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L'avenir n'est plus ce qu'il était

Une scène du film-catastrophe 2012, de Roland Emmerich, projection on ne peut plus sombre du futur
Photo : Source: Sony
Une scène du film-catastrophe 2012, de Roland Emmerich, projection on ne peut plus sombre du futur
Il n'y a pas si longtemps encore, le futur faisait rêver et les imaginations s'emballaient en songeant à l'avenir radieux préparé dans les laboratoires et les usines, mais par les grandes utopies politiques aussi. La grisaille embue maintenant l'horizon. Le cinéma comme la littérature multiplient les références apocalyptiques. La fin du monde (et puis après) s'affiche dans le navet sur pellicule 2012 comme dans La Route, un chef-d'œuvre sur papier.

Qui croit encore aux lendemains qui enchantent? Le progrès se concentre maintenant dans les innovations techniques, comme ces 20 000 «bébelles» que dévoileront cette semaine à Las Vegas les quelque 2500 exposants du Consumer Electronic Show. Alors qu'une décennie passe et qu'une nouvelle année commence, Sylvain David, professeur au département d'études françaises de l'Université Concordia, spécialiste de Céline et de Cioran, mais aussi de la «littérature de l'après», répond à quelques questions fondamentales sur l'imaginaire bloqué de notre temps.

1) Comment se caractérise la dernière décennie du point du vue de la croyance au progrès? Peut-on dire que, s'il restait un peu d'espérance dans le futur au passage de l'an 2000, il n'en reste rien, ou presque?

Le passage à l'an 2000 a surtout été animé par la crainte d'un bogue purement technique, ce qui est en soit révélateur. Il faut dire que les années 1990, qui marquent l'hégémonie incontestée des États-Unis après la fin de la guerre froide, ont pu être qualifiées de «fin de l'histoire», en raison de leur carence à la fois en événements et en grands projets collectifs. C'est donc plutôt le 11 septembre 2001 qui constitue un jalon significatif, dans la mesure où cette date fait figure d'un «redémarrage» de l'histoire sous le signe de la menace, d'une réouverture à un avenir qui, loin d'être radieux, laisse désormais se profiler la catastrophe.

Or — paradoxe intéressant — malgré une décennie 2000 marquée par le terrorisme, la crise économique, le réchauffement de la planète et les épidémies de toutes sortes, l'Occident a néanmoins manifesté un immense désir d'espoir, ainsi qu'en a témoigné l'engouement massif pour la candidature de Barack Obama (l'ampleur de la désillusion face à la faillibilité de ce dernier, maintenant qu'il a accédé à la présidence, montre d'ailleurs comment ce qui s'avère ici souhaité est avant tout un symbole). Dans un autre ordre d'idées, on peut observer un maintien de la posture militante propre à la pensée du progrès dans les mouvements altermondialistes et écologistes, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit là davantage d'une réaction au présent que d'une réelle croyance en l'avenir: on essaie, bien pragmatiquement, d'éviter le pire...

2) Vous dites bien «croyance». Le progrès est donc une sorte de foi dans le futur? Une transposition dans le monde moderne de cette très vieille idée chrétienne de l'espérance?

Le Progrès est une idée qui prend forme au XVIIIe siècle. Il s'agit d'une laïcisation, par la philosophie des Lumières, du devenir chrétien. [...] Le Progrès est donc certes une croyance dans le futur, mais cette espérance, à l'encontre de l'acte de foi prôné par les religions, se veut empirique et rationnelle, découlant avant tout de la compétence individuelle et du travail.

3) On a l'impression que la foi dans le progrès se résume maintenant à des considérations techniques ou scientifiques: un nouveau gadget électronique, un téléphone «intelligent», un livre électronique... Notre rapport au futur, au progrès, se résume-t-il à ces innovations?

Dès ses origines, le Progrès est lié à des considérations techniques et scientifiques. La société bourgeoise d'après la Révolution de 1789, qui doit fonder sa légitimité sur de nouvelles bases, aspire à une organisation — si ce n'est une gestion — de la collectivité fondée sur le savoir moderne. On vise ainsi une efficacité maximale par une mécanisation des transports et des moyens de production, mais aussi une élévation des classes laborieuses — car le prolétariat urbain naît de cette industrialisation massive — par l'éducation et l'hygiène (santé publique). L'exemple par excellence de cet état d'esprit se trouve dans les fictions de Jules Verne, où le héros est (presque) toujours un ingénieur qui veille au bien-être des individus placés sous sa garde par une inventivité sans limite et une répartition intelligente des tâches selon les habiletés de chacun.

Cela dit — et je reviens ainsi à la question posée — une telle utopie n'a jamais su véritablement se concrétiser. D'une part, la question de l'utile s'est rapidement trouvée liée à des intérêts commerciaux (car, ne l'oublions pas, l'avènement de la bourgeoisie équivaut à la naissance du capitalisme tel qu'on le connaît), ce qui en fausse bien évidemment la finalité. D'autre part, la perfection technique s'est graduellement posée comme objectif en soi, qui suit sa propre évolution sans forcément se soucier des besoins réels des individus à qui elle va servir. En résulte la disparité observable aujourd'hui entre l'évolution de la science, qui persiste à suivre son cours, et une impression de sclérose — si ce n'est de décadence — sociale: la technique moderne a fait ses preuves, en tant que telle, mais n'a pas forcément permis de régler les problèmes de la société (ce qui était pourtant son but initial).

4) De quand date la cassure, la rupture, s'il y en a eu une? Pourquoi s'est-t-elle produite?

Dans la perspective d'une histoire longue du progrès, le XXe siècle s'apparente à une exacerbation — voire à un revirement — de l'idéal des Lumières précédemment évoqué. La mécanisation des conflits des deux guerres mondiales (des chars d'assaut à la bombe atomique) a ancré dans les esprits l'idée que la science ne sert pas forcément à faire le bien. De même, les camps de concentration, issus des régimes totalitaires de droite comme de gauche, ont donné à voir que l'«hygiène» sociale et la planification collective pouvaient, lorsque promues en systèmes, brimer l'individu plutôt que l'émanciper. Mais ce n'est qu'en 1989, lorsque s'écroulent les derniers vestiges du «socialisme scientifique» au profit du néolibéralisme, que les grandes espérances liées à la pensée du progrès semblent définitivement s'estomper. C'est de ce point de vue qu'on a pu disserter sur la chute du mur de Berlin comme symbole d'une faillite de la Modernité.

5) En art comme en littérature, la notion n'a aucun sens (Balzac ne progresse pas par rapport à Cervantès). Seulement, comment les arts ou la littérature témoignent-ils de cette mutation de la grande idée du progrès?

L'affirmation, que ne renierait pas un Milan Kundera, que la notion de progrès n'a aucun sens en art ou en littérature est éminemment contemporaine. Il ne faut en effet pas perdre de vue que, tout au long de la Modernité, les avant-gardes esthétiques (le romantisme, le surréalisme, le nouveau roman, etc.) ont défendu des conceptions d'un art nouveau, actuel, à l'encontre de canons prétendument passéistes ou dépassés. Or, fait révélateur, cet idéal d'un renouveau artistique continu s'éteint plus ou moins en même temps que se décompose la grande idée du Progrès (et souvent pour la même raison: celle de s'être fourvoyé dans des considérations techniques, au détriment du facteur humain).

Reste donc, de manière générale, le postmodernisme, soit une conception de l'art qui, loin de vouloir proposer du neuf ou de l'inédit, se consacre plutôt à un réagencement d'éléments existants, de manière à leur insuffler un ultime sursaut de sens. Cela dit, pour faire écho au sentiment catastrophiste qui plombe l'imaginaire occidental depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, on peut également citer la pléthore de représentations de la fin ou de l'«après» — des pièces de Beckett à un roman comme The Road — qui justement mettent en scène cette impression d'aboutissement ou d'essoufflement: alors que le récit traditionnel implique une progression dans la durée (et donc une certaine évolution des personnages), ces oeuvres mettent désormais l'accent sur la stagnation, voire la simple survivance.
Une scène du film-catastrophe 2012, de Roland Emmerich, projection on ne peut plus sombre du futur En 1989, lorsque s’écroulent les derniers vestiges du «socialisme scientifique», la chute du mur de Berlin fut interprétée comme un symbole de la faillite de la Modernité, souligne le professeur Sylvain David.
 
 
 
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  • Godfax
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 02h07
    Redevenir positif
    Je me rappelle quand j’étais petit, mon oncle m’avais donné un livre
    nommé SOS la terre meure (genre 1985) A l’intérieur, l’enfer. Des
    océans remplient de pétrole, la foret équatorial décimé, des usines
    à perte de vue, de la cruauté envers les animaux. Plusieurs dessins
    animés que j’écoutais étaient clairement pro-écolo. J’ai littéralement
    été brain-wacher à la pensé verte depuis ma naissance. Une haine
    envers l’humanité, grande responsable du massacre, c’est alors
    développé en moi. J’ai donc renié toute ma vie le système de
    consommation et la société en général. J’ai par la suite étudié
    en écologie (science de l’environnement) puis devenue adulte je
    suis devenu un activiste pro-terre. J’ai considéré tout ce temps
    l’humain et son intelligence comme un cancer pour la terre et
    une erreur de l’évolution. Le négatif a envahis ma vie, je décourageai
    mon entourage a avoir des enfants, et je m’empressai d’avoir un
    discoure apocalyptique-écologique à toute les occasions possible.

    Dans ma vingtaine j’ai commencé à approfondir mes connaissances
    en survie forestière puis a allongé mes temps d’isolation dans la nature.

    En 2003 et 2004 je suis allé me perdre dans le fond du Yukon.
    Je voyais dans la nature une divinité et je voulais atteindre une
    sagesse que je savais inatteignable dans notre civilisation corrompu.
    J’étais simplement à la recherche du sens de la vie, mais je n’arrivais
    pas à le trouver dans les bois. Je restais un être négatif, sombre,
    déprimant et isolé, j’étais un antihumaniste.

    Plus tard le hasard m’a fait rencontrer des gents humanistes qui vouais
    leur vie au à l’amélioration des conditions de vie dans les pays du tiers
    monde. À force de les fréquenter, ma vision du monde commença à
    changer radicalement. L’étude de l’histoire, la politique et l’économie
    commença à me passionné; je retrouvais l’amour des hommes, de la
    vertu et du progrès.

    Je ne considère plus l’humanité comme un cancer sur la terre, ma vision
    est maintenant beaucoup plus constructive et objective; le problème sur
    cette terre c’est en grande partit le néo-libéralisme colonialisme.

    Maintenant quand je vois cet écologisme sentimental, véhiculé à coup
    de millions par les plus puissante entreprise du Luxe comme PPR pour
    « Home » et par un lobby milliardaire grandissant je me méfie. Utiliser
    de la pseudoscience et du sentimentalisme tout en parlant de l’apocalypse
    n’amène que de la peur et du négatif (signe de Totalitarisme naissant).

    Je sais depuis longtemps que plusieurs ONG supposément écolo, travail
    en faite pour des multinational et des intérêts spéculatif (Shell est un
    membre influent de l'organisation environnementale WWF et lui a fourni
    son second président), ils privent des peuple entier de leurs ressources
    naturel et empêche systématiquement tout développement d’infrastructure.

    L’écologie sert de bouclier pour cacher un colonialisme-économique qui
    couvre les néolibéraux de l’occident ceux qui finance les films écolos et
    bientôt des séries télés(ÉcoCops).

    Le réchauffement de la planète et la couche d’ozone sont similaire sur
    plusieurs points, ils sont des théories un peu faibles utilisées comme
    des vérités absolues par les médias et les gouvernements alors qu’ils
    ne peuvent évidement pas être des certitudes scientifiques. Ils tout deux
    avantagé de puissante multinational, et réduit la capacité de
    développement de la majorité des pays qui leur serve d’esclave
    économique (ils ne peuvent pas faire augmenté le prix de leurs produits)
    et font terriblement peur au monde et les rend déprimer
    (meilleur consommateur).

    Du sommet de Rio jusqu’à Copenhagen en passant par le protocole
    de Montréal, tout est baser sur une fraude colonialiste à l’os.
    Le rapport "Meadows" le rapport le plus négatif de l’ONU qui dit
    clairement que la terre est un monde FINI et que l’humain doit
    diminuer son développement et sa démographie. Il suffit de parcourir
    l’œuvre pour voir que les pauvres seront ceux qui devront diminuer
    le plus, (faire augmenter le cout énergétique augmentera directement
    le prix des aliments c’est pourtant simple, Copenhague et cette fraude
    c’est une attaque envers l’humanité ou les riches se feront de belle
    maison à soleil et des villes comme new-Sondo que les multinational
    dirigeront les gouvernements les peuple et possèderont un
    Gouvernement Mondial. Lissez vous-même les 4 propositions du traité
    pour voir ce qu’ils ne disent pas dans les médias.

    Le coté noir de l’écologie est bien réel et est très puissant, il est une
    options néolibéral alléchante pour plusieurs élites de ce monde et une excellente couverture, personne n’ose critiquer une position verte même pas la science.

    Voila maintenant pourquoi je suis contre l’écologie sentimentale,
    le néolibéralisme colonialiste, et le développement durable donc contre
    la mondialisation et l’altermondialisme. Ils mênent tous aux
    gouvernement mondial totalitaire. C'est l'ultime prison des peuples.

    La terre n’est pas surpeuplé elle est sous-développé.

    La solution locale, le Québec doit en premier se libérer économiquement avec la
    création monétaire par l’État. Toute création monétaire autre que la
    monnaie de base par la Banque Centrale Québécoise doit être rendue
    impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant
    actuellement de la création monétaire bancaire. Cela nous libèrera de
    la spéculation et des mouvements de capitaux. (C’est ce que plusieurs
    pays tentent de faire)

    Sinon dans un avenir proche la crise monétaire risque de nous
    faire tomber et la position de l’élite néolibéral risque d’abattre
    les état- nation une fois pour toute avec son gouvernement mondial.
    Les peuples seront alors soumis au corporationisme de façon durable
    , économiquement, socialement et écologiquement.
    Soyons positif, l’homme est un créateur, le Québec a encore son souffle,
    les peuples sont encore fière, la créativité doit triomphé .

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 07h09
    L'avenir n'est plus ...
    Depuis quelques années, les journalistes se prennent pour des producteurs de films. Ils produisent leur propres films apocalyptiques en écrivant les articles les plus sombres parce qu'un jour les FOUS D'ALLAH sont venus détruire les deux tours de New-York! Voyons donc. Respirez par le nez les gars et dites-vous que la vie continue...

    La vie ne sera plus jamais la même!!
    L'avenir n'est plus ce qu'il était!
    L'avenir est sombre!
    Il n'y a plus d'avenir!

    Le fait que les États Unis se sont mis le doigt dans l'œil en s'attirant les foudres de tous les «mécontents» de la planète ne m'empêchera pas de vivre, d'avoir des rêves et de les réaliser. La preuve: en mars 2002, quelques mois après les événements de sept. 2001, plusieurs Québécois de mon «âge» qui descendaient toujours en Floride en mars, ont pris peur et sont demeurés chez-eux!

    Les grandes analyses conflictuelles assaisonnées de la peur du lendemain, ce n'est pas pour moi! C'est une pure perte de temps et de démotivation... bonne à engendrer des psychoses chez les paranoïaques et les hypocondriaques modernes.... qui, ensuite remplissent nos urgences qui comme Argon de Molière exigent « des saignées, des purges et toutes sortes de remèdes» pour retrouver la santé!!

  • Claude Gagnon
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 09h28
    L'avenir n'est plus
    Un peu de profondeur dans notre réflexion à travers un monde trop souvent superficiel voué à la satisfaction rapide du besoin momentané.

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 5 janvier 2010 10h22
    L'avenir c'est demain. Demain, le monde sera fasciste.
    Quand je pense à l'avenir, je pense à demain. C'est tout! Si je tente de m'imaginer trop loin, j'ai littéralement la nausée. Le chaos est déjà ici. Jour après jour, il prend simplement davantage d'ampleur.

    Je n'ai plus confiance aux médias de masse. Par le fait même, je ne crois pas que l'on vive en démocratie.Le monde prend des demi-vérités pour des vérités alors que ce sont des mensonges. Du 11 septembre 2001, les guerres en Irak et Afghanistan au supposé consensus entourant le réchauffement climatique, que des demi-vérités.

    L'agenda est clair: faire de la Terre un lieu globalement fasciste. Voilà environ 15 ans je lisais "1984" et "Le meilleur des mondes". J'étais heureux, j'avais de l'espoir, car je croyais que l'on ne revivrait plus l'époque de la grande noirceur de la censure, de la concentration des médias, de la pensée unique, de la discrimination raciale, de l'impérialisme, du fascisme, de la déhumanisation... J'avais confiance en la nature humaine est son intelligence. J'avais l'impression que, grâce à l'éducation, les gens seraient moins naïfs. Aujourd'hui je suis pratiquement misanthrope.

    Mais voilà, le monde vit dans la peur. Peur de s'exprimer, de réfléchir, d'analyser, de prendre l'avion, de manger, d'être en public, de dénoncer Israël, d'être souverainiste, d'avoir des opinions. Tout est maintenant centralisé, l'OMS décide de la santé du monde entier, l'ONU décide de qui est bon et qui est mauvais, l'OTAN est la police mondiale, l'AFP et Reuters prennent la moitié de l'espace de tous les médias de masse à travers le monde. Le reste est rempli de blogues innocents, de propagandes, où on écrit tout et son contraire.

    Le quotidien la Presse est un bel exemple pour comprendre à quel point il n'existe plus de démocratie au Québec. En octobre les éditorialistes et autres blogueurs menaçaient la population d'aller en enfer si elle ne se faisait pas vacciner. Aujourd'hui même, j'apprends que Margaret Chan elle-même ne s'est toujours pas fait vacciner. Seulement 15 millions de personnes dans toute l'Europe ont reçu le vaccin, mais au Canada, 22 millions de personnes se sont fait vacciner.

    Voyez-vous comme vous êtes pathétiques? Si vous voulez comprendre à quel point les Québécois et les Canadiens se sont fait leurrer, comme des petits moutons bien dociles, j'ai tout documenté ici. http://www.ameriquebec.net/auteur/sylvain Des gens normaux se révolteraient, mais pas au Québec. C'est congénital je crois.


    J'espère qu'un jour la populace va se réveiller au Québec, car c'est honteux présentement... J'ai encore un brin d'espoir!

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 12h08
    On dirait un peuple de vieux
    Mon père trouvait tout mieux de son temps et pourtant... il a connu et vécu 14-18, la dépression, 40-45, sans allocation familiale etc...
    C'est une question de point de vue et surtout de comprendre qu'on doit être prêt à tout.
    Il n'y a une certitude que sur le présent et le passé ressent, le reste est histoire de bouche à oreille et les situations du passé ne se répètent jamais de la même façon.
    L'homme s'est adapté à bien des situations et notre survie dépend de notre capacité à comprendre le présent et à y faire face avec notre jugement.

    L'argent ne fait pas le bonheur, les relations sociales oui, l'entraide aussi et se préoccuper de notre voisin fait de nous des humains qui survivront à tout ce que la terre nous réserve....

    Le futur est impossible à prévoir, comme le temps, avec des super-ordinateurs, faire des prévision de plus de trois jours avec une certaine certitude tient du miracle.

    Pour ce qui est du réchauffement de la terre, quelques volcans en éruption pour 2 ou 3 semaines comme St Hélène et on refroidit de 2 degré la terre...

    Bonne semaine, je ne sais strictement pas ce qui se passera d'ici a dimanche... mais je jouis du présent...

  • Arte Armandi
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 12h50
    Des raisons d'espérer...
    Dans la conclusion du livre "Le pouvoir de la Bonté - Fondement majeur de la philosophie et de l'action du Dalaï-Lama", Robert AF Thurman, professeur et ami du Dalaï-Lama, mentionne que pour le Dalaï-Lama, il y a eu, entre le début et la fin du XXe siècle, quatre éléments porteurs d'espérance pour le XXIe siècle. Ce sont: le réveil de l'amour de la paix, le goût de la liberté individuelle, le désir d'une sagesse unifiant le spirituel et le matériel, et l'acceptation d'une relation écologique ou la perception par un nombre croissant de gens que l'écosystème planétaire est un fragile réseau de choses vivantes. Selon Thruman, ces 4 raisons " entrent mystérieusement en résonance avec quatre des cinq principes de la conception des Lumières: la non-violence, l'individualisme, l'éducation,l'altruisme. Quant au 5e principe, le "démocratisme global" il est illustré par le Dalaï-Lama lui-même.

    Se rappelant qu'à chacune des époques précédant de grands changements pour l'Humanité, il y a eu des chantres de l'Apocalypse, je ne peux que me dire, "The best is yet to come" et nous souhaiter un bon et heureux XXIe siècle.

  • Monia Ayachi
    Inscrite
    mardi 5 janvier 2010 13h36
    Projection dans le futur!

    Juste après avoir regardé le film de « catastrophe 2012 », je me suis dit : Comment faire pour expliquer aux gens que le progrès technologique tout seul ne pourrait jamais améliorer le sort de l’humain, y a-t-il une possibilité de se concentrer sur le progrès de l’art et de l’éthique!
    Comment pourrait-on juger qu’on est entrain de se civiliser alors que nous ne sortions pas de la sphère de la technicisation de nos esprits. Comment pourrait-on dire que le monde progresse alors qu’on est entrain de commercialiser toutes les crises mondiales et faire de la marchandisation humaine et sociale une nouvelle loi.
    Un grand problème de confiance se pose : Comment pourrait-on reconstruire la confiance entre les individus et entre les individus et les institutions? Comment peut-on distinguer la vérité de la manipulation?
    Sommes-nous dans un laboratoire de recherche à l’ infini? Sommes-nous vaccinés à ne plus réagir et à ne plus dénoncer les abus?
    Si ce n’est pas la revalorisation du travail artistique et éthique d’une façon harmonieuse quoi d’autre pourrait enchanter notre monde…

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 14h01
    REMETTRE LES PENDULES À L'HEURE
    Me revoici dans la mêlée, histoire de relancer le débat sur la notion de progrès et de modernité. Les responsables du site Internet m’ayant invité à être bref… je vais faire un effort. Réjouissons-nous qu’il y ait encore plusieurs de nos concitoyens capables de réfléchir et de poser des questions valables. J’aime particulièrement le passage où Sylvain David parle de «faillite de la Modernité». Effectivement, il y a faillite de la dialectique hégélienne. Mais, de quelle modernité parle-t-on ici ?

    Déjà, durant la période Romane (avant le Moyen-âge) les communautés monastiques organisaient les bases structurelles d’une économie planifiée, lointaine parente du capitalisme d’Albion. Si l’on oppose Modernité à Antiquité, les racines de cette phase de développement de l’humanité correspondent peut-être à ce moment historique…

    … chute de l’Empire de Byzance ou … déploiement des flottes marchandes de Venise ?

    Toujours est-il que la notion de progrès (au sens de procès historique) est intrinsèquement liée à celle de modernité. L’ordre marchand aurait remplacé les «ordres» (religieux-militaires-nobles)… et l’argent serait devenu le modus operandi du fonctionnement de la société productiviste.

    L’argent n’est plus un étalon d’échange… c’est une valeur boursière virtuelle créée sur la base d’une dette structurelle qui s’amplifie faisant en sorte d’inféoder les citoyens à l’ordre … spéculatif post-moderne.

    En fait, la Post-Modernité n’est qu’un des avatars de la modernité. La machine productive s’est emballée et, puis, encrassée. La spéculation a remplacé la production comme moteur économique global. C’est le noyau (ou le point capiton pour parler comme un marxiste) du problème.

    La spéculation infinie, basée sur une dette (infinie), fait en sorte de détruire la base des échanges économiques viables et de néantiser l’espace politique. La valeur marchande n’est plus créée sur la base d’une production – répondant à une demande «naturelle» - mais elle se génère à partir des échanges boursiers. L’économie est passée de la sphère marchande, à la sphère industrielle et… finalement, elle vient d’entrer dans la sphère virtuelle.

    Nous sommes de retour à la case de départ de la création des grandes banques marchandes à l’époque de la Haute Renaissance… à la limite de la Révolution industrielle. La «Haute finance» devient, de facto, la «Haute société». Les financiers ont remplacé les barons d’industrie et les marchands dans le processus de création d’une valeur … ajoutée.
    Le profit s’obtient donc à partir des manipulations sur les «espèces». Il est intéressants de faire le lien étymologique entre le terme espèce et les monnaies ou lettres de change en circulation … espèce se référant à GENRE. Dans le sens de générique… la matrice, donc, n’est plus une mécanique de production industrielle (on aura tenté de nous faire croire qu’avec la multiplication des centres de production «offshore», on pouvait relancer ce processus). Elle est un espace VIRTUEL de création de «valeurs ajoutées» à partir de la spéculation sur des placements boursiers et autres.

    La «Haute Finance» aura remplacé la «Haute Société», sur la base de l’idéologie (frauduleuse) des Lumières pour faire en sorte que la société se retrouve dirigée par une caste secrète (aucunes allusions à la théorie de la conspiration, ici) qui se passe d’identité. Le serf avait un contact «réel» avec son seigneur. L’esclave post-moderne ne sait même plus à qui IL doit rendre des comptes. En fait, les comptes sont administrés par le SERVICE DE LA DETTE. D’où… l’implacable sentiment de morosité et le nihilisme ambiant.

    Nous reviendrons sur les concepts de valeur, de spéculation et de gouvernance dans un article d’opinion prochainement. D’ici là, je vous invite tous et toutes à lire la très éclairantes Hannah Arendt. Bonne et heureuse année aux lecteurs du Devoir.

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 14h49
    Monia Ayachi a raison : sans éthique il n'y a pas de civilisation
    Oups,


    Me revoici à nouveau... une dernière fois. Un soupçon de sympathie pour les propos éclairants de Monia. Justes et percutants.

    En effet, le chaos (qui précède l'ordre pour les descendants des «Lumières») ne saurait perdurer indéfiniment.

    Nous avons besoins d'HARMONIE (dixit Monia), c'est-à-dire d'une relation équitable entre le monde du travail et celui de la sphère intime. Lorsque l'être humain FAIT un travail NOBLE, non abrutissant, qui lui permet de s'exprimer (l'expression est le résultat de la créativité sous toutes ses formes) selon ses talents et capacités, il entre en harmonie avec le monde qui l'entoure. Avec le cosmos, pour parler comme un taoïste (cette fois-ci).

    Hannah Arendt n'aura jamais trop insisté sur la notion d'aliénation et de perte d'identité. Véritable pente menant aux totalitarismes sous toutes leurs formes.

    Noblesse fait allusion à la terre, à l'humus et, à fortiori, à l'humilité.

    Tout le contraire de la moue dédaigneuse des élites «TRANS-CULTURELLES» qui se vautrent dans des cultes qui ... n'osent pas dire leur nom.

    Merci Monia !

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 19h27
    Le ridicule ne tue pas!
    «Noblesse fait allusion à la terre, à l'humus et, à fortiori, à l'humilité.»

    Heureusement que le ridicule ne tue pas, cher monsieur Perrier, car vous seriez déjà dans l'au-delà! Pourtant le but premier de la communication, c'est la compréhension. Nous sommes bien loin de ce principe en vous lisant!

    «Le chaos ne saurait perdurer indéfiniment», dites-vous!

    Que dites-vous? Savez vous que depuis 4,5 milliards d'années, la vie s'organise. Pendant toute la durée du précambrien (80% de l'histoire de la Terre), les bactéries représentent dans ce «chaos originel» résultant du bing-bang, la seule forme de vie. Il faut attendre le Cambrien pour que d'autres formes de vie, multicellulaires, apparaissent dans ce chaos primitif.

    Depuis, le chaos s'est organisé et cette organisation se poursuit... mais il ne faut pas la chercher seulement du côté des hominidés que nous sommes. L'Harmonie est partout dans cette matière et cette nature... qui continue à se développer bien malgré nous.

    Mens agitat molem... mais la matière peut émouvoir l'esprit.

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