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Cours d'éthique et de culture religieuse - Un débat à la fois triste et risible

Le rêve impérialiste de Durham ne fonctionnera pas plus avec les immigrants que jadis avec les Canadiens français

Mariam Hassaoui - Chargée de cours et doctorante en sociologie, Université du Québec à Montréal  4 janvier 2010  Actualités en société
Le débat hautement médiatique sur la valeur du cours d'éthique et culture religieuse est à la fois triste et risible. Certains, au Parti québécois, parlent maintenant d'abolir ce cours. Faisant suite aux savantes analyses d'une jeune chercheuse, des péquistes racoleurs parlent désormais de s'attaquer «à la dictature des minorités» pour mieux faire le plein des votes des électeurs adéquistes en déroute. C'est pathétique.

Il serait bon de demander aux faiseurs d'opinion et aux messieurs-dames du «gros bon sens» qu'ils nous disent quel problème pose exactement le cours d'éthique et culture religieuse. Son premier objectif, celui du dialogue? Posons-nous la question. Les partisans des «thèses» adéquistes sont-ils véritablement contre l'enseignement religieux ou contre l'enseignement de certaines religions?

Pour ces nationalistes mous et conservateurs, je doute que le problème soit l'enseignement de la religion catholique. Le dialogue avec soi-même ne pose aucun problème. Le problème se pose lorsqu'on envisage de parler un tant soit peu de religion musulmane, juive ou sikh. Le dialogue avec les autres, voilà le problème.

Le vrai problème est l'acceptation, que dis-je, la reconnaissance minimale de ceux qu'on nommait jadis les «étranges». Un problème d'ouverture qui n'est pas l'apanage des conservateurs, faut-il ajouter. Même chez les «laïcs», la volonté catégorique de réduire le fait religieux à la stricte vie privée, au nom de l'égalité des femmes et des hommes ou des acquis de la Révolution tranquille, sert encore à faire taire et à disqualifier surtout les musulmanes et les juives.

Quelle hypocrisie! Pour éviter de parler du racisme, mais avec la tonalité progressiste, on suggère que la cause de l'exclusion de ces femmes viendrait d'elles. Pour régler «leur» problème, elles auraient «juste» à être comme les autres!

Or le plus surprenant dans cette histoire vient du fait que ce sont des Québécois qui disent cela. Comme si, pour s'émanciper, il fallait renoncer à sa culture première. Visiblement, la leçon assimilationniste de Lord Durham n'aura pas été retenue par tous et toutes.


Il faudra faire avec...

Certains se demanderont après: pourquoi les immigrants ne votent pas ou ne chérissent pas les mêmes valeurs que des francophones de souche? Si ce sont celles qui vont à l'encontre de la reconnaissance et de l'ouverture à la différence, on peut comprendre pourquoi. Or le rêve impérialiste de Durham ne fonctionnera pas plus avec les immigrants que jadis avec les Canadiens français, même si désormais, au Québec, nous parlons d'intégration.

Comme les Québécois de souche ne font plus de bébés, il faudra bien faire avec les «étranges» pour revitaliser notre chère économie... Il y a donc un espoir. «Nous» n'aurons pas le choix de dialoguer avec «eux». Qu'on se le dise.

Pendant ce temps, nourri par la peur, la frustration et la déception, chez certains, le racisme contre les immigrants va continuer généralement sous une forme très politiquement correcte. Il y a quelques années de cela, Pierre Drouilly disait craindre que, en cas de recul de l'option souverainiste, certains membres de la majorité francophone pourraient en venir à imputer la responsabilité de l'échec référendaire aux immigrants; nous en sommes proches. Le Parti libéral, plus intelligent, va se taire, laissant le PQ patauger dans ses contradictions, et l'anglophonie va continuer à présenter une image d'ouverture et de tolérance. Pour un certain temps...

*****

Mariam Hassaoui - Chargée de cours et doctorante en sociologie, Université du Québec à Montréal
 
 
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  • Francine Tremblay
    Inscrit
    lundi 4 janvier 2010 01h13
    Un article qui frole le mépris des Québécois de souche.
    Les propos de cette lettre d'opinion de Mme HASSAOUI me blessent énormément.

    Ce genre de propos tel que "Il faudra faire avec..." [...] "Comme les Québécois de souche ne font plus de bébés, il faudra bien faire avec les «étranges» pour revitaliser notre chère économie... Il y a donc un espoir. «Nous» n'aurons pas le choix de dialoguer avec «eux». Qu'on se le dise." frôlent le mépris et la désinformation.

    On ne fait plus d'enfant ? Ou êtes-vous allé chercher cela ? Le régime d'assurance parental ne suffit même plus ! Le Québec vit un bébé-boom.

    Votre mépris sur les Québécois de souche exige des excuses. Car s'il y a du racisme ici, et du racisme basé sur l'origine ethnique, il m'apparait qu'il vient de vous.

  • Linda Bosse
    Inscrit
    lundi 4 janvier 2010 09h36
    Une lettre qui montre bien la méconnaissance de l'autre...
    Madame Hassaoui,

    Votre article frise la démagogie et démontre bien jusqu'à quel point chaque communauté culturelle, en incluant les Québécois de souche (comme vous le dites, car de mon côté j'aurais plutôt tendance à écrire "l'ensemble des Québécois") aurait intérêt à connaître l'histoire et les origines de chacune des communautés composant le Québec d'aujourd'hui.

    À ce sujet, je vous conseille de lire l'article de Monsieur Guillaume Rousseau, qui possède une Maîtrise en droit de la personne...". Vous auriez intérêt à savoir également qu'avant la mise en place de ce cours, le gouvernement avait procédé à une consultation populaire à travers le Québec. Consultation durant laquelle plusieurs (dont je faisais partie) avaient émis le souhait que les cours de religion soient remplacés par des cours d'histoire dans lesquels il aurait été possible d'intégrer plusieurs éléments de connaissance: les vagues d'immigration au Québec et au Canada, les raisons qui ont motivées l'arrivée massive de ces immigrants, ce que nous ont amenés et ce qu'ont ajoutés à notre culture ces vagues d'immigration, leur culture et leur histoire jumelées à la nôtre.

    Ce genre d'information et de connaissance aurait certainement davantage ouvert le dialogue entre les différentes cultures qui composent le Québec d'aujourd'hui, puisque lorsque l'on connaît et que l'on comprend mieux les origines et l'histoire de l'autres, le dialogue est plus facile. Pourquoi les cours d'histoire n'ont pas été retenus? Pourquoi a-t-on choisi des cours d'Éthique et de culture religieuse? Il faudrait peut-être posé la question au comité chargé de la consultation qui était composé alors de plusieurs communautés religieuses, dont faisait partie l'église catholique et pour qui, il était essentiel de continuer à donner des cours de religion. Ce sont ces questions qu'il faudrait poser Madame Hassaoui plutôt que de dénigrer les Québécois, ce qui à mon avis, non seulement n'apporte rien de positif au débat, mais ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu...!

    Madame Hassaoui, vous qui préparez un doctorat en sociologie devriez savoir que la culture, la religion et l'histoire d'un peuple sont les racines et sont beaucoup plus profondes que la simple "Charte des droits et libertés de la personne", qui elle-même tire ses origines de l'histoire du peuple Québécois...

    À mon avis, le cours d'éthique et de culture religieuse tel qu'il est présenté aujourd'hui, ne fait que creuser les différences qui nous séparent plutôt que de démontrer le rôle important qu'ont joué les différentes communautés culturelles et religieuses au sein de la société Québécoise.

  • Camille
    Abonnée
    lundi 4 janvier 2010 10h12
    Le racisme et la haine bien affichés de Mme Hassaoui
    Quelle tristesse de lire une telle opinion venant de ce qui devrait être une universitaire éclairée et ouverte. Ce ramassis de propos intolérants et haineux contre les Québécois, qu'ils soient d'allégeance politique ou religieuse différente de la sienne, est inadmissible. Vous avez oublié Mme Hassaoui le pays que vous et votre famille avez vraisemblablement quitté, et où surtout vous avez choisi de venir vivre et y avez été acceuillis. Votre fiel oratoire contre les citoyens de ce pays, surtout contre ceux qui y sont depuis plusieurs générations, fait en effet de vous une "étrange" personne bien indigne de mon pays.
    Je suis une pure laine et je n'ai aucune raison d'avoir honte de mon héritage historique. Je suis fière d'avoir des ancêtres qui ont contribué à développer le Canada et le Québec depuis le 17ième siècle, par un lourd labeur, par une haute moralité, un grand sens de la famille et une foi religieuse chrétienne que vous n'avez aucun droit de mépriser. Et jamais une "étrange musulmane" comme vous ne pourra effacer mon histoire ni celle de mon pays.

  • Sylvain Deschênes
    Abonné
    lundi 4 janvier 2010 10h22
    Outrecuidance!
    Quelle outrecuidance!
    Un peuple conquis qui résiste aux tentatives d'assimilation, — notamment par l'utilisation d'une immigration massive pour "nettoyer" le territoire — n'a rien à voir avec des communautés d'immigrants qui ne voudraient pas s'intégrer à la société qui les accueille.

    Des immigrants qui refusent de s'intégrer, on appelle ça des racistes. Surtout quand ils considèrent que leurs valeurs ethniques doivent être égales aux valeurs québécoises développées par tous ceux qui les ont précédés.

  • simon-be
    Inscrit
    lundi 4 janvier 2010 10h25
    le retour du spectre
    C'est désolant que chaque fois que l'on parle d'identité, on ressort le spectre du racisme pour mettre fin illico presto au débat. Cette volonté d'empêcher un débat est de plus en plus populaire chez les multiculturalistes et tout ceux qui ferment les yeux sur le réenchantement du monde qui est en cours présentement.

    Vous avez toujours cru que le totalitarisme viendrait de l'extrême-droite ou l'extrême gauche? faux! l'extrême-centre au nom du bien commun se permets de plus en plus d'atteinte aux libertés individuelles. Aujourd'hui, le cours d'ECR apprend aux jeunes à ne plus critiquer, ne plus poser de questions quant sort des femmes en Arabie Saoudite, trouver acceptable que l'on givre les vitres où des femmes s'entrainent ou continuer a accepter les position archaïques du Vatican sur la contraception ou l'homosexualité.

    Et si jamais 10 ans de "rééducation" ne suffit pas à changer les mentalité, les multiculturalistes pourront faire comme l'Irlande et faire une loi pour censurer les médias. Les manifestants alter-mondialiste anti-bush avaient raison (aucun sarcasme ici), la liberté d'expression recule en occident et ça me fait très peur.

    À tout ceux qui voudraient m'accuser de racisme, c'est n'en n'est pas. Je me considère comme un athée qui n'en peux plus des débordements religieux: pas seulement de l'islam, de TOUTE LES RELIGIONS. L'auteure de la présente lettre d'opinion pratique peut-être le même type de laïcité que Québec solidaire: uniquement contre le christianisme

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 4 janvier 2010 14h04
    Assimilation
    Il y a une différence fondamentale entre l'assimilation des "Canadiens" conquis prônée par Durham et la question des immigrants: ces derniers, dont vous, j'imagine, ont choisi de venir ici. Comme je le dis à mes enfants, il faut vivre avec les conséquences de ses choix.

  • Michel THYS
    Inscrit
    lundi 4 janvier 2010 15h48
    Les Québécois ET les immigrants doivent s'adapter à la modernuté ...
    "Quel problème pose exactement le cours d'ECR ?".
    A mes yeux, c'est la concurrence de la diversité religieuse. Et a fortiori des options laïques : même la mention de l'athéisme a tété supprimée des deux cours !
    Faire découvrir six autres religions, avec tant de détails, à des enfants et des adolescents ne peut, par comparaison, qu'être favorable au catholicisme traditionnel. C'est donc, à mon avis, pour tenter de freiner son déclin, que ce cours a été hypocritement conçu, sous le fallacieux prétexte d'ouverture à la diversité et à la tolérance.
    Il est vrai que la religion musulmane pose problème parce qu'elle impose une soumission totale au coran et à la charia, ce qui n'est pas acceptable dans un pays démocratique.
    L'avenir est, non pas à la soumission, mais à l'émancipation et à l'autonomie de tous, à l'acceptation de la différence enrichissante de l'autre, et donc à la promotion de l'humanisme laïque, de la spiritualité laique, etc...
    Le droit de croire n'en restera pas moins légitime et respectable, a fortiori si cette option a été choisie en toute liberté, plutôt qu'imposée dès l'enfance.

    Michel THYS
    Waterloo, en Belgique.

  • J.-Réal Bleau
    Inscrit
    lundi 4 janvier 2010 16h07
    Une méconnaissance totale de l'identité réelle du Québec
    Le débat sur le cours d'Éthique et de culture religieuse est au contraire extrêmement sérieux. Car ce cours, tel qu'il est conçu et appliqué, met en cause les fondements de la civilisation chrétienne, qui a façonné l'identité réelle du Québec. Tout ce qu'il y a de beau et de grand au Québec vient de la foi de nos pères. La foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu et unique Sauveur des hommes, est la grande lumière qui depuis ses origines a éclairé notre pays et a suscité toutes ses institutions au service du véritable bien commun, inconcevable s'il ne s'appuie sur la foi en Dieu et en Jésus-Christ.

    Le cours d'Éthique et de culture religieuse imposé d'une façon dictatoriale aux enfants du Québec, qui sont en majorité issus de parents catholiques et demeurent par leur baptême enfants de Dieu, incorporés à son Fils unique, est destructeur de la foi qu'ils ont justement reçue au baptême, parce que ce cours met Jésus-Christ sur le même pied que les autres fondateurs de religion, c'est-à-dire nie sa divinité. Le plus grand évènement de toute l'histoire de l'humanité est que Dieu s'est fait homme pour sauver tous les hommes. Ce fait historique manifeste l'amour infini de Dieu pour l'humanité entière. Refuser d'y croire ne peut qu'entraîner pour les personnes qui en prennent le parti la perte de leur âme pour l'éternité. Car un tel refus de la foi en Jésus-Christ ne peut se faire, s'il est conscient, sans un mépris profond de la miséricorde infinie de Dieu. Le cours d'Éthique et de culture religieuse est intrinsèquement mauvais au plan essentiel de la foi en Dieu et en Jésus-Christ. Il est impossible que des religions qui s'opposent et même se contredisent soient également vraies. Jésus-Christ seul est, comme il en a témoigné, la Voie, la Vérité et la Vie. Et c'est d'après la foi en Lui que tous les hommes seront jugés.
    Certes, tous les hommes méritent respect ; cependant les erreurs enseignées par de très nombreuses religions ne méritent, en elles-mêmes, aucun respect. Dans quelle intention veut-on faire les faire gober à nos enfants, incapables encore de discerner le vrai du faux en matière religieuse ?

    J.-Réal Bleau, ptre.

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    lundi 4 janvier 2010 17h22
    Un cours qui divise au lieu de nous unir

    Le programme ECR ne fait bien évidemment jamais explicitement référence au relativisme culturel, au multiculturalisme, au communautarisme ou à la « laïcité ouverte [aux religions] » mais l’invocation incessante de la notion de « différence » sous prétexte de reconnaissance de « l’autre » trahit ce parti pris idéologique.

    D’ailleurs le mot « autre » est un terme allusif qui ne peut que créer de nombreux malentendus. Qui sont ces « autres » que nous devons reconnaître et apprécier sans jamais les nommer? N’est-il pas toujours indélicat de pointer du doigt les « différences » des « autres »? Les « non-autres », ne seront-ils pas bientôt exaspérés par cette valorisation excessive de la « différence » des « autres »?

    Il faut s’inquiéter de la montée des discours xénophobes perceptibles dans certains blogs dédiés à la contestation du cours ECR et sur les ondes de radio populistes où on accuse déjà ouvertement les immigrants d’être à l’origine de l’implantation de ce nouveau cours obligatoire pour tous. ( et maintenant de la part de personnes issues de l'immigration qui ne comprennent pas pourquoi les québécois se méfient des effets pervers d'un tel cours...)

    Les immigrants ( pas plus que les québécois) n'ont jamais réclamé un tel cours. D'après une étude de M. Eid, commandée par la Commission des droits de la personne, les néo-québécois n’affichent pas plus de ferveur religieuse que la moyenne des québécois et ne se définissent donc pas nécessairement ni uniquement par leurs convictions religieuses. Les écrivains Neil Bissoundath, auteur du Marché aux illusions, et Amin Maalouf, auteur des Identités meurtrières, ont dénoncé de manière intelligente et sensible ce piège qui condamne l’immigrant à ne jamais cesser d’être un « autre ».

    À une certaine époque les enfants non-catholiques ne pouvaient s’inscrire dans les écoles catholiques francophones de Montréal. Ce fut un premier rendez-vous raté de la société québécoise avec l’immigration. Le formatage au « pluralisme normatif » que subiront nos enfants aura un impact tout aussi néfaste. Les nouvelles générations ne sauront bientôt plus concevoir ni même désirer l’intégration citoyenne des québécois, toutes origines confondues, autour d’une norme commune, d’un contrat social commun.

    Force est de constater que les immigrants ont été instrumentalisés par les concepteurs du programme qui, voulant « sauvegarder l’essentiel de la confessionnalité scolaire » ( voir le texte de M. Guillaume Rousseau) , tout en rencontrant les exigences d’équité prescrites par la Cour Suprême, ont eu intérêt à camoufler les contenus essentiellement catholiques derrière une myriade de contenus multiconfessionnels. Ainsi le prétexte de « la reconnaissance de l'autre » n'aura-t-il été qu’une caution permettant de consolider la présence du catholicisme traditionnel dans le système scolaire québécois.

    De plus, les concepteurs du programme ECR qui se trouvaient en conflit d'intérêt manifeste, voulant surtout éviter in extremis la fermeture définitive de quelques facultés de théologie ne se seront pas trop inquiétés du sort réservé aux immigrants mis en porte-à-faux et par conséquent injustement exposés à la vindicte identitaire des « non-autres » les plus « crispés ».

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    lundi 4 janvier 2010 19h48
    Nos futurs sociologues
    Voilà ce que produit l'endoctrinement de nos futurs sociologues. Formés pour croire dur comme fer que les citoyens doivent être modelés en fonction d'une société idéale imaginée.

    Quoi ? Les citoyens ne veulent pas ?

    Ça rentre pas dans la boîte ? Forcez ! Usez tous les moyens. Ils sont fait pour ça, mais c'est juste qu'ils le savent pas encore !

    Et ce sont sur nos enfants qu'ils vont "travailler" bientôt.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 5 janvier 2010 17h31
    À quoi sert cette confusion?
    Depuis 1995 toutes sortes de découvertes tapissent le milieu québécois. Même le ministère de l`Éducation d Courchesne nous fait des programmes qui créent la confusion chez les francophones. Il serait possible qu`un plan favorable au multiculturalisme de Trudeau fut prévue dans le Plan B de Stéphane Dion. Trop de doute persiste quant à l`intention des fédéralistes pour ne pas comprendre toute l`attention sur ce qui nous divise. La Commission Taylor-Bouchard appartient à ce scénario favorable à la confusion. La réalité ça se vie après tout.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 6 janvier 2010 09h45
    Visions binaires...
    Mme Hassaoui répond ici à certains Québécois qui ont une vision binaire des musulmans... par sa propre vision binaire de l'opposition au ÉCR. Si elle agit ainsi, n'est-ce pas à cause de ses propres préjugés sur les indépendantistes québécois? Si elle lisait les commentaires sur les articles traitant de ce sujet (ou les lisait sans oeillères), elle verrait que l'opposition est tout de même plus variée que ce qu'elle prétend. Mais espérons qu'elle lira au moins ceux qui font suite à son article...

    Alors voici, pour VOUS, un petit résumé:
    Parmi les opposants, il y a les protestants francophones, dont les droits religieux n'ont jamais été respectés au Québec et qui ont même été rayés de l'Histoire, par le clergé catholique, il y a les partisans d'une véritable laïcité, dont je suis, et qui se sentent floués par ce semblant de laïcité derrière laquelle se profile le fantôme de l'église catholique; comment expliquer autrement le fait que le ÉCR est le fruit du travail d'un Comité aux affaires religieuses? Il en va de même de l'Assemblée nationale et des hôpitaux qui continuent d'afficher des signes reliées au cotholicisme ou à la chrétienneté, ce qui fait de la laïcité une arnaque à utiliser contre les Juifs orhodoxe et les musulmans.

    Le cours en question soulève chez plusieurs personnes des réserves concernant les points suivants: pourquoi n'est-il pas optionnel, pourquoi recouvre-t-il toutes les années du primaire et du secondaire, est-ce vraiment nécessaire? Pourquoi n'y est-il pas fait mention de l'athéisme, qui est aussi une option, partagée par plusieurs grands penseurs et artistes? Pourquoi, au niveau de l'histoire religieuse du Québec ne fait-il pas mention des protestants francophones et de la minorité juive? Pourquoi n'inclurait-il pas une histoire de la laïcité au Québec, lorsque ce concept se concrétisera (ce qui relève de la sience-fiction, puisqu'après avoir fait main basse sur le défunt cours d'éducation à la sexualité, les bonzes catholiques tentent de contrôler cette nouvelle matière imposée).


    Finalement, Madame Hassaoui fait d'une question d'éducation et d'éthique citoyenne une affaire bassement politique, ce qu'elle reproche à certains membres du P. Q.. Ils font comme tous les politiciens du Québec et du Canada depuis quelques décennies: ils prennent position en fonction des sondages, et pour ce qui est du P. Q., de convictions tout de même profondes. Pour ce qui est de Madame Hassaoui, en fonction de quelles convictions le fait-elle?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 6 janvier 2010 13h48
    Excusez madame Massicotte
    Je voudrais vous corriger quand vous prétendez que les droits des protestants francophones n'ont jamais été respectés au Québec.

    Jusqu'à tout récemment ils avaient des écoles même dans des endroits où ils étaient très minoritaires et personne n'a voulu sciemment les rayer de la carte. À une époque où les enfants étaient battus pour le bien leur éducation, le respect des droits n'avait certes pas le même sens qu'aujourd'hui, si bien que l'on pourrait vous dresser une très longue liste de personnes et de droits qui, à rebours, n'étaient pas respectés, à commencer par ceux des femmes par exemple.

    Ce n'est pas si important madame Massicotte, mais cet argument était superfétatoire

  • Andre Jacques
    Abonné
    mercredi 6 janvier 2010 13h55
    Quel tissu de fausseté
    Je m'inquiète sérieusement que l'on puisse embaucher des profs si incompétents et pourtant si instruits.

    En lisant ce texte, je me rend compte qu'il n'y a pas seulement l'amour qui rend aveugle.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    mercredi 6 janvier 2010 14h21
    L'origine de cette opposition au cours ECR...
    À l'origine, l'opposition à ce cours ne dénote rien concernant la race ou l'ethnicité. Les allusions au racisme ou l'ethnicité ne font sourire à cet égard...

    Cette opposition est le lot de parents franco-protestants que ne voulaient pas de ce cours parce qu'il relativise les convictions spirituelles qu'ils veulent transmettre à leurs enfants.

    Ils pourraient vivre avec un cours optionnel mais de là à le rendre obligatoire...

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 6 janvier 2010 14h26
    ONZE (11) ANS !
    Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec les idiosyncrasies de quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

  • Hélène Béland
    Inscrite
    mercredi 6 janvier 2010 15h25
    Les dieux et l'éthique...ou est le rapport?
    Mme Hassaoui, je me fiche devant quel dieu vous vous agenouiller ou pas...ça vous regarde...les croyances c'est du domaine privé , point barre. C'est pas un cours sur tous les dieux de la planète qui rend plus humain et l'Histoire nous le prouve avec son lot de folie théocratique qui se poursuit à ce jour.
    Alors, c'est plutôt vous la pathétique et l'hypocrite jusqu'à la moelle et vous vous permettez de vous présenter en donneuse de leçon parce que vous avez des diplômes laminés sur toute la surface de votre cortex???Si vous pensez que votre opinion aura plus de poids ici...vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'au lobe occipital.
    Quand je vais en Grèce tous les ans, je mange grec, j'écoute de la musique grec, je fais mon épicerie dans les marchés grecs, j'apprends son Histoire, à parler grec, je me fais des amis grecs, je vis parmi les grecs, je vais à l'église orthodoxe y brûler un lampion de temps en temps et j'assiste à leur célébration de Pâques, une fête très importante pour eux...en d'autres mots, je M'ASSIMILE ET J'AIME ÇA, et si j'émigrais, j'épouserais sans doute un grec.
    Il est où le problème avec l'assimilation?...moi j'en vois pas.
    Il ne suffit pas seulement de prendre l'avion pour immigrer...c'est un véritable travail de changement sur soi-même et de choix à assumer, sinon...on ne prend pas l'avion et on reste chez soi...comme ça on ne change rien et on n'a pas de choix à faire.
    Le cours d'ECR n'a servi qu'à une chose...faire vivre la faculté de théologie de l'université, qui s'en allait à la dérive.
    Pour ce qui est de l'éthique...franchement ça ne demande pas un doctorat en sociologie pour comprendre que les dieux ont bousillé l'éthique dans toute l'Histoire de l'Humanité, d'ailleurs les femmes en ont été les plus grandes perdantres et les boucs émissaires et ça continue encore aujourd'hui en 2010.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 6 janvier 2010 20h23
    À M. Gagnon... et Mme Béland
    Pour ce qui est du respect... vous avez peut-être raison. J'ai repris cette information, abordées sur les sites divers sites du Devoir concernant le ÉCR, par quelques personnes. Mais... si j'y ai accordé du crédit, c'est justement à cause d'un excellent documentaire historique, sur Champlain, présenté à Historia (ou TV5?) dans le cadre du 400e de Québec, mais aussi dernièrement, et qui abordait la question... non pas de rayer les protestants de la carte territoriale, mais de la carte historique du Québec: LE RÔLE des protestants francophones dans la fondation de la Nouvelle-France qui a été occulté; c'est là-dedans, comme je l'ai souligné dans un autre site, que l'église catholique, qui contrôlait l'éducation du même nom, a... éradiqué? cette partie de notre histoire. Hiistoire, justement, d'amener ici les résidus des guerres de religions européennes? Alors... histoires à suivre. Merci tout de même!

    Mme Béland, faut pas charrier! Vous avez l'air pas mal en colère... et un peu excessive. S'assimiler pour une fin de semaine ou pour un mois, c'est un trip, ça n'engage à rien. Se marier pour s'assimiler, faites-moi rire! Ce n'est qu'une vision de l'esprit. Et de toute façon, les immigrants ne s'intègrent jamais dans la première génération, sauf les Québécois, bien sûr, ce qui est plutôt inquiétant.

    Je préfère le terme intégration, ce qui signifie s'inclure, adopter la langue, des coutumes etc., à assimiler, qui veut dire s'effacer, perdre son identité, et là je vous je le concède... les Québécois sont passé maîtres dans cet art. Plusieurs Haïtiens se sont intégrés sans renier leurs racines et gardent un vif intérêt pour leur pays d'origine. D'autres fils et filles d'immigrants, Québécois ou Canadiens, pour ainsi dire assimilés, ont tout à coup découvert un intérêt pour le pays de leurs ancêtres et c'est NORMAL, parce que ça fait partie de leur histoire. Malheureusement, les Québécois et l'histoire, collective ou individuelle, ça fait trois. C'est ainsi que d'une part, on a eu Jean Rafa, intégré, aimé et apprécié des Québécois, qui a gardé son accent (marseillais?) jusqu'à sa mort, alors que Mario Lemieux, après quelques années, bafouille le français, et que des humoristes et comédiens québécois reviennent de Paris, après quelques mois, avec l'accent de là-bas... Et on accuse les "autres" de menacer notre identité...

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 7 janvier 2010 09h47
    Cours d`Éthique camoufflé
    Ce cours ressemble étrangement aux autres programmes du même genre concoctés par un comité d`Unité nationale canadienne. On se croirait en plein régime de propagande multiculturelle.

  • Simon Tessier
    Abonné
    jeudi 7 janvier 2010 10h17
    Quel calibre pour Le Devoir?
    J’imagine que la banque d’articles était plutôt mince pour que le Devoir accepte de publier un texte aussi décousu et rempli d’ignorances. Sincèrement, ça fait vraiment journal bas de gamme. Il s’agit d’une analyse pathétique de question de l’immigration au Québec posée sur une toile de fond du cours d’éthique et de culture religieuse sans en discuter les enjeux. L’analyse et la réflexion ont été oubliées dans le texte au profit de sophismes élémentaires.

    En tant qu’abonné du Devoir, je considère que ce texte de cabotin devrait être retourné à l’expéditeur. Plutôt que de nourrir un débat d’idées sur les enjeux sociaux et politique qui s’imposent au Québec, ce genre de propos grossiers ne fait que provoquer des discussions de taverne.

    Il n’est pas à l’honneur de l’UQAM de savoir qu’une telle personne y enseigne des charges de cours. La savante devrait retourner à ses livres avant de demander à être lue.

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    jeudi 7 janvier 2010 13h04
    Oui M. Tessier !
    Vous avez parfaitement raison, M. Tessier. Je suis aussi abonné au Devoir et j'aimerais qu'il réserve de tels textes que plus courts et dans des réactions à des articles mieux articulés, tout de même et franchement !

    Jean-Pierre Audet

  • Lucie B
    Inscrit
    vendredi 8 janvier 2010 11h44
    Bla bla bla : est-ce que quelqu'un a discuté avec ses enfants ?
    Je suis étonnée de tout ce débat. Mes enfants se portent très bien et apprennent toutes sortes de choses intéressantes dans ce cours. Ils développent aussi leur esprit critique. On leur demande régulièrement de choisir un article dans le journal, d'en fait le résumé, de poser une question éthique et de répondre selon leur opinion. On en discute en classe.
    Mon fils a donc récemment écrit sur le salaire minimum. Il essayait de voir comment une personne qui élève une famille, seule, peut améliorer sa condition de salarié au salaire minimum. Il se demandant comment cette personne qui travaille déjà 40 heures et doit s'occuper de ses enfants peut aller chercher de la formation supplémentaire pour améliorer sa situation.
    Je trouve que c'est drôlement intéressant pour un garçon de 13 ans de se poser ces questions.
    On y discute de toutes les religions du monde. On échange.

    C'est quoi le problème ? Selon moi, la majorité des gens qui ont écrit sur ce blog aurait tout intérêt à aller s'asseoir en classe :-) Il y aurait probablement un peu plus de tolérance face aux opinions des autres...

    Lucie B.

  • desroses
    Inscrit
    vendredi 8 janvier 2010 14h53
    Tolérence Ho lala
    Mme Lucie, dans un cours de catéchèse à ma paroisse, une fillette de 6 ans a réellement retenu mon attention. En parlant de la création quelle ne fut pas ma surprise d’entendre d’elle que c’était le lapin qui avait tout créé. Ma première réaction a été de sourire mais quand on lui a dit que c’était Dieu qui avait tout créé cette petite ne démordait pas de son lapin. On lui demande alors de qui venait cette explication, telle ne fut pas notre grande surprise d’entendre qu’elle avait apprit cela de son professeur de première année dans le cadre du cours d’ÉCR… Vous avez raison il serait nécessaire d’aller voir ce qui ce passe dans les classe de nos enfants…

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    vendredi 8 janvier 2010 15h02
    À Mme Lucie B.
    Madame Lucie B.

    Les parents qui ont des convictions spirituelles (chrétiennes) n'acceptent pas que l'État vienne relativiser leurs croyances avec ce cours.

    Voilà le problème.

    D'où le recours en justice de ces parents...

    Leurs convictions font qu'ils n'accepteront jamais que Boudha, Mahomet, Confucius et Jésus-Christ soient mis sur le même niveau...
    Ce n'est pas ici le rôle de l'État...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 9 janvier 2010 15h49
    À desroses: Un lapin? Je vote pour!
    Le débat devient de plus en plus intéressant. Oui, pourquoi pas un lapin comme créateur de l'univers? Cette théorie en vaut bien d'autres: et justement, grâce à ce cours, les enfants vont en entendre bien d'autres, alors ça les prépare, ça relativise. Et après tout, c'est comme le père noël: un jour, ils apprendront bien que de toute manière... c'était pas vrai.

    C'est pourquoi ce cours devrait être optionnel ou carrément absent du programme.

  • desroses
    Inscrit
    dimanche 10 janvier 2010 12h49
    ''alors ça les prépare, ça relativise''
    Céline, ça les prépare...à accueillir le mensonge comme alternative à la vérité et pourquoi pas enfouir une vérité parmi tant de mensonges à choisir. Après-tout, selon vous, c'est aux enfants de choisir la vérité qu’il leur convient le mieux et laisser aux parents le soin de désillusionner... Non mais… quelle folie! Relativiser, vous voulez dire confondre pour que l'état soit en mesure de faire accepter l'inacceptable comme solution à n'importe quoi. Après tout, laissons à l’État le soin de nous bourrer la crane de ses vérités. Et attendons les conséquences et la désillusion populaire pour réparer les pots cassés et pourquoi ne pas changer de gouvernement qui aura le soin de nous remplir d’autres vérités. L’anarchie des vérités pour éviter la seule et vrai vérité qui circule ailleurs dans le monde depuis plus de 2000 ans. Dire que ce sont des gens comme vous qui ont préparé le cours d’ÉCR qu'on devrait baptiser cours d’Échec Complet de la Réalisé.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    dimanche 10 janvier 2010 22h08
    À Desroses: et l'ironie, Ça vous dis quelque chose?
    Franchement, je ne croyais pas qu'on prendrait le premier paragraphe dans son entier au premier degré! Je me reférais aussi à un autre site du Devoir, sur le même sujet, où plusieurs, dont un étudiant, ont exprimé l'absence de contenu de ces cours, le laisser aller, parce que c'est un cours qui a été "garroché" sans formation ou ligne directrice pour les profs, alors ils font et disent n'importe quoi. Quant à m'accuser d'être comme les gens qui ont pondu ce cours... je ne comprends pas! Je suis pour une laïcité réelle et je suis athée. Alors je n'en ai rien à foutre de ce cours, et je respecte les gens qui ont la foi, et les enfants.

    J'ai écrit aussi que le cours ÉCR, devrait-être optionnel ou, et là pour plus de clarté, j'aurais dû écrire "carrément retiré", plutôt que "carrément absent du programme". Optionnel donc, parce que il y aurait très peu d'enfants ou d'étudiants inscrits, vu qu'il y a pas mal d'opposition. J'aurais pu ajouter que ce cours pourrait être limité à un an ou deux, à la fin du secondaire, consacré à l'histoire des religions, de l'athésime et de la laïcité. Ce ne sont là que des suggestions, l'idée de départ d'un tel cours étant supposément un meilleur vivre ensemble, une connaissance mutuelle des personnes, et non des religions!, connaissance qui seule peut combattre la peur de l'autre. Mais ça pourrait se faire par des cours de morale, de civisme, ou même de cuisine, etc.

    "alors ça les prépare, ça relativise" parce qu'ils vont en entendre d'autres, des vertes et des pas mûres: sous le tapis, toutes les religions s'accusent mutuellement de bourage de crâne et offrent quelques histoire du monde basées sur des mythes et des théories fantaisistes et différentes, qui toutes entreront un jour ou l'autre en contradiction avec la science. Pour ma part, je crois que, comme vous le faites vous-même, les croyants devraient s'engager et inscrire leurs enfants dans des cours correspondants à leur foi, ça ne doit pas être une responsabilité de l'État, et ça serait plus simple pour tous le monde, surtout pour les enfants...

  • desroses
    Inscrit
    lundi 11 janvier 2010 10h59
    Lea athées qui se prennent pour Dieu
    Ce sont en effet les athée qui même le Québec. Que dire de plus, ils ont envahi toutes les sphères et les espaces publiques où ils se croient roi et maître et prennent des décisions qui affecte une majorité qui ne partagent pas leurs opinions comme de supprime les droits fondamentaux des parents à voir à l’éducation de leurs enfants. Et cela au nom de la liberté … je suis sûr qu’ils pensent avoir mieux à nous offrir que ce que Dieu et l’Église nous offre déjà. L’ignorance de Dieu des athées qui veulent nous dire qui est Dieu. C’est ça qui est réellement aberrant, laisser le soin à des athées de montrer à nos enfants qui est Dieu et comment il faut se comporter en matière religieuse. C’est cela qui est risible et pathétique. C’est comme littéralement donner à des aveugles le soin de guider nos enfants.
    Oui ce sont des athées et ce sont eux qui ont clamé haut et fort qu’on usurpait leur liberté si on ne leur donnant pas le choix entre l’éducation morale ou religieuse dans les années 70 et 80. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient mais maintenant qu’ils sont au pouvoir ils refusent aujourd’hui aux autres le droit qu’ils ont eux-mêmes revendiqués. Ça c’est la justice des athées : moi j’ai le droit mais toi… pas. Je comprends que c’est dans cette perspective qu’il faut lire l’argument de Mme Hassaoui qui disait si bien ‘’ Le vrai problème est l'acceptation, que dis-je, la reconnaissance minimale de ceux qu'on nommait jadis les «étranges»’’. . Pas étonnant que les musulmans et autres groupements religieux redoutes les ayhées et ne veulent surtout pas les voir souverains car s’il arrivait que cela se produise, le nouvel état empoisonnerait leur vie comme ils le font pour les catholiques d’aujourd’hui. Ce serait vouloir mettre au monde une forme de dictature.
    Quel dialogue serait-il possible d’avoir avec ceux qui musèlent la culture de souche de leur propres pays ? Qui est aveugle à ce point pour ne pas voir que le gouvernement du Québec supprime des droits et des libertés des parents en matière de transmission de leur foi pour ensuite clamer haut et fort qu’il prône l’ouverture, le dialogue et le mieux vivre ensemble? Non mais en fait de contradiction quoi de plus évident ?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 11 janvier 2010 13h24
    Madame Hassaoui
    "Faudra bien faire avec" dites vous. Pourquoi ce ne seraient pas les nouveaux arrivants qui ne "devraient pas faire avec", quand ils arrivent dans notre pays, avec notre culture, nos façons de vivre , notre langue, . Si vous voulez venir dans notre pays et que celui-ci devienne le vôtre, il vous "faudra bien faire avec".

  • Georges-Étienne Cartier
    Abonné
    lundi 11 janvier 2010 17h50
    RACINES. des shoses..
    Entendu a Eadio Canadail il y a brelle lurette , et textuellement, de Gérard Tremblay, ex "grand sous ministre de l`éducation" :"I L FAUT LIBÉRER LES JEUNES DU POIDS DE LEURS RACINES !" En faire des fleurs coipées, quoi ! Complot évident: : il y a des limites à ;a naîveté, ...

    À Radio Canada encore, il y a quelques années , de Charles Taylor :" Il faut garder les québécois francophones dans la culture anglo-saxone pour leur bien ! "Si c`est pas là du racisme pur et dur "coloré dans la masse"...

    Et son compère Bouchard lors de la Cmission BT, payé cher pour écouter les gens , vu à la TV faire taire avrc fureur et rabrouer odieusement un citoyen, qui,, lui, avait payé de sa personne pour se faire entendre, parce que le dit citoyen s`apprètait à oser"dérapper"de la sainte voie multi-cul tracée par le bien-pensant et dévot pôntife!

    Crci dit...
    Je suis , etr carrément, "islamophobe". Eh oui :J'ai peur (la peurs,auf a ëtre panique, menne a la Prudence qui,, vertu, est ine force , ne l'oublions pas !) de l' Isam !
    Mais définissons cependant les termes (discriminons, quoi ! )LIslam est la soumission à Allah et à Mahomet. Pour Allah, qui est Dieu , Jéhovah et l`Être Suprême, la chose va de soi si on y croit, , sinon imparfait, il n`rst pa ce qu`il est censé être. Ntons toutefois que sa perfection , par essence, interdit toute possibilité de modifier de quelque fa`con que ce soit , som état:donc de lui plaire (prière, culte; ou autres simagées...) comme de lui déplaire ( péché, blasphème, sacrilège) qui reviennent à lui porter atteinte et sont de ce fait a son égard des concepts absurdes. Pour ce qui est de soumettre sa vie, ses pens/es et ses actes aux diktats de Mahomet, alors l'a NON !
    Et ce parce que si la croyance en une transcendance, en un (ou des) Etre(s) Supreme(s) fait bien partie de la notion de ce qu' on appelle religion!, la croyance en ce qu' en dit, ou qu' on a dit qu'a dit ( ou{i-dires de ou{i-dires, etc...)un homme sur ce que cette transcendance lui aurait communiqu/ 'a lui seul de façcon privlégiée est absurde: en effet, chaque systèeme nerveux reçcoit une ¨révélation de la réalité qui lui est propre, et seule une personnalité viciée par un narcissisme délirant peut prétendre, imposer la sienne a autrui. Le narcissique ne propose rien qui ne vienne de lui , comme tout ëtre pensamt peut légitimement le faire, et cela ne relêve ni plus ni moins que de la CULTURE.. l HORREUR nait lorsquè il prétend l' IMPOSER a AUTRUI !
    L Histoire est remplie de ces monstres : Mahomet fut un d' entre eux et des plus dangereux , de ceux qui confisquent la transcendance au profit de leure vision personnelle du vécu humain. Il ne fut bien sur pas le seul : Moïse descendant du Mont Tabor, Saint Paul interprétant Jésus, Le Boudah, ...Mais aussi Lénine, Mao, Po Pot qui élevauent l Histoire au rang de transcendance sui generis... Mais ce qui le rend particulièerement pervers est que sa soi- disamt révélation inclut la loi civile et criminelle, décrétées du coup intangibles par nature(divin=sacré = ta geule , sinon...! ) B;oquer l' expansion chez NOUS de cette culture arabe du septièeme siecle déguisée en religion musulmane est donc non seu;ement in droit fondamental (une liberté légitimrment imposable ;a autrui parce qu' elle fonde ce què ell traite) mais un devoir envers la civilisation (entendue comme un systeme de valeurs profondes ) et la culture ( ensenble de valeurs et de pratiques distinctives a l' intérieur d;'une civilisation ) qui nous ont faits ce que nous sommes, en lè esêce ;a civilisation chrétienne et la culture ey la langue francaises ,
    Ce que nous apprenons a connaitre et comprendre par l'HISTOIRE, laquelle, si elle ne donne certes pas de sens a l' existence,, est seule a pouvoir donner tout son sens a la facon dont on la vit

  • Georges-Étienne Cartier
    Abonné
    mardi 12 janvier 2010 12h33
    Racine des choses
    ERRATUM
    Dans la deuxieme ligne de mon texte ci haut : il s`agissait , on l`aura deviné j'espère d ARTHUR Ttremblay , et NON PAS de Gérard !
    Mais la citation de ce "maître à penser" de notre Révolution tranquille ET MAÎTRE D`OEUVRE DE LA RÉFORME DU SYSTÈME D`ÉDUCATION D`ALORS est littéralement exacte, mot à mot !

  • SHL
    Abonné
    mardi 16 février 2010 20h48
    La reconnaissance minimale de l'Autre
    Bravo à Mme Hassaoui pour son intervention ! Il n'y aura jamais assez de dialogues avec l'Autre... qui a toujours été "parmi nous" aux Canada et Québec.

    Au-delà du débat sur le cours d'éthique et religion, la reconnaissance minimale de l'Autre parmi nous peut être très simple : savoir apprécier la bonne bouffe de tous ces restos chinois, italiens, libanais...etc à Montréal et savoir dire merci à leurs propriétaires.

  • nabou
    Inscrit
    samedi 22 janvier 2011 00h11
    Je suis entièrement d'accord avec Mme Hassaoui
    En lisant les propos du débat j'ai remarqué que tant que le Québec n'aura pas résolu la question de souveraineté ou de séparation, appellez là comme vous voulez, il n'y aura aucun avancement ou ouverture vis à vis des nouveaux immigrants. Les «NOUS» et les «VOUS autres» existera toujours dans le vocabulaire.
    Je suis une étudiante de mme Hassaoui et je trouve qu'elle dit VRAIE.
    Après avoir vécu 10 ans au québec je ne comprend pas certaines personnes qui ne veulent tout simplement pas se cultiver, apprendre à connaitre l'autre. C'est enrichissant il n'y a aucun mal à sortir de son chez soi et découvrir le monde à ce que je sache.
    Pour ma part, peu importe d'où on vient où que l'on soit, on peut très bien s'intégrer en gardant toujours un peu de nos origines sans pour autant s'assimiler. On s'entend que je fais référence au Qc et au Canada quand je dis où que l'on soit.

    On n'en finira jamais avec ces sujets qui deviennent fatiguant à la longue. Il faut bien des personnes comme notre auteur pour dire les choses claires et nettes. À bon entendeur salut!

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