à fait dans le style de la mensongerie systématique qui a couvert d’orgies semblables, le «Scandale des Commandites» et le «Scandale des «enveloppes brunes» qui ont marqué Ottawa.
    Les discours des Goyette, Gauthier et des autres membres de la «gang des chantiers» de la FTQ-Construction ne diffèrent en rien de ceux de Jean Chrétien, de Paul Martin, d’Alfonso Gagliano et des autres qui ignoraient tous les faits allégués, qui ne se souvenaient de rien, tous ces aphasiques du Scandale des Commandites, souffrant tous de la surdité et de la cécité de la mémoire ou, globalement, souffrant d’opportuniste sénilité précoce, vu les circonstances accablantes. C’est du copier/coller.

    Les discours des Goyette, Gauthier et des autres membres de la «gang des chantiers» de la FTQ-Construction ne sont pas sans rappeler le discours des Earl Jones, des Vincent Lacroix, des Henri-Paul Rousseau, des David Whissell, des Jean D’Amour, des Tony Thomassi, des Yves Bolduc, des Julie Boulet et de tous les autres ministres qui parlent des deux coins de la bouche, en même temps, qui nient leurs propres affirmations, qui affirment simultanément une série de contraires abracadabrants, avec le sourire au lèves. La mode n’est pas qu’à la surdité, mais elle est aux épais verres fumés, comme ceux que porte Clotaire Rapaille qui pourrait, sans émoluments ajoutés aux 300,000.00$ dont le prime Régis, nous donner quelques trucs sados machos pour se départir de toutes ces racailles qui se collusionnent et qui se greffent aux aqueducs du pouvoir.

    Les discours des Goyette, Gauthier et des autres membres de la «gang des chantiers» de la FTQ-Construction ne sont pas sans nous rappeler les affirmations à l’emporte pièce de Brian Mulroney, dans l’affaire tout astiquée d’Airbus et dans l’affaire tricotée et rapiécée des enveloppes brunâtres qu’il (avocat) avait oublié de déclarer au fisc.

    Les discours des Goyette, Gauthier et des autres membres de la «gang des chantiers» de la FTQ-Construction ne sont pas sans nous rappeler les phrases creuses et les discours artificieusement paquetés et fallacieusement cousus de files blancs de Jean Charest, en regard du budget, du déficit et de la dette; en regard de l’intégrité identitaire de la nation québécoise qui s’est avérée l’avorton d’un nationalisme électoraliste, le plus faussé qui soit; en regard des problèmes majeurs reliés à l’absence concrète et formelle de l’éthique devant guider les politiciens et en juguler certains; en regard des incontestables apparences de collusions, à très haut potentiel de criminalité, qui collent, telles de voraces sangsues, au système sanguinaire de RABASKA, des FIER, de la CDPQ , pour ne rappeler que ces trois dossiers encrassés, mais sablés aux jets tout-puissants de tous les trucages de la diversion; à l’égard du lobby accommodant patronneux privilégiant honteusement les écoles privées de la Communauté juive de Montréal, pour des fins voilées et déguisées d’enseignement religieux; en regard des «tripots» (appelés garderies) patronnés par les richissimes donateurs du PLQ; en regard des incontestables apparences et des allégations plus que gênantes au sujet de la corruption qui sévit au sein de la FTQ-Construction et de ses partenaires du pouvoir distributeur de contrats, alors que le chef de l’actuel gouvernement laisse pourrir une situation qui va finir par coûter des milliards, une situation dont il confie la garde et l’accommodante surveillance aux employés (policiers et mandatés) du Ministère de la Sécurité publique, bafouant des deux mains, la population qui réclame majoritairement «une enquête publique indépendante, c'est-à-dire propre et crédible».

    À tous égards, les discours des Goyette, Gauthier et des autres membres de la «gang des chantiers» de la FTQ-Construction sont, en tout point, comparables à ceux que tiennent les gourous des pouvoirs parallèles, tous ces blanchons des pouvoirs émergents qui caractérisent le 3e millénaire et qui a atteint le cœur de l’État québécois.
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