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    Soirée pour la Québécoise retenue en Arabie saoudite - La force des mots pour rapatrier Nathalie Morin

    Une campagne auprès du fédéral réitère l'urgence de ramener la femme au pays

    La famille et les amis de Nathalie Morin, cette jeune Québécoise retenue contre son gré en Arabie saoudite depuis plusieurs années, ont profité du week-end précédant la Journée internationale de la femme pour relancer leurs efforts visant à ramener leur protégée au bercail.

    À l'occasion d'une soirée à la salle du Lion d'or, samedi, le Comité de soutien à Nathalie Morin a lancé deux campagnes de correspondance, l'une visant à envoyer des lettres d'encouragement à Mme Morin et à ses trois jeunes enfants, et l'autre, des missives au ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, afin qu'il fasse pression sur l'Arabie saoudite pour obtenir son rapatriement.

    «J'ai parlé à ma fille au téléphone ces derniers jours. Elle m'a dit qu'elle était fatiguée et qu'elle souffrait de maux de tête parce qu'elle est mal nourrie alors qu'elle allaite», a dit au Devoir, hier, la mère de Nathalie, Johanne Durocher.

    Lors du rassemblement de samedi, auquel participaient plusieurs artistes, le Comité de soutien a présenté un montage de vidéos dans lesquelles la jeune femme affirme avoir été maltraitée par son conjoint. Ces images avaient été prises par Mme Durocher et son fils au cours d'un voyage en Arabie saoudite l'an dernier.

    Nathalie Morin a fait en 2001 la connaissance d'un ressortissant saoudien, Saïd al-Bashi, avec qui elle a eu un enfant au Canada, alors qu'elle avait dix-sept ans, et qu'elle a rejoint quatre ans plus tard en Arabie saoudite, où elle a eu deux autres enfants. Elle n'a pas tardé à se plaindre de violences conjugales et à exprimer sa volonté de revenir dans son pays, ce qu'elle a pu faire à l'automne 2006, mais sans ses enfants. Cette circonstance explique son retour en Arabie saoudite, où elle demeure jusqu'à ce jour.

    Selon Mme Durocher, Saïd al-Bashi change souvent d'idée, parlant parfois de laisser sa conjointe partir, soit seule, soit avec ses enfants, mais revenant toujours sur sa parole. M. Al-Bashi exigerait en outre une «rançon» en espèces et la promesse d'une aide canadienne dans ses démarches pour émigrer, ici ou dans un pays tiers.

    L'an dernier, les proches de Nathalie Morin avaient adressé une mise en demeure au gouvernement fédéral afin de forcer ce dernier à intervenir en faveur de la jeune femme. Mais ils ont renoncé, au moins temporairement, à poursuivre Ottawa devant les tribunaux en raison des frais élevés et de l'incertitude quant à l'issue d'une telle démarche.


    Dispute conjugale

    Le gouvernement conservateur considère le cas de Nathalie Morin comme une dispute conjugale qui devait être résolue en Arabie saoudite, tout en faisant valoir que son ambassade à Riyad a multiplié les démarches en faveur de Mme Morin.

    Les trois partis d'opposition à Ottawa ne partagent pas cet avis, affirmant qu'Ottawa devrait être plus actif dans sa défense des droits d'une citoyenne, tels qu'ils sont définis par la Charte canadienne.

    L'Assemblée nationale du Québec a adopté l'an dernier une résolution dans laquelle elle demande le rapatriement de la Québécoise.












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