jeudi 23 février 2012 Dernière mise à jour 00h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres - La langue de chez nous

Maurice Leduc - Outremont  24 décembre 2009  Actualités en société
Lundi 21 décembre 2009. Je marche dans une rue de mon quartier. Un homme m'interpelle de l'autre côté de la rue. Je m'approche. Il me demande en anglais où est la rue Bloomfield. Je lui dis: «Parlez-vous français?» Il répond oui et me pose sa question en français. Je lui indique le chemin. J'ajoute ensuite: «Puis-je vous demander pourquoi vous vous êtes adressé à moi en anglais d'abord?» Il paraît un peu surpris par ma question et me répond, toujours très poliment: «Mais, Outremont, c'est anglais!» Je lui réponds à mon tour: «Mais on est au Québec et au Québec on parle français.»

Son attitude et son ton changent brutalement. Il m'apostrophe en vociférant: «Oh! You are one of those. Fuck you.» Et il s'éloigne en continuant de crier des propos du même ordre.

Me voilà devenu aux yeux de cet «allophone», non seulement un étranger dans mon quartier, dans mon propre pays, mais un étranger méprisé ouvertement, même haï parce que j'ai simplement osé dire que ma langue est la langue du Québec.

Ai-je vu là la face cachée, privée, brutale de ce que l'hypocrisie sociale habituelle nous cache la plupart du temps? Peut-être que cette face nous ne la voyons que rarement parce que nous nous présentons comme nous méprisant nous-mêmes en acceptant de passer à l'anglais d'emblée. Le mépris de soi ne pourra jamais susciter le respect.

*****

Maurice Leduc - Outremont
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Andre Vallee
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 01h01
    Être ou ne pas être
    Je tiens à vous féliciter et vous remercier, cher Maurice, et j'espère que tous les francophones du Québec suivront votre exemple, et que les “one of those” deviennent, sinon l'unanimité, au moins la grosse majorité.
    Personne ne respecte ceux qui n'ont pas la volonté et la fierté d'être ce qu'ils sont.
    Se parler français entre Québécois, doit devenir l'habitude sociale et il ne dépend que de nous, francophones, qu'il en soit ainsi.

  • garabru
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 06h31
    Pas la politique - La "force tranquille"
    Je crois que Monsieur Leduc a été à la fois trop poii et un peu malacroit . Les anglos (dont je suis) sont souvent et stupidement agacés par la référence aux grands principes . Mon conseil ? Ne parlez QUE français , quelle que soit la langue dans laquelle on s'adresse à vous et sans demander si l'interlocuteur est francophone. Le français est effectivement LA langue du Québec et il n'y a pas de raison d'ne parler d'autre , sauf avec les touristes par courtoisie.

    Il m'est arrivé en Flandre de parler français et de me faire répondre en flamand , ce que j'ai trouvé normal . Si je dis que je ne suis pas belge , on me parle ausssitôt français ou anglais . Ils 'make their point" sur le mode "force tranquille" et non sur le mode "peuple en danger".

  • Pierre Schneider
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 07h39
    Un cas sur des millions
    Bravo, monsieur Leduc. Vous êtes parmi les Québécois francophones de plus en plus rares qui ne passent pas en mode automatique anglais dans votre propre ville quand on s'adresse à vous dans la langue qui symbolise au Québec le pouvoir post colonial qui se perpétue et refleurit de plus belle. Votre geste de résistance vous honore. Malheureusement, vos compatriotes hésitent encore, en bons colonisés qui ont peur d'être eux-mêmes et qui sont prêts à tout accommodement, à se respecter et à exiger qu'on les respecte.
    Et c'est ce laisser-aller généralisé, et de bon ton, qui entraîne notre Québec vers une louisianisation de plus en plus certaine...

  • Francois Lamoureux
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 09h11
    La langue de chez nous
    Je demande au medecin qui a examiné ma petite fille(j'ai adopté une petite chinoise) une lettre pour confirmer sa bonne santé pour l'agence d'adoption et
    les autorités Chinoises. Croyez le ou non la lettre était rédigé en anglais.
    Après explication le medecin dit qu'il est au canada et qu'il y a deux langues
    et qu'il a choisit l'anglais, il m'avoue par la suite que bien qu'il parle le français
    il ne l'écrit pas ayant étudié à McGill. Je suis francophone et j'ai payé 20
    dollars pour la lettre.Étranger et méprisé chez moi.

  • François Le Blanc
    Inscrit
    jeudi 24 décembre 2009 09h23
    Vous devriez plutôt être content...
    ...qu'il puisse passer au français dès le moment où vous lui avez demandé s'il parlait français.

    Ça ne m'offusque pas qu'on s'adresse à moi en anglais... dans la rue. Ce n'est pas toujours écrit dans notre face qu'on est francophone. Non, je ne fais vraiment pas d'urticaire quand on me parle en anglais.

    Je veux qu'on puisse me parler en français quand on s'adresse à moi comme client ou consommateur, employé, citoyen et contribuable. À titre privé, qu'on passe au français dès le moment où on sait que je suis francophone, tout à fait.

    Je crois que vous êtes plutôt content qu'il vous ait insulté. Et je soutiens que vous n'avez pas la bonne attitude.

    François LeBlanc - Pointe-Saint-Charles

  • 93Licar
    Abonnée
    jeudi 24 décembre 2009 10h32
    La force tranquille : être Québécois francophone, sans se plaindre...
    Je trouve normale votre réaction monsieur Leduc et je ne comprends pas pourquoi il faudrait emberlificoter nos propos, quand on s'adresse aux anglophones, avec autre chose que la réalité du Québec.

    Le Québec est français, malgré ses lois, ses partis politiques et son Gouvernement plus que timoré; il est bon de le rappeler parce que plusieurs ont l'impression que c'est le français, ou l'anglais au choix, comme nous le répondent, agacés, beaucoup d'allophones qui, bien que parlant anglais, ne sont pas des anglophones.

    Parlons les langues du pays quand nous sommes ailleurs et demandons aux gens vivant au Québec de parler français, sans prendre de détour...

    Bravo, monsieur Leduc!

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 11h35
    À moi aussi...
    Moi, on m'a même engueulé comme du poisson pourri (et en anglais) quand j'ai demandé à une dame de me parler français. Au centre-ville, dans un autobus du circuit 24 Sherbrooke.
    En passant, je crois que those, c'est les séparatisses... Qui d'autre aurait comme nous ces exigences face au français?

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 24 décembre 2009 22h45
    Le respect et la honte de soi-même
    Dans notre Québec des années 2000, où notre gouvernement colonisé s'attelle à faire des francophones un peuple soumis, peuple à genoux qui le réélit au travers de tous ses mensonges, où être Québécois et être francophone est devenu une honte, où parler français dans son propre pays requiert force de caractère en tout temps, il est bon ton de traiter de tous les noms ces méchants qui veulent perpétuer l'héritage français au Québec. C'est ce qui arrive quand on se dit non deux fois en quinze ans et qu'on vote pour des gouvernements anti-Québécois.

    Pour ma part, je ne parle jamais anglais au Québec. Si on ne me comprend pas en français, je vais acheter ailleurs pour toujours ou je laisse l'immigré seul dans son ignorance.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 25 décembre 2009 05h00
    Qui vous a dit que ce Monsieur était Québécois?
    Et si ce Monsieur, qui est passé au françcais dès qu'on lui a demandé, était un visiteur? On va en attirer combien de touristes avec cette méthode?

  • Claude Jodoin
    Inscrit
    vendredi 25 décembre 2009 09h56
    En face-à-face
    Hmmm, monsieur Leduc, je suis déçu que vous n'ayez pas poursuivi la "conversation" avec cet imbécile, après l'injure finale. Dans le genre: "Eh oui??
    Et qu'est-ce que tu vas y faire?" Bien planté, en plein visage. Suffit pas de s'exprimer "cela va de soi" en français, il faut aussi contre-attaquer, que ce
    soit sur un trottoir, un autobus, etc.

    Exemple: il y a quelques temps, j'étais au bar d'un club de yachting à Miami. J'entends un quidam qui dit (en américain): "Montréal, mais c'est plein de grenouilles (frogs)." Je me suis dit: "Mon tour maintenant." Je me suis planté
    entre lui et son interlocutrice, nez-à-nez, et l'ai informé que: "Monsieur je
    viens de Montréal, je suis Canadien- Français, je ne suis pas une grenouille!" (Connaissent pas le terme "Québécois"). Sur ce, l'interlocutrice s'est interposée,
    en me disant que ce n'était qu'une farce, etc. Elle m'a gentiment indiqué mon
    siège, et j'ai suivi son avis. Le type, silence complet. ... J'ai appris - par la suite -
    que le 'frogophobe' en était à sa douzième 'grosse bud' et que c'était un chef
    de police local, retraité. Imaginez le scandale, s'il y avait eu des coups. ...

    L'important ici, c'est qu'il faut, selon moi, leur servir ce qu'ils attendent le moins,
    ces 'francophobes': une bonne contre-attaque verbale, afin de bien les humilier.
    Sinon, ils n'apprendront jamais, c'est qui le majorité au Québec.

  • Allophone
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 00h56
    L'allophone d'Outremont etait respectueux
    Je suis tout à fait d'accord avec monsieur François LeBlanc. L'allophone d'Outremont n'éprouvait probablement aucun inconvénient à parler en français. Il a, à premier abord, change au français et à répondu poliment. Il n'est pas francophobe puisqu'il semblait bien parler français.

    Sa deuxième réplique, elle, est venue en réaction à l'attitude peu respectueuse de monsieur Leduc. Ce n’est pas parce que ce dernier a "simplement osé dire que ma langue est la langue du Québec"; mais plutôt parce monsieur Leduc a tenté de le discipliner… voir même d’imposer ses valeurs au mépris des droit de la personne de l’allophone. Il l'a traité d'étranger dans SON propre pays. Car ce pays, n’appartient-t-il pas a tout le monde… francophone, anglophone et allophone?

    Je suis allophone et née au Québec. Ca m'est égal qu'on me serve en français ou en anglais dans les commerces et restaurants. Quand on me demande si j’ai une préférence, je donne le choix à mes interlocuteurs puisque je me sens à l'aise dans les deux langues. J'écoute des films dans les deux langues… livres, journaux, télé… dans les deux langues. J'ai du respect pour tout le monde, quelque soit la langue qu'ils parlent, avec ou sans accent. Ce qui est inacceptable, c'est le manque de respect et de tolérance qu’ont certaines personnes envers ceux qui ne partagent pas nécessairement la même vision… et surtout de voir comment ceci va jusqu'à opprimer des gens dans leur vie personnelle. Avons-nous perdu tout notre sens du civisme au niveau individuel à cause de nos concepts communautaires?

    "Le mépris de soi ne pourra jamais susciter le respect." Oui, monsieur Leduc, vous avez raison. C'est le respect réciproque qu'il faut.

  • amicalement
    Inscrit
    dimanche 27 décembre 2009 22h44
    la guerre des langues
    Cet incident est révélateur du malaise des langues (pour ne pas dire guerre des langues) qui agite le Québec. Je suis arrivé ici il y' a juste deux mois, en immigrant de kabylie avec ma famille, et nous avons du réviser nos opinions sur cette matière. Primo,nous pensions que le français était Roi au Québec. Or à notre grande stupéfaction, toutes les offres d' emploi exigent un anglais fonctionnel, ou à tout le moins de niveau intermédiaire.
    Plus hallucinant, l'inscription à un Baccalauréat de langue française exige au préalable un niveau intermédiaire d' anglais. Je n' en reviens pas et ce sont toutes mes certitudes sur la place du français au Québec qui s' effondrent, et subséquemment, mes perspectives d' emploi.
    Il est certain que la place du français ne peut avoir comme déterminant ( ah le joli mot) la seule volonté politique du gouvernement provincial. Une langue ne peut vivre sans locuteurs. Et je ne m' empêche pas de penser à mon pays d' origine, l' Algerie, ou c' est la population qui en dépit des entreprises d' arabisation tous azimuts menées par les intégristes, le français est préservé ( et même en développement) grâce aux écrivains, journalistes, gens du peuple , commercants , femmes ....
    Le Québec est encore un îlot francophone dans un océan anglophone. Le Français est une belle langue, qui a de la densité, des références historiques, littéraires, poétiques et humanistes. Mais rien de tout cela ne peut lui assurer une pérennité si elle reste à l' écart des avancées technologiques ou si ses locuteurs cèdent de plus en plus à la facilité orale de l' Anglais. Alors, pour que le Français vive au Québec, les Québécois, de souche ou immigrants, doivent tout simplement le parler et l' écrire. Mustapha Amarouche

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 31 décembre 2009 09h12
    Exigence de l'anglais
    C'est sur cette exigence de l'anglais pour les emplois que l'OLF devrait avoir la mission de se pencher. On devrait l'interdire, même pour servir le public. Après tout, les commerces privés ne relèvent pas du gouvernement fédéral et seul l'usage du français y est prescrit par loi.

  • André/Andrés 71
    Inscrit
    mercredi 6 janvier 2010 00h28
    La langue des services prioritaires (anglophones
    Commentaire au DEVOIR révisé ce 5 janvier 2010
    « Je m'explique mal que la ministre responsable de cette Charte de la Langue FRANÇAISE soit si mal informée de son cadre d'application, à moins qu'elle ne soit simplement incompétente », écrivait l'auteur de l'article en titre.

    Je me contenterai de commenter seulement cette conclusion en vous proposant mon explication :

    Il y a péril en la demeure, mais personne ne « met ses culottes » pour le régler ! (Ministres, sous-ministres, fonctionnaires, commerçants, citoyens)

    Il y a des loups dans la bergerie ou des renards dans le poulailler : mutinerie, trahison, délinquance, résistances crasses ou voulues, que sais-je ?

    Une enquête indépendante s’impose à l’Office Québécois de la Langue Française et autres officines reliées comme le MICC

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 6 janvier 2010 06h59
    À Mustapha Amarouche (kabylequébécois): quand le mot pays prend tout son sens...
    Votre commentaire m'a touchée et je comprends votre étonnement, votre déception devant la situation du français, et par conséquent la vôtre. Montréal, qui fut longtemps dominée par l'anglais, voit celui-ci reprendre le terrain perdu, et cette fois-ci plus en profondeur. Vous écrivez "Il est certain que la place du français ne peut avoir comme déterminant [ ... ] la seule volonté politique du gouvernement provincial.", or cette volonté n'existe pas: ce n'est que de la poudre aux yeux jetée en pâture aux futurs immigrants, entre autres.

    Dans votre texte, vous vous référez aussi à votre pays d'origine, mais voilà, le Québec n'est pas un pays, et dans la "guerre" dont vous parlez, ce mot prend tout son sens. La Loi 101, qui à l'origine devait protéger la langue française et, surtout à Montréal, nous permettre de travailler et de vivre en français, n'était que le coup d'envoi d'un projet de pays, mais... deux référendum et quinze années plus tard, la loi 101, qui serait bien insuffisante aujourd'hui, tombe en ruine, et les Québécois n'ont toujours pas de pays. Et comme la loi 101 qui, avec le temps, a fini par jouer contre nous en nous rassurant sur l'avenir du français, ici, le fait d'être représentés MAJORITAIREMENT, à Ottawa, par un parti souveraniste qui, officiellement défend nos droits, constitue une police d'assurance frauduleuse, nous offrant une simili-indépendance: nous sommes "reconnus" dans notre différence. Mais le seul pouvoir assuré de ce parti est de renverser le gouvernement de temps en temps, et ainsi, d'une fausse victoire à l'autre, nous en oublions nos défaites. Et nous semblons pleinement satisfaits. Mais... le fait d'être obligés de compter sur un parti exclusivement québécois pour protéger nos droits et nos prétendues valeurs (ça, c'est un autre débat), dans un pays qui prétend être le nôtre, devrait nous inquiéter vivement: y serons nous jamais chez nous?

    Enfin, le mot qui m'a le plus frappée dans votre commentaire c'est "Le Québec est ENCORE un îlot francophone" parce qu'il résonne comme une menace bien réelle, et pourtant... vous n'êtes ici que depuis quelques mois! Le Québec souffre d'un mal identitaire profond, depuis quelques années surtout, et vous l'avez peut-être noté sur certains autres sites du Devoir, traitant de l'islam. Le problème viendrait donc de l'autre, si "différent". Bien sûr, cette théorie s'avère rassurante, car si le problème venait de nous... difficile à régler. Mais c'est un leurre: premièrement parce que c'est faux, et puis... même si c'était vrai, nous n'y pouvons rien. La solution? Que tous les Québécois de coeur, que leurs racines soient ici ou ailleurs, décident qu'au lieu d'une société différente, nous voulons être un pays, unique, comme tous les autres, qui ne pourra que s'unifier, plutôt que de se perdre dans des divisions multiples et perpétuelles.

    P. S.: Votre nom, dont vous semblez fier, peut être un handicap dans votre
    recherche d'emploi. Un immigrant arabe l'a prouvé en signant des lettres
    sous un nom de souche, obtenant ainsi plusieurs rendez-vous, alors
    qu'avant... La cause? Soupçonné d'être un intégriste de la foi. Misère!

  • amicalement
    Inscrit
    jeudi 7 janvier 2010 23h06
    à Céline Massicotte,respectueusement
    Je suis, à peu de choses près, d' accord avec votre argumentaire pour souligner la place de la langue française au Québec, même si je me garde bien de prendre position sur le sujet encore très controversé du nationalisme québécois. Nouvel arrivant, il serait indélicat, peut être aussi présomptueux , de ma part de le faire, n' en saisissant pas encore tous les enjeux.
    Je suis par contre partisan de la langue française, qui depuis longtemps, n' est plus pour moi une langue étrangère. Venant d' un pays ou l' islam est religion d' état, je ne suis, en revanche, pas aussi affirmatif que vous sur l' innocence de l'islamisme pour le tendre Québec. Dès mon arrivée à l' aéroport de Montréal, je fus frappé de voir un couple intégriste, un homme à barbichette avec une tenue des bédouins de l' Arabie d'avant le septième siècle dirigeant une femme entièrement masquée , cachée dans un djilbab. Ce fut une sacrée surprise pour moi.

    L' installation de la religion islamique dans la conscience des musulmans s' est majoritairement faite sous la double contrainte de la terreur des supplices de l' enfer , répétés encore et encore par les professionnels de là religion jusqu' à son intériorisation dans l' inconscient( l' enfer est décrit minutieusement à l' école aux gamins de six ans, ce fut mon cas) et la terreur physique. Dans certains pays musulmans, se déclarer non musulman vous conduit a la décapitation , dans d' autres au lynchage ou l' emprisonnement.

    les gens que vous voyez au Québec arborer des tenues islamiques sont porteurs de la peur de l' au delà et cette peur , terrible, les accompagnera pour la majorité d' entre eux jusqu'à la mort. Tout ceci pour éviter l' enfer promis aux non musulmans,aux chrétiens, aux juifs, aux chinois, aux bouddhistes, aux non musulmans de par le monde. On voit bien que si le diffèrent entre anglophones et francophones a pour matrice la survie du français, , avec les intégristes musulmans, le différend est frontal: Il s' étend à la conception même de la vie. Les occidentaux, depuis longtemps sortis de l' aliénation religieuse, sont sur terre pour vivre, les musulmans intégristes sont là pour mériter le paradis.

    Partout ou les intégristes musulmans sont au pouvoir, ils interdisent tout ce qui fait que la vie vaut la peine d' être vécue. Ils interdisent l' expression libre, la chanson, les arts en général y compris le dessin, le vin bien sur, les livres critiques,la philosophie, les tenues vestimentaires non islamiques,le maquillage, les gourmettes , les discothèques, les piscines, la cigarette... Le beau visage d' une femme est à leurs yeux une agresiion. Et la liste est encore longue. Un pays en proie aux intégristes est une tombe à ciel ouvert. L' islamisme est un attentat permanent contre la vie.

    le Québec ne doit pas se permettre des attitudes angéliques, comme de ne voir dans l, exhibition de tenues bédouines ou de burkas que des spécificités culturelles. Nous sommes loin du débat franco anglais mais étant venu d' un pays qui se débat douloureusement contre le vieux temps remis debout, je me dois sans prétention aucune d' être parmi les porteurs de la conscience des survivants.

    PS: Pour mon nom, hélas, je n' en ai qu' un seul. Les accommodements ne peuvent être raisonnables que dans l' aide à l' emploi, ou peut être pour l' accès à un logement à loyer modéré, jamais pour des spécificités religieuses car elles aboutiraient fatalement à un communautarisme destructeur.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
16 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Lettres
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012