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62 % des Canadiens diraient oui à la peine de mort

Ottawa — Les Canadiens se sont-ils laissés convaincre par Stephen Harper qu'il fallait être intraitable envers les criminels ou est-ce les conservateurs qui se font l'écho de la population? Une chose est certaine: les citoyens canadiens sont maintenant de plus en plus nombreux à croire qu'il faut imposer des peines minimales aux délinquants et privilégier la prison plutôt que la réhabilitation. De plus, 62 % des gens — et 69 % des Québécois — voudraient rétablir la peine de mort pour punir les meurtriers.

Un nouveau sondage effectué par la maison Angus Reid vient brosser un portrait un peu surprenant de la société canadienne. Le mythe voulant que les Canadiens soient moins enclins au sentiment de vengeance et plus ouverts à des méthodes alternatives pour endiguer le crime que d'autres populations n'est peut-être que cela: un mythe.

Selon le sondage mené en août 2009 auprès de 1000 répondants au Canada, autant aux États-Unis et 3054 en Grande-Bretagne, on découvre que 65 % des Canadiens croient que les peines minimales envoient un signal dissuasif aux criminels potentiels. Le pourcentage s'élève à 67 % aux États-Unis, et à 63 % en Grande-Bretagne. Quant à savoir si les longues peines de prison permettaient de dissuader les criminels, 62 % des Canadiens ont dit oui, contre 57 % des Américains et 74 % des Britanniques. Si 79 % des Canadiens croient que la réhabilitation des criminels est importante, ils ne sont pas moins de 70 % à penser que des peines sévères contribuent à prévenir le crime.

Le chiffre qui retiendra toutefois l'attention concerne la peine de mort. Au Canada, 62 % des répondants ont dit qu'ils la trouveraient moralement acceptable dans le cas de meurtre, et 31 % dans le cas de viol. Aux États-Unis, les plus fervents défenseurs de la peine capitale, les taux sont respectivement de 84 % et de 62 %. Le taux d'appui à la peine de mort diminue pour les cas de kidnapping (17 %) et de vol à main armée (6 %, contre 40 % aux États-Unis). La marge d'erreur du sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

Le coup de sonde démontre par ailleurs une statistique intéressante: au Québec, l'appui à la peine de mort est plus élevé que dans le reste du pays, à 69 % pour les cas de meurtre. Historiquement, l'appui québécois était de 10 points de pourcentage sous la moyenne nationale. Comme l'échantillon québécois est plus restreint, la marge d'erreur dans ce cas-ci est de 6,1 %, 19 fois sur 20.


Appui cyclique

La faveur populaire envers la peine de mort, abolie en 1976 au Canada, varie beaucoup d'une année à l'autre. Le sommet a été atteint en 1984, avec 71 %. En 1987, en plein débat à la Chambre des communes sur le rétablissement de ce châtiment suprême, l'appui s'élevait à 61 %. Il a diminué progressivement, puis a rebondi en 1995, à 69 %. Il était redescendu depuis, pour atteindre un creux en 2004 à 48 %.

«Il existe un cycle de la peur, indique le sondeur Andrew Grenville, responsable du sondage chez Angus Reid. Lorsqu'un gouvernement dit qu'il sera sévère envers le crime, qu'il imposera des sentences minimales pour certains crimes et qu'il poursuit en général un ordre du jour touffu en matière de justice criminelle, cela alimente la peur.»

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a piloté des dizaines de projets de loi instaurant des peines de prison minimales pour certaines catégories de crimes, resserrant l'accès aux peines avec sursis (purgées dans la communauté) ou encore rendant plus difficiles à obtenir les libérations conditionnelles. Le ministre de la Sécurité publique avait reconnu que cette panoplie de lois forcerait Ottawa à construire de nouvelles prisons.

L'opinion publique concernant ces peines minimales est particulièrement révélatrice, indique par ailleurs le sondage Angus Reid. Aux États-Unis, où ce régime existe depuis longtemps, 72 % des gens croient que les personnes commettant des crimes mineurs risquent d'être punies trop sévèrement à cause des peines minimales. En comparaison, ce taux n'est que de 55 % au Canada, le plus bas des trois pays.

«Même aux États-Unis, les juristes républicains commencent à dire que ça suffit, les peines minimales, explique Errol Mendes, professeur de droit constitutionnel et international qui s'intéresse à l'éthique du gouvernement en matière de justice. Certains juristes croient même que ces peines contribuent à la récidive en punissant trop sévèrement les petits criminels, qui s'endurcissent ensuite.»

Les peines minimales sont en général critiquées par le milieu légal parce qu'elles ont tendance à multiplier le «plea bargaining», ces tractations de coulisse engagées pour retirer les accusations débouchant sur ces peines en échange d'une reconnaissance de la culpabilité à des accusations moins sévères.

Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, n'a pas voulu commenter le sondage hier. Le gouvernement conservateur a souvent répété qu'il n'avait pas l'intention de rouvrir le débat sur la peine de mort au Canada.

Selon son critique libéral, Dominic Leblanc, ce sondage démontre que «le gouvernement a réussi à faire peur aux Canadiens en exagérant les problèmes de sécurité dans les communautés».
 
 
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  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    samedi 23 janvier 2010 00h32
    Ce n'est pas de la vengeance
    Je suis soulagée d'apprendre que je fais partie des 69% de Québécois en faveur de la peine de mort pour les meurtriers.
    Le sujet étant tabou je me croyais la seule.
    Ce n'est pas pour moi une question de vengeance ou de dissuasion,
    J'y perçois une plus grande justice et une gestion plus efficace des ressources financières et humaines de notre société.

    Pour chaque condamnation, une somme équivalente à une peine d'emprisonnement à vie pourrait être remise à une fondation dédiée à l'éducation des enfants et des adolescents, et ce au nom de la personne condamnée.

    En ce qui concerne la cruauté de la mise à mort, je n'ai jamais compris pourquoi l'anesthésie générale, identique à celle que l'on reçoit pour une opération chirurgicale, ne pouvait pas être administrée pour prévenir la douleur.

    Il y a des enfants qui manquent de tout pendant que des meurtriers et des violeurs, dont les crimes ont été dûment confirmés par des tests d'ADN, font des poids et haltères. Les pénitenciers sont si surchargées qu'on les met rapidement à la porte, sans aucune garanti de non récidive,
    Je défie quiconque de m'expliquer la logique du système actuel sans me parler des enfants pauvres, des adolescents laissés pour compte et des victimes abandonnées aux mains des récidivistes.

  • Normand Carrier
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 07h13
    Attendons d'autres sondages .....
    Cela semble un revirement spectaculaire sur tous les sondages parus depuis vingt ans ! Au premier coup d'oeil , on serait porter a conclure que ce sondage s'est limité a la région de Québec , Bas Saint Laurent et Beauce !

  • Olivier Rene
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 08h52
    Non à la peine de mort
    Il faut davantage qu'un sondage populaire pour déterminer tout le poids moral et éthique d'une telle orientation pour une société.

    Personnellement, je m'oppose à toute forme de violence gratuite. Je m'oppose également à des idées qui confondent justice et gestion efficace des finances de l'État.

    Permettre la peine de mort, c'est également faire naître une culture de la punition qui, par ricochet, fait bien plus que générer de la peur de la conséquence des actes criminels. Elle porte le risque de développer une intolérance sociale envers tout ce qui est marginaux et qui ne réponds de la droiture et de renforcer une peur de l'autre.

    Nous avons le luxe au Canada, au Québec, de ne pas répondre de cette américanisation de la pensée et de la criminalité. Je ne peux expliquer la logique de notre système actuel cependant, je ne crois pas qu'un système pénale qui permettrait la peine de mort réduirait la criminalité.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 08h56
    Vengeance primaire.
    La peine de mort c'est le retour au bon vieux oeil pour oeil, dent pour dent. Je croyais qu'en tant que société nous avions passé ce stage mais il semble que non. Je ne souhaite à personne de ces 62% de gens favorables à la peine de mort d'être eux-mêmes victimes d'une erreur judiciaire mais c'est une éventualité très possible dans un système judiciaire quand même assez faillible. Nous avons connu plusieurs cas de condamnations erronées ces dernières années qui auraient entraîné la peine de mort si elle avait été appliquée et des innocents auraient péri par erreur.

    N'oubliez surtout pas que le système judiciaire pénal est géré par des hommes et des femmes qui font tout leur possible mais qui demeurent faillibles. Souvent, la preuve de la poursuite repose sur les épaules de témoins fragilisés par un événement traumatisant. C'est très rare qu'il y a une vidéo du crime... Alors les risques d'erreur demeurent.

  • Yves Petit
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 09h09
    La peine de mort existe déjà
    Toutes nos sociétés occidentales, pas seulements les États-Unis, appliquent actuellement la peine de mort. Sauf que c'est une peine de mort pour innocents. En effet, au nom de la liberté, nous mettons à mort nos enfants non désirés.

    En bons hypocrites que nous sommes devenus, nous épargnons les pires criminels, vendeurs de drogues, violeurs, pornographes et autres vermines que nos sociétés matérialistes ont multipliés.

    Oui à la peine de mort pour la vemine. Faisons tout ce qui est possible pour maintenir la vie et trouver des parents aux foetus non-désirés.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 09h34
    Mais aucun parti n'est pour...
    C'est dire la dichotomie entre le peuple et ses politiciens!

  • Eric Allard
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 09h52
    Le systeme actuel
    Le systeme actuel n'est pas parfait, loin de la. Mais il ne justifie pas a lui seul la peine de mort. Je suis absolument contre la peine de mort, et pour plusieurs raisons:

    1-Les tribunaux ne sont pas infaillibles. De fait, on a souvent tendance a considérer une personne coupable des que la sentence est tombée, et blanche comme neige si un tribunal n'est pas en mesure de prouver sa culpabilité. Mais un tribunal ne construit pas la réalité, il ne fait que regarder les preuves existantes, et de façon tout a fait partiale (je ne crois pas au systeme de jury).

    Alors, tant qu'on ne peut etre certains a 100% de la culpabilité et de l'intention d'un geste, la peine de mort demeure inhumaine, et ça, aucun tribunal ne peut avoir la prétention d'avoir ce taux de certitude.

    2- Il a été prouvé hors de tout doute que la peine de mort n'a aucun effet dissuasif (ni les longues sentences, d'ailleurs).

    Par contre, une grande refonte de notre systeme de justice et carcéral serait de mise. Entre autres, mélanger les petits criminels avec ceux purgeant des sentences a vie constitue réellement une école du crime.

    Il devrait y avoir des milieux carcéraux pour les délinquants présentant des chances de réhabilitation et d'autres pour les criminels dits endurcis, tels les motards reconnus et autres. Ainsi, la prison ne serait pas autant une école du crime qu'elle ne l'est présentement.

  • Cachalot
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 10h03
    C'est de la vengeance...
    je ne vois pas d'autres raisons d'aller vers cette option. On ne pourra jamais ramener un personne décédée par homicide en tuant le meurtrier, on ne pourra jamais non plus éviter des cas d'erreurs judiciaires. La vie est un risque et il est utopique de penser le contraire. Le coût de vivre en société doit être assumé par tous ceux qui y vivent. Nous sommes tous responsables les uns des autres. La réalité serait bien différente si ce simple principe était appliqué.

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 10h14
    Les barbares
    Dire que les Québécois et les Canadiens se targuent d'être des peuples évolués. Le XXIe siècle est vraiment une période de recul, un pas de plus vers la barbarie. Bientôt ce sera les exécutions publiques dans les stades. Où donc voyions-nous cela. Ah oui, chez les barbares Afghans. Le canal 10 et le Journal du Mourial et leurs clients adéquistes-conservateurs vont bien nous concocter des petites téléréalités de barbarie. Pierre Boulle avait bien raison.

  • Frédéric Chiasson
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 10h42
    La peine de mort coute cher !
    Ceux qui comme Spirit pensent que la peine de mort est une manière de sauver de l'argent aux contribuables canadiens sont totalement dans l'erreur. Au contraire, en calculant tous les frais qu'une condamnation à mort occasionne, ne serait-ce qu'avec les appels au jugement, et tous les frais d'avocats qui vont avec, on s'est aperçu que garder une personne en prison à vie coute moins cher ! Ne pas avoir la peine de mort non seulement nous empêche de tuer des innocents faussement accusés et d'encourager le meurtre comme acte de justice, mais aussi réduit les dépenses judiciaires. Bref, abolir la peine de mort coute moins cher à la société sur tous les points.

    D'ailleurs, quelle pensée morbide de tuer des gens parce qu'ils coutent cher à garder en prison !

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 11h20
    Le million\ vie!
    Qu'arricerait il si vous gagné un million pour la vie? Une rente annuelle de 1 million tous les ans pour la vie et que Loto Québec stop les payement après disons 15 ans.

    Le systèeme est comme çà un criminel recoit une peine à vie avec une libération conditionnel après 15 ans. C'est ce qui avec les ans fait que la population veu qu'une peine à vie soit une peine à vie et que le cout soit minimum.

    Comme le détenu ne rejoindra JAMAIS, la société, il n'est absolument pas nécéssaire de lui fournir un Gym, une bibliothèque ou tout autre forme d'enrichissement et de prèparatrif à un retour potentiel à la société. Ce détenu est en réalité un mort que l'on garde vivant parce que l'on ne veu pas tuer.

    Une cellule, un peu de nourriture, des soins médicaux de base et le luxe d'une heure de marche dans une cour fermer par jour.

    Mais comme ce n'est pas cela la prison à vie, alors le peuple accepte l'autre alternative, la peine de mort. Et elle pourait être appliqué avec justice dans certain cas, pas les drame familliaux, ou les crimes de passion, mais les gangs de rue, les tueurs de policier, de chauffeurs de taxis ceux qui tuent pour apport du gain les crime gratuit. Quand les preuse sont irréfutable, prise sur le fait, preuve ADN, pas des preuve circonstancieles. A ceux qui disent que la peine de mort coute chère, c'est faux. Car si le procès est juste, les preuve sont tous direct et il n'y a pas possibilité d'erreur, alors l'appel se fait rapidement et l'exécution dans les jours qui suivent, un condamné à mort passerait tout au plus une année à attendre après la sentence.

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 11h38
    Pour mettre fin à ce débat...
    Peut-être faudrait-il appliquer la peine de mort seulement à ceux qui sont en faveur. Parce qu'après tout, la vie n'appartient qu'à son détenteur. Libre à chacun donc, de donner un droit de vie et de mort sur sa propre personne à une tierse partie (ici l'État).

  • Jean-Michel
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 11h41
    Solution extrême uniquement pour les cas extrêmes
    Personnellement, je suis en faveur de la sentence capitale, mais avec une EXTRÊME réserve. N'importe qui peut commettre une erreur impardonnable qu'il regrettera toute sa vie et céder à une émotion incontrôlable, alors que cette même personne était pourtant émotivement "équilibré" avant le crime. Donc, je crois que tous ont droit à une seconde chance... mais pas dix! Dans le cas de certains multi-récidivistes, le simple fait qu'ils soient vivants (et remis en liberté pour bonne conduite dans certains cas) constitue un danger réel à la société. Certains criminels invétérés sont tellement endurcis que (dommage à dire) seule la mort peut les libérer de leur prison intérieure. Une mesure extrême, mais uniquement pour les cas extrêmes! La peine de mort ne devrait être envisagée uniquement que pour les crimes violents avec récidive ou pour crime contre l'humanité.

    J'en profite pour dire que les agents de libération devrait également disposer d'un plus grand pouvoir discrétionnaire pour gérer les dossiers, et non pas agir uniquement selon le "livre" de la loi lorsque le risque de récidive est jugé très élevé. Parfois, les agents sont obligés légalement de relâcher une personne dangereuse (qui a purgé une sentence bonbon de 3-4 années seulement, en vertu des lois canadiennes laxistes). Nous avons vu certains de ces criminels au téléjournal commettre un viol, un crime ou encore conduire en état d'ivresse moins d'un mois après leur libération. Il est d'ailleurs déplorable de voir un chauffard accusé plus d'une vingtaine de fois (vous avez bien lu!) de conduite avec facultés affaiblies faucher la vie d'une jeune femme, même s'il n'avait plus de permis de conduire. Interdire l'utilisation d'un véhicule à ce chauffard ne protégera aucunement la population; le simple fait qu'il soit en liberté et sans surveillance est dangereux! Alors, de grâce, protégez-nous et laissez-le réfléchir un peu plus longtemps en prison!

    L'emprisonnement a 2 fonctions: punir le criminel et protéger les citoyens. Il ne faut négliger aucun de ces deux aspects au profit de la lettre de la loi lors d'une analyse de libération conditionnelle.

    Et non, la peine de mort n'est pas barbare (à moins qu'il y ait torture); c'est parfois un devoir symbolique. Désagréable à exécuter, mais quelquefois nécessaire. Si Adolf Hitler ne s'était pas suicidé et qu'il avait été capturé, lui aurait-on accordé une sentence d'emprisonnement à vie dans une prison 5 étoiles jusqu'à ce qu'il ait été "réhabilité"? Pensez à l'impact négatif que cela aurait eu sur la notion même de la Justice... Pourtant, certains hommes ont le même coeur qu'Hitler, mais ne disposant simplement pas de son pouvoir politique et militaire.

  • Philippe Pesant-Bellemare
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 12h18
    Êtres humains
    Je serait curieux de voir une étude sur la réhabilitation des criminels; je suis sûr que l'impact social est plus bénéfique que ne le serait la peine de mort. De toute façon, que fait-on des homicides involontaires? Il serait, je crois, beaucoup plus pertinent de continuer dans la voie de la réhabilitation que dans la voie de la mise à mort. De toute façon, si on prend l'exemple des États-Unis, la mise à mort des condamnés prend parfois tellement de temps que le coût pour garder en vie un condamné durant sa période d'incarcération doit se rapprocher, sinon dépasser, le coût de réhabilitation. On dira ce qu'on veut, ce sont des êtres humains qui peuvent, comme tout le monde, commettre des erreurs, faire face à des problèmes psychologiques ou subir une détresse quelconque.

    Et si, malgré tout, la peine de mort est ramenée, peut-être devrions-nous réévaluer la manière dont nos industries et notre armée intervient dans certains autres pays... Après tout, il faut être conséquent.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 12h22
    1000 exécutions pour 600,000 meurtres
    On dit souvent que les États-Unis ont rétabli la peine de mort et que ca donne rien, que ce n'est pas dissuasif. On oublie qu'on l'applique au compte-gouttes.

    Depuis son rétablissement en 1976, seulement 1000 personnes ont été éxécutées pour plus de 600,000 meurtres (la Ville de Québec assassinée au complet!)

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 12h32
    La peine de mort ça coute cher?
    Des erreurs judiciares, même avec la technique d'aujourd,hui, il y en a. Tuer un prisonnier n'a rien de rentable, ça coûte plus cher que le garder en prison à vie.

    La peine de mort n'est pas plus dissuavive et la prison à vie, et c'est faire ce qu'on reproche au meurtrier.

    Tout ce que ça démontre, c'est oh combien les gens ont été appeurés par nos médias, alors que les crimes violents sont à la baisse.

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 12h39
    Good Spirit !
    Dans le sens de la suggestion de Spirit, on pourrait aussi passer à l'euthanasie les vieux et les vieilles dès qu'ils ne sont plus en mesure de faire rouler l'économie et verser les sommes ainsi épargnées aux institutions scolaires, avec une attention toute particulière pour les institutions privées. Allah que les Québécois virent à droite. Yahvé que l'Église doit se réjouir !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Yves Poitras
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 12h43
    Mme Buzzetti,
    C'est au premier paragraphe que j'ai brutalement cessé de vous lire, préférant rester ignorant que "d'entendre" cela. Sachant à quel point vous faites bonne oeuvre de votre vocation, j'y reviendrai peut-être une fois calmé, comme si c'était tout jovialistement possible.

    Ne me vient que cet horrible soupçon : y aurait-il de vos collègues qui auraient manqué à votre devoir pour qu'on en vienne là?

    Yves Poitras
    Québec

  • Jean-Michel
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 14h11
    Réponse à Cachalot
    Vous dites: "Le coût de vivre en société doit être assumé par tous ceux qui y vivent. Nous sommes tous responsables les uns des autres."

    Désolé de vous contredire, mais ce principe est entièrement faux, selon l'application que vous en faites! Nous sommes tous individuellement responsables de nos actes devant la Société et devant Dieu. Je ne suis pas responsable des crimes d'un autre et il ne serait pas responsable des miens. La Société n'est aucunement dans l'obligation d'assumer avec résignation les coûts ou les dommages générés par l'un de ses membres.

    Si un pervers décidait de violer ma petite fille, ma famille n'a pas à en assumer le coût parce que, en tant qu'être humain, ce criminel est "le frère de sang de ma race". Nous subirons tous un dommage moral, mais la facture doit aller au coupable. Si quelqu'un commet un crime, le criminel doit être puni et/ou tenter de réparer le tort, si possible. C'est le fondement même de la Justice.

    Nous sommes tous responsables d'aider les autres, mais pas d'assumer les conséquences de leurs erreurs (même si parfois nous les subissons).

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 14h14
    L'hérésie d'une pensée non pénitentiaire
    Ce que la réalité des sondages indique en filigrane au delà du caractère plus ou moins aléatoire des résultats c'est comment la pensée originale est rare chez l'être humain. En justice pénale, les deux options dominantes sont toujours les mêmes. Deux choix s'offrent aux autorités. La première c'est celle de la répression dont le sommet est la peine de mort, la deuxième c'est celle de la réhabilitation-répression des accusés sous contrôle judiciaire ou psychologique-psychiatrique.

    La troisième voie qui est le résultat pratique d'actions mais qui apparaît invisible sur le plan judiciaire c'est celle de la prévention. Cette prévention qui agit sur les milieux d'appauvrissement, cette prévention qui reconnaît dans les milieux familiaux fermés comment de mauvais parents peuvent nourrir la délinquance chez des jeunes. Le système social en Occident et particulièrement au Canada anglais et aux É.U ne voit pas comment l'action de parents autoritaires ou négligents sèment les ingrédients de la haine et de la révolte chez des jeunes garçons sans repères et méprisés. Certains d'entre eux s'endurcissent et deviennent membres de gangs au péril de leurs vies, d'autres empruntent la voie d'une criminalité individuelle moins accaparante qui leurs donnent une chance d'en sortir.

    Ce qui est sûr c'est que tant que la civilisation libérale s'en tiendra à une culture de la performance, à une productivité aveugle qui valorise davantage l'initiative individuelle que les conditions réelles d'égalité. Il ne faut s'attendre qu'à la continuité éternelle du cycle de la violence, des prisons pleines et d'un marché profitable d'emplois pour psychiatres et surtout pour les surveillants de pénitencier.

    Avant qu'on m'accuse de rousseauisme suite à ce qui est dit, il semble que certaines des intuitions du philosophe J.J.Rousseau se déterminent toujours comme vraies. Nous ne -sommes en bonne partie que ce qu'on l'a fait de nous-, sorte de proverbe populaire anonyme de la première sociologie, celle se découvrant dans les écrits de Rousseau et de Marx et qui a été partiellement renforcée par la découverte de l'inconscient par Freud qui dit que nous ne pouvons nous inventer nous même profondément. Il y a toujours une société, j'ajouterais aussi la micro société de la famille, une culture, ce qu'on appelle l'histoire qui conditionne les individus comme les nations.

    Ceci dit, il faut oser penser cela parce que la première erreur judiciaire consiste de jamais interroger le type de sociétés dans lesquelles on vit. Tout comme d’interroger les pulsions qui nous animent en tant qu’êtres humains, point ici qui n’a rien de précisément rousseauiste et qui constate les émotions violentes qui habitent l’homme. L’instinct du meurtre nous l’avons tous en nous mais nous avons appris en terme de travail de civilisation par l’effet de deux milles ans de christianisme à le faire taire dans notre nous profond à condition bien sûr de vivre dans des conditions décentes.

  • Maurice Monette
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 15h08
    Que certains(es) sont donc illogiques...
    ...malgré qu'ils

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 16h48
    Albert Camus et la peine de mort
    Récemment les médias soulignaient le cinquantième anniversaire de la mort d'Albert Camus. A l'occasion était passé sous silence la position de Camus sur la peine de mort. Celle-ci peut être présentée sous deux volets: militant et philosophique. La position militante s'exprime dans le livre "Réflexions sur la peine capitale" écrit en collaboration avec Arthur Koestler. La position philosophique se découvre à lire "L'homme révolté", dont le deuxième paragraphe se lit ainsi:
    Heathcliff, dans les Hauts de Hurlevent, tuerait la terre entière pour posséder Cathie, mais il n'aurait pas l'idée de dire que ce meurtre est raisonnable ou justifié par un système. Il l'accomplirait, là s'arrête toute sa croyance. Cela suppose la force de l'amour, le meurtre reste exceptionnel et garde alors son air d'effraction. Mais à partir du moment ou, faute de caractère, on court se donner une doctrine, dès l'instant ou le crime se raisonne, il prolifère comme la raison elle-même, il prend toutes les figures du syllogisme. Il était solitaire comme le cri, le voilà universel comme la science. Hier jugé, il fait la loi aujourd'hui.

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 16h55
    La gestion de conflits
    En lisant le commentaire de Jean Pierre Bouchard, je pense à des formations de gestion de conflit, dont j'ai entendu parler par l'école de mes enfants. Thomas Gordon a aussi réfléchi sur le problème dans le contexte familial. Il y a beaucoup de chantiers à défricher dans ce domaine.

  • Michaël Lessard (micles.biz)
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 16h58
    Pour plusieurs, la réalité est simple
    On voit que plusieurs personnes, une majorité ici, ne sont peut-être confrontées à la complexité et aux nuances de la vie.

    Ainsi, pour plusieurs, si une procédure judiciaire te déclare coupable de meurtre, voilà, c'est blanc et noir, tu mérites la mort. La vie est plus nuancée que ça. Les enquêteurs n'ont pas la vérité absolue et peuvent se tromper, quelles étaient les circonstances, la personne coupable a peut-être de quoi à vivre et à dire...

    Règle générale, les gens contre la peine de mort réalisent tout simplement l'ampleur de l'horreur et de l'injustice de tuer par erreur une personne innocente; ce qui est inévitable quand tu appliques la peine de mort.

  • Linda Hart
    Inscrite
    samedi 23 janvier 2010 17h01
    Le règne des épais
    Nous sommes plus néanderthaliens que ceux du ROC !!!!!!! Incroyable, mais vrai. Cela doit être l'effet décérébrant du gouvernement Harper et de la radio poubelle. Quelle honte !!! Nous avons un excellent système au Québec, le taux de criminalité est en baisse constante et faire de la prévention et de la réinsertion, cela a été prouvé et reprouvé, coûte moins cher et diminue les récidives. Comment peut-on être collectivement aussi ignares ! L'an passé, nous avons eu 29 meurtres sur l'Île de Montréal, le plus bas taux au Canada et nous voulons risquer les erreurs judiciaires et nous retrouver avec une société violente comme celle des américains dont les prisons débordent. Je croyais qu'il était de notoriété publique que la peine de mort n'a AUCUN effet dissuasif. Quel triste petit peuple de crapets qui accepte de vivre dans un régime complètement dominé par la pègre et les bandits et qui veut la peine de mort, plutôt que de s'occuper de faire le ménage dans la soue dégoutante où il vit.

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    samedi 23 janvier 2010 17h33
    D'une infinie tristesse
    Depuis des décennies on sent glisser les Québécois aussi bas que ceux qu'on désignait déjà comme rednecks. Nous n'avons plus rien à leur envier.

    Mais c'est d'une infinie tristesse.

  • Josee Larochelle
    Abonnée
    samedi 23 janvier 2010 19h28
    effectivement d'une infinie tristesse
    mais où va t'on donc? je crois effectivement que nous sommes loins d'évoluer.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 20h03
    31 meurtres en 2009 à Montréal
    les 3/4 sont reliés aux gangs de rue ou crime organisé

    http://www.montrealgazette.com/news/Montreal murder rate below year average/2394021/story.html

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 20h18
    Et les victimes?
    A chaque procès pour meurtre on interviewe les proches de la victime. Je n'ai pas encore vu une seule famille se dire satisfaite de la sentence. Pas une seule.
    Avez-vous déjà imaginé si votre fille se faisait assissiner de 17 coups de poignards comme c'est arrivé à Québec l'an passé (le procès vient d'avoir lieu)

    Lorsqu'on a aboli la peine de mort en 76 (c'était bien avant les tests d'ADN qui rendent maintenant les erreurs presqu'impossible) pour calmer le bon peuple, on avait dit que ce serait des sentences à vie. Que l'assassin resterait en vie mais qu'il allait la passer derrière les barreaux. Rapidement, on a réduit les sentences à 25 ans. Puis on a ouvert la porte à une libération à 15 ans.

    Aujourd'hui, à moins d'avoir une preuve-béton, les procureurs ne prennent pas de chance et négocient une accusation de second degré en retour d'un plaidoyer de culpabilité. Bref, la plupart des assassins font 10 ans.

    Après ça, sur le Plateau, on trouve le peuple colon parce qu'il est scandalisé de la Justice au Canada!

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 23 janvier 2010 21h50
    À Marie Lauzier
    Oui, d'une infinie tristesse, d'une infinie tristesse, d'une infinie tristesse. Les Québécois renient le sursaut d'humanisme qui leur a valu la Révolution tranquille, tant haïe des Charest et Desmarais. Oui, d'une infinie tristesse.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 24 janvier 2010 06h06
    Individualisme, etc.
    À mon avis, les causes de ce renouveau de l'adhésion à la peine de mort sont multiples, et comme Mme Buzzetti le démontre dans son article, ce n'est pas un phénomène uniquement québécois ou canadien. On a beaucoup mentionné sur ce site l'influence du gouvernement Harper, qui met l'accent sur la sévérité des peines et tout ce qui s'en rapproche. Il y a aussi, je pense, l'individualisme qui est dans l'air du temps, et dans le même sens, et le désintérêt du politique, qui fait qu'on ne recherche que des solutions simple, en apparence, et surtout qu'on ignore maintenant le bien de la société; on revient au oeil pour oeil dent pour dent. Tout cela sans égards aux faits, et aux conséquences réelles qu'auraient de telles politiques.

    D'autre part, il est étonnant de lire des courriels où il ressort qu'il n'y a pas de démocratie puisque les gouvernements ou les politiciens ne vont pas de le sens... des sondages. La démocratie, c'est un peu plus compliqué que ça, sinon, quand la population tourne le dos au parti au pouvoir pendant un période assez prolongée, il faudraii le destituer...

    La démocratie, idéalement, ce sont des hommes et des femmes portés aux pouvoir pour des valeurs auquels ils croient, pour des convictions qu'ils expliquent et défendront par la suite. Et là je le concède... nous sommes assez loin de la démocratie: le discours et certains gestes, souvent anodins, sont fait en fonction de la partisannerie, sans vision à long terme. Mais pour la peine de mort, pour une question de vie et de mort... ce sera un peu plus compliqué.

    Finalement ce n'est pas en rétablissant la peine de mort qu'on fera baisser la criminalité, qui reste l'une des plus basse en Occident, ni en refusant de modifier le système électoral, qui est tout sauf représentatif, qu'on rétablira la confiance des citoyens envers la démocratie.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 24 janvier 2010 06h16
    Les preuves d'ADN... ne règlent pas tout.
    Certains cas sont résolu grâce à l'ADN, mais davantage ne le sont pas, d'autant plus que les meurtriers, les pires, ceux qui planifient, savent très bien et de plus en plus comment éviter de laisser leur ADN sur les lieux du crimes. Et au cas où les défenseurs de la peine de mort ne l'auraient pas remarqué, par hasard, les victimes d'erreurs judiciaires, ici comme ailleurs, sont presque à 100% de pauvres bougres qui ont été mal défendus, et méprisés à cause de leur pauvreté et de leurs origines (autochtones, etc.). Il y aura toujours des erreurs judiciaires.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 07h54
    La peine de mort
    Un meurtrier condamné à la prison à vie nous coûte plus de cent milles dollars par an. Plutôt que de condamner les meurtriers à mort, je les obigerais aux travaux forcés afin qu'ils soient en mesure de rembourser la Société les coûts que son ou ses crimes ont occasionnés. Pour le développement nordique, M.Charest veut ouvrir une route qui nous conduirait jusqu'au point le plus nordique du Québec. Pourquoi ne pas faire effectuer ces travaux par les détenus de nos pénitenciers? .

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 24 janvier 2010 09h09
    Zigouiller pour calmer la peur
    Ce que nous apprend cet article de madame Buzzetti et qui est vraiment intéressant, c'est que l'appui à la peine de mort varie avec le sentiment de peur, même non fondé, entretenu ou non dans la population selon les intérêts du parti au pouvoir. "Il existe un cycle de la peur. Lorsqu'un gouvernement dit qu'il sera sévère envers le crime, qu'il imposera des sentences minimales pour certains crimes et qu'il poursuit en général un ordre du jour touffu en matière de justice criminelle, cela alimente la peur." Alors on voit se manifester les redresseurs de torts criant vengeance et qui au fond ne prouvent qu'une chose, c'est qu'on a réussi à leur filer la trouille et qu'ils sont mûrs pour la construction de nouvelles prisons, but ultime peut-être bien de toute la manoeuvre. Je ne me rappelle pas qu'on ait jamais mis autant d'emphase sur la prévention des crimes, mais quand on croit dur comme fer que certains humains naissent mauvais et qu'il n'y a rien à faire, la prévention c'est du temps perdu. Il y a quand même des mythes qui ont la vie dure au Canada.

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 24 janvier 2010 09h47
    À Paul Lafrance
    Une autoroute vers le nord construite par des prisonniers. Allah que ça ferait un beau film.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontaario

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 10h01
    À Marie Lauzier... Vivre en ce pays...
    Marie Lauzier nous dit...

    « Depuis des décennies on sent glisser les Québécois aussi bas que ceux qu'on désignait déjà comme rednecks. Nous n'avons plus rien à leur envier.»

    Tout comme vous et Monsieur Berger je crois que c'est triste et consternant.

    Le Québec vire à droite de plus en plus..

    Je crois que c'est ce qui arrive quand on obnubile toutes les autres questions politiques avec le seul débat «fédéralisme-souvetrainisme» durant 40 ans.

    Et c'est pour cela que le PQ aurait dû être de gauche et mener les «deux» combats : indépendance «et» progressisme.

    Je ne comprends pas les réactions des gens en faveur de la peine de mort quand on sait que le système actuel fonctionne et que le taux de crimes violents baisse constamment au Québec.

    Mais il est si facile d’être de droite et de «crinquer» tout le monde avec des solutions simplistes ; comme lorsque Mario Dumont montait la population contre les prestataires de l’aide sociale à des fins électoralistes.

    Parfois je ne reconnais plus mon Québec…

    Et oui… Tout ceci est d’une infinie tristesse…


    « Vivre en ce pays…
    C’est comme vivre…
    Aux États-unis… »
    - Pierre Calvé

    Christian Montmarquette

  • Yves Poitras
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 10h21
    Bien oui, France
    La peur.

    La peur des nègres, la peur que "ça" coûte trop cher de leur donner une bouchée de pain, d'être envahis voire africanisés...

    La peûûr de se faire voler ses "caps de roue" par un pauvre qui veut manger ou picoler, tout ivrognes qu'ils sont. Je sais, maintenant c'est plus possible, ils sont munis d'écrous qui se verrouillent... êtes-vous rassurés? Non.

    La peûûûr qu'ont les baby-boomeures laides comme mille poux, de se faire violer avant d'avoir eu le temps de barrer la porte de leur bungalow, courir vers l'auto, verrouiller la portière puis démarrer la vapeur. OUF! Les violeurs de vieilles dames, ça existe pour vrai, vous saviez pas ça?

    Le petit garçon que j'ai croisé alors que je traversais une ruelle et qui m'a demandé si j'étais un pédophile, avait un ti-peu moins peur, lui. Il m'a posé la question, me laissant une toute petite chance de n'en pas être un.

    Et tous ces sortis de prison. Ils peuvent en sortir un jour, de la prison. Saviez pas ça? Il y en a partout! Ça sort, ça rentre... mais ça sort, surtout. C'est É-P-O-U-V-E-N-T-A-B-L-E. Pas moyen d'être en sécurité nulle part sauf en avion. J'ai-tu dis ça?

    Fermer la télé de temps en temps? JAMAIS ; le silence est notre pire frayeur.

    On est pas sorti du bois, ou de tôle, c'est selon.

    Yves Poitras
    Québec

  • André/Andrés 71
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 12h44
    Une phrase seulement...
    ... pour compléter ce débat toujours à refaire:
    "Selon que vous serez puissant ($$$) ou misérable, les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs" (Les animaux malades de la peste, = < www.jldf.com>

    Le joyeux retraité de MZT

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 24 janvier 2010 13h08
    À Yves Poitras: P. s.:
    Votre colère vous aveugle, et c'est difficile de lire, ici, quand on est aveuglé, car les textes ne sont pas en braille... Mais je vais essayez de vous traduire ça

    Mme Bussetti a écrit

    "Selon son critique libéral, Dominic Leblanc, ce sondage démontre que «le gouvernement a réussi à faire peur aux Canadiens en exagérant les problèmes de sécurité dans les communautés»."

    Mme Marcotte a écrit:

    "Je ne me rappelle pas qu'on ait jamais mis autant d'emphase sur la prévention des crimes, mais quand on croit dur comme fer que certains humains naissent mauvais et qu'il n'y a rien à faire, la prévention c'est du temps perdu. Il y a quand même des MYTHES qui ont la vie dure au Canada. »

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 13h44
    Pageau ne s'est pas levé du même côté du lit que d'habitude !
    Je ne pensais pas pouvoir être d'accord avec Dominic Pageau, mais cette fois ça y est, à 75% (j'ai un petit doute sur le coût de l'exécution vs. celui de garder quelqu'un toute sa vie en prison).

  • Yves Corbeil
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 14h34
    Peine de mort
    Avec les preuves ADN d'aujourd'hui le risque d'enlever la vie a des innocents est pratiquement eleminer donc oui si on est sur a 100%, ces etres meprisant de la race humaine meritent la peine capitale.

    Vous pouvez me mettre dans le 62%, en plus paye pour entretenir ces "animaux" non merci on a bien d'autres choses a faire avec nos taxes et impots.

    Tu enleve la vie de quelqu'un... tu perds ton droit de vivre toi aussi, c'est dure mais c'est aussi un message claire qui fera reflechir certain d'entre eux avant de pose le geste fatale j'epere.

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 14h42
    Lire Camus sur la peine capitale!
    Si après cette lecture très instructive sur le plan moral et d'une actualité insurpassable dans le genre, vous n'avez toujours pas compris ce ça veut dire avec l'État la peine de mort... paix à votre âme!

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 14h58
    Le cerveau de nos instincts
    La peine de mort est toujours dans le décor parce que notre cerveau reptilien alimentant nos réflexes fait partie de notre corps comme en témoigne les films de jeunesse d'un *Clint Eastwood, films qui sont tous en faveur de la vengeance et se traduisant par des hymnes à la peine capitale. Des millions de personnes les ont vus ces films depuis 30 à 40 ans sans parler d'Hollywood en soi qui n'est pas qu'un temple de la gauche libérale américaine et qui consacre sa part de films réservés à l'électorat républicain. Cela relève de la transcendance, le refus d’accorder toute la place à notre cerveau reptilien celui dont parlait Henri Laborit.
    C’est difficile, c’est contre nature mais il faut résister.

    Les Jacques Noel et Paul Lafrance sont probablement des fans finis de Eastwood puisque c'est toujours l'argument de la droite de prétendre défendre les victimes sans considérer la dynamique sociale qui engendre l'essentiel des possibilités de crimes. Monsieur Noel peut bien choisir les statistiques qu'il désire pour appuyer ses dires, les statistiques c'est comme la prostitution c'est un bar ouvert. Il est reconnu que les crimes violents sont plus importants aux É.U, dans ce pays ou la protection sociale famélique laisse beaucoup de place au racisme tandis qu'au Québec, les conditions sociales supérieures aux É.U réduit considérablement la probabilité de meurtres.

    Les souverainistes de droite comme monsieur Noel ont le droit de leurs opinions mais en dehors de l'affirmation nationale, les souverainistes de gauche ou même du centre ne les suivent pas sur d'autres questions.

    *Clint Eastwood: Dernier numéro de 24 images consacré au bonhomme en question qui aurait maturé depuis ses premières -oeuvres-.

  • Johanne Cousineau
    Abonnée
    dimanche 24 janvier 2010 15h02
    Incrédule...
    Je tombe des nues... D'où sort ce résultat de sondage? Je me questionne sincèrement sur leur échantillonnage et la validité de ces résultats... Je ne peux tout simplement pas le croire! Aux dernières nouvelles, on était majoritairement CONTRE la peine de mort, au Canada et au Québec!... Je suis et resterai toujours contre la peine de mort. Je n'étalerai pas ici mes arguments, d'autres l'ont déjà fait mieux que je ne l'aurais fait. Mais s'il faut que ces résultats soient un reflet fidèle de l'opinion publique, j'ai honte... et j'ai peur!...

  • Andrée Ferretti
    Abonnée
    dimanche 24 janvier 2010 15h52
    toujours le même déni de notre spécificité.
    Des chiffres qui laissent dubitatif. À noter que le sondage a été effectué dans des pays anglophones. Quel est le pourcentage de Québécois francophones interrogés? Avant de dire que les Québécois sont massivement en faveur de la peine de mort, il faut interroger la validité de l'échantillon par rapport à la composition réelle de la population du Québec. Il serait fort étonnant que les Québécois francophones, qui se sont toujours distingués pour leur hostilité à la peine de mort, aient changé à ce point d'avis en quelques années à peine. À quand un sondage québécois sur cette question?

  • Dominic Pageau
    Abonné
    dimanche 24 janvier 2010 20h37
    @ monsieur Letnu
    Allez voir ça

    http://www.deathpenaltyinfo.org/costs-death-penalt

    plusieurs dizaines de millions par exécutions, c'est à cause de toute la procédure et des nombreux recours judiciaires.

    Un prisonnier à vie, au cout de 100 000 $ par année, va coûter 10 millions au bout de 100 ans.

    Il n'y a absolument pas d'économie à faire avec la peine de mort.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 22h02
    Toujours la même prétention d'une spécificité innexistante.
    Quand on compare les Québécois avec les résident des autres provices, ce que l'on constate c'est quil y a beaucoup plus de pouint en commun que de point différent. Et cela même si une frange de la population tente de nous faire croire le contraire. Toute sorte d'excuse sont trouvé, comme on a pas questionné les bon Québécois, ils onty choisi les eux pas les NOUS.

    Il faudra que les Andrée Ferretti de ce monde réalise que la spécificité du Québec est très minime, et ne concerne qu'une poignée.

  • Jean de Cuir
    Abonné
    dimanche 24 janvier 2010 22h04
    Peine, quand tout n' est pas idéal
    J`aurais bien aimé connaître certaines questions posées. Le sondage ets une prise de lìnstant et non de ce qui est réfléchi et informé. Alors que 62% de personnes croient que la peine de mort doit exister, c`est un aperçu, j`ose écrire, d`ignorance. Je me souviens que cette peine n`a rien à voir avec la dissuasion; quant à la vieille morale de l`ancien testament, je pensais que c`était dépassé. D`ailleurs, qui donc peut faire la morale ; il faut un consensus social, qui nécessite un large débat.
    Quand on aura des conditions sociales justes, quand on connaîtra un peu plus le cerveau humain,quand on saura si les personnes qui commettent des meurtres le font avec toute leur raison éclairée, alors, on pourra discuter des peines. En attendant, on nage, je nage, encore dans l`ignorance, mais je sais qu`une communauté ne règle rien en tuant une personne qui a commis un crime grave -- comme le meurtre. Je tends toutefois vers la nécessité de rechercher les causes, les influences, les sources de la criminalité, de toute criminalité.

  • marc leclair
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 22h40
    Camus, absolument!
    Je seconde d'ailleurs m. Pierre François Gagnon, qui suggère de lire l'essai d'Albert Camus sur la peine capitale. Un ouvrage rempli d'humanité qui ne peut laisser indifférent qui que ce soit.

    La mise à mort, je le croierai jusqu'à ma mort, n'aura jamais de cause assez valable pour l'appliquer. Tuer n'appaise pas la souffrance, il la nourrit. Enfin c'est mon point de vue.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 25 janvier 2010 02h57
    À Yves Corbeil...
    Vous pouvez toujours espérer, ça ne coûte rien, sauf que cet espoir sera toujours déçu. Dans les faits, la peine de mort n'a jamais empêché le meurtre. D'un côté il y a les criminels qui sont certains de ne jamais se faire prendre, les "plus fins que tout le monde", et de l'autre ceux qui agissent sous l'impulsion et que rien ne saurait arrêter. Faite le calcul... La nature humaine est ainsi faite.

    Et puis, les meurtres les plus nombreux sont pour ainsi dire légaux: génocides, coups d'État, révolutions, guerres, bavures policières et... peine de mort. Encore une fois, faites le calcul!

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 25 janvier 2010 02h59
    À Yves Corbeil: petit oubli
    Dans les meurtres légaux, j'ai oublié la répression politique... en Chine, en Iran et ailleurs.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 25 janvier 2010 07h16
    @ Roland Berger
    Riez autant que vous voulez, mais offrir une réduction de peine aux détenus aptes au travail qui choisiraient volontairement de travailler sous surveillance ne serait pas une mauvaise chose. Je ne parle pas des "chain gangs" américaines. Ce serait d'autant plus important que nous ferions d'une pierre deux coups. D'abord, la plupart de ces détenus n'ont jamais travaillé de leur vie, ensuite, ils sortiraient plus vite de prison avec un magot qui leur permettrait de repartir à neuf. En tout cas, ce serait mieux que de les livrer aux psychiatres qui ne cherchent qu'à les excuser pour leurs crimes.

  • Michel Simard
    Abonné
    lundi 25 janvier 2010 12h57
    @ Claude Archambault
    Si je suis bien votre raisonnement, le Canada devrait être annexé aux États-Unis d'Amérique puisque les Canadiens n'ont aucune spécificité qui les distinguent des Américains.

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 25 janvier 2010 13h08
    Cherchez l'erreur !
    Eh oui ! Cherchez l'erreur ! Suite à un sondage, 69% des Québécois diraient oui à la peine de mort mais pas moins de 72% des intervenants sur le présent blogue seraient contre !

    Et ces 72% bien-pensants du Devoir, ceux qui se réclament comme des personnes très respectueuses de la démocratie, ne se gênent pas pour affubler de tous les noms tels "Épais", "Ignares", "Barbares" , tous ceux qui ont l''heur de ne pas avoir le bon pas, c'est--à-dire, le leur !
    Pour le respect de la démocratie, on repassera ! Que voulez-vous? Ces 69% de rustres devront comprendre, n'est-ce-pas, qu'il n'y a qu'une seule attitude possible face à la peine de mort soit, être contre !

    Incroyable de voir comment plusieurs lecteurs du Devoir peuvent être déconnectés du peuple mais, c'est pas grave; ces bien-pensants vous le diront: c'est le bon peuple qui est "à coté d'la track" !

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    lundi 25 janvier 2010 19h57
    Nous ne sommes plus des Romains qui pointons leur pouce vers le sol
    M.Savard. Votre raisonnement est purement émotif. La fin de la peine de mort au Canada est parallèle à une diminution à peu près régulière du nombre de meurtres.
    Des causes principales sont en jeu pour l'expliquer. Mais ce parallèle n'en n'existe pas moins. Si le lecteur du Devoir est plus éduqué tant mieux. Nous n'avons pas tant besoin de -Claudes Poiriers- qui hurlent au meurtre sur les ondes privées que de la promotion de l'esprit interrogatif.

  • Surlacloture
    Inscrit
    mardi 26 janvier 2010 09h12
    VIcieux, le cercle...
    « Tu enleve la vie de quelqu'un... tu perds ton droit de vivre toi aussi, c'est dure mais c'est aussi un message claire qui fera reflechir certain d'entre eux avant de pose le geste fatale j'epere. » Yves Corbel

    Alors il faudra tuer le bourreau, puis son bourreau, puis son bourreau...

    Je souhaite à l'humain de plutôt évoluer vers... l'humanisme. Transcendons ce désir de vengeance et mettons notre énergie à transformer ce monde pour que la violence ne soit plus une option.

    En attendant, j'aurais honte de ma race si on s'avisait de laisser à la majorité le soin de décider du sort de la minorité. La majorité n'a pas le temps de réfléchir, le sondeur au bout du fil n'a que 5 minutes pour recueillir son opinion.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 26 janvier 2010 09h19
    @ M. Simard
    Si vous aviez bien lu mon commentaire, sans les lunettes que M. Savard pointe du doigt, vous auriez compris que ce que je dit c'est que les Québecois sont avant tout des canadiens, que la spécificité du Québec est un mythe ou tout au plus très mineur et que pour la grand part des enjeux majeurs ils ont la même opinion que les autres canadiens. Contrairement à ce que certain veullent bien nous faire croire et cela dans le but de justifier leur poussée séparaciste.
    Et vous, vous poussez le raisonnement, pour dire que Le Canada devrait s'annexer au USA parce qu'il n'y pas de différence. Mais ce commentaire laisse dépasser votre jupon, car jamais je ne dit que le Québec doit s'annexer au Canada car le Québec est partie intégrale du Canada. Ce que je dit c'est que le Québec ne poura pas se sortir du Canada.

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    mardi 26 janvier 2010 14h54
    Dans la situation actuelle
    La mise à mort d’un citoyen par un état démocratique provoque naturellement un sentiment d’horreur. C’est comme l’amputation d’une partie de soi et l’aveu d’une défaite sociale très grave.

    Comment certains états en arrivent-ils à édicter des lois en ce sens et à les appliquer?

    La vengeance est le propre d’un individu. Elle est sévèrement réprimée dans notre société, autant par la propre conscience des victimes que par la législation actuelle.

    Un état ne se venge pas. Son rôle est de veiller au bien-être, à la sécurité, à l’éducation, à la santé et à la prospérité des personnes. Il recueille de l’information, élabore des plans, coordonne les efforts, afin que son territoire et ses habitants se développent d’une façon juste et civilisée. Il prélève des impôts et gère les sommes contribuées en grande partie grâce au travail utile, quotidien, de citoyens courageux.

    Tout va bien si les gens qui ont commis des meurtres, des viols et des agressions sur les enfants et les bébés peuvent être retirés efficacement de la société. Des tentatives pour les réhabiliter peuvent être faites, mais aucune personne ne devrait être remise en liberté sans garantie formelle de non-récidive. Si l’état fait le contraire, il risque sciemment la vie de personnes innocentes. Ce serait de sa part un acte vraiment inhumain et barbare, un aveu d’échec de son propre système de sécurité. Cet échec, s’il est constaté, devrait donner lieu à des poursuites par les proches de la victime contre l’état, car celui-ci devrait être imputable des conséquences prévisibles de ses décisions.

    Un état démocratique a des responsabilités graves. Il peut à un certain moment de son histoire, en regard des besoins en santé, en éducation, en prévention, en organisation du travail, en service publique, en transport, etc., faire le constat de ses priorités.

    Actuellement, le déficit des grandes démocraties du monde est en augmentation rapide, le Québec et le Canada n’y échappent pas. Personne ne sait comment se résoudra la crise financière qui semble exiger des changements majeurs dans l’esprit et l’organisation du système économique mondial.

    Ici au Québec,
    - les hôpitaux sont débordés, des équipements aptes à sauver des vies font défaut;
    - les professeurs essaient d’animer des classes trop nombreuses pour aider efficacement les enfants en difficulté et encourager tout à la fois les plus doués;
    - en maternelle et au primaire, le dépistage et les soins spéciaux à prodiguer aux enfants qui démontrent déjà des comportements violents se font au goutte à goutte;
    - les honnêtes travailleurs ont de la difficulté à acheter le matériel scolaire de leurs enfants, à payer les soins dentaires, à se loger, à se vêtir et même à s’alimenter;
    - les banques alimentaires sont débordées,
    - le chômage augmente.
    - Et cetera.

    Les exemples de coupure dans l’essentiel ne manquent pas. Comme l’a mentionné un autre lecteur du Devoir, les coupures dans le système pénitencier se font par la réduction des peines et la libération des criminels; des loups se répandent dans la bergerie. Quant au système judiciaire, le coût des procès ne fait qu’augmenter et ceux-ci semblent plus utiles aux gens qui en vivent qu’au public lui-même.

    Ce matin un quotidien titrait : « Le Québec n’a plus les moyens de vivre selon ses moyens. »

    Je crois profondément au pouvoir de l’éducation car je crois que nous sommes d’abord et avant tout des êtres d’éducation. Il est faux de dire que nous sommes tous des meurtriers en puissance, qu’il y aura toujours des meurtriers et des violeurs. Affirmer cela est un signe de désespérance profonde envers la nature même de l’être humain. Essayer de se mettre dans la peau d’un meurtrier ou d’un violeur, pour tenter de comprendre et d’excuser son comportement, est impossible si nous n’avons jamais agi comme eux, si nous n’avons jamais expérimenté le plaisir qu’il y a à poser de tels actes, plaisir qui pousse souvent à recommencer - confidence d’un ami qui tente de soigner des pédophiles et des violeurs assassins; confidence d’une autre connaissance qui accompagne des meurtriers dans les fourgons cellulaires en route vers le juge qui décidera s’ils sont aptes à subir leur procès; ces travailleurs devraient s’exprimer dans le débat actuel).

    En période de pénurie de ressources financières, il appartient aux gouvernements d’édicter des lois adaptées aux besoins essentiels de leur époque, quitte à se donner temporairement le droit d’amputer la société de leurs membres inutiles, dangereux et irrécupérables, au profit d’une meilleure éducation à tous les nivaux et d’une prévention à la base, quand les jeunes âmes sont encore tendres et faciles à soigner. C’est là une des prérogatives d’une bonne gouvernance.

    Si les États sont en situation de garder leur population à l’abri des criminels tout en instaurant un système de prévention actif et efficace, par de meilleurs soins de base aux familles et une meilleure éducation aux enfants, tant mieux! Ce sera là la perfection et nous n’aurons pas à vivre l’horreur de l’exécution d’un membre de notre humanité.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 26 janvier 2010 17h11
    À Claude Archambault...
    Ben oui, la démocratie c'est les sondages! Fini les représentanta du peuple qui ont une vison du monde, n'ayons que des fontionnaires qui feront des sondages et élaboreront des politiques en fonction de ces sondages. Mais... comme les opinions virent de bord selon l'air du temps...

    Et n'oublions pas que le bon peuple dont vous parlez peut aussi être leurrer: ce fut le cas du peuple allemand, lors de la deuxième guerre mondiale, et du peuple italien aussi. Et aujourd'hui Harper nous leurre en hurlant au loup alors que la criminalité violente est en baisse...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 26 janvier 2010 19h13
    Oups! Erreur sur la personne...
    Mon dernier commentaire (17h11) n'aurait pas dû être adressé à Claude Archambault, mais à MICHEL SAVARD.

  • Alain Pérusse
    Inscrit
    mercredi 27 janvier 2010 13h04
    Un grand recul.
    Le fait est que plusieurs ici semblent croire que les prisons sont agréables et que les détenus coûtent trop chers, pour revenir à la peine de mort (et même dans un cas à la création d'un goulag, merci monsieur Lafrance). À ceux là, je vous invite à ajouter l'exigence que les sentences soient télévisées, tant qu'à faire.

  • Philippe Druillet
    Inscrit
    mercredi 27 janvier 2010 19h59
    châtiment mérité
    Comptez-moi dans les 62%. Quand un individu commet un crime majeur(meurtre, viol aggravé) il décide de mettre sa vie en jeu pour satisfaire quoi que ce soit. Un tel individu ne mérite aucune pitié. La pitié, la sympathie ira aux victimes , aux proches. Vous cherchez pourquoi 62% veulent le rétablissement de la peine de mort? Alors ouvrez-vous les yeux et regardez le ridicule des sentences dans cette république de bananes qu'est devenu le Québec... C'est soit la peine de mort pour les tueurs et violeurs ou soit ''justice soit-même'' On en est rendus la!

  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 06h59
    Pas étonnant
    Pas étonnant de lire les résultats de ce sondage quand on constate que les victimes d'actes criminels sont souvent davantage punies que ceux qui les ont commis car on ne leur offre pas les soins et l'attention dont certains condamnés bénéficient.

    Pas étonnant non plus de faire le constat que, sous de trompeuses apparences d'êtres dits évolués, les hommes demeurent fondamentalement prisonniers de leur origine animale. La loi du Talion ayant pris d'autres formes quand on massacre des populations civiles à l'aide de drones...et quand les grands propriétaires de la planète poursuivent leur oeuvre de destruction massive des masses laborieuses.

  • Jean-Michel
    Inscrit
    vendredi 29 janvier 2010 11h35
    Faudrait peut-être se demander pourquoi tant de gens sont en faveur...
    Aux "éminents lecteurs intellectuels" du Devoir, qui me considéreront certainement comme un barbare inculte et un conservateur (ce que je ne suis même pas) à cause de ma position sur la peine de mort, je vous suggère simplement d'écouter la chanson "Agression culturelle" de Plume Latraverse. Vous y trouverez certainement des indices de réponse à la question: Pourquoi 69% des Québécois approuvent la peine de mort?

    La réponse réside en grande partie dans les conditions de vie tout à fait confortables du système carcéral canadien, confort qui constitue même une insulte à la notion de Justice. Des dizaines de milliers de familles québécoises se défoncent au salaire minimum et n'arrivent même pas à atteindre le niveau de vie d'un prisonnier moyen. La sentence à vie équivaut pratiquement à la paisible réclusion dans un monastère! Ça, c'est beaucoup plus honteux à mes yeux que la peine capitale!

    Je serais donc tout à fait en faveur du retour aux travaux forcés pour les prisonniers, ou à des conditions de vie beaucoup moins confortables dans les prisons (ce qui aurait en plus l'avantage d'économiser de l'argent aux contribuables!). Bon sang, une prison, c'est pas censé être un Club Med! Si un travailleur pauvre n'a pas les moyens de se payer un abonnement au gym, pourquoi un prisonnier devrait l'avoir gratuitement... sur MON compte de dépenses!? Mais si on retourne dans cette voie, les droits des détenus vont évidemment monter aux barricades et accuser la société de barbarisme...

    J'ai vraiment honte du confort que le Québec offre à ses prisonniers et de la négligence qu'il peut démontrer envers ses pauvres!

    D'ailleurs, "les droits des détenus"... triste terme lorsqu'on considère que le criminel se retrouve en prison justement pour avoir violé les droits d'un innocent, qui n'a souvent aucune assistance de la Société après avoir subis un crime. Par contre, le criminel a le droit à une multitude de programme de réinsertion. Le droit d'être nourri et de ne pas être torturé devraient, à moins avis, être les deux seuls droits garantis en prison.

    Crimes mineurs ou meurtre sans récidive: Pour la réinsertion sociale
    Meurtres violents avec récidive ou crime contre l'Humanité: Pour la peine de mort (mais je ne dis pas: application systématique; c'est une mesure extrême)


    À ceux qui sont définitivement contre la peine de mort, amenez votre esprit dans une situation extrême, la plus extrême qui soit, en faisant abstraction de l'instinct de vengeance. Laissez de côté 2 secondes les beaux grands principes éthiques et les citations vertueuses des philosophes humanistes, et regardez la réalité en face: Considérez le cas d'Adolf Hitler. S'il avait été capturé au lieu de s'être suicidé, l'auriez-vous envoyé dans une prison 5 étoiles, où il aurait vécu sereinement jusqu'à la fin de ses jours, où il aurait pu continuer d'écrire des livres qui auraient été des "best-sellers" auprès de ses fanatiques? Qu'auraient pensé les millions de Juifs survivants de la Shoah, les familles des dizaines de millions de soldats morts au combat, à cause de la folie d'un dictateur fou à lier? Cet homme a quasiment violé tous les droits possibles, toutes les normes morales, en plus d'être directement resposable de la mort d'un nombre épouvantable d'êtres humains. Imaginez le message négatif envoyé à la société, et les conséquences psychosociales désastreuses... de simplement l'emprisonner.

    Laisser la vie à Hitler aurait certainement été la plus grande injustice du 20e siècle.

    Maintenant, je répète la question: Êtes-vous toujours contre la peine de mort?

    * Avant de critiquer vertement mon commentaire, répondez-moi ce que vous auriez fait d'Adolf Hitler. Osez répondre et voyez par vous-mêmes si vous grands principes philosophiques tiennent toujours la route...

  • Philippe Gauthier
    Abonné
    vendredi 29 janvier 2010 15h11
    Légitimation
    Je suis d'avis que les gens qui sont pour la peine de mort ont tendance à vouer une admiration quasi divine à l'état. L'état n'est pas divin. L'état se trompe et fait des erreurs. On ne peut pas laisser la vie de certaines personnes "aussi moralement louches soient-elles" entre les mains d'un simple état. Étant étudiant en droit, je commence à me rendre compte que le système judiciaire est plus que perfectible. Il serait moralement impossible de justifier un tel choix de société, mais ce n'est pas tout.

    Ceci n'est qu'une manifestation d'une société de plus en plus utilitariste et moralement relativiste.
    Certaines personnes tentent de justifier plus ou moins habilement leur choix en mentionnant que Hitler aurait mérité la peine de mort, donc que la peine de mort est légitime.
    Ce que je réponds à ceci est fort bien simple. Si toutes ces horreurs ont été possibles lors de la Seconde Guerre mondiale, c'est peut-être parce qu'un peuple "par un calcule utilitarisme extrêmement louche" en est arrivé à la conclusion qu'il serait favorable pour le plus grand nombre "plus grand nombre d'Allemands de souche" que les juifs, pour ne nommer qu'eux, soient éliminés. Ceci n'est possible que si on accepte le meurtre "ou la peine de mort" comme solution pour favoriser le plus grand nombre.
    Quand vous voyez un criminel et que vous désirez profondément et inconditionnellement sa mort, arrêtez-vous un instant et pensez que c'est exactement ce que pensaient les nazis à propos des juifs.

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    vendredi 29 janvier 2010 18h46
    Au Québec, pas besoin de séisme, il y a d'autres moyens de vider les prisons.
    Tiré du Devoir d'aujourd'hui:

    «Nous avons plus de 7000 bandits dans les rues qui se sont échappés de la prison centrale le soir du séisme, a rappelé M. Andrésol. [...] Ils sont dans la nature aujourd'hui et vont constituer une source de problèmes.»

    «À la faveur du black-out qui sévit sur la capitale d'Haïti, des bandits en profitent pour harceler et violer des femmes et des jeunes filles réfugiées sous les tentes»

    Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dans une résolution adoptée hier à Genève, affirmait que la protection des enfants et des personnes les plus vulnérables, comme les handicapés et les personnes âgées, devait être la priorité puisqu'ils sont les plus touchés par les trafics, les viols et la violence. Il est «indispensable de les protéger contre ces risques»

    ************
    Entendu à la télé hier:
    Le père d'une jeune fille tuée par un récidiviste a signalé que si l'on inclut les cas de disparition de personnes - en constante augmentation -, pour calculer le taux de criminalité, celui-ci n'a pas baissé de 10% mais bien augmenté de 10%!!!
    Les criminels auraient changé leur tactique car: " pas de corps, pas de procès".

    Une question:
    Existe-il des statistiques qui mettent en parallèle les chiffres suivants:
    - le cout des soins prodigués aux gens ayant commis des viols et des meurtres incluant l'hébergement, la nourriture, la santé (soins dentaires, vaccins gratuits, sports, etc.) , les permissions de sorties surveillées, les visites sécurisées au juge, les thérapies, les études et autres frais non encore imaginés ( frais de procès et d'appels non inclus),
    - et les sommes consenties par les gouvernements provinciaux et fédéraux pour la prévention de la violence auprès des tout-petits, des enfants, des adolescents et des jeunes en général, le soutien aux mères et pères célibataires, les messages télévisés et toute autre tentative d'éducation et de prévention???

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 30 janvier 2010 07h27
    À Jean Michel: Y aurait-il un bourreau en vous?
    Pour répondre à votre question, ce n'est pas pour rien qu'Hitler et plusieurs de ces lieutenants ce sont suicidé avec leur famille: pour ne pas être arrêté, jugé, pour ne pas avoir à répondre de leurs actes et surtout, vivre avec la honte de leur échec. Par contre, certains haut gradés, qui ont changé de camps vers la fin, ont donné des informations qui ont contribué à la victoire, dont celui ayant sauvé Paris, ont été épargnés, même s'il avait commis des crimes de guerre, et personne ne s'en est plaint. Quant aux victimes, rien pas même la mort d'Hitler (ou une bombe atomique sur l'allemagne peut-être?) ne pouvait et ne pourra jamais les soulager, tellement ce qu'ils avaient vécu dans les camps était au-delà de l'entendement. Le problème, Monsieur, c'est que vivez un peu trop dans votre tête et dans les théories, aussi vous manquez d'humanité: j'ai écouté des tas de documentaires, d'entrevues et j'ai lu des livres sur l'holocauste, et je n'ai entendu aucun survivant déclaré "mais au moins Hitler est mort". Absurde! Et sa mort n'empêche pas les groupes néo-nazis de fleurir un peu partout, et des livres de faire la promotion de... ces théories.

    La justice est quelque chose de très complexe et si les prisons existent toujours depuis le moyen âge et même avant, c'est parce que la privation de liberté et d'intimité est ce qu'il y a de plus souffrant pour l'être humain, à part la torture et la privation de nourriture, mais puisque vous semblez être contre...

    Et s'il y a... disons des dommages collatéraux, pour les victimes de crime, il y en a aurait aussi par l'application de la peine de mort: même les meurtriers ont des parents, des femmes et des enfants, des amis, qui vivront dans la douleur et la honte. Aussi, dans les séries judiciaires (documentaires) américaines il n'est pas exceptionnel d'entendre une personne ayant perdu son mari, son père, son frère, assassiné, dire "ce n'est pas en blessant une autre famille qu'on me le rendra".

    Parlant de dommages collatéraux, vous désirez en créer de nouveaux? Les travaux forcé dont vous parlez sont actuellement effectuer par des citoyens qui payent des taxes comme vous dites, et là... on va les mettre au chômage? La peine de mort exige des jurys et des juges pour condamner et des bourreaux pour exécuter, alors... d'autres personnes vivront hanté par la mort. Un documentaire intéressant sur un bourreau québécois anglophone, mentionnait que comme lui, la presque totalité d'entre eux vivaient en retrait de la société, dans l'anonymat pour ainsi dire, car ils étaient à la fois craints et méprisés, et survivaient généralement grâce à d'énormes doses d'alcool. Bien sûr, aujourd'hui les exécutions sont moins directes, mais restent qu'elles doivent néammoins être exécutées, justement, par un batallion d'intervenants. Mais je suis certaine que vous feriez un bon candidat.

    Finalement, ben oui, nos prison ne sont plus gérées comme au moyen-âge, quel dommage. Mais c'est justement parce, vu qu'il n'y a pas la peine de mort, l'incarcération ne visent pas à faire des enragés, ou à les conserver comme tel, mais à en faire plutôt de simples citoyens, et dans le cas des meurtriers, le plus souvent ça marche! Mais les exceptions sont pas mal plus intéressantes.

    Et n'oubliez pas que les meurtres les plus nombreux sont pour ainsi dire légaux: génocides, coups d'État, révolutions, guerres, bavures policières et désormais, ici, peine de mort? Mais tout ça vous laisse indifférent. Ne vous intéresse que l'élimination de criminels qui, soit dit en passant, ne portent généralement pas de cravate, d'où l'expression...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 30 janvier 2010 13h07
    Peine de mort et démocratie...
    Il est quand même étonnant de constater que la peine de mort a été abolie dans pratiquement toute les démocraties, alors qu'elle fleurit dans les dictatures (dont la Chine) et les théocraties, souvent entremêlées, et souvent islamiques intégristes. Les adeptes de cette punition devraient y réfléchir, car ce n'est pas andodin... Il y a une exception, les État-Unis, mais encore là c'est une exception qui inclut elle-même des exceptions, puisque la peine de mort ne s'applique pas dans tous les États.

    Le cas le plus intéressant est celui de l'Angleterre, où les policiers ne sont même pas armés (sauf les escouades spécialisées); cela leur évite d'être des cibles, et inversement de tirer à vue comme des cowboys, n'importe où, en pleine poitrine ou à la tête, comme ça se fait ici, en toute impunité, généralement.

    Des étude montrent aussi que les criminels de carrière, principalement, lorsqu'ils savent qu'ils peuvent être exécutés, éliminent plus facilement victimes et témoins car ils luttent pour rester en vie, ce qui fait augmenter le nombre de meurtre.

    À SPIRIT:
    Il y a des façons beaucoup plus honorables et payantes que de transormer d'honnêtes citoyens en meurtriers d'État, pour économiser des sous: faire la chasse à ceux qui pratiquent l'évasion fiscale rapporterait des milliards; une commission d'enquête pour revoir les pratiques électorales et dans le monde de la construction, tel que le veulent 80% des citoyens. Faisons donc travailler nos méninges plutôt que de choisir la facilité: l'humanisme a bien meilleur goût!

  • Jean-Michel
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 14h22
    Je crois qu'on interprète mal mes propos...
    Premièrement, je tiens à dire que même si je défends la LÉGITIMITÉ de la sentence capitale dans certaines circonstances EXTRÊMES, je n'en prône absolument pas l'application systématique. Je ne suis pas du tout un bourreau sanguinaire qui cherche à se venger grâce aux dispositions de la loi et je ne suis pas animé de l'esprit de vengeance, même si la plupart des lecteurs me prêteront cette intention. Au contraire: si ma propre soeur devait être tuée par un criminel, même si la douleur émotionnelle serait atroce, je ne souhaiterais pas que la peine de mort soit appliquée. J'aimerais être en mesure de pardonner cet individu, lui parler, le comprendre et le voir réintégré dans la société. Et je suis sincère en le disant.

    Deuxièmement, peu de gens semblent comprendre dans mes propos qu'il y a une nette distinction entre Justice et vengeance. Sans chercher à me venger, il est légitime d'exiger que Justice soit rendue. Sinon, ce sera le chaos... Je reconnais aussi qu'il y a des cas absolument extrêmes, lesquels ne sont absoluement pas réhabilitables: des "machines à tuer" qui prennent plaisir à provoquer la souffrance humaine, des âmes endurcies jusqu'au point de non-retour. La vaste majorité des criminels sont récupérables, d'autres non. Si vous ne croyez pas que de tels cas existent, désolé mais vous êtes vraiment aveugles! La peine de mort dans ces cas EXTRÊMES devient alors plutôt symbolique, pour lancer un message fort au reste de la Société; c'est la peine maximale, différente de toutes les autres, qui est appliquée à un individu déjà "mort à l'intérieur", pour qui le retour au droit chemin n'est même plus accessible dans leur esprit tordu. Je ne parle pas du tout d'un humain normal qui aurait tué sur un coup de tête!

    Au risque de me répéter, ce qui irrite les gens actuellement et qui réanime l'instinct de vengeance et la faveur envers la peine de mort sont les multiples injustices commises au Ministère même de la Justice, notamment:
    - Le confort scandaleux des prisonniers canadiens, par rapport aux pauvres travailleurs honnêtes de notre société, ce qui enrage la vaste majorité des contribuables
    - Les sentences bonbons envers les prisonniers à cravate... et même les "vrais" criminels, ce qui accroît le sentiment d'injustice et d'insécurité chez les familles des victimes ou des délateurs
    - Les libérations conditionnelles indécentes, où certaines prisonniers sont relâchés alors qu'ils présentent un danger réel pour la société. Ces manques flagrants de jugement (ou une sentence initiale trop laxiste) se sont parfois soldés en crimes violents au téléjournal de 18h. Écoutez les lignes d'appel pour entendre le fulminement de la population.

    Le pendule social revient du côté de la sentence de mort, car la population a commencé à perdre confiance dans le système judiciaire. Et arrêtez d'accuser Stephen Harper pour ce changement de mentalité; c'est marginal dans la balance! Nous devrions plutôt discuter des vraies causes de ce changement de mentalité, car ce n'est peut-être pas tant la résurrection de mentalités archaïques qu'un constat d'échec!

    Si vraiment le but de l'emprisonnement serait la réinsertion, alors donnons une sentence d'un mois et réinsérons tout de suite: le taux de réinsertion frôle le 100% de succès! Wow, bravo! Mais tout le reste de la population est enragée... Il faut satisfaire 3 critères importants:
    - Réintégration du criminel
    - Sentence juste aux yeux de la Société (subjectif, mais nécessaire)
    - Protection des citoyens

    Actuellement, les deux derniers critères font défaut... Oui, la réinsertion sociale des prisonniers est plus efficace au Québec! C'est vrai! Mais ça n'empêche pas que la perception populaire de la Justice est en chute libre... si vous ne me croyez pas, écoutez les lignes d'appel et lisez les sondages!

    Pour les prochains commentaires, il serait intéressant de laisser la question à savoir si la peine de mort est bien ou mal et d'aborder les causes psychosociales du retour en faveur de la peine de mort. Et, je vous en prie, laissons de côté la religion; c'est trop facile comme argument et les Québécois sont moins religieux que jamais!

  • Gauthier Jean Claude
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 19h40
    Détrompez-vous : elle existe déjà la peine de mort au Canada
    Et elle s'applique aux Afghans rebelles et les autres innocents de la sorte.
    Pas de temps perdu avec de longs procès
    Économique, enfin, relativement parlant ...
    Complètement auto-géré par les Forces Canadiennes, le principal employeur de notre jeunesse désoeuvrée
    Expéditif, sans appel
    Avec des budgets largement bonnifiés par notre gouvernement pro-guerre et pro durcissement de la loi et de l'ordre, Monsieur Har-peur !

  • nosnibor
    Abonné
    samedi 30 janvier 2010 20h59
    la peine de mort
    Sortons Donald Marshall, Guy-Paul Morin, David Milgaard et, pourquoi pas, Steven Truscott, et tuons-les tout de suite!

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    dimanche 31 janvier 2010 00h22
    Mais pourquoi?
    Mais pourquoi ceux qui sont scandalisée pour la mention même de la peine de mort et qui mettre tous leurs espoirs dans les efforts de réinsertion sociale ne parlent-t-ils pas des victimes des récidivistes?
    Dans le déroulement de la logique de leur réflexion, où les casent-ils?
    Ont-ils une place, unes existence quelconque, des droits?
    Sont-ils de malheureuses erreurs de parcours faciles à excuser?
    "Oups! Ouppelaï! C'était pas prévu, désolés mais on continue quand même."

    J'ai connu une mère de famille qui a vu son mari abusé de tous ses enfants, garçons et filles, de bébé au début de l'adolescence. Il les laissait tranquiiles à ce moment là car il n'aimait pas les poils. Les enfants l'ont dénoncé à la police après qu'il eu commencé à abuser de ses petits enfants. Leur mère leur a dit qu'ils bruleraient tous en enfer à cause du 4 ième commandement de Dieu. Quand Mom Boucher a été mis en prison, elle l'a adoptée dans son coeur et s'est mise à prier pour lui chaque jour de sa vie, jusqu'à sa mort.
    Cherchez l'erreur.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 31 janvier 2010 10h00
    À Jean Michel
    Je dois conclure que je vous ai mal compris, mais reste que... Mais il y a tout de même des points sur lesquels je suis d'accord avec vous, j'y reviendrai.

    Vous avez écrit "La peine de mort dans ces cas EXTRÊMES devient alors plutôt symbolique, pour lancer un message fort au reste de la Société; c'est la peine maximale, différente de toutes les autres, qui est appliquée à un individu déjà "mort à l'intérieur", pour qui le retour au droit chemin n'est même plus accessible dans leur esprit tordu.".

    Pour moi, donner la mort n'est jamais un symbole, c'est donner la mort. Qu'on doive le faire parce que, comme vous le dites si bien, ils sont déjà mort à l'intérieur, pose une question: pourquoi le sont-ils? Je fais référence ici principalement aux tueurs en série. On peut penser aussi aux tueurs à gage, mais certains se sont déjà réhabilité. Je considère personnellement que les véritables ordures sont ceux qui tuent femmes et enfants pour les assurances, ou encore pour s'éviter un divorce coûteux ou une garde partagée, même si la plupart ne récidiveront jamais. C'est donc compliqué, et c'est tout un fardeau donné à un ou des êtres humains, que de devoir choisir qui y passera ou pas. Surtout que pour les cas extrêmes auxquels vous vous référez sans spécifier, il y a aujourd'hui au Canada la notion de criminel dangereux grâce à laquelle certains ne seront jamais libérés.

    Quand on parle de ceux qui tuent dans le plaisir, c'est généralement aux tueur en série qu'on se réfère, mais il y a là aussi des exceptions, des cas douteux dont celui-ci. Un jeune homme, dont j'oublie le nom, un Canadien je crois, surprenait de jeunes femmes chez elle, dans leur sommeil, les violait et les assassinait. Par la suite, il remettait tout en ordre, faisait le lit et couvrait ses victimes pour donner l'impression qu'elle dormait et qu'il ne s'était jamais rien passé. Et si de la vaisselle sale traînait, il la lavait avant de partir! Faut dire qu'il était du genre à se laver les mains cinquante fois par jour. Lors de son arrestation, c'est la première chose qu'il a faite, avant de suivre les policiers. Lors de son interrogatoire, il a raconté ses crimes en pleurant comme un veau, à un point tel qu'un des enquêteurs a déclaré par la suite en secouant la tête "cet homme était malade, très malade...". Venant d'un policier, ce n'est pas rien. Alors plus que de plaisir, il s'agit de pulsions irrépressibles qui viennent de quelque part. À ce sujet, si jamais ça vous intéresse, dans le Devoir il y avait une entrevue de Brian Myles avec un criminologue, qui n'était peut-être pas contre la peine de mort, mais ce n'était pas le sujet, et se montrait impitoyable à l'égard, comme il le disait "de la lie de la société" et je lui ai répondu. Pour y accéder, il suffit de tapper Bensimon, dans la case ci-haut (recherche); il n'y en a qu'un comme lui...

    Pour le reste, la perception du public, cultivée par certains médias et politiciens dans le sens que l'on sait, me laisse indifférente et un terme comme "club med" relève à mon avis d'un discours populiste. Mais je suis d'accord avec vous que les sentences sont données non pas en fonction de la gravité du crime, de la simple justice, et même de la réhabilitation, mais pour des raisons financières. Même chose pour les libérations conditionnelles hâtives et souvent injustifiées. Aucune rigueur! Et quand on voit comment le Québec est géré, entre autres des baisses de taxe, une promesse électorale que les Québécois dans leur majorité auraient préféré ne pas... subir et, maintenant, ce refus d'une enquête publique qui aiderait aussi à faire le ménage chez les gros bonnets. Ouais... il y a vraiment des crimes sans châtiment.

    Mais on ne pèche jamais par excès d'humanité.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 2 février 2010 16h02
    Pourquoi?
    S'il y a autant de personnes qui se sont prononcées pour la peine de mort,c'est que notre système judiciaire ne nous protège pas des criminels. Sentences bonbons, peines de prison raccourcies, congés de fin de semaine, vie d'hôtel, déresponsabilisation, etc. La réhabilitation ne devrait pas être laissée aux psys, mais à des sergents de "boot camps" ou à des contremaîtres qui les feraient travailler.

  • Mohamed Lotfi
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 06h47
    Un sondage ou une rumeur..??
    Ça ressemble davantage à une rumeur qu'à un sondage crédible. Dans les 1000 répondants canadiens au sondage, combien sont-ils du Québec. ''la marge d'erreur dans ce cas-ci est de 6,1 %, 19 fois sur 20''. Par ailleurs, un sondage qui n'est pas fait suite à un débat publique n'est pas crédible. Sonder les gens sur un sujet important sans leur fournir l'information nécessaire pour les aider à se faire une opinion, c'est carrément pervers. Je travaille dans le milieu carcéral depuis 20 ans, je n'en reviens pas de l'ampleur de l'ignorance. J'entends souvent qu'il faut faire travailler les détenus. Mais une bonne partie des détenus travaillent déjà. Une partie de leur salaire est dédiée à des programme de réinsertion. Comparez le nombre de journalistes affectés aux palais de justice à ceux affectés aux portes des prisons et essayez de vous faire une opinion équilibrée..? Impossible.

  • Amelie Plante
    Inscrite
    mardi 4 mai 2010 13h56
    Oeil pour oeil dent pour dent
    Pourquoi des gens qui ont tués et violés dautres gens auraient le "droit" de continuer a vivre dans notre société? Sommes nous des barbares parce que nous croyons que les vermines de ce monde devraient payer pour les crimes commis ? Je crois que non . Je n`ai rien vécue de personel pour penser de cette maniere mais je ne turai jamais personne et je ne vois pas pourquoi de tels crimes pourraient rester impunis!!!!!! Je suis une citoyenne qui marche droite et je ne suis pas tres enclin a payer pour des gens qui n`ont eu aucun respect de la vie dautrui !! Moi je ne tue pas et si je le fais je devrai payer ..... Pensez y pour ceux qui trouve cela barbare ; est-il plus barbare de tuer quelqu un gratuitement ou de payer pour ce meurtre gartuit ???

  • Didier Epars
    Inscrit
    lundi 17 octobre 2011 09h37
    Je frémis à l'idée...
    L’homme a deux choses de plus que l’animal : la culture et la barbarie ; l’une étant l’opposée de l’autre, le yin et le yang de toute chose. Les barbares deviendraient-il majoritaire. C'est malheureusement ça l'esprit de la droite. La loi du Talion tout en déplorant la charia, chacun sa culture.

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