Côte-Nord - Deux autres constats d'infraction contre la FTQ-Construction
Québec — Deux autres constats d'infraction ont été dressés à l'endroit d'un membre de la FTQ-Construction, Renzo Bezeau, a appris Le Devoir. Il s'agit d'un quatrième constat en moins d'un mois pour cette organisation syndicale dont certains membres ont été accusés ces dernières semaines d'avoir commis des actes d'intimidation sur les grands chantiers de la Côte-Nord.
Selon le document obtenu, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a «des motifs raisonnables de croire» que M. Bezeau, 42 ans, domicilié sur la Côte-Nord, a fait une fausse déclaration en disant qu'il ne possédait pas de casier judiciaire. Il aurait donc ainsi violé l'article 26 de la loi sur la construction qui stipule que toute personne ayant été déclarée coupable «de meurtre, de tentative de meurtre, d'homicide involontaire coupable, de vol qualifié», etc., ne peut occuper des fonctions syndicales telles qu'agent d'affaires, délégué de chantier ou représentant syndical. Or, soutient le DPCP, M. Bezeau a été «délégué de chantier» en avril 2009, ce qui lui vaut un second constat d'infraction. M. Bezeau, qui siège aussi au conseil d'administration de l'Association des manoeuvres inter-provinciaux (AMI), affiliée à la FTQ-Construction, a entre autres été reconnu coupable de vol qualifié et de voies de fait (en 2002). Ni la FTQ-Construction ni la FTQ n'ont rappelé Le Devoir hier.
Drogue
Selon nos informations, Renzo Bezeau a des liens familiaux avec Michel Bezeau. Ce dernier, représentant de la section locale AMI à Sept-Îles, est soupçonné d'avoir usé d'intimidation et de taxage, notamment sur le chantier Romaine. Il a été visé dans le reportage du magazine Enquête, à Radio-Canada, la semaine dernière. À différents médias, M. Bezeau a toutefois nié ces accusations et a même soutenu qu'il allait poursuivre Radio-Canada pour son reportage de la semaine dernière et dans lequel il était affirmé qu'il s'adonnait aussi au trafic de drogue.
Par ailleurs, le dossier criminel de Renzo Brezeau indique qu'il a été deux fois condamné en lien avec la loi fédérale sur les stupéfiants.
Selon nos sources, après la tourmente médiatique de la semaine passée, plusieurs enquêteurs, entre autres de la Sûreté du Québec et de la Commission de la construction du Québec, annonceront dans les jours qui viennent qu'ils entreprendront une offensive sur la Côte-Nord où ils intensifieront leurs enquêtes.
Mardi dernier, Le Devoir révélait que Marc Bérubé, un opérateur de machinerie lourde, Maxime Létourneau, un ouvrier, et Bernard Gauthier — l'agent d'affaires de la FTQ-Construction surnommé Rambo — avaient reçu un constat d'infraction pour intimidation le 9 février. M. Gauthier nous a indiqué plus tard en semaine qu'il avait plaidé non coupable à ces accusations.
Selon le document obtenu, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a «des motifs raisonnables de croire» que M. Bezeau, 42 ans, domicilié sur la Côte-Nord, a fait une fausse déclaration en disant qu'il ne possédait pas de casier judiciaire. Il aurait donc ainsi violé l'article 26 de la loi sur la construction qui stipule que toute personne ayant été déclarée coupable «de meurtre, de tentative de meurtre, d'homicide involontaire coupable, de vol qualifié», etc., ne peut occuper des fonctions syndicales telles qu'agent d'affaires, délégué de chantier ou représentant syndical. Or, soutient le DPCP, M. Bezeau a été «délégué de chantier» en avril 2009, ce qui lui vaut un second constat d'infraction. M. Bezeau, qui siège aussi au conseil d'administration de l'Association des manoeuvres inter-provinciaux (AMI), affiliée à la FTQ-Construction, a entre autres été reconnu coupable de vol qualifié et de voies de fait (en 2002). Ni la FTQ-Construction ni la FTQ n'ont rappelé Le Devoir hier.
Drogue
Selon nos informations, Renzo Bezeau a des liens familiaux avec Michel Bezeau. Ce dernier, représentant de la section locale AMI à Sept-Îles, est soupçonné d'avoir usé d'intimidation et de taxage, notamment sur le chantier Romaine. Il a été visé dans le reportage du magazine Enquête, à Radio-Canada, la semaine dernière. À différents médias, M. Bezeau a toutefois nié ces accusations et a même soutenu qu'il allait poursuivre Radio-Canada pour son reportage de la semaine dernière et dans lequel il était affirmé qu'il s'adonnait aussi au trafic de drogue.
Par ailleurs, le dossier criminel de Renzo Brezeau indique qu'il a été deux fois condamné en lien avec la loi fédérale sur les stupéfiants.
Selon nos sources, après la tourmente médiatique de la semaine passée, plusieurs enquêteurs, entre autres de la Sûreté du Québec et de la Commission de la construction du Québec, annonceront dans les jours qui viennent qu'ils entreprendront une offensive sur la Côte-Nord où ils intensifieront leurs enquêtes.
Mardi dernier, Le Devoir révélait que Marc Bérubé, un opérateur de machinerie lourde, Maxime Létourneau, un ouvrier, et Bernard Gauthier — l'agent d'affaires de la FTQ-Construction surnommé Rambo — avaient reçu un constat d'infraction pour intimidation le 9 février. M. Gauthier nous a indiqué plus tard en semaine qu'il avait plaidé non coupable à ces accusations.
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