dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Pierre Vadeboncoeur, l'homme qui a réinventé le syndicalisme

L'annonce du décès de l'écrivain et syndicaliste Pierre Vadeboncœur a ébranlé les milieux syndical et politique de la province, qui parlent de lui comme de celui qui a réinventé le syndicalisme et aidé le Québec à sortir de la grande noirceur.

La CSN, où M. Vadeboncoeur a oeuvré entre 1950 et 1975 à titre de conseiller juridique et d'adjoint à la présidence, est en deuil. On estime lui devoir le virage de la CSN vers un caractère plus combatif. Pierre Vadeboncoeur a notamment pris la défense des travailleurs arrêtés lors de la grève des chantiers navals Vickers, en 1952.

«Dans la ligne sociale et politique du syndicalisme, Pierre Vadeboncoeur a été un des phares, a commenté l'ancien président de la CSN entre 1983 et 1999, Gérald Larose. Il a combattu l'activisme, il a combattu l'affairisme. Lui, il proposait un syndicalisme autonome, un syndicalisme indépendant, mais un syndicalisme avec un projet de société, un projet qui regardait toute la société. C'est quelqu'un qui ne se gênait pas pour relever les travers du mouvement syndical.» Symbole d'un engagement sans limites, M. Larose raconte avoir côtoyé M. Vadeboncoeur pendant plusieurs années, bien que ce dernier ait pris sa retraite avant son arrivée en poste.

La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a salué le «caractère infatigable» de l'indépendantiste, qui a publié une trentaine de livres et de recueils, en plus de collaborer à plusieurs publications.

Pour M. Vadeboncoeur, l'indépendance «était le seul moyen [pour] notre nation d'atteindre son plein développement dans une réelle équité. Quand je pense à Pierre Vadeboncoeur, je pense à la constance et au courage d'un homme qui n'a jamais craint de prendre position pour défendre le peuple auquel il appartenait», a indiqué Mme Marois par voie de communiqué.

Le chef bloquiste Gilles Duceppe a quant à lui souligné «la richesse de sa pensée, la grandeur de son âme et la rigueur de ses positions [qui] le placent parmi ces quelques hommes et femmes qui marquent leur société».

La présidente de Québec solidaire, Françoise David, a aussi rendu hommage à M. Vadeboncoeur, qui fait selon elle partie des intellectuels qui «ont permis au Québec de sortir de la grande noirceur». «Progressiste et indépendantiste, il a lutté sa vie durant pour faire du Québec un pays épris de justice sociale, un pays solidaire. Ses coups de gueule contre les gouvernants, les entreprises cupides et les "grands imbéciles" nous manqueront.»

***

Avec La Presse canadienne
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012