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L'entrevue - La victoire d'une alliée des peuples autochtones

L'avocate Renée Dupuis a présidé durant six ans une commission fédérale qui a donné naissance au premier tribunal chargé des affaires autochtones au Canada

Brian Myles   15 février 2010  Actualités en société
L’avocate Renée Dupuis, ex-présidente de la Commission des revendications particulières des Indiens
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
L’avocate Renée Dupuis, ex-présidente de la Commission des revendications particulières des Indiens
La Commission des revendications particulières des Indiens a mis un point final à ses travaux l'an dernier. La présidente, Renée Dupuis, revient sur cette aventure singulière ayant permis de réduire la méfiance entre l'État et les Premières Nations.

Née au lendemain de la crise d'Oka, en 1991, la Commission des revendications particulières des Indiens se voulait «une réponse provisoire» à l'épineuse question du partage des territoires entre Blancs et autochtones. L'agence fédérale a tenu le phare pendant... 18 ans.

C'est dire combien il y avait à faire. Jamais une commission d'enquête n'a siégé aussi longtemps dans l'histoire du pays. Les membres de la Commission ont sillonné les territoires et les réserves, d'est en ouest et du nord au sud, pour documenter les revendications autochtones, en s'appuyant notamment sur l'histoire orale.

Quelque 125 nations ont pris part aux enquêtes et aux séances de médiation. La Commission a mis fin à ses travaux en mars 2009, à la satisfaction de sa présidente, Renée Dupuis. La Commission a été remplacée par le Tribunal des revendications particulières du Canada, dont le mandat est de trancher les récriminations des autochtones fondées sur la violation d'un traité, la fraude, la disposition de terres illégalement ou sans compensation appropriée.

Ce tribunal indépendant en est encore à ses balbutiements. Il compte présentement trois juges des cours supérieures (nommés à la fin 2009), mais il devrait s'enorgueillir de 6 à 18 juges au total dans un avenir rapproché. C'est à eux qu'il reviendra de trancher les revendications des autochtones «de manière transparente, équitable et définitive», espère le gouvernement Harper. Environ mille dossiers de revendications sont en attente de traitement.

Forte de ses six années à la présidence de la Commission, l'avocate Renée Dupuis se permet un conseil aux juges de ce nouveau tribunal. Ils devront «sortir de leur zone de confort». «Les juges ont l'autorité pour aller dans les communautés et recueillir la preuve orale. C'est un mode de preuve reconnu. Cela fait partie du processus de réconciliation et cela permet de redonner leur histoire à ces peuples», explique-t-elle.

Les tribunaux ne sont pas habitués à la preuve orale; elle est souvent assimilée au ouï-dire, si bien que les juges préfèrent entendre un expert, rapport écrit à l'appui, afin de déterminer l'issue d'un litige territorial. «La preuve orale est nécessaire, parce qu'il y a un vide de connaissance au sujet des autochtones, estime au contraire Me Dupuis. L'histoire a été écrite par les Français, les Britanniques et les Américains. Redonner à la preuve orale une véritable place dans le système juridique, c'est aussi redonner une certaine légitimité à l'histoire des Premières Nations.»

Les droits de la personne

Au début des années 70, Renée Dupuis a effectué ses études en droit, à l'Université Laval, sans entendre parler des droits des autochtones une seule fois en classe. Pour cette jeune avocate qui rêvait de défendre les droits de la personne, la condition autochtone s'est vite imposée comme un choix de carrière naturel.

Dès 1912, la Loi de l'extension des frontières du Québec reconnaissait des droits aux autochtones. Des droits qui «dorment» depuis 60 ans quand Renée Dupuis amorce sa carrière. Ils existaient en principe, mais ils étaient peu ou pas défendus par les avocats.

En 1972, Renée Dupuis devient donc conseillère juridique auprès des Premières Nations. Au fil des ans, elle représente plusieurs nations autochtones du Québec, dont les Attikameks et les Innus. Pionnière dans ce champ de pratique, elle a découvert l'Autre dans toute sa splendeur. «Le droit autochtone, c'est la rencontre d'un autre monde, d'une autre culture très variée et très complexe», dit-elle.

Elle a cependant accompli ce périple dans une grande solitude professionnelle. S'il fallait convier à une grande cérémonie tous les intellectuels, professionnels et politiciens confondus qui s'intéressent durablement à la cause autochtone, même en 2010, il n'y aurait pas de quoi remplir la Place des Arts. «J'ai été très seule, et je le suis encore. Ce qui a changé et qui me réjouit, c'est qu'un jour on a entendu et pris en considération ce que j'avais à dire. C'est la grande révélation de ma vie», avoue-t-elle.

Entendu? Et comment! Présidente du Comité du Barreau du Québec sur les droits des peuples autochtones, consultante auprès de divers organismes fédéraux et provinciaux et auteure d'ouvrages de référence, Renée Dupuis est l'une des figures les plus respectées et les plus crédibles en matière de droit autochtone. Son ouvrage Quel Canada pour les Autochtones? a été récompensé d'un Prix du Gouverneur général, en 2001, dans la catégorie études et essais. Membre de l'Ordre du Canada depuis 2005, elle est aussi «avocate émérite» du Barreau.

Les affaires autochtones sont toujours en marge du débat public, sauf peut-être en cas de crise ou de conflit, comme c'est présentement le cas à Kahnawake, où le Conseil de bande a a décidé d'expulser certains résidants non Mohawks de la réserve. À ce sujet, Me Dupuis a rappelé cette semaine, à RDI, que le droit coutumier et la Loi sur les Indiens confèrent aux Mohawks le droit de réglementer l'appartenance à la nation et l'occupation de la réserve. Dans ce litige, les droits individuels garantis par la Charte, qui prohibent la discrimination, se heurtent à un autre principe fondamental de cette même Charte: son interprétation ne doit pas porter atteinte aux droits ancestraux des autochtones.

À petits pas

La formation d'un Tribunal des revendications particulières est un vieux débat au Canada. Dès 1948, un comité fédéral recommande la création d'un tribunal administratif pour statuer sur les revendications et griefs des Indiens, sur le même modèle que celui des États-Unis, lancé en 1946. L'idée est demeurée sans suite jusqu'à ce que le gouvernement Diefenbaker dépose un projet de loi prévoyant le règlement des revendications, en 1962. Le gouvernement Pearson reprend le flambeau un an plus tard. Sans succès. C'est finalement en 2008, sous le gouvernement Harper, que le Tribunal des revendications voit finalement le jour.

«De 1946 à 2006 aux États-Unis, la commission américaine a réglé tous les dossiers qu'on lui a demandé de traiter», précise Renée Dupuis. Au Canada, les affaires autochtones n'étaient pas suffisamment «importantes, encombrantes et dérangeantes» aux yeux de la classe politique et de l'électorat pour justifier une action immédiate.

En dépit de cet attentisme, il reste «des interlocuteurs de bonne volonté» dans les réserves, comme l'a constaté Renée Dupuis lors des travaux de la commission itinérante. «J'ai été étonnée d'être reçue dans certaines communautés compte tenu du fait que les dossiers traînaient souvent depuis 30 ans, 60 ans, 100 ans. Les autochtones tiennent à nous dire combien ils ont souffert de décisions administratives qui étaient, au fond, des décisions illégales. On ne peut pas faire autrement que de se dire: "si j'allais faire une enquête chez Rio Tinto ou chez Bombardier, est-ce que ça aurait duré aussi longtemps"?», s'interroge-t-elle.

En dépit de cette trop lente marche de l'histoire en faveur des autochtones, Renée Dupuis refuse de baisser les bras. «On n'a pas les moyens d'être pessimistes», dit-elle. Comme le rappelle le rapport final de la défunte Commission, le sort des autochtones fait partie des questions «les plus pressantes» à résoudre en matière de droit de la personne au Canada.
 
 
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  • ANDRÉ TAILLON
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 04h13
    Jouons avec les mots.
    Ce qui est bon pour INNUS est bon pour Té OÙ!
    Le sort du Québec et des Québécois font partie des questions «les plus pressantes» à résoudre en matière de droit de la personne au Canada afin d’en finir une fois pour toute avec l’histoire écrite et fabriqué par les Britanniques et les Américains.
    Jouons avec les mots.
    En dépit de cet attentisme, il reste «des interlocuteurs de bonne volonté» dans les réserves, comme l'a constaté Renée Dupuis lors des travaux de la commission itinérante qu’elle mené durant 6 six ans «J'ai été étonnée d'être reçue dans certaines communautés compte tenu du fait que les dossiers traînaient souvent depuis 400ans. Les Québécois tiennent à nous dire combien ils ont souffert de décisions administratives de la cour suprême qui étaient, au fond, des décisions illégales. On ne peut pas faire autrement que de se dire: "si j'allais faire une enquête à la SSJB ou l’action Nationale, est-ce que ça aurait duré aussi longtemps"?», s'interroge-t-elle.
    La Commission a été remplacée par le Tribunal des revendications particulières du Canada, dont le mandat est de trancher les récriminations des autochtones fondées sur la violation d'un traité, la fraude, la disposition de terres illégalement ou sans compensation appropriée.

    Ce tribunal indépendant en est encore à ses balbutiements avec ce nouveau traité de l’approche commune. Il compte présentement trois juges des cours supérieures (nommés à la fin 2009), mais il devrait s'enorgueillir de 6 à 18 juges au total dans un avenir rapproché. C'est à eux qu'il reviendra de trancher les revendications des Québécois «de manière transparente, équitable et définitive», espère le gouvernement Harper. Environ mille dossiers de revendications sont en attente de traitement.

    En dépit de cette trop lente marche de l'histoire en faveur des Québécois, Renée Dupuis refuse de baisser les bras. «On n'a pas les moyens d'être pessimistes», dit-elle. Comme le rappelle le rapport final de l'opération du rapatriement de la Constitution de 1982, qui conclura brutalement un cycle de discussions constitutionnelles entamé dans les années 30.
    En dépit de la nuit des longs couteaux, elle y dénonce «la réduction des droits du Québec, une formule d'amendement radicalement inacceptable, une consécration du pouvoir d'initiative quasi absolu du gouvernement fédéral dans le domaine constitutionnel».
    Le sort du Québec et des Québécois font partie des questions «les plus pressantes» à résoudre en matière de droit de la personne au Canada afin d’en finir une fois pour toute avec l’histoire écrite et fabriqué par les Britanniques et les Américains.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 06h35
    QUELS DROITS INDIENS?
    A l’arrivée de nos ancêtres, le territoire était pratiquement déserté, y’avait personne qui occupait la vallée du St-Laurent sur une base continue. « Quand au début du XV11e siècle, les Français entreprennent d’occuper pour de bon le Saint-Laurent, ils prennent place dans un territoire complètement inhabité. Les Iroquois, qui dominaient toute la vallée au siècle précédent, ont abandonné le pays pour des raisons plus ou moins obscures. Lors de la fondation de Québec en 1608, seuls des nomades séjournent temporairement dans les basses terres pour y chasser et y pêcher, de sorte qu’on peut conclure à l’absence de peuplement permanent. C’est donc en terres pratiquement vierges que s’installent les premiers Français du Canada... » (Naissance d’une population, collectif, P.2 PUF, 1987

    Dans l’extraordinaire “ Naissance d’une population ”, que tous les Québécois devraient lire au moins une fois dans leur vie pour connaître l’histoire de leur famille et de leur peuple, on a analysé tous les actes de l’État civil depuis le début de la colonie. Si les chercheurs n’ont pas pu déterminer avec précision l’apport du sang français chez les autochtones « ils disent pouvoir avancer quand même que les Indiens du Québec sont en majorité métissés et qu’ils pourraient souvent avoir plus de cinquante pour cent de sang français. Certains "Indiens" sont à quatre-vingts pour cent français. » (La Presse, Jean-Pierre Bonhomme, 21 septembre 1990)

    http://www.amazon.fr/Naissance-dune-population-Hub

    « Les chercheurs expliquent que les coureurs des bois du début de la colonie rentraient rarement dans le rang de la société urbanisée établie et ils produisaient une descendance métissée qui rejoignait presque toujours dans la société autochtone. »

    Mieux que ça, c’est ce métissage qui aurait permis aux Indiens de survivre. « Le professeur Charbonneau dit par conséquent constater, sans vouloir juger, que, sans ce métissage, les Indiens actuels, seraient tous disparus. C’est paradoxalement à cause de ce métissage, signale-t-il, que les Indiens ont pu se donner les anticorps leur permettant de se protéger contre les maladies portées par les Français. » (La Presse, Jean-Pierre Bonhomme, 21 septembre 1990)

    Si les épidémies amenées par les Blancs en Amérique sont reponsables pour une bonne part de la mort de millions d’Indiens en Amérique, au Canada, le métissage avec les Français aura permis à "nos" Indiens de survivre. Voilà qui contredit tout le discours sur l’extermination des Indiens par les épidémies. Discours vrai dans le reste du continent mais faux ici.

    Pendant la crise d’Oka, on voyait défiler les Indiens du Canada avec des noms bien français : Gabriel, Montour, Jacob, Lafleur, Delisle, Dionne, Antoine, Pelletier, Leclair, Etienne, Blondin. A la même époque où l’on crachait sur les Québécois d’un océan à l’autre, trois des six candidats à la grande chefferie canadienne avaient des noms français : Bill Montour, Phil Fontaine, and the winner Ovide Mercredi, dont le grand-père était canadien-français.

    « En milieu urbain, comme à Wendake, Kanesatake, Kahnawake et Akwesasne, c’est tellement métissé qu’il n’y a plus de différence entre Indiens et Métis. » dit Luc Lacroix, adjoint exécutif de l’Alliance autochtone du Québec, (Monique Giguère, Le Soleil, 4 octobre 2003)

    Selon un généalogiste, « Max Gros-Louis est mathématiquement d’origine française à plus de 95%, conclut M. Théberge. On peut dire que Konrad Sioui a 80% de sang québécois ». (Le Soleil, 26 janvier 1991, Michel David). Ceux qui ont vu les cheveux roux de Konrad Sioui, le chef actuel, se demandent bien pourquoi son 4X4 est exempté de taxes En 1991, Max Oné-Onti Gros-Louis, dont les quelques ancêtres hurons ont été sauvés de l’holocauste par les Jésuites français, avait causé un petit scandale en déclarant à la télé française (22 janvier 1991) que les Indiens avaient été victimes d’un génocide planifié. Pendant la campagne électorale de 2006, sa fille était candidate libérale. Elle parlait de “son peuple ”. Pas le canadien. Le huron. La farce !

    A partir du moment où la population indienne est à 50% française, tout leur discours sur le “ pays de leurs ancêtres ” qu’on leur a volé ne tient plus la route. D’autant plus que géographiquement il ne tient pas non plus.

    Les Mohawks alias les Iroquois, la plus grosse tribu (15,558 individus), viennent de l’État de New York ; le siège social des Six nations était près de Syracuse.

    http://www.saa.gouv.qc.ca/publications_documentati

    Les Hurons (2881) viennent de la Baie Georgienne, en Ontario. Ils étaient une trentaine de milliers. Massacrés par les Iroquois, quelques centaines ont été sauvés de l’holocauste par les Jésuites qui les ont ramenés à l’Ile d’Orléans en 1649. Même là, les Iroquois ont retonti pour les achever. Ils ont finalement été envoyés à la Jeune Lorette en 1697, leur “ terre ancestrale ” mon œil…

    Les Micmacs (4606), autour de la Baie des Chaleurs, viennent « de l’Ile du Prince-Édouard, l’Ile du Cap-Breton, la Nouvelle-Écosse et le nord du Nouveau-Brunswick » (Synthèse Canada-Québec, p,16, 1977)

    Les 9397 Inuits viennent du Grand nord. Puis avant d’Asie évidemment.

    Les Cris viennent autant de l’Ontario que du Québec. « Au moment de la signature de l’Accord de la Baie James et du Nord québécois, en 1975, les Cris n’étaient que 5000. Aujourd’hui, ils sont près de 12 000. La Commission crie de la santé et des services sociaux y est pour quelque chose. » (La Presse, 28 avril 1994 Henri L. Comte). Au dernier décompte, ils étaient rendus à 15,000. Faut voir comment vivre leurs frères ontariens de l’autre coté de la Baie pour voir comment la vie des autochtones est difficile au Canada…

    Les Algonquins (8471) sont peut-être les plus autochtones de nos autochtones. Nos vrais Indiens ici depuis toujours Mais ils sont aussi métissés. Malheureusement ce sont les plus pauvres de nos Indiens. Et je ne suis pas le premier à le déplorer. Parlez-en à Richard Desjardins.

    Les Attikameks Montagnais, alias les Innus (14,492) réclament environ un million et quart de km2 du territoire au Québec, en gros les trois-quarts. Le hic c’est qu’ils viennent de l’Ontario et n’ont aucun droit historique sur le Québec. En 1996, un rapport d’experts concluait « que les peuples attikameks et montagnais ont été entièrement éliminés depuis 300 ans à la suite d’épidémies et de guerres sanglantes avec les Iroquois. En conséquence, les Attikameks et Montagnais du Québec trouveraient plutôt leur origine par l’arrivée d’Amérindiens venus du nord de l’Ontario. » (Le Soleil, Annie St-Pierre, 14-3-96). Voilà pour les droits ancestraux des Indiens.

    Combien y’avait-il d’Indiens en tout et partout au Québec en 1534 ? Très peu. « A Hochelaga, sur le site de Montréal, Cartier visita un village iroquoien fortifié d’une triple palissade en milieu des champs de blé d’Inde et abritant environ 1 500 habitants. Celui de Stadaconé près de Québec en comptait près de 600. On estime à au moins 20 000 habitants la population huronne. La confédération iroquoise regroupait autant d’habitants que la confédération huronne. » ((Denys Delâge, Le pays renversé, P. 97, 1991)

    Sur 12 générations, un Tremblay d’Amérique a 2048 ancêtres venus de France, 1024 sont nés ici en Nouvelle-France au 17e siècle. Y’a 350 millions de Nord-Américains. Très peu, pour ne pas dire personne à part quelques Cheyennes, peuvent prétendre avoir 1024 ancêtres nés en Amérique du Nord au 17e siècle. Bref, on est chez nous icite comme personne d’autres sur ce continent. Il faut un méchant culot pour nous traiter d’étrangers sur les terres qu’on a désouchées une par une, à l’huile de bras.

    La prochaine fois qu’un Indien vous dira que ses ancêtres étaient ici avant les vôtres, demandez-lui combien il a d’ancêtres nés sur le territoire du Québec au 17e siècle ? Il y a de fortes chances que ceux qu’il va nommer soient les mêmes que les vôtres : des Tremblay d’Amérique. Voilà pour le mythe de l’Indien icite avant nous autres.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 08h13
    Métissés
    Je suis en accord avec vous mais j'aimerais ajouté que si ces Nations sont métissées avec les Canayens (Québécois aujourd'hui), ça fait du peuple québécois autant de Métis.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 08h15
    Ajout
    Mon commentaire s'adressait à M. Noël, bien sûr.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 08h47
    @paul verreau
    C'est vrai: les Québécois ont du sang indien. Un pourcent en moyenne. Faites votre arbre généalogique vous allez voir. Ce sont les Indiens au Québec qui sont métissés. Fortement métissés.

    Depuis 50 ans, Max joue aux Indiens. Le dernier des Hurons. Le vrai des vrais.

    Mais pour trouver un Huron dans la famille de Gros-Louis, faut remonter à 7 générations, au 18e siècle, à Louis Ondaouamhont et Agathe Onoendenti.

    Leur fils Louis a épousé Véronique Monique Renaud, le 2 octobre 1809. On présume dès lors que la famille a été assimilée et que les enfants se sont mis à parler français comme leur mère et leurs voisins. Bref, à s’assimiler et devenir canadien (comme on disait à l’époque)

    Leur fils Étienne, qui n’avait plus que 50% de sang huron dans les veines, a épousé Marie Lindsay en 1849.

    Leur fils Nicolas, huron à 25%, a épousé Flore Verret en 1879.

    Leur fils Théophile, huron à 12,5%, a épousé Angèle Garneau en 1906

    Leur fils Gérard, papa de Maxim, huron à 6,25%, a épousé Céline Talbot en 1930

    Bref, Max Gros-Louis, grand-chef des Hurons, n’a que 3,12% de sang huron dans les veines ! Et 96,88% de sang français. Sang sur lequel il vomit, nourri par la Cour Suprême du Canada et les Rednecks d’Ottawa.

    Sources : http://genealogie.planete.qc.ca/file/sylvain/Ligne

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 10h52
    Nombrilisme!
    Ceci est la deuxième tentative d'envoyer ce texte, la première, semble-t-il ayant échouée... ou est-ce que le texte ne plaît pas à certains?

    À chaque fois qu'il y a un article sur les autochtones au Québec, la réaction c'est de nier qu'ils ont des droits et de prétendre que les droits des Québécois sont plus valides que ceux des autochtones. On sent souvent un bon vieux fond de racisme, en niant la différence et les faits. Mme Dupuis a travaillé dans ce cadre et elle en a d'autant plus de mérite et on pourrait même ajouter qu'il n'est pas si surprenant que ça qu'elle ait été bien reçue dans biens des villages autochtones alors qu'elle pourrait aussi avoir été reçue avec hostilité dans sa propre province par les siens.

    Il n'y a pas de doutes que les autochtones au Canada et presque partout dans le monde sont aussi métissés que les autres peuples mais leurs droits sont des droits juridiques basés sur des nations politiques, tout comme les Québécois constituent une nation métissée qui a ses propres droits. Il est complètement faux de dire que les Français ont protégé les autochtones des maladies à cause du métissage. La réalité c'est que les maladies des Français ont décimé bien des peuples dont, entre autres, les Hurons de Huronie à cause de la présence des missionnaires et des commerçants. Ces maladies ont tué la majorité des Hurons et les ont affaibli au point où ils devinrent des proies faciles pour leurs concurrents, les Iroquoiens des Cinq Nations (voir Les enfants d'Aataentsic de Bruce Trigger). Les Français d'alors se doutaient que leurs maladies pouvaient causer des ravages chez les autochtones mais la science n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui et ils ne savaient pas comment combattre ce fléau. L'effondrement de la Huronie fut une catastrophe économique pour la Nouvelle-France et le commerce a du être réaligné par la suite.

    Ah oui, et il y a l'histoire qu'il n'y avait personne dans la vallée du Saint-Laurent lorsque Champlain est arrivé. Pourtant quand Cartier avait visité Stadaconé et Hochelaga environ 70 ans auparavant, ces villages abritaient des sédentaires qui y cultivaient la terre. On ne sait pas ce qui s'est passé dans ces 70 ans mais il est probable qu'un conflit entre les Iroquois et les Innus ait créé un « no man's land » entre les deux. Les Français ont profité de ce vide mais ils ont eu besoin des autochtones pour développer ce territoire et survivre économiquement dans ce pays. En s'alliant avec les Innus, les Hurons et les Algonquiens, pour des raisons d'affaire, ils se trouvaient à s'éloigner des Iroquois et ces derniers, qui étaient surtout des commerçants, essayèrent de commercer en même temps avec les Français et les Hollandais et plus tard avec les Anglais mais ce ne fut pas possible. Il est ingénu de dire que le territoire était vide - il est évident que le St-Laurent était une voie de communication extrêmement importante pour les peuples autochtones de l'est de l'Amérique du Nord.

    Pour en revenir aux droits des autochtones, ils font partie des droits fondamentaux des peuples et s'appliquent nonobstant le métissage. C'est la loi coloniale sur les Indiens qui fait état de pourcentages de sang indien et qui a parqué les membres des Premières Nations dans des réserves. Ce sont les gouvernements successifs qui ont continué ces politiques d'assimilation, d'acculturation et d'éradication des identités et nos bons Québécois s'offusquent que des autochtones aient l'air de « Blancs »! Il n'est donc pas étonnant qu'au Canada, les revendications des autochtones piétinent depuis des décennies et que Mme Dupuis ait eu tellement à faire. Bien d'autres pays, dont beaucoup en Amérique latine, reconnaissent les droits des peuples autochtones et font des efforts pour améliorer leur situation. Le meilleur exemple dans le moment c'est la Bolivie où un processus d'indigénisation s'est amorcé et où l'autonome gouvernementale est en train de devenir une réalité.

    En fait le Canada (le Québec est inclus là-dedans) a un des pires dossiers dans le monde quant au respect des droits fondamentaux des peuples autochtones et ce n'est pas en les bafouant encore plus que les droits du peuple Québécois vont avancer, bien au contraire. On juge souvent les peuples selon la manière qu'ils traitent leurs minorités et, dans le cas des autochtones, ce n'est pas édifiant. On véhicule toutes sortes de stéréotypes comme le fait que l'Indien ne paie pas de taxes... sur réserve. On ne parle pas par contre du fait que les réserves sont trop petites pour leurs populations grandissantes ni que la plupart des réserves sont dans des conditions déplorables et inacceptables pour un pays développé comme le Canada et où il n'y a pas de possibilités d'emploi. J'ai vu des réserves où les maisons conçues pour 5 personnes en abritaient 15 ou même 20, sans eau potable et avec des problèmes de champignons toxiques. C'est souvent ça la réalité de bien des autochtones au Canada en 2010.

    Alors, on devrait profiter de l'occasion pour féliciter Mme Dupuis pour le bon travail qu'elle a fait et, je suis convaincu, qu'elle fait encore aujourd'hui et souhaiter que les rapports avec nos frères et soeurs autochtones se normalisent dans un avenir rapproché, dans un vrai processus de décolonisation et de réconciliation.

  • Gerard44
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 11h17
    Connaître notre histoire
    Grand merci à M. Noël pour ces informations bien documentées qui changent la perspective. Je déplore qu'on ne connaisse pas davantage notre histoire et que celle-ci ne soit pas enseignée dans nos écoles. Pour nous-mêmes et les nouveaux arrivants - «Je me souviens... d'où je viens» Je pense au temps des colons et du défrichage, à mon père journalier qui a été cantonnier sur la route du nord (Labelle-Mont-Laurier), qui a bûché et «dravé», comme il disait, sur La Rouge et La Diable et de tous ceux et celles (ma grand-mère était sage-femme) qui ont mis sur pied ce pays avec courage et foi, dans l'amour, la sueur et les pleurs.

    J'ai deux questions sur le fait que deux communautés semblaient plus installées - Hochelaga et Stadaconé. Ont-elles été elles assimilées par le métissage? Pourquoi si peu de métissage chez les Francophones (1%)? A cause de l'installation dans des villages - sédentarisation?

  • Léonard Sauvageau
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 11h41
    Les 125 nations reconnues
    La 126ième nation reconnue par Ottawa serait-elle la nation québécoise? Le rire peut détendre.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 12h17
    La farce des droits autochtones au Québec
    Lors du 400e de Québec c'étaient les Hurons, alias les Wendats, qui accueillaient les visiteurs à Québec! La farce!

    Les Hurons sont arrivés à Québec en 1650, 116 après Jacques Cartier. C'étaient des réfugiés. Les Iroquois venaient de les exterminer. Les Jésuites en ont ramené 300 à Québec, à l'ile d'Orléans, mais même là, en 1656, les Iroquois sont venus les massacrer (c'était donc beau le pacifisme chez les Indiens avant l'arrivée des méchants Blancs...)

    La Cour suprême reconnait des droits historiques aux Indiens en autant qu'ils peuvent prouver qu'ils occupent le même territoire, de façon continue, depuis l'arrivée des Blancs. Au Québec, à part les Algonquins, personne de cadre avec les paramètres de la Cour suprême (les Cris ont abandonné leurs droits avec la Convention de la Baie James)

    Ca c'est la réalité. Mais voilà, on fait toujours parti du Canada où l'histoire est différente. Pis y'a plein de logues dans nos universités, qui sont grassement subventionés par l'industrie, et qui font dans le sanglot de l'Homme blanc...

    PS: Si les Jeux avaient eu lieu à Seattle, est-ce que les Américains nous auraient présenté un show à moitié indien?

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    lundi 15 février 2010 13h57
    Merci Monsieur Rousseau !
    Incroyable de lire les commentaires aussi "blancs".
    L'occupation du territoire a été possible en grande partie à cause de l'adaptation au climat et aux connaissances amérindiennes. Plusieurs blancs ont même préféré leur mode de vie plus nomadiques et ont su reconnaître leurs valeurs "paîennes" comme plus respectueuses et spirituelles. Il y a eu des abus de part et d'autre, on ne peut le nier. À l'heure actuelle, nous avons des peuples qui vivent dans une extrême pauvreté et qui souhaitent s'en sortir dignement. En se mettant à leur place, je crois que nous réagirions de la même manière pour revendiquer une reconnaissance de nos droits et de notre culture pour accéder à notre autonomie. Nous avons largement pris notre place sans nous préoccuper des territoures occupés ni de ceux mis dans des réserves et qui ont du délaisser leur mode de vie et leurs traditions intimement liés aux cycles des saisons et au territoire. Le métissage implique qu'il y a eu au départ une certaine reconnaissance réciproque, on passe sous silence les unions forçées, les viols etc. Il y a eu aussi un instinct de survie lié aux conditions de vie difficile aussi mais des valeurs communes favorisent les échanges. À moins que les blancs aient eu un pouvoir absolu sur les "peaux rouges" pour les coloniser. J'en doute.
    Il est grand temps de rétablir un équilibre pour sauvegarder le territoire et de reconnaître la valeur des cultures améridiennes et apprendre à réapprivoiser une occupation plus respectueuse de notre environnement quelque soit notre nom.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 14h18
    Rectification
    Je ne sais pas si M. Noël est un spécialiste en droit autochtone mais il oublie de mentionner que les droits des Hurons de Lorette proviennent non pas de l'occupation du territoire mais d'un sauf-conduit qui leur fut donné par le général Murray en 1760 en échange du fait que les Hurons regagneraient leur village de Lorette en paix et cesseraient les hostilités aux côtés des troupes françaises contre les troupes anglaises. Les Hurons étaient de fiers combattants au côté des troupes françaises et canadiennes et les Anglais les craignaient et voulaient les écarter des combats. On peut retrouver le jugement de la Cour suprême du Canada à: http://csc.lexum.umontreal.ca/fr/1990/1990rcs1-102
    Ce jugement confirme le jugement de la Cour d'Appel du Québec. La Cour a décidé que le sauf-conduit constitue un traité au sens de la loi et de la constitution. Il s'agit donc de droits en vertu d'un traité et non pas d'un droit ancestral.

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 15 février 2010 15h27
    Triste nationaliste
    M.Noël me semble très préoccupé par le degré de pureté des races. J'ai bien peur qu'il ne soit un nationaliste dans le pire sens du terme, qui nuit plus qu'il n'aide à la cause légitime du Québec moderne à se reconnaître comme nation.

  • 7263799
    Inscrit
    jeudi 18 février 2010 13h47
    Quel culot d' être indien!!!
    Je suis désolé que vous soyez venus sur mon territoire au moyen d'un bateau! Je suis désolé que soyez des déportés au sein de mon territoire! Je suis désolé que ayez inventé la notion de propriété, maintenant on comprend le sens et on l' utilise à notre avantage! Je suis désolé que vous ayez inventé de toute pièces une loi pour nous assimiler maintenant vous êtes pris à nous donnez ce que nous demandons! Je suis désolé que vous ayez été assez niais pour croire que nous nous laisserions faire! Je suis désolé que vous ne soyez pas de pure souche comme vous le prétendez à tous vents! Et, je ne suis pas désolé que vous compreniez les erreurs que vous allez encore commettre au nom de la notion d' état souverain, c'est ce qui entraînera votre perte! Je suis fière d' être autochtone et il n'est plus question que mon origine soit soumis à un processus de ridiculisme aussi flagrant venant de gens sans origine et déporté de leur pays d'attache! Quelque soit le nombre d'année que vous mentionnez de lignée ou d'ancêtre qui sont venus... vous êtes des envahisseurs et vous le resterez toute votre vie ,ainsi que vos enfants , petits-enfants, etc. La norme autochtone qui est d'aider celui qui est en difficulté n'aurais jamais dû exister, ainsi vous n'auriez aucun ancêtre! Bien le bonjour à vous!

  • 7263799
    Inscrit
    jeudi 18 février 2010 13h49
    pour Monsieur Noël
    Lisez bien et retenez la leçon! Un dicton dit bien que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis!

  • fab
    Inscrit
    samedi 20 février 2010 07h27
    triste époque
    (c'était donc beau le pacifisme chez les Indiens avant l'arrivée des méchants Blancs...) cette phrase m'a cloué sur place .Parce que chez nous " les blancs " en europe c'était mieux ? Il faudrait reprendre les livres d'école, notre histoire c'est faite de massacres (on évitera les détails,vaut mieux )de guerres ,sans cesse ,jusqu'à même la déplacer sur les terres d'Amérique du nord.Et puis chez nous ,comment réagissions nous aux invasions, jusqu'à y a pas si longtemps ? alors ne montez pas sur vos grands chevaux ,vous n'êtes pas sur vos terres,les revendications des Autochtones sont légitimes ,et même "pur sang"ou non,les métis ont des droits aussi.Moi je dis si vous n'aimez pas les autochtones vous pouvez revenir en Europe ,mais au fait ,dans quel pays maintenant ? car les déplacements de peuples ont été très importants chez nous et les métissages aussi.....alors vos ancêtres sont d'ou ?
    .

  • Ginette Pilon
    Abonnée
    lundi 19 juillet 2010 08h47
    Je ne crois pas AUX nations autochtones.. je crois en UNE nation autochtone
    Pour moi, il n'y a pas DES nations autochtones au Canada, il y en a UNE.

    Les supposées nations autochtones dérivent d'UNE seule nation. Elles sont donc des nations métissées de la première comme les Canadiens-français sont, disons, métissés des Européens. Elles n'ont aucun droit au terme «nation autochtone".

    Il y a sûrement eu une première nation autochtone sur ce bout de terre qu'on appelle Canada. Il y a probablement eu d'autres groupes d'individus (je ne dis pas nations) qui l'habitaient et où ils vivaient, se mariaient, travaillaient, etc. Se donner le nom de nations autochtones est une imposture.

    J'aimerais connaître le nom de LA première nation autochtone.

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