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L'égalité entre femmes et hommes s'applique-t-elle aux travailleuses de l'État?

Françoise David et Émilie Guimond-Bélanger de Québec solidaire  8 mars 2010  Actualités en société
Elles sont des centaines de milliers à travailler pour le gouvernement du Québec. Enseignantes, secrétaires, infirmières, travailleuses sociales, techniciennes de laboratoire, fonctionnaires, elles forment 75 % des 500 000 employés de l'État québécois. Et sont en négociation en ce moment pour obtenir un contrat de travail qui rendra justice à leur dévouement, reconnaîtra leur compétence et leur permettra de retrouver un pouvoir d'achat perdu avec le décret qui a fixé leurs salaires en 2005.

Comment pourrait-on se passer d'elles? Ces infirmières qui soignent sans relâche et qui multiplient les heures supplémentaires obligées. Ces agentes qui, avec patience et courtoisie, desservent une population parfois excédée des difficultés bureaucratiques. Ces enseignantes qui aiment et dorlotent nos enfants. Ces intervenantes jeunesse à qui l'on demande de porter un jugement éclairé sur les difficultés de nos ados. Ces préposées qui bichonnent nos vieux parents et sont parfois les seules à leur sourire. Peut-on imaginer une société fonctionnelle sans les travailleuses des services publics?

Pourtant, lorsqu'il est question de les payer convenablement, tous les gouvernements que l'on a connus à Québec renâclent. Des chroniqueurs et éditorialistes s'inquiètent de la santé des finances publiques et prient les travailleuses syndiquées de présenter des demandes salariales modestes.

Des écarts criants

Parmi ces bien-pensants de la santé de nos finances publiques, il se trouve des gens qui sur d'autres questions nous répètent qu'au Québec, les femmes et les hommes sont égaux et que cela n'est pas négociable. Fort bien. Mais alors, comment tolérer des écarts salariaux criants entre infirmières et policiers, entre intervenantes sociales et ingénieurs, entre techniciennes de laboratoire et conducteurs de locomotive?

Pourquoi les métiers historiquement masculins demeurent-ils souvent mieux payés que les métiers dits «féminins» malgré l'existence depuis plus de 10 ans d'une loi sur l'équité salariale? Serait-ce qu'au fond, la société considère qu'il est normal que des milliers de femmes sous-payées, souvent précaires, aux horaires insoutenables, s'occupent des personnes vulnérables puisque tel est leur rôle «naturel»?

Il y a à peine quelques années, on appelait celles qui s'occupent gratuitement et à temps plein d'une personne en perte d'autonomie, des aidantes «naturelles». Dans 85 % des cas, il s'agissait de femmes.

Le vocabulaire a changé — on dit maintenant proches aidantes —, mais la réalité demeure la même: la société, les patrons, les gouvernements ont de la difficulté à considérer que le travail des femmes mérite son juste prix.

En ce 8 mars 2010, Québec solidaire veut rappeler au gouvernement Charest que les employées des services publics méritent mieux qu'une tape sur l'épaule: une convention collective juste et équitable pour elles et pour leurs collègues masculins. Où trouver l'argent? Certainement pas dans la poche de la classe moyenne et des travailleurs et travailleuses au salaire minimum. La campagne couragepolitique.org propose plutôt d'autres avenues: des redevances pour les minières, moins d'aide de l'État aux grandes entreprises, un palier supplémentaire d'imposition pour les très hauts revenus.

L'égalité est à ce prix.

***

Françoise David - Présidente et porte-parole, Québec solidaire

Émilie Guimond-Bélanger - Responsable commission nationale des femmes, Québec solidaire











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  • Marco
    Inscrit
    lundi 8 mars 2010 08h41
    Comparons des pommes avec des pommes, S.V.P.
    Tous les travailleurs de l'État québécois et canadien sont assujettis à des échelles de salaires uniques selon l'emploi occupé, peu importe que ces fonctions soient occupées par des hommes ou par des femmes...

    Ainsi, infirmiers-infirmières, enseignants-enseignantes, préposés ou préposées aux bénéficiaires, policiers-policières, conducteurs ou conductrices d'autobus reçoivent le même salaire...

    Ce que je trouve tordu et discriminatoire, par contre, ce sont les jugements ou les analyses parfois pitoyables que font certains de nos politiciens ou politiciennes. Dans ce domaine, je dois avouer qu'il y a d'importants écarts de réflexion à combler!!...qu'aucune ronde de négo ne saurait atténuer, malheureusement...

    Faut-il pour autant que certaines d'entre elles profitent de la journée internationale des femmes et qu'elles utilisent cette tribune de prédilection pour dire autant de sottises?!!

    Nous le constatons, les finances publiques sont dans un drôle d'état ainsi que l'esprit troublé de ceux et celles qui font de la politque en dehors de la zone des prises de décision véritable.... Ils/elles peuvent dire vraiment n'importe quoi! Et Mme David fait partie de cette catégorie de personnes!!

    À plus forte raison. de telles personnes devraient-elles s'en remettre et s'en tenir particulièrement à ces maximes qui sont toujours de circonstance et qui, au demeurant, regorgent de sagesse légendaire: "La Parole est d'argent" et "le Silence est d'or"!!...

    Bonne réflexion!!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 8 mars 2010 10h14
    L'injustice de l'équité salarial
    Dernièrement un exemple flagrant de ce que la fameuse loi sur l'équité salariale peu avoir de pervert. Les caissier de la SAQ sont l'exemple le plus flagrant de ce phénomène. La loi dit que dès qu'un poste est occupé par un certain Pourcentage de femme (j'ai oublié le chiffre exacte) une révision de la politique salarial du poste suivant les règle de l'équité salarial doit être fait. Le poste de caissier è la SAQ était occupé majotitairement par des homme depuis toujours, dernièrement la balance a penchée en faveur des femmes et a forcée l'application de la loi sur l'équité salarial.
    Après révision du poste et tout le tralala que cette loi impose, il a été déterminé que le salaire doit être ajusté, à la hausse.

    Comment ce fait il que de un quand c'était des hommes, il n'y avait aucun problèeme avec le salaire? Deux, pourquoi le salaire du groupe comparable n'aurait il pas été revu à la baisse???? Y a t il eu des cas ou un salaire a été vue à la baisse? Et pourquoi le salaire quand il est révisé ne l'est il pas aussi en fonction de l'offre et la demande pour ce type d'emplois?

    Il y a des emplois soit masculin ou féminin qui présentement sont très exigeant à tous les points de vue, mais l'offre excède de beaucoup la demande. Comment payer ces poste? Si on surpaye dans le cas ou l'offre est minime et la demande très grande, nonobstant des exigence du poste, l'inverse devrait se faire aussi. Il y a équité, et équité. L'offre et la demande doivent entrer dans le calcul ainsi que la comparaison avec la compétition.

  • David GIrard
    Inscrit
    lundi 8 mars 2010 10h39
    @Marco Quelle réflexion !?
    Franchement, c'est votre commentaire qui est pitoyable... Premièrement, madame David avance que les métiers traditionnellement réservés aux femmes (enseignante, infirmière, préposée aux bénéficiaires) sont sous-payés par rapport aux emplois traditionnellement occupés par des hommes (policier, pompier, conducteur d'autobus). Puisque plusieurs études abondent en ce sens, expliquez-moi en quoi cette analyse est « pitoyable » ? (Pour plus d’information consulter les nombreuses études de madame Hilary Lips sur le sujet)

    Deuxièmement, compte tenu que les fondements de notre société reposent sur la liberté d’expression, plus de citoyens, à l'exemple de madame David, devraient prendre la parole "en dehors de la zone des prises de décision véritable". La démocratie : je suppose que vous en avez vaguement entendu parler?

    Bien que tout le monde ait droit à son opinion, vous devriez peut-être faire une seconde lecture de l’article.

    Sur ce, bonne journée !

  • Marco
    Inscrit
    lundi 8 mars 2010 13h52
    Te! te! te!
    Pas de montée de lait surtout, M. Girard! Pas bon pour la pression! Ou alors, je vous soupçonne de vouloir vous calquer sur le modèle dénaturé qu'endossent ces hommes roses et dociles qui se joignent à Québec "Solitaire"! Hé! hé!

    Ce que j'avance et soutiens, avant toute chose, c'est que la madame persiste à comparer des choux avec des poireaux! Et qu'elle évite surtout de mentionner les percées significatives faites par les femmes dans des domaines traditionnellement réservés aux hommes. Et que dans chacune des catégories d'emplois qu'elle tient à mettre en comparaison pour des raisons évidentes de dénigrement, hommes et femmes obtiennet les mêmes avantages sociaux et sont payés à salaire égal!! Déjà un bon pas de fait!! Policiers, policières=même salaire. Infirmiers,infirmières=même salaire.

    Quant à reconnaître et à établir les risques et les difficultés inhérentes aux métiers propres à ces diverses catégories d'emplois, diverses commissions sur l'équité salariale ont déjà statué!

    Faudrait-il à ce point niveler par le bas au point d'accorder le même salaire aux infirmières qu'aux médecins?!!

    Ce que je constate, c'est que c'est avec avec une telle logique, remarquable de par le fait qu'elle se trouve carancée et amputée du gros bon sens, que vous et Mme David abordez et soutenez vos propos?!... Franchement!...Québec "Solitaire" vous honore à coup sûr, M. Girard!!

  • David GIrard
    Inscrit
    lundi 8 mars 2010 15h39
    @ Marco
    Vous devriez peut-être faire une seconde lecture de l’article.(bis)

    Bonne re-relecture, bonne journée !

  • Doris Brulotte
    Abonnée
    lundi 8 mars 2010 23h26
    Y a pas que des infirmières...
    Il y a pleins d'autres métiers que les femmes peuvent faire plus payant même au gouvernement.

    Alors pourquoi se complaire dans la misère... Pour faire pitié ?

    BT

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