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Bilinguisme de l'Église - Bienvenue! Welcome!

L'anglais, langue de l'argent? Cela, on le savait. L'anglais, langue du savoir? On le conteste, mais on le constate. Et l'anglais, langue de Dieu? Une des langues officielles, à tout le moins, dans les communications de l'Église catholique du diocèse de Montréal, comme le rapportait hier Le Devoir. Présentés comme des compromis charitables, ces arrangements laissent transparaître un inquiétant reniement de soi.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 06h49
    Qu'est-ce qu'être voilée?
    Il me semble qu'il y a une exagération volontaire, destinée à on ne sait quoi au juste, qui rend au moins plus étrange et plus difficile à accepter la différence culturelle, dans l'expression "une femme voilée" que si on se mettait à parler d'une personne qui porte un foulard discutant avec une personne qui n'en porte pas. On ne peut pas et on ne doit pas faire des adjectifs avec tous les mots. Une personne qui porte une culotte n'est pas une personne culottée. -Voilée, dans la toute première définition qu'en donne mon petit dictionnaire, se dit de ce qui est recouvert d'un voile. Et le Littré dit: Voile: Morceau d'étoffe dont les femmes se couvrent le visage.

    Quand on commence à se faire peur, ou à faire dévier la discussion, avec des mots, dont le sens est ambigu, on ne rend service à personne.

    Je suis convaincu que le débat serait très court sur un projet, comme on le propose en France, d'interdire le port de la Burqua en public. Cette interdiction serait fondée sur le respect de la personne humaine, l'essence des rapports sociaux et la sécurité dans les lieux publiques (On veut et on doit savoir avec qui on traite. Je trouve très pertinente la remarque d'une enseignante qui refuserait de laisser partir un de ses jeunes élèves avec une personne qu'elle ne peut pas identifier). Mais refuser de transiger avec une personne qui porterait un foulard, une croix, un turban ou un Kippa me semble relever d'une crainte injustifiée.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 07h17
    Vivre et travailler uniquement en français.
    Il me semble qu'il n'y a pas beaucoup plus que trois endroits où on peut vivre et travailler en ne connaissant que le français. À Québec, à Marseille et enfermé chez-soi.

  • Maya ProfMtl
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 09h24
    La prochaine fois, un retour au latin?
    Je n'en reviens pas. Alors que les églises québécoises sont pratiquement vides, le clergé local s'emploie à trouver d'autres moyens de fâcher ses ultimes paroissiens, au lieu de se donner du mal pour les accueillir et leur parler. Ce débat est inepte et reflète le conservatisme poussiéreux qui semble affecter gravement le personnel du diocèse de Montréal. Rappelons en outre qu'en 1963, le Concile Vatican II a accepté l'abandon de la liturgie en latin pour que les messes soient dites dans les langues maternelles des fidèles, ce qui inclut parfois l'anglais. Assiste-t-on ici à un retour en arrière? Pourquoi ne pas, dans ce cas, réhabiliter le latin?
    En l'absence de toute volonté de vouloir être plus proches de leurs ouailles, cette Église moribonde n'aura eu aucune chance. Chronique d'une mort annoncée. Et on continuera à transformer les bâtiments en condos ou en bibliothèques. Je suis une catholique immigrée et je ne me reconnais pas du tout, ici, dans cette Église déconnectée de la réalité. J'ai compris depuis longtemps pourquoi les Québécois ont déserté leurs lieux de culte et cet article vient une fois de plus me le réexpliquer.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 10h00
    Parfaitement
    Je suis tout à fait de votre avis madame Chouinard. La question est posée : est-ce que la statue est équestre oui ou non?

    L'Église n'en est pas à ses premières contradictins en ce qui a trait à la place qu'elle occupe dans l'histire du Québec. Heureusement aujourd'hui on peut lui dire en pleine face ce qu'on pense de son attitude. Alors disons-le lui : Réveillez vous Cardinal!

  • Anne-Christine Bélanger
    Abonnée
    mercredi 23 décembre 2009 13h28
    Tout à fait d'accord!
    Encore une fois, une situation qui vient confirmer le peu de défenseurs de la langue française à laquelle l'Assemblée Nationale a décidé, il y a quelques décennies, d'accorder la priorité compte tenu de l'environnement anglophone du Québec! Dommage que même les autorités ecclésiatiques ne partagent pas cette décision démocratique de notre état québécois! Je vous dis bravo de ne pas laisser sous silence cette situation!

    Alain Bélanger, abonné

  • Andre Vallee
    Abonné
    mercredi 23 décembre 2009 20h01
    Problème montréalais
    Ce problème n'est que montréalais et ne peut être résolu que par les Montréalais francophones. Quand on n'a pas la volonté et le courage d'être ce qu'on est, on finit par n'être rien du tout.
    En 1950/51, c'était en anglais à l'ouest du Boul. St-Laurent. Le Parti Québécois et la loi 101, ainsi que la fierté des francophones de Montréal, ont fait gagné beaucoup de terrain à la langue française; il s'agit de continuer avec acharnement.
    Et sans compter sur le gouvernement Charest qui protège son électorat comme la prunelle de ses yeux.

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