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Le foulard et l'égalité

Micheline Dumont - Historienne  22 février 2010  Actualités en société
Au Québec, l'égalité entre les hommes et les femmes est bien précaire et récente. L'égalité politique date de 70 ans. L'égalité dans la société conjugale de trente ans tout au plus, comme l'égalité éducative. On attend toujours l'égalité économique pour ne rien dire de l'égalité culturelle. La violence à l'endroit des femmes est un phénomène endémique, et des hurluberlus affirment le plus sérieusement du monde que «le féminisme est un crime contre l'humanité».

Majoritaires au collège et à l'université, les jeunes femmes n'arrivent pas à transformer leurs succès scolaires en succès sociaux et économiques. Ignorantes ou partiales, les femmes qui ont «réussi», surtout celles qui travaillent dans les médias, ne comprennent pas la nécessité de la lutte féministe, et même la décrient. Les féministes se mettent en marche en 2010 pour que la lutte continue, mais, dans quelques jours, tout le monde va se demander, goguenard, «le 8 mars est-il encore nécessaire?».

Valeur fondamentale

Depuis quelque temps, dans le tourbillon causé par la querelle sur l'identité québécoise et la prétendue nécessité d'une charte de la laïcité, on ne compte plus les ténors des deux sexes qui viennent proclamer, la main sur le coeur, que «l'égalité entre les hommes et les femmes, ce n'est pas négociable au Québec» et que «cette égalité constitue une valeur fondamentale de la société québécoise».

Je crois que les femmes des 350 dernières années ne s'en sont pas aperçues. Or, je me demande vraiment pourquoi ces affirmations ne sont exprimées que dans les discussions autour du voile islamique. Et je ne résiste pas à la tentation de citer cette phrase extraite d'un rapport belge sur le foulard des femmes islamistes et l'engagement public: «Il y a quelques années déjà, un rapport du gouvernement fédéral mettait en garde contre cette tentation de réduire la question de l'interculturel à l'interreligieux, la question de l'interreligieux à l'islam et la question de l'islam au foulard.»

Je pense que la situation n'est pas différente ici. Cette fixation a des significations inquiétantes. D'où vient cette colère contre le voile? Et ayant dit cela, je suis profondément persuadée que le voile est un signe de l'infériorité des femmes. Mais ce débat nous empêche sans doute de considérer le plus important.

Égalité acquise?

Pour en revenir aux déclarations émues sur l'égalité entre les hommes et les femmes, l'égalité serait acquise, elle constituerait la base de la société québécoise? Je suis très contente de l'apprendre. On peut donc s'attendre à ce que, désormais, tout le monde se mobilise pour enrayer la violence conjugale, pour améliorer le salaire des milliers de femmes qui travaillent au salaire minimum et dans des conditions précaires; que l'on va cesser de ne parler que des 66 % de jeunes femmes qui étudient la médecine et que les médecins vont cesser de se lamenter sur la féminisation de leur profession.

Savez-vous quelle est la profession où se retrouve le plus grand nombre de femmes? Le secrétariat! Il y a plus de 100 000 secrétaires au Québec. Connaissez-vous les conditions salariales des secrétaires? Et si l'on ajoutait les caissières, les préposées aux bénéficiaires, les serveuses de restaurant, les coiffeuses, etc., toutes ensemble (et on frise le million de personnes), elles n'arrivent pas à gagner le salaire de trois présidents de banque.

L'égalité entre les hommes et les femmes n'est pas menacée par le foulard de quelques milliers de femmes. Elle est menacée par le système économique, par la tradition politique, par les aménagements privés entre les hommes et les femmes (domestiques, sexuels, émotifs), par l'industrie médiatique et cosmétique, par l'importance économique de la guerre et de l'empire des armements. Sur le front de l'égalité, il serait temps de passer aux choses sérieuses.

***

Micheline Dumont - Historienne
 
 
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  • Monia Ayachi
    Inscrite
    lundi 22 février 2010 01h06
    Bravo Mme Micheline!
    Mme Micheline,
    J'ai beaucoup attendu pour qu'une femme québécoise, intellectuelle et libre s'exprime haut et fort sur les vraies impasses de l'égalité homme et femme avant le 8 mars.
    Mes sincères et respectueuses salutations

  • Yves Alavo
    Abonné
    lundi 22 février 2010 05h41
    Au moins l'équité
    Oui nous avons encore du chemin a faire car les llis sur l'équité salariale ne sont pas encore appliquée. Les administrations ne veulent pas régler cette inégalité qui plombe largement les rapports et les relations professionnelles.

  • François Lafontaine
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 08h18
    Une variable cachée
    Au Québec, Le débat sur la burqa, le voile et les signes religieux a en effet quelque chose de suspect. On a jamais aussi intensément parlé collectivement d'égalité des sexes. Pourquoi les hommes québécois s'intéressent-ils soudainement à la domination masculine et la liberté ds femmes? Ici, on serait prêt à reconnaître la domination infligée par l'autre, c'est-à-dire l'homme musulman, tout en étant incapable de reconnaître (ou pour mieux méconnaître) les formes traditionnelles de domination masculine dans la société québécoise, celles qui sont imputables à l'homme québécois de souche et qui perdurent toujours. Ainsi l'homme québécois trouvent-ils un moyen de diversion pour cacher sa propre domination aussi bien qu'un moyen de communication pour verbaliser sa xénophobie.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 08h34
    «66 % de jeunes femmes qui étudient la médecine»
    On sait que les femmes-médecins pratiquent beaucoup moins d'heures dans leur carrière que les hommes. Considérant le cout de formation d'un médecin et le manque de médecins, est-ce qu'on peut se questionner sur cette surreprésentation féminine?

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 22 février 2010 08h39
    Tant d'autres voiles à soulever
    Oui, il fallait que quelqu'un fasse le lien entre cette fixation sur le voile avec "la main sur le coeur" au nom de la prétendue égalité homme-femme et tout ce qui est négligé d'un autre côté sur la réalité des inégalités en risquant de céder à la tendance à "réduire la question de l'interculturel à l'interreligieux, la question de l'interreligieux à l'islam et la question de l'islam au foulard". Il n'y a peut-être au Québec qu'une seule femme intellectuelle qui ait ressenti le besoin de relativiser la question du voile par rapport aux autres inégalités entre les femmes et les hommes, mais il y en a au moins une.

  • Francois Bouchard
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 08h46
    La poutre dans l'oeil
    Voilà l'opinion d'une militante plutôt que celle d'une historienne. Le foulard islamique constitue le drapeau d'un certain fondamentalisme opprimant, par définition, et pour les femmes en particulier. Ça n'a rien à voir avec une simple coquetterie. Je crois plutôt qu'il s'agit d'un (autre) aveuglement stratégique des paléo-féministes québécoises en mal de recrutement. Elles préfèrent fermer les yeux sur une grossière manipulation par personnes interposées, car elles pourraient poser ensuite comme les saintes innocentes victimes des méchants barbus, au cas où... Elles ont justement le vent dans les voiles, avec un député à Québec, qui est 'beau bonhomme' d'après Françoise David, co-chef d'un parti soi-disant féministe!

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    lundi 22 février 2010 09h27
    Une seule chose à ajouter
    Dans cette deuxième phase du travail vers l'égalité, vous trouverez des hommes prêts à vous aider et à collaborer pour l'atteinte de vos objectifs. Certains ont eu le temps de réaliser à quel point les rapports égalitaires sont enrichissants, souvent complémentaires et gages de succès, tant au sein de la famille que dans les entreprises et le monde des affaires. Il n'y a que le monde politique, gravement malade, qui n'en a pas encore profité.

  • Francois Dorion
    Abonné
    lundi 22 février 2010 09h39
    Égalité?
    Il ne faut pas oublier que les femmes qui portent le foulard blanc sont les esclaves

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 09h57
    Sous-payées les secrétaires?

    L'ordre des ingénieurs cherche une secrétaire.

    http://www.droit-inc.com/tiki-view_tracker_item.ph

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 22 février 2010 10h05
    Mélange des genres
    Depuis quand le quantitatif l'emporte sur le qualitatif? Mme Micheline Dumont écrit que: “L'égalité entre les hommes et les femmes n'est pas menacée par le foulard de quelques milliers de femmes.” Drôle de raisonnement! Et quel angélisme! Et quand elles se mettront à porter la bourka ou le niquab?

    Les immigrants et les immigrantes qui veulent continuer à vivre au Québec de la même façon qu’ils vivaient dans leur pays d’origine (par leur habillement et leur comportement dans l’espace public) ne se donnent pas beaucoup de chances de s’intégrer au Québec et d’être bien acceptés dans la société québécoise. Ils envoient le message qu’ils ne veulent pas réellement être des nôtres puisqu’ils tiennent tellement à se différencier sur la place publique, là où le NOUS se manifeste, dans la société.

    Certaines religions sont plus que des affaires purement personnelles entre soi et une instance divine. Ainsi, dans l'Islam, le principal message du Coran est l'absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie sociale, juridique et politique de la collectivité. Dans la religion juive ultra-orthodoxe, il y a cette volonté de sacraliser jusqu'aux actions quotidiennes les plus banales et de souligner sans cesse l'absolue suprématie de Dieu.

    Par effet d’association, l’attitude des personnes immigrantes qui agissent en public selon ce qu’elles croient être des obligations divines auxquelles elles ne peuvent déroger nuit considérablement à l’intégration de ceux de leurs compatriotes qui font de l’exercice de leur religion une affaire privée se manifestant dans leur logis ou dans leur lieu de culte.

    Qu’on le veuille ou non, les dérives de quelques-uns déteignent sur tous.

    Le vieux dicton: “À Rome, comme les Romains” contient une certaine sagesse.

  • Martin Dufresne
    Abonné
    lundi 22 février 2010 10h14
    Merci
    Merci beaucoup Madame Dumont pour cette frappe préventive contre les propos lénifiants et les miroirs aux alouettes auxquels nous ont habitué les médias à l'approche du 8 mars. Non, l'égalité des sexes est loin d'être réalisée - beaucoup d'indicateurs marquent même un recul pour les filles et les femmes - dévoilées comme voilées. C'est entre autres parce que la misogynie est devenue un élément accepté de notre paysage, sans cesse réattisée dans les messages adressés à la population, et que trop peu d'hommes ont le courage de s'en démarquer publiquement.

  • michel lebel
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 10h20
    Non discrimibation et égalité
    Je préfère la notion de non discrimination à celle d'égalité. La première est plus facile à cerner, elle est souvent juridique. La seconde, l'égalité est essentiellement philosophique, fluide , non mathématique, non assimilable au "même". Au Québec, la société me semble passablement égalitaire, mais évidemment tout n'est pas parfait, des activités, des emplois, pour diverses raisons, sont quasiment réservés soit aux hommes, soit aux femmes. La question est fort complexe et est souvent liée à des comportements historiques et culturels. Les lois peuvent changer, les mentalités aussi, mais celles-ci changent souvent bien lentement.

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 22 février 2010 11h02
    Que dit-elle?
    Madame Dumont dit bien qu'elle est "profondément persuadée que le voile est un signe de l'infériorité des femmes" mais son propos porte ici sur la question de l'égalité qui d'après elle n'est pas menacée par le foulard mais "par le système économique, par la tradition politique..." Elle suggère aussi je pense que si l'égalité entre les femmes et les hommes était acquise au Québec, la question du voile ne se poserait pas de la même façon. Je ne crois pas qu'elle dise que le port du voile n'a aucune importance. Avant de rejeter son intervention, pourquoi ne pas s'assurer de bien la comprendre , au risque de devoir sortir un moment des sentiers plusieurs fois battus depuis quelques semaines...

  • René Girard
    Abonné
    lundi 22 février 2010 11h46
    À Dumont et Dufresne
    Ce qui est sans cesse réattisé dans les médias ce sont les à-plat-ventristres comme vous monsieur Dufresne qui prétendez bien défendre l'égalité hommes-femmes alors que vous supportez de voir des femmes attichées d'un vêtement qui crie leurs soumissions.

    Votre réflexion madame Dumont flotte dans l'ambiguïté. D'abord vous présentez l'égalité hommes-femmes comme une réalisation précaire et récente, tout le monde est d'accord là-dessus. Par la suite ça se gâte. Vous reprochez aux femmes qui ont 'réussi' de considérer que la lutte féministe n'est plus nécessaire et qu'elles 'la décrient'. Je n'ai pas entendu ça nulle part ailleurs que dans votre lettre. Et vous ajoutez en plus qu'après le 8 mars prochain 'tout le monde va se demander goguenard "le 8 mars est-il encore nécessaire"? À quoi vous sert d'avancer de telles inepties? Toute personne relativement saine d'esprit ne doute de la nécessité du combat pour l'égalité entre les hommes et les femmes et c'est pour cela qu'il faut être vigilant pour ne pas laisser passer la moindre contrainte à cet égard. Cette vigilance est tellement importante que j'opterais pour un raisonnement à l'inverse du rapport de Belgique. Cette question du voile n'est pas un problème anodin qui résulte de la réduction de l'interculturalisme à l'interreligieux et de l'interreligieux à l'islam et de l'islam au foulard. Ce foulard est la marque d'une soumission de la femme à l'homme à l'intérieur de l'islam qui envoie un message à toute la société de l'intolérance vis-à-vis l'égalité hommes-femmes.

    Vous reprochez 'aux ténors des deux sexes' de 'proclamer la main sur le coeur' que 'l'égalité entre les hommes et les femmes ce n'est pas négociable au Québec' et que c'est même une 'valeur fondamentale'. Qu'y a-t-il là de reprochable? N'est-ce pas cela que nous voudrions tous? C'est une valeur fondamentale récente madame Dumont, pas depuis 350 ans, depuis qu'on a mis l'Église catholique misogyne en-dehors de nos institutions publiques. Ça fait même pas 50 ans. Et on a encore du chemin à faire. L'égalité n'est pas acquise madame Dumont. Et c'est justement pour cela qu'il faut continuer de proclamer, la main sur le coeur, son importance.

    Le combat pour l'égalité hommes-femmes c'est aussi le combat contre la "laïcité ouverte" qui ouvre la porte aux accommodements irraisonnables provenant de religieux misogynes. Faudrait pas revenir à la situation qu'ont vécu les femmes, et les hommes par ricochet, du temps où régnait la religion catholique. Les femmes étaient soumises aux hommes par décret évangélique contre nature. Et les hommes obtenaient ainsi une supériorité sur elles qui les faisaient agir bien souvent comme des bêtes. C'est vers ça que vous voulez revenir?

  • simon-be
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 13h26
    J'abandonne
    Depuis le début des débats autour des accommodements ou de la laïcité, je prenais toujours une position pro-laïcité: contre la burka, contre le cours ecr, contre le créationnisme, contre le meurtre de médecins pratiquant des avortements, contre la majorité des accommodements religieux (surtout ceux qui touchaient la séparation homme-femme: saaq, policière, vitres givrées, ségrégation dans les piscines et plage etc).

    Mais en lisant ce texte j'ai eu une idée soudaine. Plutôt que de défendre des idées qui perdent du terrains devant le réenchantement du monde, je vais me replier sur moi-même. Pas un repli sur moi-même dans le sens de repli sur ma race, un repli strictement individuel. Je n'aime pas ce que je vois? je regarde ailleurs. Des femmes portent le voile ou la burka? Pas mon problème, pour autant que MOI je puisse me baigner avec des amiEs si j'en ai envie. Pour autant que MOI (pas mon voisin, seulement MA personne) je puisse encore manger du porc ou boire de l'alcool simplement parce que j'en ai envie je serai parfaitement silencieux.

    Avant, même si je suis contre le voile, j'étais très hésitant à défendre son interdiction. J'étais plutôt d'accord avec ceux qui disait que l'interdire c'est comme l'obliger. Maintenant j'ai la solution; l'indifférence. La seule personne que je vais défendre, c'est MOI, la seule cause que je vais défendre, c'est MOI. Si on apprend qu'un régime totalitaire traite ses femmes comme des citoyens de 2e ordre ou entreprend nettoyage ethnique, je serai contre toute intervention, militaire ou autre. La bonne nouvelle c'est que si on réussit a être parfaitement neutre on ne se fera plus d'ennemi sur la scène internationale.

    Simon Bélanger

  • Normande Poirier
    Inscrite
    lundi 22 février 2010 13h27
    Pas de tolérance pour les intolérants!
    Il est clair que l'expression « égalité entre les sexes » n'a pas le même sens pour tout le monde et peut prêter le flanc à toutes sortes de critiques.

    Dans le monde occidental, selon moi « égalité homme femme » signifie « égalité de droits » et « égalité devant la loi ». Que tous les mécanismes pour réaliser cette égalité dans les faits n'aient pas encore été mis en oeuvre est autre histoire. Il y a du chemin à faire, comme le souligne madame Dumont.

    Par ailleurs, la Déclaration des droits de l'homme adoptée par l'Organisation de la conférence islamique affirme la supériorité de l'homme musulman et de la communauté musulmane. Cette déclaration, dont les dispositions sont soumises à la Charia, garantit une égale dignité pour tous, mais reste muette sur la question des droits égaux pour tous. Dans plusieurs pays (dont la Turquie), le foulard islamique est reconnu comme un symbole d'inégalité entre les hommes et les femmes. Pourquoi en serait-il autrement au Québec qui n’a aucune tradition islamique?

    Selon moi, pour éviter les dérives, on devrait parler d’« égalités des droits entre hommes et femmes » et éviter le raccourci « égalité homme femme ».

  • Ramlah
    Abonnée
    lundi 22 février 2010 15h25
    les symboles ça existe.
    «L'égalité entre les hommes et les femmes n'est pas menacée par le foulard de quelques milliers de femmes.»
    Re Micheline Dumont – Historienne

    Est-ce qu’on peut s’entendre sur le fait que si l’égalité totale entre les hommes et les femmes n’est pas acquise au Québec, nous sommes quelques siècles en avance sur ce qui se pratique dans l’Islam. Les femmes voilées et ceux qui veulent qu’elles restent voilées ne sont pas rendus là où on est déjà et proposent plutôt de reculer.

    Nous n’avons pas vraiment besoin de nous faire dire qu’on se trompe de cible en honnissant le foulard et toutes ses variantes. Le régime économique, social, matrimonial profondément machiste dont les femmes voilées se font les porte étendard, est contraire à ce à quoi nous aspirons, si nous n’y sommes pas rendus. C’est faire bien peu de cas de la valeur symbolique de ralliement des uniformes, drapeaux, étendards, brassards, tatouages qui ont toujours été exhibés pour affirmer son appartenance, ses croyances, ses valeurs ou sa supériorité. Est-ce qu’on serait indifférent aujourd'hui au fait de voir des milliers de jeunes hommes arborer des croix gammées et des uniformes nazis?

    Il existe une telle chose que des emblèmes, des étendards, des logos qui sont des signes clairs et compris par tous comme étant porteurs d’opinions, de valeurs, de missionariat. Le voile imposée aux femmes musulmanes comme signe visible de leur chasteté n’a rien de commun avec les costumes des communautés religieuses dans lesquelles les gens entrent librement.

    Au-delà du thème du foulard, pourquoi prêcher l’ouverture envers des gens qui font tout pour entretenir la différence? De quelle ouverture parle-t-on lorsque nos façons de nous vêtir sont considérées indécentes? De quelle ouverture parle-t-on lorsque des gens ont des interdits alimentaires si stricts qu’il est impossible de partager un repas avec eux?

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    lundi 22 février 2010 18h11
    Au-delà du foulard!
    « Au-delà du thème du foulard, pourquoi prêcher l’ouverture envers des gens qui font tout pour entretenir la différence? De quelle ouverture parle-t-on lorsque nos façons de nous vêtir sont considérées indécentes? De quelle ouverture parle-t-on lorsque des gens ont des interdits alimentaires si stricts qu’il est impossible de partager un repas avec eux? »
    Mme Francine, j’étais invité chez des québécois et ils étaient invités chez moi, on n’a pas partagé le vin et le porc mais on a partagé le pain et le fromage...., les soucis humains, les histoires des hommes et des femmes, les problèmes d’enfants, d’environnement, de travail...
    Des sentiments…des rires…des soupirs…Une spontanéité humaine sans complexe.
    Qu’appelle-t-on ce phénomène ?

  • Minona Minona
    Inscrite
    lundi 22 février 2010 18h58
    Tolérance et indifférence
    Le commentaire ironique de Simon-be sur l'indifférence m'a fait réaliser quelque chose. Le fait de critiquer le voile est perçu comme du racisme alors que le fait de s'opposer à son interdiction dans les institutions publique est vu comme une preuve de tolérance.

    Et si dans certains cas, la tolérance n'était que de l'indifférence? Je ne crois pas que ce soit le cas de Mme Dumont mais combien de personnes disant "Vivre et laisser vivre" pensent en réalité "Tant que vous me laissez vivre, les autres peuvent bien se débrouiller tout seuls"?

    Alors que certaines personnes semblent croire qu'un homme qui affirme être préoccupé par l'égalité des sexes est forcément hypocrite, il faudrait croire aveuglément que quiconque ne voit pas dans le voile islamique une menace pour les femmes est forcément plus tolérant et plus soucieux des droits des femmes?

    Par ailleurs, croire qu'un symbole chargé d'une idéologie misogyne ne menace pas les femmes c'est ignorer volontairement le pouvoir des symboles. Et si on remplaçait le mot "voile" par le mot "pornographie", est-ce que le discours serait le même? Si on remplaçait tout les voiles par des T-shirt où on pourrait lire "Je ne suis qu'un objet"? Dans cet exemple, ce serait pourtant clair pour tout le monde que l'on vise le symbole et non celle qui le porte.

    Les droits des femmes sont menacés par beaucoup de choses. Elles ne viennent effectivement pas toutes de l'étranger et il faut balayer devant sa propre maison. Cependant il nous faut prendre conscience de toutes les sources d'oppressions car, loin de se faire concurrence, elles se renforcent les unes les autres, même celles qui semblent opposées comme le code vestimentaire islamique et la pornographie.

  • Normande Poirier
    Inscrite
    lundi 22 février 2010 20h23
    Merci Madame Ouellet!


    Vos remarques sur les symboles sont très justes et bien senties. Plusieurs pays – dont la Turquie, un pays de tradition islamique, qui interdit le port du voile dans les institutions de l’État – ont reconnu que le foulard islamique est un symbole de l’inégalité entre les hommes et les femmes.

    Au Québec, nous avons déconfessionnalisé les écoles, l’État et les institutions. Cependant, il ne faut pas oublier que la religion catholique fait partie de l’héritage de valeurs morales que nous ont légué nos ancêtres. La religion catholique est encore la religion de la majorité québécoise. Et si nous avons décroché le crucifix des salles de classe, ce n’est certes pas pour le remplacer par des étendards islamiques autoportés.

    Certains idéologues s’accordent pour trouver la présence du crucifix suspecte à l’Assemblée nationale, alléguant que, si on permet le crucifix, on devrait aussi permettre les symboles des autres religions. En mettant sur le même pied, culture québécoise et autres cultures récemment implantées au Québec, ce raisonnement, sous couvert de tolérance et d'ouverture, fait insulte au peuple québécois, à ses traditions et à son patrimoine.

  • Mario Jodoin
    Inscrit
    lundi 22 février 2010 20h32
    Bravo !
    Bravo pour ce texte, Mme Dumont !

    Qu'on soit d'accord ou pas avec votre texte, je trouve important de rappeler, comme vous le faites, que le supposé attachement de tous à l'égalité des hommes et des femmes est suspect quand il ne sert qu'à promouvoir l'interdiction du port du foulard dans la fonction publique, sans être accompagné de propositions concrètes pour éliminer les écarts gigantesques qui demeurent encore dans la situation socio-économique des hommes et des femmes.

    À Francine Ouellette

    «Est-ce qu’on serait indifférent aujourd'hui au fait de voir des milliers de jeunes hommes arborer des croix gammées et des uniformes nazis?»

    Bravo à vous aussi ! Vous êtes la première à avoir atteint le point Godwin sur cette page !

  • Passeport rouge
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 09h40
    Nuances.
    Madame Dumont,

    Je vous remercie pour ce rappel à l'ordre et pour votre magnifique livre "Le féminisme québécois raconté à Camille", publié aux Éditions du Remue-Ménage. Votre essai devrait être lu par tout le monde et inclus dans les programmes de cours d'histoire.

    Cependant, je ne suis pas d'accord lorsque vous affirmez que "L'égalité entre les hommes et les femmes n'est pas menacée par le foulard de quelques milliers de femmes." Que faites-vous de l'égalité des droits des femmes musulmanes québécoises et canadiennes? Le foulard, le hijab, le niqab et la burqa sont des symboles d'une inégalité institutionalisée par la charia à laquelle les femmes musulmanes d'ici sont appelées à obéir par les imams islamistes. Selon la loi coranique. la femme est mineure à vie, sous la constante tutelle d'un homme, père, frère, oncle, mari. Cela ne vous rappelle-t-il pas le statut de la femme canadienne lorsque notre pays a été crée? Vous écrivez à la page 15: "En 1867, au moment de la Confédération, on a pris soin d'écrire dans la Constitution que seuls les hommes sont des personnes."

    Nos lois ont évolué. Nous avons combattu plus de 150 ans pour en arriver où nous en sommes aujourd'hui. Seulement, nous avons devant nous l'énorme défi de perpétuer ce combat avec les canadiennes et québécoises musulmanes pour s'assurer qu'elles peuvent bénéficier des mêmes droits que nous. La lutte idéologique est de taille. Les lois de la charia découlent du Coran, sont des lois dites "d'inspiration divine" et jugées supérieures à nos lois séculaires et parlementaires. Nos lois nous font avancer vers une modernité encore meilleure et parlent de valeurs universelles telles que la démocratie, la séparation de la religion et de l'état, l'égalité entre les hommes et les femmes et la liberté d'expression, valeurs que les intégristes rejettent. Selon eux, les lois de la charia sont immuables parce que parole divine. Les musulmans progressifs et libéraux sont silencieux, du moins sur la place publique. Pourtant, nous avons besoin de leur point de vue pour combattre les discours de ceux qui accusent de "racistes", "d'islamophobes", "de nationalistes ethniques", etc. tout ceux et celles qui veulent protéger des valeurs que nos lois nous ont aidé à actualiser dans nos comportements.

    J'ai vécu deux ans dans un pays musulman. Pour moi, le voile est beaucoup plus qu'un symbole religieux. C'est un symbole du statut légal de la femme musulmane. Quand nous parlons de l'égalité de la femme au Canada et au Québec, pour moi il est important d'inclure la femme de religion musulmane. Il est important de ne pas créer un double standard: d'une part, les femmes qui sont soumises aux lois de leur religion et, d'autre part, les autres qui obéissent aux lois séculaires et parlementaires discutées démocratiquement qui s'appliquent à la fois aux femmes et aux hommes.

    Suzanne Gagnon
    Auteure de "Passeport rouge".

  • femme
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 21h25
    une femme libre
    En lisant vos commentaires j'ai réalisé qu'il y a une fausse interprétation du port du voile.

    Je suis une jeune femme célibataire et qui porte le voile (donc pas de mari pour me l'imposer), mon père également ne la pas fait puisque j'ai deux soeurs qui ne le porte pas.

    Loin d'être un acte de soumission le port du voile pour moi est un acte de foi qui me situe dans ma relation personnelle avec Dieu.

    En islam le port du voile permet à la femme de sortir du monde de communication fondé sur la séduction, la femme peut ainsi s'exprimer en tant qu'être humain tout en valorisant sa féminité.

    Également, la femme en islam n'est pas soumise ni inférieure à l'homme au contraire elle est valorisée, respectée et libre.

    Je demande juste que vous laissez vos préjugés de coté et de nous ouvrir vos coeurs, ainsi nous avons beaucoup à gagner au nom de l'humanité.

    Je me demande finalement pourquoi on accepte tous les codes vestimentaires sauf le notre? pourquoi toutes les femmes ont le droit de s'habiller comme bon leur semble sauf la femme musulmane?

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    mardi 23 février 2010 23h10
    Réponse à "femme"
    Bonjour,
    Vous dites:
    "Je me demande finalement pourquoi on accepte tous les codes vestimentaires sauf le notre? pourquoi toutes les femmes ont le droit de s'habiller comme bon leur semble sauf la femme musulmane?"

    Ma réponse spontanée:

    "Parce que des millions de vos consoeurs musulmanes sont forcées de porter le voile. "

    Si tous les musulmans, hommes et femmes, étaient obligés de le porter ou si aucune femme n'était forcées de le faire, la situation serait différente.

    La société québécoise est révoltée par ce que certaines femmes musulmanes vivent ailleurs dans le monde. Nous éprouvons beaucoup de peine et de compassion pour elles. Nous trouvons cette inégalité inacceptable. Quand vous décidez librement de porter le voile pour des raisons qui vous sont personnelles, le premier effet que vous produisez sur nous n'en est pas un de pudeur mais plutôt d'association avec des oppresseurs.

    La pudeur et la pureté d'intention se lisent d'abord dans les yeux car ils sont le miroir de l'âme. Si une femme est chaste, cela se sent, c'est facilement perceptible. La pudeur s'exprime aussi par des vêtements qui dirige les regards vers le visage, vers la partie le plus élevée du corps mais aussi par des mouvements dignes et une posture noble.

    Toute personne étant sexuée, elle distille forcément une certaine sexualité capable de troubler quelques esprits. Le choix du vêtement peut servir de voile en diffusant cette attraction sur toute la personne et non sur les parties les plus sexuellement différentiées. Vous pouvez donc portez des vêtements qui attirent le regard par leur beauté et leur harmonie, ou qui le dirige vers la couleur de vos yeux, vers vos cheveux, vos mains, ou tenter d'éliminer certaines courbes trop généreuses si vous vous apercevez qu'elles causent des distractions et que cela vous incommode.

    Il faut savoir que même si vous êtes voilée et que vos yeux sont purs, des hommes pourront quand même vous désirez, car si la concupiscence est dans leur tête, ils vous percevront de toute façon comme un objet sexuel.

    Les musulmanes voilées sont victimes de viols elles aussi et elles doivent souvent porter en surplus la responsabilité de l'égarement de l'homme qui s'est servit d'elle.

    Profitez du vent, de l'eau, du soleil, laissez rayonner votre intelligence, démontrez que vous savez ce qui vous avez à faire dans la vie, que vous êtes indépendantes d'esprit, que vous avez des principes dont vous ne dérogez pas. Inspirez les autres par vos idéaux et votre détermination. Et laissez aux hommes la tâche de purifier leur propre sexualité. Nous avons beaucoup de chemin à faire en ce sens.

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 07h59
    Que le femmes ne comptent pas sur Jacques Noël pour les défendre.
    Si vous en avez le temps et le courage, lisez ce qu'il a écrit ici, et demandez vous pourquoi le combat pour l'acceptation en théorie et en pratique de l'égalité entre les hommes et les femmes est loin d'être terminé.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 1 mars 2010 11h11
    À René Girard:
    Vous écrivez, vous adressant à Mme Dumont "Vous reprochez 'aux ténors des deux sexes' de 'proclamer la main sur le coeur' que 'l'égalité entre les hommes et les femmes ce n'est pas négociable au Québec' et que c'est même une 'valeur fondamentale'. Qu'y a-t-il là de reprochable?". Je vais vous le dire, et aux propos des ténors, on pourrait ajouter aussi ce qu'on entend et lit très souvent, dans ces débats autour de l'islam, à savoir "la laïcité et l'égalité hommes femmes si chères aux Québecois". Le Canal Savoir, très peu fréquenté hélas, a présenté à plusieurs reprises la conférence d'une féministe et universitaire française de renom intitulée, et ça dit tout, "L'égalité déjà là, un poison". Quelle audace!

    Prétendre que l'égalité homme femme n'est pas négociable, c'est prétendre que c'est une valeur "chérie' et bien établie, presque unanimement acceptée, ce qui est faux; dans le cas de la laïcité c'est encore pire puisque celle-ci n'est appuyée par aucune charte ou texte de loi... En plus de nier d'incournables réalités, ces prétentions, bien que vous n'ayez pas mentionné le mot laïcité... encourage le désengagement surtout dans le dossier de l'égalité. On se dira qu'il n'y a plus rien à faire, et ainsi celles et ceux qui tentent de poursuivre la lutte sur plusieurs fronts seront vus comme étant rétrogrades ou à côté de la plaque. Dans le dossier de la laïcité, on se dira qu'il suffit d'un miracle (la charte de Cciel?), de la simple interdiction du voile dans la fonction publique, de la burqa et du nikab dans l'espace public, et des accommodements déraisonnables, pour que tout soit réglé. Si simple!

    Finalement, le lien presque exclusif que les ténors et sopranos en question font entre laïcité et féministe est abusif; ainsi, l'idée et la mise en oeuvre de la laïcité au Québec, particulièrement dans l'éducation, ne datent pas des années cinquante, comme le prétend Cciel, idée que vous accréditée: en témoignent la biographie de Joseph-François Perrault (1753-1844), publiée en 1969, Les Presses de l'Université de Montréal, et l'étude d'André Labarrèrre-Paulé "Les Instituteurs laïques au Canada Français (1836-1900)", Les Presses de l'Université Laval, 1965. Vous affirmez aussi qu'on a mis l'église catholique misogyne en dehors des institutions publiques: pas tout à fait vrai.

    Alors, à ceux qu'un véritable charte de la laïcité citoyenne intéresse, en dehors des slogans de circonstance, informez-vous ou joignez-vous à nous: massicotte620@ymail.com.

    P. S.: M. Coutu, réfléchissez-vous toujours, comme vous l'avez écrit sur un des forums, à la laïcité?

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 1 mars 2010 13h15
    Un fichu...
    ouais... un fichu débat! NORMANDE POIRIER a écrit: "Cependant, il ne faut pas oublier que la religion catholique fait partie de l’héritage de valeurs morales que nous ont légué nos ancêtres."

    Je n'en crois pas mes yeux. Pourtant, des partisans de la laïcité se tuent à qualifier cette église de misogyne, hier comme aujourd'hui. Quant à l'héritage lui-même, il ne serait fait que de bonnes choses très morales! On croiraît entendre le Ô Canada qui nous a été dérobé (c'est peut-être une chance!); mais celui-ci a été écrit en mille-huit-cent quelque, bien avant que la nation québécoise, celle qu'a reconnue l'autre?, n'ouvre les yeux. Dites-moi donc, Madame Poirier, quelles sont très exactement ces valeurs morales si particulières... au Québec, je suppose?

    En attendant une réponse, la religion catholique, ici comme ailleurs, n'a pas toujours eu un comportement très moral. Ici, mais aussi à travers le Canada, n'est-ce pas elle qui a assuré l'acculturation forcée des enfants amérindiens arrachés à leur famille pour être transplantés dans des collèges, où une bonne partie d'entre eux ont été abusés sexuellement ou autrement, l'un n'empêchant pas l'autre? N'est-ce pas elle qui, en étroite collaboration avec Maurice Duplessis, lui-même un fervant catholique, et le cardinal Léger, ont orchestré ce qu'on appelle aujourd'hui le scandale des Enfants de Duplessis? Et dans les deux cas, pour des motifs principalement financiers... D'ailleurs, en Irlande ici ou aux États-Unis, faire partie du clergé catholique est pratiquement devenu une marque de commerce équivalant à abuseurs sexuels. Ce n'est pas très surprenant, quant on sait qu'en plus des ministres protestants, les immams et les rabins peuvent se marier... Alors il faudrait peut-être sortir du Québec fantasmé de Lionel Groulx.

    Cela dit, je ne suis pas contre la protection du patrimoine religieux, de quelqu'origine qu'il soit, d'ailleurs, à condition qu'il soit HISTORIQUE. Alors qu'on le définisse! Car l'Église catholique ayant eu le monopole de "l'instruction publique" et de l'édition au Québec pendant quelques siècles, a presque totalement effacé la participation des protestants français à la fondation et au peuplement de la Nouvelle-France. Alors l'histoire.. je veux bien, mais pas n'importe la quelle, et surtout pas n'importe quoi!

  • Les DIPLOMATES
    Inscrit
    mercredi 3 mars 2010 07h16
    Quand la femme sera l’égale de l’homme, elle sera à son plus bas !
    Les DIPLOMATES constatent que femmes et enfants morflent toujours en première ligne de l’obscurantisme religieux et politique. Vu l’historique préhension du complexe militaro-industriel et des 3 religions monothéistes de traiter la femme ; pour le moins, cavalièrement l'avenir de l'humanité est déja toute tracée...

    LA RÉVOLUTION SERA HUMANISTE
    LA RÉVOLUTION SERA FÉMINISTE
    LA RÉVOLUTION SERA PACIFISTE
    LA RÉVOLUTION SERA ÉCOLOGIQUE
    LA RÉVOLUTION SERA OU L’HUMANITÉ PÉRIRRA !

    Les DIPLOMATES concluent donc que tout les efforts pour créer des ponts entre les religions et rapprocher les humains de ce qu’ils ont en commun sont des plus louables. Reste à voir si les athées, agnostiques et autres dissidents seront respectés ou si la tendance à l’exclusion comme dans le cas des femmes ou des gais prendra le dessus sur la règle d’or annihilant ainsi toutes prétentions à la compréhension et l’inclusion de tous et chacun dans la grande famille de l’humanité. À cet égard, la laïcité de l'état semble un outil incontournable contre les abus des obscurantistes de tout acabits.

    Les DIPLOMATES ne sont pas athées, mais se demandent si les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions.

    Les DIPLOMATES questionnent judaïsme, christianisme et islam qui défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré.

    DOSSIER : FEMME OBJET
    http://www.lesdiplomates1984.com/news/la-femme-obj

    En attendant...
    La femme est l’égale de l’homme quand elle lui est supérieure !

    Respectueusement votre.

    Les DIPLOMATES
    http://www.facebook.com/les.diplomates

  • Merelle
    Inscrite
    mercredi 3 mars 2010 09h06
    Vous devez lire Ma vie à contre Coran
    Vous n'avez pas compris Madame Dumont.

    Courez à la librairie et achetez Ma vie à contre-Coran de Djemila Benhabib et tant qu'à y être aussi, Femmes voilées intégrismes démasqués de Yolande Geada.

    Vous m'en donnerez des nouvelles ensuite.

    J'aurais enlevé le titre de votre profession madame. Car vous faites état d'une opinion qui n'est pas du tout basée sur l'impartialité d'une historienne.

    Soupir!

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 3 mars 2010 17h23
    @ femme libre
    Vous êtes célibataire selon ce que vous dites. Mariez un musulman et vous viendrez nous en parler de votre "liberté"

  • Émile Essent
    Inscrit
    samedi 6 mars 2010 14h26
    @ Jacques Noel : emberlificoté
    66% des jeunes femmes étudient en médecine ? Ça va en faire des médecins... Non non, c'est 66% des étudiants en médecine qui sont des étudiantes.

  • Émile Essent
    Inscrit
    samedi 6 mars 2010 14h28
    @ Denise Groulx
    « L'impartialité d'une historienne » ??? Ne soyez pas naïve. Le seul historien impartial est celui qui pense comme moi. Et encore !

  • Fatima Moubal
    Inscrit
    mardi 2 novembre 2010 19h50
    Le foulard et l'égalité...Je ne vois pas le lien.
    Madame Micheline,
    votre article traite sur l'égalité entre les 2 sexes, ensuite vous consacrez au voile une partie de cet article...Quel est le lien entre le foulard islamique et l'égalité entre les deux sexes ?
    Pourquoi une femme qui porte le voile devrait être inférieure aux hommes selon vous ?
    Le voile est un choix, le voile est une reponsabilité, et le voile et avant tout un devoir pour ces femmes.
    Une femme qui porte le voile, une femme qui assume ses choix devrait être selon vous considérée inférieure ???
    Dans quelle société vivez-vous ??
    en quoi un morceau de tissus sur la tête d'une femme ou sa manière de se vetir la rend inférieure ??
    Cela affecte-t-il son cerveau ?? Affecte-t-il son intelligenre ?? Affecte-t-il son rendement académique ??
    Faudrait y réfléchir avant de soumettre n'importe quoi.

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    mercredi 3 novembre 2010 13h27
    Foulard et fonction publique
    Personne, à ma connaissance, ne veut interdire le hidjab dans la rue; le devoir de réserve demandé concerne les fonctionnaires. Dans la rue on peut effectivement se vêtir comme notre liberté occidentale moderne nous le permet. Mais il y a des codes vestimentaires dans beaucoup d'autres endroits et personne ne crie à la persécution, sauf ...

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