vendredi 30 juillet 2010 Dernière mise à jour 00h49


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Le dinosaure

Michel David   28 janvier 2010  Actualités en société
Pierre Karl Péladeau a indéniablement réussi à attirer l'attention, la semaine dernière, en profitant de la rencontre économique convoquée par le premier ministre Jean Charest pour lancer une charge d'un autre âge contre le mouvement syndical.

À en croire le président de Quebecor, les lois adoptées par l'Assemblée nationale au fil des décennies ont pour effet de rendre la vie impossible aux entrepreneurs québécois, qui doivent consacrer trop de temps et d'argent à gérer les relations de travail, tandis que leurs homologues étrangers peuvent se consacrer en toute sérénité au développement de leurs affaires.

Alors que le lock-out au Journal de Montréal entre dans sa deuxième année, il se scandalise de ce «privilège» qui met les prestations syndicales à l'abri de l'impôt. Si c'est rendu qu'on ne peut plus affamer ses employés, où allons-nous, je vous le demande?

M. Péladeau veut bien admettre que les syndicats ont pu avoir leur utilité à la lointaine époque du «capitalisme sauvage», mais il se demande si les remèdes d'hier sont toujours bien adaptés aux maux d'aujourd'hui.

À la façon dont il gère les conflits qu'il provoque délibérément dans ses entreprises, il est en effet permis de se demander si la législation actuelle, notamment la loi anti-briseurs de grève, est suffisante pour protéger les travailleurs contre les matamores de son espèce.

Au-delà de l'interprétation extrêmement légaliste qu'on peut en faire, il est évident que l'esprit de la loi adoptée sous le gouvernement Lévesque, bien avant l'arrivée d'Internet, est systématiquement bafoué.

Tout le monde reconnaît que l'industrie de la presse écrite doit s'adapter aux nouvelles réalités. Le problème est que M. Péladeau semble voir son avenir dans la culture des feuilles de chou.

***

Sous des allures plus modernes, le président de Quebecor rappelle étrangement cet autre dinosaure qui avait fait les manchettes dans les années 1980, Raymond Malenfant, que le magazine L'Actualité avait surnommé «le toffe de la Malbaie» en raison des méthodes brutales que lui inspirait son antisyndicalisme primaire.

Bien entendu, le style est différent. M. Malenfant n'était pas le fils d'un magnat, mais d'un cultivateur. Il manifestait néanmoins le même acharnement que M. Péladeau à enfoncer son «modèle d'affaires» dans la gorge de ceux qu'il appelait «les capotés de la CSN».

Les plus jeunes ne connaissent peut-être pas l'histoire de ce self-made-man, vulgaire et sans scrupule, qui était soudainement devenu la coqueluche de la garde montante des affaires. Après avoir acheté le Manoir Richelieu en 1986, il avait entrepris d'en expulser le syndicat. D'une rare dureté, le conflit avait atteint un point culminant quand un syndiqué était mort étouffé par un policier de la SQ.

Cela n'avait pas ému M. Malenfant outre mesure. «Tu vois, les pauvres capotés de la CSN se sont mis le doigt dans l'oeil en voulant jouer au plus fin. Et je te garantis que ça leur a fait mal», avait-il déclaré par la suite.

Il avait cependant vu trop grand. Après le Manoir Richelieu, il s'était porté acquéreur de l'hôtel Fort Garry, à Winnipeg, puis d'un centre de ski en Gaspésie. Couvert de dettes, il avait vainement tenté de s'associer aux Mohawks de Kahnawake. Finalement, il avait dû déclarer faillite, malgré une campagne de charité parrainée par Pierre Péladeau et le controversé animateur de radio André Arthur.

***

M. Péladeau a les reins plus solides que le «toffe de la Malbaie», mais il est aussi buté. En 1993, il avait fallu que son père manifeste publiquement son impatience pour qu'il se décide enfin à régler le conflit avec les pressiers et les typographes du Journal de Montréal, qui avaient aussi été mis en lock-out. Le déblocage avait été immédiat. Malheureusement, il n'y a plus personne pour le raisonner et lui expliquer qu'il va à contre-courant de l'évolution de la société québécoise.

Si Raymond Malenfant avait fait figure de héros aux yeux de Québec inc., c'est que le mouvement syndical était encore largement perçu comme l'ennemi qui voulait «casser le système», comme l'avait déjà dit Louis Laberge.

La semaine dernière à Lévis, les propos de M. Péladeau ont été réprouvés de façon quasi unanime. Tous ces patrons qui doivent aussi négocier des conventions collectives semblaient sincèrement se demander de quoi il parlait. C'est tout juste si on ne lui a pas suggéré de consulter un psychologue.

Dans l'histoire du Québec moderne, les relations de travail n'ont jamais été aussi harmonieuses. Plutôt que de casser le système, les syndicats ont décidé de s'y intégrer. La FTQ avec son Fonds de solidarité et la CSN avec son Fondaction sont elles-mêmes devenues des investisseurs.

La réaction du premier ministre Charest à l'invitation de la Fédération professionnelle des journalistes, qui le pressait d'intervenir dans le conflit au Journal de Montréal, était très claire: «Il y a une paix dans le milieu du travail et dans les relations de travail que nous encourageons.» Autrement dit, le Québec n'a pas besoin d'un dinosaure échappé de la préhistoire.

***

mdavid@ledevoir.com











CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gabriel Biron
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 01h10
    Quand est-ce qu'un homme ou une femme d'affaires peut-il ou peut-elle gérer SON entreprise
    Quand est-ce qu'un homme ou une femme d'affaires peut-il ou peut-elle gérer SON entreprise à sa façon. M. Péladeau veut fermer un secteur de son entreprise qui n'est plus rentable. Pourquoi les syndicats auraient-ils le droit de refuser cela? Par solidarité sociale? Mon oeuil! Si la personne d'affaires fait faillite le syndicat va et ses membres vont-ils se cotiser pour garantir un revenu au patron malchanceux? NON. C'est la personne d'affaires qui investi et qui risque SON argent. Alors, comme ce n'est pas une coopérative, pourquoi les syndicat du Journal de Montréal ne rentre t'ils pas au travail? Ils sont des conditions de travail de beaucoup supérieures à la moyenne des québécois et québécoise.
    M. Péladeau pose la vraie question.

  • Alain Bonin
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 03h05
    Magnifique commentaire Mr. David.
    Les syndicats ont instauré une égalité sociale avec le patronat. Sans ceux-ci nous serions probablement à la merci du capitalisme sauvage d'autrefois. J'admet que les syndicats ne font pas toujours de bons coups, mais ils sont un mal nécessaire pour notre société ( la cupidité humaine des gens d'affaires dont le profit est la seul rançon de la gloire au détriment des employés. 147 fois le salaire moyen d'un employé, des bonus même si ils n'ont pas performé, etc ).

    Il y a des compagnies non syndiqués qui fonctionnent très bien, mais ils sont généralement aux prises avec de la main d'oeuvre spécialisée qui est dur à trouver, ou l'entreprise est petite et les liens avec les employés sont forts. Pour les grosses entreprises l'employé devient seulement un numéro.

    Dans un contexte social moderne PKP devrait faire partager, comme son père le faisait avant, une partie de ses gains pour motiver ses employé(e)s à s'améliorer au sein de l'entreprise. Je crois que Péladeau père n'a pas si mal réussi après tout ( fais moi faire de l'argent et tu feras de l'argent).

    Je trouve vraiment malheureux le conflit du journal de Montréal, car même si ils ont rue Frontenac et la CSN pour les soutenir ce doit être terriblement difficile pour eux. Je n'ai plus acheté le journal de Montréal et aucune autre publication de Québécor depuis ce temps par solidarité. C'est un combat non pas seulement syndical, il ne faut pas oublié, mais pour le maintient de la qualité de l'information au Québec.

    Bonne chance à vous tous. Je suis sincèrement avec vous.

  • Andrew Savage
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 05h50
    Un peu de respect pour la feuille de chou...



    Que vous apparteniez à ce quarteron tristounet qui n'aime pas la feuille de chou nous attriste et nous afflige. La feuille de chou est non seulement canonique, elle a de la classe.

    Sa culture en tant que légume remonte à la plus haute Antiquité, au temps des dinosaures presque, au temps où l’esclavage était considéré comme naturel par Aristote, le précepteur d’Alexandre le Grand, lequel a rapetissé depuis.

    Le chou, légume volumineux, dense et nutritif, est réputé être l'aliment qui donne la plus grande quantité de matière comestible au mètre carré cultivé. Très productif. Si on lui ajoute : le chou fleur, le chou de Bruxelles, le chou frisé et surtout le chou chinois comme dans….c’est le ravissement, la mondialisation, la voûte céleste.

    Les choux valent les autres légumes tant au point de vue des hydrates de carbones et des protides que de l'assimilation. C'est un légume peu calorique.

    Ils sont aussi riches en vitamines C, A, P, E, PP, K et B (B1, B2, B3, B5, B6, B9 que l'on pourrait presque appeler : anticancéreux...

    Il est conseillé de consommer les choux crus à l'exception du choux vert qui est meilleur cuit. Ce que ferait Joseph Facal, dit-on. Comme quoi la sociologie mène à tout ; il s’agit d’en sortir.

    Pour la cuisson, et pour une meilleure digestibilité, d'abord le faire «blanchir», (plus délicat à faire dans le cas du chou chinois). Egoutter le chou puis le faire cuire à la vapeur

    Lors d’un régime…il est préférable de le consommer en jus frais non cuit car la cuisson détériore le légume.

    Vous n’avez pas pris votre jus ce matin … ça se voit. Il faut dire que vous n’êtes pas au régime.

  • Michel Vézina
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 08h28
    Relations de travail harmonieuses
    Dinosaure vous dites? Complètement surréaliste et surtout son texte démontre les valeurs de cet homme...Les relations sont la clé de tout...il n'y a qu'à voir comment les cadres du système de santé gèrent leurs employés, il n'y a qu'à voir comment les syndiqués pataugent dans l'immobilisme, chacun attendant de voir où il sera en mesure de coincer l'autre.... avec les résultats qu'on connaît!

  • Victor Beauchesne
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 09h38
    on a le syndicat qu'on mérite
    M. Péladeau a toujours eu un style de type confrontation. Il a un syndicat du même type, probablement en réaction à son style. Qui s'arrange avec ses problèmes.

    Au moins ce conflit ne m'affecte pas directement dans ma vie ou dans mon porte monnaie. S'ils ne s'entendent pas et le Journal ferme, ce sont les deux parties qui en paieront le prix. Les lecteurs pourront trouver leurs nouvelles ailleurs.

    Ce qui est beaucoup plus aberrant, c'est les syndicats dans le secteur public. Les syndiqués ne se protègent pas contre les méchants capitalistes cupides mais contre Jos tout le monde, le public. C'est un non-sens mais qui alimente toute une industrie au Québec.

    Quant à M. Péladeau, il est peut être de l'ère jurassienne, mais les chefs des syndicats du secteur public le sont certainement tout autant que lui.

  • Pierre Guérin
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 10h09
    Le chroniqueur en conflit d'intérêts
    Dans une société où règnent les seules lois du marché, d’importants écarts de revenus émergent souvent entre les travailleurs et leurs employeurs. C’est que les travailleurs voient leurs rapports de forces grandement affaiblis par la menace d’être remplacés par d’autres travailleurs tout aussi compétents, efficaces, et méritants qui accepteraient les conditions de travail offertes (ces derniers ayant donc des conditions de vie encore moins bonnes que celles des premiers). Étant favorable à une plus grande répartition de la richesse, j’estime légitime, dans un tel contexte, que les travailleurs se regroupent afin d’augmenter leur pouvoir de négociation et d’obtenir ainsi une plus large part des richesses de leurs employeurs (remplacer un grand nombre de travailleurs étant plus difficile que d’en remplacer qu’un seul ou que quelques uns). Cependant, revendiquer, adopter et soutenir des lois pro-syndicales pour appuyer ces travailleurs regroupés m’apparaît beaucoup moins défendable.

    Pour illustrer, imaginons une société esclavagiste. Des personnes contre l'esclavage organisent des évasions d'esclaves pendant les nuits. D'un point de vue anti-esclavagiste, ces opérations nocturnes sont très légitimes. Pourrait-on en dire autant de la revendication, de l'appui (ou de l'adoption, en étant au pouvoir) d'une loi obligeant les propriétaires d'esclaves à fermer toutes leurs lumières pendant les nuits dans le but énoncé de faciliter les évasions d'esclaves? Ne serait-il pas plus légitime de revendiquer, d’appuyer et d’adopter l'abolition de l'esclavagisme? Il me semble que de soutenir des lois pro-syndicales afin de favoriser les travailleurs est similaire à soutenir une loi qui interdirait l’éclairage de nuit afin de faciliter les libérations d’esclaves.

    Pour une répartition plus grande (et équitable) de la richesse, ne serait-il pas plus légitime de revendiquer, d’adopter et de soutenir des lois générant des transferts de richesses au bénéfice de l’ensemble des travailleurs défavorisés par les lois du marché (par des transferts fiscaux, par exemple) plutôt que des lois pro-syndicales protégeant les travailleurs syndiqués contre la concurrence d’autres travailleurs moins exigeants (mais aussi méritants) prêts à prendre leur place (lois pro-syndicales permettant à ces travailleurs syndiqués d’obtenir des transferts de richesse les privilégiant exclusivement, généralement en proportion des richesses de leurs employeurs respectifs)?

    Mais je comprends que les travailleurs syndiqués puissent être enclins à ne même pas se questionner sur la possibilité qu’il puisse exister des façons plus équitables que les lois pro-syndicales pour améliorer le sort des travailleurs…

    www.lecrible.blogspot.com

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 28 janvier 2010 10h09
    Au gré des courants
    M.David dit: "... il n'y a plus personne pour le raisonner (PKP) et lui expliquer qu'il va à contre-courant de l'évolution de la société québécoise". Ce qui n'est pas très clair actuellement justement, c'est de savoir dans quel sens évolue la société québécoise. Alors les événements, comme cet épisode anti-syndicat de PKP, sont évalués un à un, à la petite semaine, sans vision cohérente de notre avenir. Le Québec ressemble à une poule pas de tête.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 28 janvier 2010 11h16
    À Andrew Savage: tout de même...
    Vous avez oublié le chou rouge! Avec une vinaigrette maison contenant de la moutarde sèche, c'est délicieux.

    Sans rancune...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 28 janvier 2010 11h20
    M. David à écrit:
    "Si c'est rendu qu'on ne peut plus affamer ses employés, où allons-nous, je vous le demande?"

    Sérieusement, c'est tellement bien dit...

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 11h26
    Il ne s'agit pas de fermer un secteur...
    Si PKP estime que le JdM n'est plus rentable, il peut le fermer.
    Là, il veut juste payer les employés moins cher. Ça démontre qu'il ne sait pas gérer.

  • Philippe Labossiere
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 11h47
    Il y a d'autres dinosaures..


    M. David pourrait nous parler des syndicats aussi..

    Le Fonds de Solidarité ( 6 milliards) est un outil de pouvoir pour le syndicat de la FTQ.
    Ce Fonds existe grâce aux généreuses déductions fiscales consenties par le gouvernement du Québec.. L'éthique de la FTQ et de son président est reconnue de tous..Ils ont des bons amis dans la construction!

    Pourquoi avons-nous un monopole dnas le domaine des grues au Québec ? Les grues Guay.. le Fonds est responsable de cette brillant idée!

    Il faut revoir les déductions fiscales que les contribuables paient à la FTQ!
    L'économie du Québec devient de plus en plus sclérosée par ces mafieux et le Fonds est aussi responsable de ce gâchis!

    Vive le modèle québécois..

  • Daniel Vézina
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 11h53
    Dinosaure dans tous les domaines...
    Quand PKP s'était fait demandé ce qu'il pensait de la baisse des ventes de CD de musique vs l'arrivée des téléchargements (légaux on s'entends), il avait répondu tout simplement : "On va faire un autre Star Académie alors on va vendre des CD..."

    Tu parles d'un visionnaire...!

    Alors imaginez pour le reste. C'est un pur capitaliste vicieux de l'arrière-garde. Un genre du temps de Duplessis.

    Il peut se réjouir, ironiquement, que Jacques Parizeau et Québec Inc. l'ait "forcé" à acheter Videotron, car c'est la seule entité qui garde Québécor en vie aujourd'hui...!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 11h53
    @ M. Biron
    .De tous les commentaire vous avez le plus juste des commentaires.

    Les syndicats ne sont la que pour leur propre intéret. J'en sait quelque chose. Négociation 1988 entre la compagnie Wedco à Boucherville et le syndicat des métalos. J'ai participé à la table des négos et aussi à ce qui ce passe dans les coulisses entre le représentant des métalos (non des travailleur) et la direction. Si les employés avait le moindrement connaissance de ce que fait un syndicat dans le dos des employés et comment il se sert d'eux à leur propre fin il n'y aurait plus un syndicat au Québec.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 12h04
    Un dinosaure ou un fossile ?
    Les dinosaures sont disparus, ce sont les fossiles qui restent. Il y aurait beaucoup à dire sur PKP, mais contentons-nous de regarder où il se discrédite le plus grossièrement.

    D'abord, son père est né avant lui comme on dit par chez-nous. Il n'a rien de l'entrepreneur qu'était son père et ce qu'il possède aujourd'hui, il ne l'aurait certainement pas sans lui.

    Monsieur Péladeau fait partie de cette coterie d'activistes de droite qui s'autoproclame pompeusement Institut économique de Montréal. Ces gens qui pestent sans cesse contre l'état, ne voulant rien partager, en ont tous profité abondamment dans le passé et encore aujourd'hui, mais ils ne veulent pas que les autres en fasse autant. Par exemple, monsieur Péladeau n'aurait pu faire l'acquisition de Vidéotron sans l'argent de la CDP.

    Autre caractéristique des gens comme lui, ils sont antisyndicalistes. Ils ne comprennent pas que cela ne sert strictement à rien, que les gens ont le droit de se regrouper, comme eux le font avec leur Institut et le conseil du patronat qui, surprise, annoncent sur leur site qu'une déduction fiscale est accessible si vous souhaitez devenir membre. Pour des gens qui sont contre l'état, ils en profitent tout de même pas mal. Les lois là-dedans ? On pourrait trouver des centaines de lois et règlements qui tantôt favorisent les syndicats, tantôt les patrons. Réfléchissez bien. Si on demandait aux gens de payer des impôts sur une base volontaire, le gouvernement n'existerait plus et PKP non plus.

    Quant aux feuilles de choux, il s'agit de l'absence actuel de contenu dans ce qui n'était pas déjà fort. Tous les journaux et revues insignifiants sur les vedettes de monsieur Péladeau reçoivent de généreuses aides de l'état pour continuer à abêtir cette populace qu'il méprise profondément.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 12h42
    Explications, svp!
    M.David dit: "... il n'y a plus personne pour le raisonner (PKP) et lui expliquer qu'il va à contre-courant de l'évolution de la société québécoise".

    Mais comment évolue la société québécoise? Est-ce en étant en faveur de la peine de mort à 69 %? Est-ce autre chose?

    Quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne?

  • Yves Corbeil
    Inscrit
    jeudi 28 janvier 2010 21h33
    100% d'accord
    Je suis entierement d'accord avec vous M.David, ce n'est pas avec une attitude de la sorte que M.Peladeau va faire progresse l'entreprise a papa. Si il change pas son fusils d'epaule, le bonhomme va le recevoir a coup de pied au cul quand il va se presente en haut, presentement il doit etre cri..de cri..pour employe son language colorer.

    Serieux c'est en travaillant avec les syndicats qui on une bien meilleur ouverture d'esprit aujourd'hui car il se sont ajuste au realite de l'economie et comme vous dite investissent dans le domaine pour faire progresser notre economie et sauver des emplois.

    merci!

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 28 janvier 2010 23h18
    Un dinosaure qui a de l'influence
    Vous parlez d'évolution mais je ne vois rien d'inéluctable dans les acquis sociaux des dernières années. Les foules sont manipulables, et les plus fanatiques partisans d'un système sont souvent ceux à qui le système ne profite pas du tout.
    Si on sort un peu des vénérables pages du Devoir, on se rend compte que le conservatisme primaire est en remontée depuis plusieurs années. Le tout, encouragé à peine subtilement par l'empire médiatique de PKP. Pas pour rien que l'ADQ bénéficie depuis si longtemps d,une couverture disproportionnée par rapport à son poids démographique. Québec Solidaire vient de passer devant dans les intentions de vote mais vous ne verrez pas beaucoup de QS dans les pages du Journal de Montréal.
    Bref, PKP a un terreau plus fertile qu'on pense. Un dinosaure? Peut-être. Mais avec son influence, le Québec peut bien devenir l'île de Jurrassic Park...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    jeudi 28 janvier 2010 23h36
    Où s'en va le Québec?
    Comme à peu près tous les pays: nulle part! Comme le chantait si bien Michel Rivard: un p't'it coup à gauche, un p'tit coup à droite. C'est peut-être ça la démocratie... Sous une dictature, un pays s'en va toujours du même bord. Dans le mur?

  • Gilles Champagne
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 09h17
    Le dinosaure, vous dites ?
    Je lis vos chroniques régulièrement mais là vous faites preuve d`ignorance presque crace ou d`un gros manque de jugement. Oui, il a bien raison PKP d`exprimer son point de vue parce que notre "classe affairiste" préfère la critique du systême syndical en catimini, en d`autres mots, ils protègent leur devant et leur arrière. C`est incroyable, au Québec, comme on a fortement tendance à descendre ceux et celles qui ont du succès, qui créent des emplois et oui, qui font aussi des profits, n`est-ce pas normal ? Quant à votre critique concernant les journaux de Québecor qui laissent entrevoir presque avec dédain qu`ils ne sont que des feuilles de choux, eh bien Michel David, encore une fois vous laissez percevoir un doute quant à la qualité de ces journaux qui ne vous honore pas; oui, ils remplissent un role nécessaire, on ne peut pas être comme Le Devoir partout car nous n`aurions pas de tirage. Oui, les entreprises Québecor sont un énorme succès et c`est tant mieux pour l`entreprise et tant mieux pour les travailleurs, les lecteurs, les téléphages, nos auteurs compositeurs qu`ils soient du style musical ou par l`écriture. Non, mais lisez-vous le cahier Week-End du Journal de Montréal ? Il ne faudrait pas vous abaisser à ce niveau n`est-ce pas ? En ce qui concerne les journalistes en lock-out eh bien qu`ils/qu`elles reconnaissent que nous vivons en 2010 et que tous les journaux doivent s`ajuster. Conclusion, votre papier ne vous honore pas du tout et à l`avenir il faudra vous lire avec une certaine circonspection. Je suis un lecteur assidu du journal Le Devoir et depuis maintenant un an du Journal de Montréal sur le web. Bravo PKP, faut surtout pas lâcher. Gilles Champagne

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 29 janvier 2010 10h37
    Le dinosaure......
    Un article bien ordinaire, écrit par un journaliste bien ordinaire, qui ne se distingue pas ou peu des journalistes du Journal de Montréal.

    Par contre, je suis assurée que les journalistes de Québécor qui participent actuellement à la parution du journal sont mieux rémunérés que ceux du Devoir.....PKP est en train d'améliorer son contingent et nul doute que la cohorte de journalistes en lock-out ne correspond plus à ses critères d'efficacité et d'excellence.

    Tout comme monsieur Champagne, je suis abonnée à l'édition électronique du Journal de Montréal et je trouve que les journalistes en place font du très bon travail.

    Bravo à PKP.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 14h50
    @Gilles Champagne
    "ils remplissent un role nécessaire, on ne peut pas être comme Le Devoir partout car NOUS n`aurions pas de tirage."
    Je n'ai rien contre ton opinion mais.. euh... tu as échappé un "nous" ici. Es-tu un employé de Québécor? Sinon, tu devrais. Ça ressemble un peu beaucoup à du marketing, avec l'énumération point par point jusqu'au cahier week-end.
    Une plogue pour le câble avec ça?

  • Gilles Champagne
    Abonné
    samedi 30 janvier 2010 08h49
    Le dinosaure...
    Eh non, Monsieur Trottier, je ne suis pas un syndiqué du JDM. Je suis un simple citoyen qui est maintenant à la retraite mais qui a dirigé beaucoup d`entreprises, qui sait ce que c`est que l`atteinte de la rentabilité nécessaire pour maintenir sinon créer des emplois....et faire des profits. De grâce cessons de rêver, soyons réalistes, ajustons-nous car ce n`est pas vrai que le gouvernement peut tout nous offrir, ce n`est pas vrai non plus que les entreprises même les plus rentables ne doivent pas s`ajuster si elles veulent demeurer en place et demeurer en place ce n`est pas végéter, c`est progresser.

    Gilles Champagne

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
22 réactions
8 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2010