dimanche 5 septembre 2010 Dernière mise à jour 21h37


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Persécuter les piétons : la stratégie ne marche pas

Malgré les constats d'infraction et les campagnes de sensibilisation, le nombre de blessés et de morts est resté à peu près le même en 2009, selon la police de Montréal

En 2009, la route a fait 33 morts à Montréal, dont 18 piétons, soit le même nombre que l’année précédente.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
En 2009, la route a fait 33 morts à Montréal, dont 18 piétons, soit le même nombre que l’année précédente.
Les opérations de répression menées auprès des piétons montréalais ne semblent pas avoir les effets escomptés. Depuis trois ans, les policiers ont intensifié la distribution de constats d'infraction auprès des bipèdes délinquants et multiplié les campagnes de sensibilisation, mais le nombre de blessés et de morts chez les piétons est demeuré à peu près le même en 2009, révèle le bilan routier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rendu public hier. Pour certains observateurs, ces résultats sont la preuve que la coercition est un échec.

En 2009, la route a fait 33 morts à Montréal, dont 18 piétons, soit le même nombre que l'année précédente. Parmi les blessés, 1248 piétons l'ont été légèrement, soit 29 de moins que l'an dernier, alors que 87 l'ont été gravement, 9 de plus qu'en 2008.

Si les données sur cinq ans témoignent d'une tendance à la baisse, le bilan des deux dernières n'est pas particulièrement reluisant quand on sait que le SPVM a augmenté la distribution de constats d'infraction aux piétons afin de les forcer à plus de prudence. Avec l'arrivée de 133 nouveaux policiers affectés à la circulation, le nombre de constats d'infraction donnés aux piétons a doublé entre 2006 et 2009, passant de 5104 à 11 900.

L'inspecteur-chef Stéphane Lemieux, chef de la division de la sécurité routière au SPVM, reconnaît que les résultats sont moins probants que ceux anticipés. «Ça donne des résultats, mais franchement, j'aurais souhaité voir des chiffres beaucoup plus bas que ça, indique le policier. L'an prochain, j'espère qu'on va voir les fruits de nos efforts de prévention et de coercition.» Il y a deux ans, le SPVM avait justifié cette stratégie en faisant valoir que la moitié des piétons décédés n'avaient pas respecté le Code de sécurité routière. Hier, M. Lemieux n'a pas voulu s'aventurer à montrer du doigt qui, de l'automobiliste ou du piéton, était le plus délinquant.

Pour Pascoal Gomes, du Centre d'écologie urbaine, une seule conclusion s'impose: persécuter les piétons est une stratégie vouée à l'échec et le bilan dressé par le SPVM en est la preuve: «Les policiers affirment que la répression fonctionne, mais les faits et leurs chiffres démontrent le contraire, ce qui nous amène à dire que la vraie solution réside dans des aménagements favorables aux piétons.»

Médecin à la Direction de la santé publique de Montréal, Patrick Morency abonde dans le même sens, mais il arrive tout de même à voir des aspects positifs au bilan routier du SPVM. «On observe depuis cinq ans une réduction des blessés et des morts chez les piétons. Par contre, attribuer ça au nombre de policiers ou de contraventions, c'est absurde», dit-il.

Tout comme M. Gomes, il considère que s'entêter à privilégier la répression est une erreur. La solution est ailleurs, selon lui: la réduction de la circulation automobile et de nouveaux aménagements plus sécuritaires pour les piétons et les cyclistes réduiraient de façon beaucoup plus importante le bilan routier.

Les saillies de trottoirs

À titre d'exemple, les saillies de trottoirs ont fait leurs preuves. Lorsqu'on élargit les trottoirs aux intersections pour les faire déborder sur la chaussée, les automobilistes doivent ralentir pour négocier les virages et les piétons ont une moins grande distance à parcourir pour traverser la rue. Dans certains cas, on peut réduire de près du tiers la distance entre les trottoirs, la faisant passer de 21 à 8 mètres.

Réaménager la ville

Au fil des ans, la Ville de Montréal a redessiné plusieurs carrefours jugés dangereux. Dans son plan de transport, l'administration Tremblay a prévu une série de mesures pour rendre la ville plus conviviale aux piétons: rétrécissement de la chaussée et installation de feux à décompte numérique figurent au programme. On promet de réaménager 500 intersections d'ici 2016. Depuis 2007, 105 intersections ont été refaites et 66 autres sont maintenant à l'étude.

Reconstruire les trottoirs est une entreprise coûteuse, mais des solutions moins onéreuses comme l'installation de bacs à fleurs aux abords des intersections peuvent être envisagées. Outremont a choisi cette option et Rosemont-La Petite-Patrie explore cette solution, signale Marc Jolicoeur, directeur de la recherche chez Vélo Québec.

Vélo Québec vient d'ailleurs de publier un guide technique destiné aux employés municipaux, aux élus et aux professionnels qui veulent favoriser le transport actif dans leur ville. Croquis et photos à l'appui, ce guide présente un éventail d'aménagements pour une meilleure cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes.

Les aménagements exemplaires à Montréal existent, qu'il s'agisse de la rue Bernard ou de la place Valois, mais Patrick Morency croit qu'il importe maintenant d'intégrer ces concepts aux pratiques courantes et de profiter des travaux aux systèmes d'égout et d'aqueduc pour redessiner les intersections de façon systématique.











CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 26 février 2010 07h49
    La moitié des piétons étaient en tort
    Et combien d'automobilistes étaient aussi en tort? Ça, on ne le dit pas.

  • Jean Richard
    Abonné
    vendredi 26 février 2010 09h41
    SPVM - Une analyse incomplète et biaisée
    « Il y a deux ans, le SPVM avait justifié cette stratégie en faisant valoir que la moitié des piétons décédés n'avaient pas respecté le Code de sécurité routière. »

    Voilà la conclusion facile à laquelle le SPVM en arrive. Par exemple, si un piéton traverse ailleurs qu'à une intersection, il sera coupable, et l'automobiliste presque automatiquement innocenté. Dans ce 50 % d'accidents où le piéton n'a pas respecté le CSR, est-ce que l'automobiliste l'a fait ? En l'absence de moyens de mesure, il n'y a non culpabilité. L'automobiliste peut donc dépasser les limites de vitesse permises sans être inquiété (ce qui est pratique courante), tout comme il peut se soustraire à son obligation de faire tout effort raisonnable pour éviter l'accident puisqu'en l'absence de preuve, il est innocent.

    Un petit parallèle. Quel est le moyen de transport affichant les meilleures performances en matière de sécurité ? Réponse : l'avion. Or, comme par hasard, une des différences majeures entre l'approche du milieu aéronautique et celui de l'automobile quand il est question de prévention des accidents, c'est la notion de responsabilité. En aviation, le niveau de responsabilité est clairement défini à toutes les étapes du processus, depuis les ingénieurs qui ont dessiné l'appareil jusqu'au commandant de bord qui le pilote, en passant par les gens qui ont supervisé sa certification ou les techniciens qui en ont assuré l'entretien. Même les prévisionnistes météo doivent faire preuve d'une grande rigueur (et la météo aéronautique est nettement plus fiable et plus exacte que sa vis-à-vis publique).

    En cas d'accident, tout est passé à la loupe. Ainsi, dans un accident où les conditions météo seraient en cause, le commandant de bord ne pourrait pas se disculper en blâmant le mauvais temps, car il doit au départ avoir des connaissances météo, il doit les garder à jour et surtout, il ne peut pas décoller avant d'avoir pris connaissances des conditions météo prévues sur sa route. Il doit donc prouver son innocence et non l'inverse, et tout écart aux règles ou aux normes jouera contre lui.

    Avec l'automobile, c'est le contraire qui s'applique. Comme l'État est devenu à la fois législateur, assureur et arbitre, il a pratiquement écarté la notion de responsabilité, en grande partie pour réduire ses coûts, face à son impuissance à contrôler l'appétit vorace du milieu de la Justice. Les poursuites sans fin auraient facilement pu doubler le coût de l'assurance automobile et aussi, on s'est donné les moyens de les réduire au maximum. Le côté pervers de la chose cependant, c'est qu'on a probablement renforcé cette culture de la non-responsabilité de l'automobiliste. Il faudra sans doute bien des années pour changer les choses.

    Il y a des villes en Europe où, dit-on, cette responsabilité de l'automobiliste est entière et appliquée. Et ça donnerait des résultats positifs.

    Mais l'automobiliste n'est pas le seul dans le processus à échapper à ses responsabilités. Ainsi, la ville de Montréal fait preuve d'un sérieux laxisme, quand elle n'est pas carrément délinquante. Citons quelques situations : trottoirs mal dessinés, intersections mal conçues, pistes cyclables exécrables, tolérance du stationnement dans le périmètre des intersections (ce qui cause des problèmes de visibilité à ces intersections), tolérance des automobilistes qui s'arrêtent dans le couloir des piétons, excès de vitesse... Entre les vœux pieux du maire, qui prétend redonner la ville aux citoyens et les mesures qui iraient en ce sens, il semble y avoir une distance quasi infranchissable.

    C'est probablement plus payant de faire tourner la machine à monnaie - les constats d'infraction, même si on sait que cette culture de la punition payante ne mène pas à grand chose, en plus d'être inéquitable.

  • Patou
    Inscrit
    vendredi 26 février 2010 10h08
    Les jaunes et les rouges
    J'ai bien hâte de voir le SPVM attitrer des agents pour surveiller les automobilistes qui accélèrent sur la jaune et qui qui traversent même sur les premières secondes de la rouge. Un petit cinq minutes coin St-Denis / Mont-Royal vous en fera voir...de toutes les couleurs!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 26 février 2010 11h24
    Et les intersections?
    Pour continuer à se plaindre des automobilistes: qui arrête correctement aux intersections? Pour traverser, un piéton devra souvent zigzaguer entre les véhicules. Pas plus tard qu'hier, alors que je passais devant un de ces véhicules, il s'est mis à reculer, conscient qu'il était trop avancé, mais c'était alors qu'un autre piéton passait derrière. J'ai dû crier et taper sur le capot pour qu'il arrête de reculer.

    Et quel véhicule va arrêter correctement, avant le trottoir, alors qu'il sort d'une ruelle ou d'un stationnement?

  • alain lavoie
    Inscrit
    vendredi 26 février 2010 13h04
    argument
    Tellement béton de s'en prendre au piéton.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 26 février 2010 14h01
    Mollusques et blindés
    Les mollusques se concentrent au milieu, les blindés arrivent de la périphérie. Au centre, je suis ce que je suis, mollusque, et je marche sur un pied de guerre en croisant les blindés. Quand je me fais blindé, je me refuse systématiquement le centre-ville qui n'est pas mon domaine, un point c'est tout. Et ce n'est pas difficile: je prends le métro et je n'ai pas peur; au contraire, entre mollusques inconnus, la rencontre est instructive, fascinante, le temps de croiser nos regards dans le grand tunnel. En périphérie, on est blindé beaucoup par nécessité, c'est "le tout à la voiture" comme les Français disent "le tout à l'égout". Mais je sais que ce n'est pas normal, c'est tout sauf normal, alors je tends à avancer au rythme du mollusque que je suis à pied, avec mon épicerie sur le dos.

  • Jacques Tremblay
    Abonné
    vendredi 26 février 2010 14h05
    Priorité absolue aux piétons
    Il existe pourtant des principes bien simples: une automobile c'est très lourd et très dur; un piéton c'est plus mou, disons. L'un et l'autre ne peuvent se trouver en même temps au même endroit sans que ça fasse des dégâts. Le gros de ceux-ci auront lieu sur le piéton. C'est l'automobile qui tue le piéton et non l'inverse. Évidemment, on peut demander au piéton de regarder à gauche et à droite avant de traverser une rue, histoire de voir s'il ne se présenterait pas un automobiliste pressé. Le problème c'est surtout l'automobiliste pressé. C'est pourquoi je pense qu'il est EXTRÊMEMENT dangereux de traverser à une intersection. Pourquoi? Parce que c'est là que l'automobiliste est le plus pressé. Il faut absolument qu'il «pogne» sa lumière!! Ailleurs qu'à une intersection, le piéton peut voir venir de loin. Au feu de circulation, il lui faut avoir des yeux tout le tour de la tête: ça vient d'en arrière, d'en avant, de droite et de gauche. La sagesse commande de traverser quand il n'y a personne qui vient, mais comment y parvenir si aux intersections tous viennent... vite? Le moment le plus sûr pour traverser à une intersectiion c'est quand le feu est... rouge pour le piéton et que les autos qui viennent à droite et à gauche sont encore loin. Mais c'est précisément ce moment que les policiers choisissent pour punir le piéton intelligent. Alors la plupart des gens qui traversent aux intersections en attendant le feu vert se lancent aveuglément en se disant que les automobilistes vont arrêter. En traversant ailleurs qu'à un feu rouge, on est obligé de maintenir une vigilance de tous les instants si on veut éviter d'être heurté. Cependant on risque ici encore de se heurter soi-même à un aimable policier.

    Alors, comment éviter tous ces dangers?
    Éduquer le piéton dès la plus tendre enfance: apprendre que les automobilistes sont très dangereux et qu'il faut avoir très peur de traverser une rue. Apprendre à se servir toujours de son intelligence et surtout à ne pas obéir mécaniquement à des signaux lumineux ou à des injonctions réglementaires. Enfin, il faudrait contraindre les automobilistes à immobiliser immédiatement leur véhicule aussitôt qu'un piéton met un pied dans la rue, ce que j'ai vu en Ontario, à Boston et même à Paris. Je sais que ça va m'indisposer beaucoup quand je conduis une automobile, mais ça nous rappellera à tous que nous n'avons pas sept vies comme lorsqu'on joue au Nintendo.


  • Abonné
    samedi 27 février 2010 10h17
    La sécurité routière
    Lorsque j'étais enfant, on m'a enseigné la prudence, à regarder deux fois plutôt qu'une, et que la rue permettait aux véhicules de se déplacer. Je ne devais pas jouer dans la rue, et lorsque je faisais du vélo en piste partagée (car il n'y avait pas de pistes cyclables dans les années 50 et 60 ) je devais circuler le plus à droite possible de la chaussée. Alors quand je lis: que la façon la plus sécuritaire de traverser une intersection, c'est de le faire quand le feu est rouge, je n'en reviens tout simplement pas. Ces derniers temps, une tendance semble prendre force, on doit, comme société, accepter que pour les cyclistes et les piétons le Code de la Sécurité routière ne les concernent pas, qu'ils ont tous les droits et aucune obligation.
    Vraiment dangereux et déplorable comme attitude!!!

  • Charlottebise
    Inscrite
    samedi 27 février 2010 13h45
    Les feux rouge ne veulent plus rien dire...
    Innombrables, le nombre d'automobilistes que j'ai vu passer sans s'arrêter aux feux rouge, depuis quelques années. Et ça va toujours en s'amplifiant. Jamais personne pour leur donner une contravention et les épingler. Alors le renforcement aidant, ils continuent et de plus belle. C'est criminel, irresponsable, imbécile et whatever. Vous ne me direz pas que ces automobilistes là qui n'ont pas une minute pour s'arrêter à un feu rouge, au coin d'artères importantes, pensent qu'ils pourraient tuer un piéton en agissant ainsi. On dirait qu'ils jouent à un jeu interactif virtuel. Les automobilistes ne sont pas en cause, on va pourchasser les piétons. wow ! Encore plus de renforcement pour justifier ces tueurs-là à passer encore plus sur la rouge. Les piétons n'ont juste pas à se trouver devant leur voiture en marche. Mais comme dit l'une des personnes qui commente ci-dessus, il y a une différence entre une voiture en marche et un piéton: la voiture est plus grosse et plus susceptible de faire mal au piéton.

  • Paul Racicot
    Inscrit
    dimanche 28 février 2010 15h25
    La paranoïa est la mère de la prudence
    Étant piéton, j'ai adopté deux principes de survie en milieu automobile...
    1. Tout conducteur, peu importe les raisons, est un tueur potentiel.
    2. Le piéton est sa victime préférée. (Car il est cet obstacle mobile qui causera le moins de dommages à sa bagnole, animaux domestiques exceptés).

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    dimanche 28 février 2010 22h29
    À M. Racicot
    Étant piéton, cycliste et même parfois automobiliste, permettez-moi de vous contredire: les cyclistes sont beaucoup accessibles que les piétons comme victimes; ils sont donc préférables.

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    lundi 1 mars 2010 00h05
    Une chance qu'on n'a pas le virage à droite sur feu rouge!!
    Imaginez un peu le carnage si Montréal avait adopté cette politique absurde !!??

  • TRIPOD
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 14h18
    On a le virage à droite sur feu rouge à LAVAL ...
    On a le "très grand bonheur" d'avoir le virage à droite sur feu rouge à LAVAL et, autant les piétons que les cyclistes, nous nous faisons littéralement "virer" les autos sur le bout des pieds ! Où est la notion de l'arrêt obligatoire avant le virage, celle de la priorité aux piétons et aux cyclistes et celle enfin du simple savoir-vivre ! En plus, nous avons une signalisation pour les piétons, qu'est-ce que ça serait, si nous n'en avions pas ?

  • Magnolia
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 16h24
    Sensibiliser qui au juste ?
    « La rue, ça se partage... prudemment ! », dit l'affiche. Ah ben... comme ça les automobilistes doivent partager la rue avec nous ? Aïe ! Sont-ils habitués à partager la rue ? Les a-t-on habitués à la partager ? Poser la question c'est y répondre. Être piéton ou cycliste à Montréal, c'est vivre avec le risque constant de se faire frapper. Être automobiliste à Montréal, c'est être libre de se conduire en roi et maître dans une ville qui a été conçue pour nous, et se sentir tout à fait légitime, le cul paresseux bien au chaud dans sa carcasse de métal, d'abuser de sa force sur le piéton mou et vulnérable. « Tasse-toi de là ou je t'écrase !! », semblent dire avec arrogance plusieurs d'entre eux. Devant ce régime féodal totalement dépassé en 2010, les piétons ont commencé à se rebeller et vont continuer à le faire TANT QUE LA VILLE N'AURA PAS MODIFIÉ SON AMÉNAGEMENT URBAIN.

m'inscrire
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
14 réactions
0 vote Voter
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Publicité

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2010