jeudi 9 septembre 2010 Dernière mise à jour 00h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La méprise du sénateur Boisvenu - Que gagneront les victimes à la prison que l'on propose ?

Le nouveau sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu
Photo : Le Devoir
Le nouveau sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu
Victime inconsolable du meurtre de sa fille, Pierre-Hugues Boisvenu aura succombé à l'exploitation par Stephen Harper de l'insécurité et de l'ignorance en matière criminelle. La campagne que menait ce Québécois en faveur des familles de personnes assassinées ou disparues n'a pu obtenir plus de considération pour ces autres victimes. Par contre, son mouvement vient d'être récupéré par un cabinet plus habile à profiter de la détresse des gens qu'à leur porter secours.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.











CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Andre Vallee
    Abonné
    lundi 1 février 2010 01h37
    Délicate mise au point
    Tout en respectant la douleur de . M.Boisvenu, vous avez aidé à comprendre que le programme de réhabilitation des jeunes contrevenants du Québec doit être respecté et supporté. C'est la solution pour l'individu et pour la société.

  • Marc Lapointe
    Abonné
    lundi 1 février 2010 03h06
    La victime transformée en bourreau?
    On comprend très bien tout le chagrin qui habite M. Boisvenu. On comprend aussi ses prises de position vis à vis les victimes de crimes du genre commis sur sa fille. M. Boisvenu est une victime qui devient bourreau en acceptant le poste de sénateur qui fait de lui un partisan de M. Harper qui prône la ligne dure sur le sort des criminels. M. Boisvenu vient de faire preuve de son ignorance en matière de criminalité La loi du alion n'est pas une solution. Sur ce point, il devrait aller visionner et méditer le film "Les 7 jours du talion".

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 07h43
    Les victimes pensent différemment que sur le Plateau
    Écoutez-vous TVA parfois? Chaque soir, on nous montre les familles qui suivent le procès de celui qui a tué un membre de leur famille. Chaque fois, ils sont déçus du jugement. TOUJOURS

    Je n'ai pas encore vu une seule famille heureuse de voir que le chauffard, sou à Point 22, arrêté pour la 14e fois, et qui a finalement tué leur fils, s'en sortir avec 2 ans à peine de prison. Et libéré après un tiers

  • Carole Dionne
    Inscrite
    lundi 1 février 2010 08h16
    PAS DE PRISON POUR PERSONNE
    AUCUNE SENTENCE DE PRISON POUR PERSONNE. SEULEMENT DE LA RÉHABILITATION. MOI, JE VEUX PASSER POUR UN INTELLECTUEL. JE SUIS TANNÉ QUE L'ON ME TRAITE DE VULGAIRE, QUE DIRE DE CANNIBAL PARCE QUE JE VOULAIS QUE LES CRIMINELS FASSENT DE LA PRISON.


    LA DIFFÉRENCE ENTRE 17 ANS ET 364 JOURS ET 18 ANS: ÉNORME

  • Daniel Vézina
    Abonné
    lundi 1 février 2010 09h05
    Encore une vision de la gauche que cet article...
    Je suis entièrement d'accord avec M. Noel, on dirait que les victimes et leur famille ne sont absolument pas présent. Tout ce que l'on entend de la gauche, c'est leur foutue "réhabilitation" des criminels...

    C'est un ridicule consommé que d'encore prétendre que notre société est juste et équitable. C'est faux, les victimes sont victimes jusqu'au bout, le système est la pour soutenir les criminels, totalement l'inverse de ce qui devrait être...


  • Abonné
    lundi 1 février 2010 10h18
    Réhablitation pour les victimes!!!
    Réhabilitation: que signifie ce terme? Il sigifie "rétablir une personne dans des droits, une capacité, une situation juridique qu'elle avait perdus.Faire retrouver l'estime, la considération d'autrui, et à aider à la réinsertion sociale. (réhabiliter un toxicomane ).
    Il est plus que temps que l'on ait plus de compassion pour les victimes d'actes criminels, il est impératif que nos grandes gueules de politiciens, nos grosses plumes de" journalisses", et nos grands cerveaux chromés de PSY de tout accabit,sans délaisser les criminels se penchent plus vers les victimes.
    Si on prétend qu'il y a deux côtés à une médaille, il y a toujours deux êtres humains impliqués lors dune 'agrssion que ce soit!!!

  • Pascal Bélanger
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 11h13
    Aider les victimes sans nuire aux condmanés
    Le combat de M. Boisvenu est nécessaire mais sa cible n'est peut-être pas la bonne. En réclamant plus de services et davantage de soutien aux victimes, il fait état d'une situation qui dure depuis trop longtemps. Les victimes sont utilisées pour faire condamner les criminels mais il n'y pas de service qui oeuvre avec autant d'ardeur pour leur venir en aide dans leur deuil ou leur rétablissement.
    Malheureusement, ce n'est pas en prolongeant les sanctions et en durcissant les conditions d'emprisonnement que l'on va résoudre quoi que ce soit pour les victimes. Il faut davantage de services de réhabilitation pour les vicitimes soit, mais on ne règlera pas ce problème en enlevant des services aux condamnés.

  • Carole Minguy
    Abonné
    lundi 1 février 2010 11h24
    Quelle tristesse!
    Malgré que je compatisse avec M.Boisvenu à la perte tragique de ses filles, je trouve triste qu'il passe les reste de ses jours à ourdir sa vengeance, qu'il devienne le pion de M.Harper pour faire passer les idéaux de droite d'un parti qui serait prêt à armer toute une société pour qu'elle puisse se venger. Sans défendre les criminels, je crois moi aussi que M. Boisvenu devrait aller voir "les 7 jours du talion". Et aussi un autre film "Mandela-Bafana", basé sur la réconciliation et non pas sur la vengeance. Vraiment triste!

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    lundi 1 février 2010 11h25
    Eh ben...
    Moi qui n'avais comme commentaire que de souhaiter que M. Bienvenu vous lise, M. Leclerc, il semble bien que ce ne soit pas sufffisant, à en juger par certains des commentaires qui précèdent. Ignorance étant le mot-clé...Ignorance que Stephen Harper ne se gêne surtout pas pour exploiter,lui qui nous a déjà fait l'insulte de Jacques Demers -l'insulte n'étant évidemment pas M.Demers lui-même.
    Et puis pourrait-on nous lâcher avec cet argument bidon et débile de "plateau"?
    À trop écouter TVA... Et je n'habite pas le plateau, en passant.

  • Claude FRÉGEAU
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 11h47
    Les criminels sont mieux traités que les victimes, votre article est injuste...
    Monsieur Leclerc, je me permets de vous exprimer mon opinion qui est en complet désaccord avec le vôtre, et pour cause. Vous faites fi des victimes dans votre raisonnement.
    La nomination de monsieur Pierre-Hugues Boisvenu au Sénat canadien est une suite logique de la priorité à la justice que le premier ministre Harper ainsi que Pierre-Hugues Boisvenu ont toujours soutenue. Cette nomination est fort utile pour faire comprendre aux Québécois qui y seraient encore insensibles, l'importance d'une juste application de la justice ainsi que de garder les récidivistes en prison, afin de protéger le peuple canadien. En effet, il est désarmant de constater que souvent les enlèvements, rapts, viols et assassinats de personnes disparues sont le fait de récidivistes qui, bien souvent, n'avaient même pas terminé de purger leur peine.
    Ce nouveau sénateur vient s'ajouter au récentes nominations dont celle de Jacques Demers et de Claude Carignan, en 2009. Avec un tel trio, les nouvelles idées devraient êtres bien soutenues et qui sait, probablement que l'on finira à diminuer le nombre de délits tout en supportant davantage les familles des personnes portées disparues ou trouvées décédées à la suite d'un acte criminel.
    Enfin, les victimes auront une voix (et quelle VOIX !!! ) au niveau du gouvernement Canadien.
    Enfin, la population va pouvoir avoir quelqu'un pour obtenir que l'on traite les victimes mieux que les criminels car on sait bien que c'est le contraire à l'heure actuelle qui prévaut.
    Prodiguons des soins, du support tant psychologique que financier aux victimes et à leurs proches, au lieu de perdre temps et argent avec les assassins qui n'ont bien souvent même pas le courage de plaider coupable et trop souvent, nient l'évidence.
    Utilisons les référendums à d'autres fins que la séparation d'une province, et servons-nous des élections pour tâter le pouls de la population sur des items précis, lors d'élections certes, mais sans affecter les candidats, nombreux politiciens seraient surpris des résultats d'une population qui ne veut plus avoir peur et où une femme peut vouloir marcher seule la nuit sans avoir à craindre pour sa vie à chaque pas.
    Enfin, la population canadienne aura quelqu'un qui cherche à mieux la protéger et à s'assurer que les récidivistes demeurent enfermés afin d'éviter de faire d'autres victimes. Les prédateurs sexuels et les psychopathes n'ont aucune empathie pour leur victime, seul leur propre plaisir compte et pour ces assassins, de tuer une femme ou un enfant ne représente pas plus de remord que le chasseur qui tue un lièvre. Mais leur état mental n'excuse pas le geste et ne permet pas de mettre la société toute entière en péril en les relâchant dans la nature, bien souvent avant leur terme.
    Pour ce qui est des coupables, prenons exemple sur les américains: "Stricke 3 and You are out for life", la récidive n'est pas tolérée chez nos voisins du sur. Les peines ne sont pas concurrentes mais bien successives. De cette manière, on protège la société en mettant les tueurs à l'écart pour longtemps, lors de peines pouvant aller à plusieurs centaines d'années. On n'a pas besoin d'être psychiatre pour savoir que de tels coupables sont irrécupérables et ne sont pas réhabilitables.
    Claude Frégeau, Deux-Montagnes

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 1 février 2010 13h01
    Les victimes et les criminels
    Je suis en total désaccord avec ceux qui prétendent que la gauche oublie les victimes, c'est ARCHI-faux.

    Par contre, il faut séparer les dossiers des victimes et des criminels. Nous devons fournir un réel support aux victimes (presque inexistant jusqu'à présent), mais la colère, le ressentiment et la vengeance ne devraient en rien influencer le traitement réservé aux criminels.

    Il y a énormément de classes de criminels. En fait, on pourrait presque dire que chaque cas est particulier.

    Je ne prendrai qu'un exemple: combien d'entre nous ont fait des conneries lorsqu'ils ou elles étaient ados? Certains sont allés plus loin que d'autres, mais ce qu'on doit retenir surtout, c'est que la très grande majorité ont été assez chanceux pour qu'il n'y aie pas de conséquences majeures à nos actions, et la plupart d'entre nous avons aussi appris de nos erreurs.

    Par contre, si nous avions été pris la main dans le sac, et mis automatiquement en prison (pour ceux qui ont été plus loin), quelle aurait été la chance d'apprendre de nos erreurs? Pour un ado, en crise existentielle et en pleine définition de soi, la prison aurait été un catalyseur aux impulsions et l'aurait sûrement mis en réaction contre la société, le transformant en criminel endurci très probable.

    Un autre exemple: que fait-on avec les gens qui se font prendre en conduite en état d'ébriété? Une amende salée, interdiction de conduire pour deux ans, puis plus rien. Si on exigeait de ces conducteurs qu'ils ne touchent plus à une goutte d'alcool pour retrouver le droit de conduire pour une période de 10 ans? Le tout avec support pour régler leur problème d'alcool évidemment, on éviterait les récidives avec tout ce que ça implique.

    L'alcoolisme est une maladie, et une grande proportion des criminels en prison ont trouble mental de léger à grave qui n'a jamais été pris en charge. Si on traitait la maladie et les problèmes sociaux en priorité avant de traiter la criminalité (ce que la dro-doite ne veut absolument pas faire), on aurait une société beaucoup plus sécuritaire.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 1 février 2010 16h55
    Le pardon
    L'abolition de la peine de mort n'a pas fait augmenter les meurtres et la criminalité n'a cessé de baisser au Canada...malgré le supposé laxisme. Rétablir cette peine et donner les pires (ou les meilleures selon certains) sentences ne ferait qu'encourager la régression vers l'homme des cavernes ou vers certaines sociétés actuelles dont l'arbritaire, les dogmatismes religieux ou politiques de même que la fermeture d'esprit ne font qu'alimenter la volonté de vengeance qui alimentent les sources du crime sans rien construire de positif.
    De nos jours, il n'y a plus que le pardon qui soit espoir de réhabilitation. Les rares victimes qui s'y sont employés ont vu cette réhabilitation naître autant chez-elles que chez le criminel. Dans la douceur et sans démolir personne. Il est vrai que les saints ne courent pas les rues mais pas nécessaire de monter sur les autels pour posséder un minimum d'humanité. On peut compter sur les doigts de la main les victimes courageuses qui osent pardonner, à la face du monde...Les gens devraient lire Camus et les penseurs au lieu de demander d'enlever les cours de philo à l'école.
    Dans cette chronique bien étoffée, M. Leclerc a parfaitement raison. Le Devoir n'a pas l'habitude de suivre les modes établies...et sait naviguer à contre courant des démagogies.

  • Jacques Mercier
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 22h16
    Félicitation
    Bravo pour cet article. Excellent éclairage sur les enjeux et les sombres manœuvres du gouvernement Harper.

  • Nitram
    Abonnée
    jeudi 4 février 2010 10h22
    Préjugé de neutralité tenace!
    M. Leclerc ouvre son article par les mots suivants: «Victime inconsolable du meurtre de sa fille, Pierre-Hugues Boisvenu...»

    Une fois de plus, voilà que ces quelques mots viennent renforcer le tenace préjugé qui veut que ceux qui ont traversé une grande douleur sont, du fait de cette douleur, devenus incapables d'user d'un jugement objectif! Quelle est, s.v.p., la source de cette prétention à l'objectivité et/ou à la neutralité dans les jugements que l'on porte? Un jugement n'est-il pas, par définition, toujours et nécessairement subjectif? Ne relève-t-il pas de l'opinion? Une valeur peut-elle être neutre?

    Je ne cherche nullement à approuver le choix de M. Boisvenu de se rallier à l'idéologie répressive de Stephen Harper en matière de criminalité, mais je ne peux pas supporter le fait que l'on dise que son choix soit motivé par son «manque de jugement en raison de sa souffrance»!

    Quelle est la motivation de M. Leclerc en posant un tel jugement sur le choix de M. Boisvenu, sur sa capacité à faire des choix éclairés? Ne s'agit-il pas, une fois encore, d'un jugement de valeur? Si tel est le cas, nous ne sommes pas en terrain objectif ni neutre!... Si tel est le cas, M. Leclerc est lui-même incapable de neutralité et d'objectivité concernant l'analyse qu'il fait... et M. Boisvenu n'a plus qu'à se réfugier dans le silence et l'inaction pour le reste de ses jours car, nul ne peut faire en sorte que ce qu'il a traversé et qu'il n'a pas le choix de continuer à traverser l'accompagnera le reste de ses jours... Cela fait-il de lui un citoyen de seconde zone pour autant?

    La prétention à l'objectivité et/ou à la neutralité ne traduit-elle pas autre chose qu'une certaine supériorité en regard du commun des mortels? HUBRIS... Quoiqu'il en soit, le préjugé est tenace!

  • Nicole Lamarre
    Inscrit
    mardi 10 août 2010 08h33
    Sénateur Boisvenu
    Éviter d'autres vistimes. Bravo por votre combat.

m'inscrire
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
15 réactions
4 votes Voter
 
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Publicité

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2010