Lettres - Le cadeau de Santa Claus aux anglophones?
Le Devoir des 19 et 20 décembre dernier nous apprenait que le Club sportif du Sanctuaire avait récemment été rénové et restructuré pour être rebaptisé par la même occasion du nom de «Midtown».
Si l'article du Devoir fait référence au Midtown de Chicago, il ne nous dit pas que le club a changé de propriétaire. Quoi qu'il en soit, pourquoi le rebaptiser d'un nom anglophone? Surtout qu'il faisait maintenant partie des clubs sportifs reconnus de Montréal! Est-ce pour faire plus chic, pour aller dans le sens du côté luxueux que veut se donner le club?
Sans être une experte de la loi 101, il me semble que ce changement de nom contrevient à l'esprit de la loi, qui est de faire du français la langue normale et habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires. Si une recherche rapide m'informe, au chapitre de la langue du commerce et des affaires, que le nom d'une entreprise doit être en langue française (art. 63), comment peut-on ainsi en avoir changé le nom et passer d'un nom francophone à un nom anglophone en 2009? Sans doute est-ce le résultat d'un certain laxisme, qui a vu les noms de commerces anglophones orner petit à petit les devantures des cafés, restaurants et commerces de nos quartiers montréalais, sans être autrement rabroués?
Espérons que la commission de toponymie rattachée à l'Office québécois de la langue française, qui a entre autres pour fonction de procéder à l'inventaire et à la conservation des noms de lieux (art. 125), pourra rectifier le tir! Si la loi ne lui en donne pas le pouvoir, il y aura bien des articles à réviser dans cette loi, à côté de celle de la langue de l'enseignement!
*****
Colette Bernier - Montréal
Si l'article du Devoir fait référence au Midtown de Chicago, il ne nous dit pas que le club a changé de propriétaire. Quoi qu'il en soit, pourquoi le rebaptiser d'un nom anglophone? Surtout qu'il faisait maintenant partie des clubs sportifs reconnus de Montréal! Est-ce pour faire plus chic, pour aller dans le sens du côté luxueux que veut se donner le club?
Sans être une experte de la loi 101, il me semble que ce changement de nom contrevient à l'esprit de la loi, qui est de faire du français la langue normale et habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires. Si une recherche rapide m'informe, au chapitre de la langue du commerce et des affaires, que le nom d'une entreprise doit être en langue française (art. 63), comment peut-on ainsi en avoir changé le nom et passer d'un nom francophone à un nom anglophone en 2009? Sans doute est-ce le résultat d'un certain laxisme, qui a vu les noms de commerces anglophones orner petit à petit les devantures des cafés, restaurants et commerces de nos quartiers montréalais, sans être autrement rabroués?
Espérons que la commission de toponymie rattachée à l'Office québécois de la langue française, qui a entre autres pour fonction de procéder à l'inventaire et à la conservation des noms de lieux (art. 125), pourra rectifier le tir! Si la loi ne lui en donne pas le pouvoir, il y aura bien des articles à réviser dans cette loi, à côté de celle de la langue de l'enseignement!
*****
Colette Bernier - Montréal
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

