Lettres - Ne nous tirez pas dans les jambes
Je viens de lire l'article de Mme Payette au sujet du niqab (5 mars), et je me suis évidemment senti non seulement interpellé, mais attaqué par cette affirmation: «Chaque fois qu'on en discute avec eux, ça finit toujours par la même question: en quoi est-ce que ça vous dérange?» Je ne sais pas avec qui vous discutez, Madame, mais ni moi ni les hommes que je côtoie ne poserions cette question.
Je n'en connais aucun qui soit d'accord avec le niqab ou la burqa, même que le voile islamique nous agace de plus en plus, certes à cause de la charge politique qu'il sous-tend, mais surtout à cause de l'amour et de l'estime que nous portons à nos compagnes et à nos filles. Vous êtes injuste en ramassant tous les hommes du Québec dans votre hargne personnelle et cela risque de vous aliéner de nombreux alliés objectifs, c'est-à-dire tous ces hommes qui ont cheminé avec vous depuis plusieurs années; il y en a beaucoup, Madame.
La navrante inaction de notre gouvernement ne peut vous permettre de tirer indifféremment sur tous les mâles, ne serait-ce que parce que, sauf la ministre de l'Immigration, les femmes de ce gouvernement sont restées silencieuses. Je ne porterai pas de burqa ou de niqab, Madame, ni ma compagne ni mes filles ni mes fils. Nous comprenons tous qu'il s'agit d'une invasion culturelle planifiée pour un objectif politique. Ne nous tirez pas dans les jambes.
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François Côté - Montréal
Je n'en connais aucun qui soit d'accord avec le niqab ou la burqa, même que le voile islamique nous agace de plus en plus, certes à cause de la charge politique qu'il sous-tend, mais surtout à cause de l'amour et de l'estime que nous portons à nos compagnes et à nos filles. Vous êtes injuste en ramassant tous les hommes du Québec dans votre hargne personnelle et cela risque de vous aliéner de nombreux alliés objectifs, c'est-à-dire tous ces hommes qui ont cheminé avec vous depuis plusieurs années; il y en a beaucoup, Madame.
La navrante inaction de notre gouvernement ne peut vous permettre de tirer indifféremment sur tous les mâles, ne serait-ce que parce que, sauf la ministre de l'Immigration, les femmes de ce gouvernement sont restées silencieuses. Je ne porterai pas de burqa ou de niqab, Madame, ni ma compagne ni mes filles ni mes fils. Nous comprenons tous qu'il s'agit d'une invasion culturelle planifiée pour un objectif politique. Ne nous tirez pas dans les jambes.
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François Côté - Montréal
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