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    Consultations publiques sur le projet Bonaventure - Louise Harel propose un train de banlieue via le pont Victoria

    La chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, estime que le projet de corridor d'autobus Dalhousie constitue un «gaspillage de fonds publics». Dans le cadre des consultations publiques sur le projet Bonaventure, son parti a plutôt suggéré de mettre en place un nouveau service de train de banlieue reliant Montréal à la Rive-Sud, via le pont Victoria. L'Agence métropolitaine de transport (AMT) et le Réseau de transport de Longueuil (RTL) ont aussitôt balayé cette idée du revers de la main.

    Louise Harel est favorable au projet de transformation de l'autoroute Bonaventure en boulevard urbain, mais elle estime que la Société du Havre de Montréal (SHM), maître d'oeuvre du projet, doit renoncer au corridor d'autobus de la rue Dalhousie. Les plans prévoient le passage quotidien de 1908 autobus provenant de la Rive-Sud sur cette rue dont le coût de réaménagement est évalué à 118 millions de dollars.

    Selon Louise Harel, la SHM fait fausse route en privilégiant ce coûteux scénario qui nuira à la qualité de vie des résidants du secteur, notamment ceux des condos Lowney situés non loin de là. Elle propose plutôt de faire rouler les autobus sur des voies réservées dans l'axe de Bonaventure et d'instaurer, dans les plus brefs délais, un nouveau service de train de banlieue entre la gare Centrale de Montréal et la ville de Laprairie, sur la Rive-Sud, qui emprunterait la voie ferroviaire du CN sur le pont Victoria. Vision Montréal recommande aussi au maire Gérald Tremblay de renoncer à son projet de tramway au centre-ville, où le transport par autobus est suffisant, afin de consacrer ces investissements au futur Système léger sur rails (SLR).

    «La voie ferrée du CN au centre du pont [Victoria] accueille certes un trafic de marchandises très important, des trains de VIA et des trains de banlieue en direction de Saint-Hilaire. Mais la capacité de trains durant la Deuxième Guerre mondiale était plus forte qu'aujourd'hui. Donc, selon nous, il y a de la place sur ce pont pour accueillir d'autres trains de banlieue», a soutenu hier David Hanna, professeur au département d'études urbaine et touristique de l'UQAM et président du comité sur l'urbanisme à Vision Montréal. Quant au SLR, il devrait circuler sur le pont Victoria et non sur l'estacade du pont Champlain, croit-il.

    La semaine dernière, l'autre parti d'opposition, Projet Montréal, avait proposé la démolition pure et simple de l'autoroute Bonaventure et recommandé d'aménager une ligne de tramway pour relier le bassin Peel à la Rive-Sud, en passant par le pont Victoria.

    L'AMT et le RTL ont rejeté ces scénarios hier soir, lors de la séance tenue par l'Office de consultation publique de Montréal. Michel Veilleux, vice-président planification à l'AMT, a indiqué que, compte tenu de la capacité du pont Victoria, seuls trois trains de banlieue supplémentaires pourraient y circuler le matin alors qu'il en faudrait 13 à l'heure pour répondre à la demande. Guy Martin, directeur de la planification au RTL, a pour sa part expliqué que le SLR ne pourrait partager la voie avec du transport de marchandises sur le pont Victoria pour des raisons d'incompatibilité de technologies.

    La Direction de la santé publique de Montréal juge de son côté que le projet Bonaventure aura des impacts positifs sur la santé publique puisque la SHM prévoit réduire la capacité routière de 33 %. En revanche, le corridor Dalhousie risque de devenir une nuisance, et les sociétés de transport devraient miser sur des combustibles «propres».












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