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Canonisation du frère André - Perte de sens

Les hasards de la vie font parfois bien les choses. C'est au terme d'une semaine agitée par la sortie de Lucien Bouchard sur la laïcité qu'est confirmée la canonisation du frère André — démonstration parfaite de la transformation profonde de nos repères collectifs.

On ne peut détacher l'histoire populaire du Québec du XXe siècle du personnage mythique que fut le frère André. La ferveur qui l'entoura ne peut se comprendre que dans une société tricotée serré et dont la foi était pour tous un mode de vie, pour plusieurs un moteur d'action.

Il est sociologiquement passionnant de voir l'engouement que le frère André, humble, illettré, a suscité. Sa confiance inébranlable en Dieu qui soulagea les malades et mena à la construction de l'oratoire Saint-Joseph, désormais indissociable du paysage montréalais, répondait aux attentes de l'époque. Sa vie d'orphelin sans instruction, qui eut tôt à se débrouiller pour survivre, passant des filatures de la Nouvelle-Angleterre au refuge dans une congrégation religieuse où on ne lui fit pas la partie facile, était un miroir des misères que connaissaient ses contemporains. Il était comme eux, et ceux-ci s'étaient accrochés à lui.

Il est tout aussi passionnant de situer l'homme dans son temps. Lors de sa béatification en 1982, Jean-Paul Desbiens, le célèbre frère Untel, avait écrit en nos pages: «Il est né à une époque particulièrement sombre de notre histoire, une époque de grande hésitation, après la Rébellion, sous une Union forcée et artificielle.» Mesurons-nous que les Patriotes, c'était hier lorsque Alfred Bessette naît en 1845! Et toutes ces dates qui l'entourent — son séjour aux États-Unis pendant la guerre de Sécession, son retour au Canada en 1867 à la naissance de la Confédération, sa mort en pleine Grande Crise — rendaient hier l'Histoire incroyablement proche.

Mais cela reste des dates, non de la mémoire. En 1982, le Québec catholique des décennies passées avait encore suffisamment d'écho pour attirer 60 000 personnes au Stade olympique afin d'acclamer le bienheureux frère André; on lui consacrera aussi un film, des biographies, une bande dessinée, des chansons dans les années suivantes.

Hier, il y avait peu de pèlerins à l'oratoire pour célébrer l'annonce du pape. Comment s'en étonner: celle-ci n'a aucune résonance dans nos vies, aucun sens pour les jeunes générations. Le concept même de miracle leur est incompréhensible, sauf dans les métaphores sportives. D'ailleurs, le cardinal Jean-Claude Turcotte a spontanément comparé la sainteté à une médaille d'or hier — une précision qui aurait parue impertinente, dans tous les sens du terme, il y a 25 ans.

Ce Québec qui a bousculé ses croyances, en a accueilli de nouvelles, se réclame donc de nouveaux repères dont certains, comme l'égalité hommes-femmes, auraient fait frémir le frère André, lui qui s'emportait contre les femmes «immodestes». Et ce n'est pas diminuer l'apport de l'homme, saint pour les uns, simplement remarquable pour les autres, que de souligner qu'il est libérateur pour tous que l'unanimité ne soit plus de mise, que les temps aient à ce point changé.
 
 
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  • Hubert Larocque - Abonné
    20 février 2010 00 h 10
    Perte de sens et nouvelles croyances
    Comment mieux illustrer "l'ère du vide"? Une lapalissade comme l'égalité hommes-femmes peut-elle, d'égale à égale, remplacer la foi religieuse?
    Hubert Larocque
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  • Geoffroi - Abonné
    20 février 2010 00 h 36
    Saint Frère André bilingue du Canada
    M. Biilingue Turcotte vous devriez plutôt l'appelé " Holy Brother Andre of Canada ".

    Essayez-vous pas, il n'y aura pas de retour en arrère catho.
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  • Yvon Roy - Abonnée
    20 février 2010 05 h 46
    rancoeur
    La rancoeur est comme un poison que l'on boit en attendant que ses ennemis disparaissent. Le Frère André, qui mérite bien sa majuscule maintenant, aura manifestement choisi une autre voie, et c'est probablement très bien ainsi pour tout le monde ou presque....

    À quand une Avenue du Saint Frère André pour Montréal?
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  • michel lebel - Inscrit
    20 février 2010 06 h 29
    La foi est bien mystérieuse...
    Attention aux généralisations, lorsque vous écrivez: "celle-ci(sa canonisation) n'a aucune résonance das nos vies..." Peut-être dans la vôtre, mais comment expliquer alors qu'il y a tant de gens qui continuent à aller à l'Oratoire. La foi est plus mystérieuse que vous le laissez entendre et l'Esprit (si vous y croyez) prend souvent des chemins peu orthodoxes.

    Michel Lebel
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  • Gordon Sawyer - Inscrit
    20 février 2010 08 h 36
    D'UN CLERGÉ À UN AUTRE
    Je regrette, chère madame, mais l'unanimité, comme vous dites, demeure bel et bien présente au Québec . Ainsi, le clergé libéral, dont vous vous réclamez, a supplanté le clergé catholique ; exposant ainsi que nous sommes passés d'un endoctrinement à un autre. Il restera à déterminer, pour les historiens des générations futures, laquelle des 2 pensée unique aura été la plus bénéfique pour notre collectivité...
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  • Georges Allaire - Inscrit
    20 février 2010 09 h 31
    Dans le présent mythique...
    Comme disait Chesterton, concernant «Jeanne d'Arc» d'Anatole France, certains sont prêts à écrire une histoire naturelle sans fondement historique afin de se débarrasser d'une histoire surnaturelle qui a des fondements historiques. Traiter le Frère André de «personnage mythique» moins de soixante-quinze ans après sa mort en dit beaucoup plus sur l'ignorance de l'éditorialiste que sur le «mythe» du Frère André. En janvier 1937, un million de personnes ont défilé devant le corps du Frère André, alors que le Québec atteignait les trois millions de population. C'est dire que près d'un tiers de sa population (comptant le fait que certaines gens sont venues d'ailleurs) rendait hommage au personnage «historique» qu'est le Frère André.

    Qu'aurait-il donc de mythique? Sans doute les nombreuses guérisons «miraculeuses» qui ont été attribuées à son intercession auprès de saint Joseph. La question historique, qui n'a rien de mythique, est de savoir si nombre de ces guérisons ont eu une origine plus que naturelle,

    Grand nombre de témoins l'affirment. Qu'est-ce l'histoire sinon des faits rapportés par des témoins.

    Pourquoi n'admettrions-nous pas ces faits, rapportés par ceux qui les ont vécus, observés et rapportés? Les témoins sont-ils disqualifiés par les faits qu'ils ont rapportés ou par notre refus d'admettre des faits qui ne rentrent pas dans les «mythes» contemporains que nous avons inventés, à l'encontre des faits eux-mêmes? Aucun aveugle ne peut connaître les couleurs ni aucun sourd ne peut entendre les sons. Cela ne disqualifie pas les couleurs ni les sons, mais manifeste au contraire la carence de perception des aveugles et des sourds. Pareillement, le refus des miracles d'origine surnaturelle par les aveugles et les sourds du coeur et de l'esprit ne disqualifie pas les faits miraculeux. Ce sont ces faits qui disqualifient les vacuités mentales que ces handicapés nous offrent.

    Fut-on éditorialiste. Quand on perd la donne, on divague.

    Si on veut une contre-épreuve, il suffit d'enlever le spirituel du Québec et on voit le Québec mourir d'une égalité où nombre de ses femmes cherchent à être des hommes comme les autres et où les enfants n'existent plus guère. Oui, le Frère André ne tenait pas une telle égalité en haute estime. Les faits lui donnent raison.
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  • Pierre Tremblay - Inscrit
    20 février 2010 09 h 48
    Perplexe
    Expliquez-moi je vous prie le rapport entre les deux membres de phrase:
    - de nouveaux repères dont certains, comme l'égalité hommes-femmes, auraient fait frémir le frère André,

    - lui qui s'emportait contre les femmes «immodestes».

    Dois-je comprendre que lorsqu'on s'inquiète de l'hypersexualisation des jeunes filles on est contre l'égalité hommes-femmes?

    Dois-je comprendre que l'égalité hommes-femmes réside dans le droit égal à l'immodestie?

    Dois-je comprendre que lorsque l'on trouve que la publicité fait de la femme un objet sexuel on est contre l'égalité hommes-femmes?

    Cherchez un peu Mme Boileau, peut-être y a-t-il plus de sens dans les repères du frère André et de cette "société tricotée serré et dont la foi était pour tous un mode de vie, pour plusieurs un moteur d'action" que dans les vôtres.
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  • Geoffroi - Abonné
    20 février 2010 10 h 48
    Saint ?
    "Dieu nous préserve des Saints !"

    Georges Bernanos / 1888-1948 / Journal d'un curé de campagne
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  • Yvon Roy - Abonnée
    20 février 2010 12 h 09
    mythes
    Il y probablement encore plus de mythes entourant les seins que ceux sur les saints, mais nul doute que le bon Frère André saurait en voir encore les différences avec son humour habituel....

    Frère Grin de Sel
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    20 février 2010 12 h 30
    Voulez-vous voir de vos yeux le Québec de demain, Mme Boileau?
    Je vous invite à aller à l'Oratoire Saint-Joseph la fin de semaine, mais pas aux heures de plus grande affluence touristique; disons plutôt à la messe du dimanche de 16h30 ou 19h30. Là, vous verrez des hommes et des femmes de tout âge et de toute ethnie. Ce à quoi le Québec va ressembler dans 30 ans, vous pourriez déjà en tirer un portrait assez proche, si vous le vouliez: des francophones de souche âgés et des latinos, des vietnamiens, des libanais, des haitiens, etc. pas mal plus jeunes. Et cela se passe ne français; mais il va sans dire qu'à la messe anglaise de 11h15 dans la crypte, la diversité culturelle est encore plus importante.
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  • Francois Taylor - Inscrit
    20 février 2010 12 h 48
    symbole de ce qui a mené l'Église à son implosion
    Le frère André symbolise un élément important de l'expérience religieuse passée du peuple québécois. À ce titre sa mémoire et sa contribution méritent d'être discutées de façon respectueuse. Toutefois, une question doit être soulevée: l'Église ne s'est-elle pas fait prendre au piège du "ronron" et de la facilité dans laquelle inévitablement l'entrainait ce type de démarche religieuse.

    Prisonnière de son cléricalisme et de cette piété qui n'avait que relativement peu de prise sur les dynamiques complexes du monde moderne, l'Église catholique québécoise (et nous pensons ici surtout au haut-clergé) n'a-t-elle pas été en bonne partie responsable de son implosion et du fait que le Christianisme n'est même plus "au menu" parmi les options que 95% des jeunes québécois sont prêts à envisager?

    Tout chrétien (toutes confessions confondues) québécois qui est prêt à se laisser être questionné par notre époque ne peut donc que ressentir de la tristesse devant cette manifestation des rouages de cette mécanique ecclésiastique qui, osons le dire, a contribué à mener le Catholicisme québécois à l'état de délabrement dans lequel il se trouve actuellement.
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  • Yvon Roy - Abonnée
    20 février 2010 13 h 07
    irlandais
    - Comment vont vos Irlandais? demanda le bon Frère André à un certain Mgr de Toronto venu visiter le Congrès eucharistique de Mtl en 1910, et suite à un discours tonitruant à la Lucide Bouchard à la Basilique Notre-Dame de la part d'un certain,,, d'un certain,,, Attendez que je me souviennne,,, Incroyable comme le temps passe,,, Heureusement qu'il fait beau,,,, La Sagouine....
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  • Yvon Roy - Abonnée
    20 février 2010 13 h 29
    Aux Canadiens Français
    Ne reviendront-ils plus ces jours trois fois bénis,
    Où nous chantions en choeur la gloire de nos pères?
    Ces doux chants d'union des fêtes populaires,
    Ne les savez-vous plus, échos de mon pays?

    Salut, ô ciel de ma patrie!
    Salut, ô noble Saint-Laurent!
    Ton nom dans mon âme attendrie
    Répand un parfum enivrant.
    Ô Canada, fils de la France,
    Qui te couvrit de ses bienfaits,
    Toi, notre amour, notre espérance,
    Qui pourra t'oublier jamais?

    Octave Crémazie,
    Journal de Québec, 4 janvier, 1859.
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    20 février 2010 15 h 58
    Wô ! les cathôs !
    Vous êtes la raison pourquoi j'ai quitté l'Église, tout en la respectant toutefois, il y bientôt trente ans maintenant.

    Je m'y réfère parfois, car l'héritage catholique demeure et il reste des hommes et des femmes en soutane qui ont une bonne compréhension du message de la vie et des actes de Jésus sur la Terre, mais voila que nos fondamentalistes intégristes civils et civiques, comme les protestantEs, sont la pour diviser plutôt que pour rassembler, la pureté du coeur et de l'esprit en bannière pour mieux repousser le pécheur sceptique ou dubitatif è la recherche d'absolus dans son existence.

    Ce n'est pas en repoussant des réponses morales aux problèmes présents avec des préceptes vieux et dépassés depuis 2 000 ans que vous allez faire évoluer la société vers une harmonie et une paix universelles, en cela vous êtes tout-a-fait semblables aux intégristes musulmans islamiques fanatiques qui veulent revenir 1 500 ans en arrièere en tentant d'imposer un discours dépassé et ringard vers une pureté, une innocence qui n'existent plus, ainsi que l'est aussi la dureté de la vie de berger ou de fermier de cette époque trop lointaine pour y retourner.

    La base du message de Jésus était de s'aimer les uns les autres et de pardonner pour mieux avancer, mais aussi de dénoncer les injustices et préserver la dignité.

    N'est-ce pas Lui avec de simples, consolatrices et réconfortantes paroles qui a sorti Marie-Madeleine d'une condition d'indignité et de rejet social en la réhabilitant comme personne a part entière dans son groupe d'apôtres ?

    CherEs disciples de l'Opus Dei, ce n'est pas en assénant - et en tentant d'imposer - des absolus poussiéreux, anachroniques et inadaptés que la société d'aujourd'hui deviendra l'Église tant désirée par Jésus et ses disciples, mais bien en remettant en question certains rites et rôles des hommes et des femmes dans l'esprit dui message de Jésus et non la lettre de la vieille Bible des Juifs.
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    20 février 2010 17 h 16
    @ François Caron : de quessé??
    Vous êtes la seule personne ici qui passe un sermon.
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  • Marie-Andrée Paquet - Inscrite
    20 février 2010 17 h 34
    Les religions contre les femmes
    Ne nous y trompons pas; Les religions monothéistes machistes sont contre les femmes.

    S'il est un domaine où semble crédible l'œcuménisme tant prôné, hypocritement, par Jean Paul II, c'est bien celui du mépris de la femme et de la restriction de sa personnalité à la seule fonction procréatrice. Monothéismes comme polythéismes n'ont jamais accepté que la femme occupe un rang égal au mâle dans leurs sociétés, l'accuser sournoisement des perversions masculines est un meilleur rempart contre l'aspiration à ses droits légitimes. Mais les démocraties ont été bien lentes elles aussi à reconnaître l'importance qui leur était due.
    http://www.atheisme.org/femmes.html
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  • Yvon Bureau - Abonné
    21 février 2010 10 h 10
    Que sont nos croyances devenues?
    Humble parmi les humbles de son monde, le frère André aurait-il accepté qu'on le proclame Saint?
    Il a laissé une directive anticipée en ce sens?

    Pour ceux qui croient en ces désignations de Saints, ils se feront probablement du bien avec cela.

    Pour les autres qui ont fait un grand ménage dans leurs croyances,...
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    21 février 2010 12 h 25
    @ C GILBERT
    Facile !

    Pouvez-vous me dire en quoi la religion catholique est pertinente aujourd'hui ?

    Ce n'est pas en comptant une foule de croyantEs de toutes couleurs mais bien en faisant l'adéquation entre ce que nous connaissons grâce a la Science qui a démystifié bien des phénomènes depuis la Renaissance, et ce que nous croyons comme vrai ?

    Alors, sortez-moi des arguments plus sérieux qu'un discrédit arrogant et paresseux.
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  • pierre savard - Inscrit
    21 février 2010 15 h 01
    Attention !
    Les Québécois sont des grands croyants encore. Je dirais qu'il y a trois religions au Québec en ce moment: l'environnement, l'étatisme et le syndicalisme. Ces trois religions ont leurs dogmes, leurs grands prêtres, etc. De plus, beaucoup de Québécoises croient en l'astrologie...
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    21 février 2010 18 h 54
    @ François Caron : bof.
    Je ne suis pas en mission ici, moi. Je me bornais plus haut à faire un constat. Je n'en tire pas d'autre argument que la constatation, laquelle ne prouve que son existence. Celle-ci est en tous cas réelle, comme un simple fait sociologique, actuel au moins, et peut-être bien futur.

    Mais je comprends que juste ça, ça vous emmerde. Désolé.
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  • Pierre Bourret - Inscrit
    21 février 2010 22 h 11
    La laïcité et les Québécois
    Les nouvelles du Québec ressemblent de plus en plus à une chronique sur une nation qui s’émiette. Votre texte est de cette facture. Je trouve votre vision bien courte quand elle balaie dans l’oubli les valeurs religieuses de notre histoire passée pour les remplacer par une unique valeur de notre histoire moderne, importante mais loin d’épuiser la personnalité québécoise. Votre conception du Québécois, qui est celle de la laïcité « pure et dure », est réductrice ; elle réduit notre personnalité à 3 attributs, le français, l’égalité des sexes et la laïcité. Les Québécois sont plus riches, plus complexes ; ils ne sont pas sans passé, sans histoire, sans traditions. C’est leur faire injure que de prétendre qu’ils sont un peuple sans valeurs religieuses. Elles ne sont pas affirmées autant qu’elles le devraient, comme bien d’autres de nos valeurs ; elles n’en existent pas moins. Les Québécois sont discrets, effacés quant à leurs valeurs, mais ils s’interrogent sur la vie comme tout autre peuple ; ils ne sont pas sans opinion sur l’origine du monde, sur le personnage mystérieux qui l’a créé, sur ses intentions, ses attentes et sur les valeurs morales qui devraient guider leur vie. En d’autres mots, les Québécois ne sont pas tous athées ; ceux-ci sont même une minorité. La majorité a une conception et des valeurs religieuses. Il y a 2 ou 3 ans, on interrogeait les Québécois sur leurs croyances religieuses et on a été surpris d’apprendre que la grande majorité des Québécois, même s’ils n’ont pas de pratique religieuse, croient en Dieu, prient, ont des valeurs religieuses et souhaitent les transmettre à leurs enfants. Mais ça, notre classe instruite n’en a cure ; comme les clercs d’autrefois, elle pratique le contrôle de l’opinion publique. Je crois tout de même qu’on pourrait comparer les Québécois au peuple d’Israël ou à celui d’Irlande du Nord. La majorité des Juifs ou des Irlandais n’ont pas plus de pratique religieuse que les Québécois, mais ils tiennent à leurs valeurs religieuse qu’ils considèrent comme un ciment de leur identité. Pour nous comme pour eux, la religion a pris une importance démesurée dans notre histoire. Si les prêtres et les communautés religieuses ont occupé tant de place autrefois, c’est parce que notre gouvernement était indigent. Le budget du gouvernement québécois en 1961 ne dépassait pas 800 millions et encore moins dans les années antérieures. Les prêtres et les communautés religieuses ont suppléé ; ils ont fourni une armée de « cheap labour » sans laquelle nous n’aurions jamais pu assumer les services d’une société normale : santé, éducation, assistance caritative, syndicats, coopératives, etc. Sans eux, nous aurions été acculés à la pauvreté et à la dépendance vis-à-vis le pouvoir anglais et nous aurions probablement perdu au change notre langue, nos traditions, notre histoire et notre dignité. Un tel effort de survivance mené par l’Église et les effectifs religieux a laissé des traces dans notre personnalité. Les valeurs religieuses d’alors ont creusé des sillons profonds dans notre psychologie et teintent encore aujourd’hui notre vision de la vie. Je crois que la majorité des Québécois demeurent sensibles à l’idée d’un Dieu qui, loin au lieu de rester assis sur son nuage, prend un corps, se fait petit enfant, naît humblement dans une crèche, compatit au sort des miséreux, s’oppose à l’hypocrisie et à l’insensibilité des puissants au point d’y laisser sa vie, prêche la non-violence, la compassion pour les malchanceux de ce monde, le partage, la suprématie de l’amour sur toute autre valeur, le don, la tolérance, le pardon, le devoir, etc. Ces valeurs font partie de notre histoire et de notre psychologie. Il n’y a aucune raison d’en rougir ; au contraire on devrait en être fiers, elles nous ont aidés à survivre. Or, nous avons plutôt tendance à mésestimer, quand ce n’est pas mépriser, ce passé. Je crois que le concept de laïcité est, sous de faux prétextes, une autre façon d’effacer de notre mémoire un morceau de notre héritage collectif. C’est une manifestation de ce vieux fond colonisé qui a peur d’affirmer les valeurs de la majorité. C’est désolant de voir le parti qui prétend nous conduire à l’indépendance endosser ce concept comme s’il ne comprenait pas qu’avant de réussir un projet d’affirmation nationale, hors ou dans le cadre fédéral, il faudrait nous redonner la fierté de ce que nous avons été et réapprendre ce que nous sommes par ce que nous avons été. Pierre Bourret
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 février 2010 05 h 00
    Les commentaires qui précèdent donnent amplement raison à Josée Boileau.
    Mme Boileau écrit avec justesse "...qu'il est libérateur pour tous que l'unanimité ne soit plus de mise, que les temps aient à ce point changé..." C'est évident et heureux que l'unanimité ne soit plus de mise, mais ce qui est moins heureux ce sont les regrets exprimés icii par plusieurs qui semble-t-il s'y trouvaient confortables et rassurés. Pour sortir du domaine religieux, on peut faire un parallèle avec le monde politique. Il était simple d'avoir à choisir entre être rouge ou bleu de père en fils. On ne disait pas dans le temps de père en fille.

    Maintenant, nous avons tous le défi de faire un tri dans l'information et les opinions qui nous sont fournies en abondance et surtout d'en tirer avec intelligence des conséquences qui auront des effets directs sur nos comportement et sur nos croyances.

    On peut cependant constater que malheureusement ce n'est facile pour tous d'accepter et de s'intégrer à ce monde qui "a à ce point changé" comme le dit si justement l'éditorialiste.
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  • Yves Petit - Inscrit
    22 février 2010 07 h 51
    libérateur, vraiment?
    Madame Boileau, j'ai bien aimé que vous replaciez le Frère André dans notre histoire. On se rends compte en vous lisant que la rébellion des Patriotes, c'était hier.

    Là où je suis moins d'accord c'est avec votre conclusion que je répète ici:

    "Et ce n'est pas diminuer l'apport de l'homme, saint pour les uns, simplement remarquable pour les autres, que de souligner qu'il est libérateur pour tous que l'unanimité ne soit plus de mise, que les temps aient à ce point changé."

    L'unanimité n'était pas plus de mise du temps du Frère André, qu'elle ne l'est aujourd'hui. Les valeurs de respect de la vie, d'entraide, de rejet du matérialiste étaient certes plus universelles que maintenant. Il faudrait plutôt regretter la perte de ces valeurs que nous avons remplacés par le consumérisme et la liberté individuelle, jugée comme valeur absolue.
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  • Ivan Jobin - Inscrit
    22 février 2010 09 h 13
    Frérot André
    J’éprouve beaucoup de difficultés à comprendre ces croyants qui s’en remettent totalement dans leur foi à des Écrits saints, dont on ne peut prouver l’authenticité dans sa totalité des faits et gestes mentionnés.

    En premier lieu, qui a la prétention, sur terre, de déclarer la sainteté d’une personne, d’un lieu ou d’un objet?

    La Loi de sainteté qui date de l'époque des prophètes et qui est contenue dans le livre du Lévitique, insiste sur la sainteté de Yahvé et les exigences que cela implique pour Israël: « Oui, c'est moi Yahvé qui vous ai fait monter du pays d'Égypte pour être votre Dieu: vous serez donc saints parce que je suis saint. » (Lv 11,45)

    Comment dans notre monde moderne, des êtres humains sains d’esprit, peuvent-ils gober pareilles sornettes. Comment de nos jours, des êtres intelligents et instruits, à l’heure des communications ultra développées, peuvent-ils endosser pareil délires de prophètes ignorants et inspirés par une peur d’un dieu courroux, vengeur et sélectif.

    Aussi longtemps que la faiblesse d’esprit des êtres marqués, par l’imposture des religions, auront la force de pouvoir par le nombre, aussi longtemps nous vivrons le courroux de despotes dictateurs, qui au nom de prophètes délirants, nous dicterons le chemin qui nous maintient dans la voie de la soumission.

    Errare humanum est
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    22 février 2010 10 h 21
    La religion et l'Homme
    Les Québécois demeurent majoritairement chrétiens, mais non pas catholiques au sens de catholiques romains. Ils sont attachés à la tradition chrétienne d’amour, de partage, de pacifisme, mais pas dans un contexte d’obéissance aveugle aux idées passéistes de Rome.

    Bien sûr, la religion et la prière ont un effet sécurisant chez certaines gens. Ce sont des béquilles pour ceux qui ne peuvent pas marcher (vivre) par eux-mêmes. Cependant, plus j'avance dans la vie, plus je me rend compte qu'à part leur préoccupation de l'amour du prochain, toutes les religions telles que vécues et enseignées sont d'énormes fumisteries.

    Je continue cependant de croire en l'Homme, même si parfois j'ai de sérieux doutes! Et avec tout le mal qui se fait dans le monde, le diable doit sûrement exister!

    Quant on observe les pratiques superstitieuses, magiques ou difficilement justifiables par la raison humaine véhiculées par plusieurs sinon toutes les religions (par exemple interdiction de manger du porc, obligation de porter un turban, un voile ou un kirpa, etc), il est regrettable de présenter la morale et l'éthique comme nécessairement associées à la religion, alors qu'il s'agit de valeurs simplement humaines.

    À force d'associer l'éthique et la morale à la religion, le danger est qu'en rejetant la pratique religieuse à cause de ses incohérences, des gens en viennent aussi à rejeter la morale et l'éthique.

    Point n'est besoin de se référer à un Dieu que l'on doit prier et craindre pour agir de façon morale et éthique. Il faut dissocier l'éthique et la morale de la religion.
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  • Fernand Falardeau - Abonné
    22 février 2010 11 h 04
    "Immodestie et libération"- Défense du point de vue de Madame Boileau
    Permettez moi de répondre à l’intervention d’un lecteur qui dit :

    Expliquez-moi je vous prie le rapport entre les deux membres de phrase:
    —de nouveaux repères dont certains, comme l'égalité hommes-femmes, auraient fait frémir le frère André,
    —lui qui s'emportait contre les femmes «immodestes».

    Le frère André ne voyait dans la femme qu’une fonction génitale. Était-il avant la lettre de ceux qui disent « Cachez ce sein que je ne saurais voir ». Je ne crois pas. Mais il était sûrement un misogyne. Comme une majorité d’hommes d’Église… et d’hommes « tout court ».
    Je comprends que Madame Boileau ait fait le rapprochement « libération-sexualité » en regard de la femme. C’est un raccourci peut-être. Mais explicable et qui tombe dans le 1000.
    Disons-le tout de suite le pire joug que la femme ait subi depuis des âges préhistoriques ce fut d’être une esclave sexuelle. Quelle ait du plaisir ou pas, c’était pas important pour les bonzes de toutes les Églises confondues. Ça ne l’était pas pour les hommes non plus (en général). Normal donc, que dans une ère de revendication d’égalité homme-femme, la femme ait commencé par revendiquer le droit de disposer de son corps. Très visible comme action, cette jeune femme qui enlève son soutien-gorge et le lance dans la foule dans les années ‘70.
    Les purs et durs qu’ils soient chrétiens, musulmans, ou juifs, n’y verront qu’un appel au sexe, lancé par une dévergondée. Non! C’était le message d’une véritable « Marianne de la Révolution de 1989 ». Mais une Marianne qui réclamait l’égalité de la femme, sa libération, sa sortie de MINORITÉ. En d’autres mot, cette Marianne disait : « Nous voulons, nous, les femmes sortir de la sujétion masculine institutionnelle que ce soit dans l’administration, dans le monde de l’entreprise, dans l’usine, ou dans le MARIAGE—qui fut longtemps une véritable camisole de force... pour la femme. Bon…je me calme… et je finis par une citation de Michel Onfray. Je prierai les lecteurs, qui se demanderont après avoir lu : « Oui mais, quel rapport avec Madame Boileau et le frère André..? Je les prierai de noter que le frère André était un homme DU Livre avant la lettre! C’était un serviteur de l’Église et un inconditionnel de son message misogyne.
    Voilà la citation (in « Traité d’Athéologie »:
    « Les religions du Livre détestent les femmes : elles n’aiment que les mères et les épouses. Pour les sauver de leur négativité consubstantielle, il n’y a que deux solutions : épouser un homme et lui donner des enfants (…) l’épouse et la mère tuent la femme, ce sur quoi comptent les rabbins, les prêtres et les imams pour la tranquillité du mâle ».

    Alors Madame Boileau, et vous toutes, ses lectrices, continuez votre combat! Dans tous les arènes. Mais ne perdez pas votre temps dans le "forum ecclésiastique". Vous finirez battue, CENT à ZÉRO. Dans ce forum, vous ne valez pas plus qu'un paillasson… Mes meilleurs voeux de succès vous accompagnent...
    Hasta la victoria siempre!
    Fernand Falardeau
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  • Léonard Sauvageau - Inscrit
    22 février 2010 11 h 53
    Dispute incompréhensible
    Si l'Église catholique reconnaît la sainteté de son célèbre Frère dont les accomplissements inusités sont incontestables et démontrent qu'une force au-délà de l'atome opérait avec lui, il n'y a sûrement pas lieu de s'en offusquer et de jeter des cris désaqpprobateurs contre cette église dont il futt un humble serviteur des plus acharné.
    Il fut quand même un homme, donc apte à errer comme v.g. son mépris manifesté contre la tentatrice femme qu'il aurait, sans doute, par erreur, assimilée à la sirène des Grecs antiques.
    Qu'on y croit ou non, l'église catholique demeure, quand même, un véhicule millénaire de l'existance de Dieu, de sa création et de la raison d'être du seul être terrestre apte à se questionner sur ses origines et sa finalité.
    Il n'est donc pas surprenant qu'elle reconnaisse les mérites extra-ordinaire de certains de ses serviteurs et les cite à l'honneur et en modèle pour ses adeptes.
    Le mépris et la haine me plutôt être l'expression du dépit ou peut-être d'une profonde ignorance.
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    22 février 2010 12 h 49
    Ignorance, désinformation ou malhonnêteté intellectuelle?
    "En 1982, le Québec catholique des décennies passées avait encore suffisamment d'écho pour attirer 60 000 personnes au Stade olympique afin d'acclamer le bienheureux frère André". Cette phrase de Mme Boileau, ainsi que le ton de l'article est stupéfiant.

    Êtes-vous au courant, Mme Boileau, qu'en 2002, 800 000 personnes (la plus grande foule de l'histoire du Canada) se sont rassemblées à Toronto pour accueillir le pape Jean-Paul II lors des journées mondiales de la jeunesse? Savez-vous qu'il y a deux ans, un congrès eucharistique à réuni 50 000 personnes sur les plaines d'Abraham à Québec?

    Le Québec n'est pas ce que vous voulez qu'il soit, Mme Boileau. Faire abstraction d'une population majoritairement croyante en Dieu, c'est prendre vos désirs pour la réalité.

    L'objectivité journalistique est une vertu rare semble-t-il, même pour les journalistes chevronnés du "Fais ce que dois".

    Jean-Léon Laffitte
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  • Maxime Archambault - Inscrit
    22 février 2010 13 h 32
    Rien de perdu si je ne l'ai jamais eu.
    Alors quand on me parle de miracle avec sincérété, je trouve qu'on est encore bien endormis dans la noirceur d'une ignorance qui n'a rien de culturelle.

    Allons de l'avant!
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  • Michel Labonte - Inscrit
    22 février 2010 20 h 53
    Le Frère André, un modèle pour la jeunesse
    Mme Boileau,
    Je suis dans la jeune trentaine et comme bien d'autres de ma génération, j'ai cherché à connaître la véritable histoire du Québec et du Canada. Mon parcours universitaire m'a permis de découvrir à quel point les médias québécois et le système scolaire public manipulaient la population québécoise. L'intelligentsia, notre soi-disant «élite» très intelligente et plus fine que nos ancêtres et grands-parents, semble incapable de s'autocritiquer et de mesurer l'amplitude du désastre qu'elle a créé. Le Québec est en train de dessécher et de pourrir, mais l'on applaudit encore les nouvelles «valeurs» québécoises. C'est à n'y rien comprendre! Ouvrez-vous les yeux, gauchistes et souverainistes! Vous avez tué le Québec en le coupant ses racines historiques! Vous êtes en train d'éteindre un peuple en laissant les jeunes générations dans les mensonges d'une société qui rejette, sans remords, son histoire véritable et sa culture religieuse traditionnelle. Rien de plus grave que la situation qui prévaut! Pauvre peuple qui court à sa perte! Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard! Instruisons les jeunes sur l'amour de Dieu et du prochain, sur les conseils évangéliques, sur les vertus chrétiennes qui ont façonné notre identité. Donnons-leur une nourriture spirituelle authentique, celle qui a fait vivre fièrement nos familles canadiennes-françaises! Montrons-leur à prier nos modèles, comme saint Frère André et sainte Marguerite d'Youville. C'est comme ça que le Québec va survivre : dans la cohérence de son existence fondamentale.
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  • Patrick Maillet - Abonné
    22 février 2010 22 h 06
    À Francois Caron, l'abonné
    "N'est-ce pas Lui avec de simples, consolatrices et réconfortantes paroles qui a sorti Marie-Madeleine d'une condition d'indignité et de rejet social en la réhabilitant comme personne a part entière dans son groupe d'apôtres ?"

    En passant, le Vatican s'est excuser pendant Vaticant II d'avoir faussement accusé Marie-Madeleine d'être une prostituée.

    Le l'église catholique est tellement une puissante machine de désinformation que même ses détracteurs répandent ses fausseté.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    26 février 2010 06 h 36
    À Perplexe... et autres
    Je trouve étrange, pour le moins, le lien que vous faites entre, mettons un nom là-dessus, la pudibonderie du frère André et ceux qui s'objecte à l'hyper-sexualisation, particulièrement de jeunes adolescentes voire de fillettes, actuelle.

    La pudibonderie faisait qu'un homme, travaillé par ses hormones une bonne partie de sa vie, et faisant partie des clercs d'une église misogyne, aujourd'hui comme hier, pouvait se donner le droit de rabrouer les femmes qui se présentaient devant lui. Il le faisait devant un bras ou une épaule à l'air, ou un décolleté qui découvrait à peine la naissance des seins. La France aurait trouvé ça très drôle!


    Ceux qui s'objecte à l'hyper-sexualisation sont en majorité il me semble, des femmes, et il s'agit d'une tendance inquiétante que cette mode qui d'un côté semble verser dans la pédophile et de l'autre n'est faite que pour l'appât du gain, dans une société obnibulé la consommation, autant ici qu'en Europe. Et ça ne concerne pas que le vêtement.

    L'autre lien, fait par Michel Labonté et autres, entre les scandales financiers, mais aussi la ruine morale et sociale du Québec actuel et "le bon vieux temps" relève de l'aveuglement volontaire ou de l'ignorance. Les scandadales financiers et politiques et souvent reliés ont toujours existés; l'Union National s'est hissée au pouvoir à cause de ça, et ceux reliés, par exemple à la construction des chemins de fer sont nombreux; et que penser de la première crise monétaire du 20e siècle? Aussi, il y a eu un génocide à l'encontre des Béothuks, une des premières nations, dans l'une des Provinces maritimes, génocide qui a sombré dans l'oubli. Et à peu près partout, dans le monde,malgré les chiffres que vous citez, la religion catholique est en perte de vitesse vertigineuse.

    Alors... comme le disent les témoins de ghéova... Réveillez-vous!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    26 février 2010 06 h 48
    P. s.:
    En fait, j'aurais dû écrire: comme le disent les témoins de ghéova, eux- mêmes pas mal endormis "Réveillez-vous!
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  • Michel Bédard - Inscrit
    27 février 2010 11 h 21
    Laissons-nous guider.
    Pour mieux sentir et comprendre; pour mieux ressentir et voir la vie, la réalité, la lumière, la vérité, au-delà de nos prismes déformants, qu'a fait religieusement le père Benoît Joachim Lacroix pendant plus de 95 ans ? Qu'une seule chose. Aimer... Et qu'il est difficile d'aimer... chantait Vigneault. Quand on Aime, le brouillard se dissipe. Aimer, seule religion. Aimer, c'est Tout. Point final.
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  • Jean-Marie Malenfant - Abonné
    27 février 2010 11 h 40
    Perte de sens...
    J'ai lu l'article de Mme. Boileau et aussi les commentaires qui ont suivi . Cependant rien n'égale en manque d'objectivité, la fin du texte de Mme. Lise Payette, dans la parution du 26 février. Ses commentaires sur la canonisation du frère André, ne furent que prétexte pour qu'elle se vide de son fiel en citant en parallèle le fait que des religieux pédophules avaient , à ses dires???co-habités avec le Saint Homme. Madame Payette, si vous avez des comptes à règler avec l'Eglise et si vous voulez mousser vos élans féministe et laics, vous avez choisi la mauvaise tribune. Soyez plus respectueuse, si vous voulez que l'on vous respecte. Quelle tristesse!!!! Jean-Marie Malenfant
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  • guy fillion - Abonné
    6 mars 2010 10 h 40
    lourde perte en effet
    Quand meme bizarre de constater que les femmes ont maintenant acces a toutes les fonctions au Canada. Toutes? Non, un seul domaine se réserve le droit de vivre au quatrieme siecle... l'église.

    J'exagere, pas au quatrieme siecle quand meme, car voila environ une dizaine d'année Rome s'est excusé aupres de Galilé en reconnaissant du meme coup que la terre tourne autour du soleil... nous sommes en 1600, mes excuses.

    Bizarre aussi que les miracles ne se sont produits que jadis tandis que nous en aurions tellement besoin aujourd'hui en Haiti et au Chili.

    Les miracles relevent de la sorcellerie, autrement dit ca n'a jamais existé.

    Les religions ont été le coté noir de l'humanité.

    Malgré ces affirmations de ma part, je vous assure que je suis une bonne personne contrairement a plusieurs curés pédophiles protégés par l'église.
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  • Bulbuci - Inscrit
    18 septembre 2010 17 h 19
    @ guy fillon et tous les provocateurs
    M. Fillon, vous dites que vous etes ne bonne personne, je n'en doute pas!!! je prie pour vous, et je prierais si Dieu le veut pendant plusieurs jours, j'avais l'intention d'etre mordant comme vous et bien de vos concitoyens qui critiquez, envoyez de bouses de vache sur tout ce qui peut etre saint, montrez votre diabolisation au grand jour car beaucoup de diables vous habitent, mais c'est pas grave, je prierais pour vous et tous les quebecois qui pensent comme vous, je prierais et je pleurerereais devant Dieu pour vous!!!!
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    17 octobre 2010 08 h 52
    Récupération
    Nous avons vu dans les derniers jours le président d'un pays récupérer l'opération sauvetage de 33 mineurs pour rehausser son image. L'Église fait de même avec le Frère André.

    Guérisseur, le Frère André? J'en doute. J'ai toujours préféré consulter un orthopédiste qu'un "ramancheur", un planificateur financer qu'une diseuse de bonne aventure.

    Qu'on propose un homme du début du siècle dernier comme modèle pour notre monde dépasse l'entendement. Mais ça s'explique. L'homme était humble, obéisssant, ses supérieurs avaient le contrôle sur sa vie (pas tant que ça, finalement...).

    Un de mes profs de théologie à l'UdeM disait: "L'Église a le meilleur système: l'obligation d'aller à la messe le dimanche, où on ne profite pour dire au monde comment vivre. Et les inconscients mettent même la main au portefeuille pour la récompenser de les sauver"...

    La canonisation du frère André va faire des merveilles pour l'Oratoire et les Pères de Ste-Croix. Après s'être payé de bons avocats pour favoriser la nomination du frère André au Panthéon Catholique, il va leur en rester pour se défendre contre les accusations de pédophilie contre certains de leurs membres...

    Non, vraiment... Je pense que je vais me rendre dans un forum sur un site d'horoscope. Me semble qu'on y serait plus rationnel...
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  • Michel Bédard - Inscrit
    21 octobre 2010 19 h 37
    Autre titre...
    Mme Boileau aurait pu intituler son article: "Cachez ce Saint que je ne saurais voir..."
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