dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Accommodement - L'exigence de la laïcité

Josée Boileau   21 décembre 2009  Actualités en société
Des incidents comme celui rapporté vendredi dans Le Devoir — un citoyen refusant de se faire servir par une employée de la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui était voilée — risquent de se reproduire tant que le gouvernement du Québec ne statuera pas sur la neutralité de l'État. Une mise au point exigeante, mais devenue urgente.

La nouvelle du Devoir a suscité bien des réactions ces derniers jours, transformant à nouveau les lieux de débats en un concentré de commission Bouchard-Taylor. Comme avant cette commission, et comme c'est toujours le cas depuis — car non seulement le rapport couvrait mal le sujet, mais il a été remisé —, les esprits s'échauffent vite dès qu'un incident survient. Les accusations de racisme ne sont jamais loin, les appels à la laïcité la plus assumée, sur le modèle français, abondent.

Il est très tentant pour les Québécois, si proches de la France, de vouloir s'en inspirer. Mais tout ne se transpose pas facilement. Car il est tout à fait vrai que, dans le cadre légal en vigueur au Canada, contrairement à la France, rien ne permet de défendre juridiquement la laïcité de l'État.

L'avocat Jean-Claude Hébert donne des explications limpides à ce sujet. Dans sa chronique du Journal du Barreau de décembre qui a pour titre «Laïcité et symboles religieux - Croisade des juges», il explique que là où la Convention européenne protège à la fois la liberté de croire et celle de ne pas croire, le préambule de la Constitution canadienne reconnaît sans ambages «la suprématie de Dieu». Dans cette optique, les juges ont généralement tranché au profit de la liberté religieuse. Il n'y a donc pas ici de stricte neutralité de l'État, mais une neutralité bienveillante de celui-ci, résume Me Hébert.

Ce qui est fascinant toutefois, c'est à quel point un critère interprétatif devenu aussi fondamental dans notre société bigarrée tient presque à l'accident de l'histoire, comme en témoigne un autre texte de Me Hébert, publié ci-contre. La venue de Dieu dans la Constitution, qui va colorer toute l'analyse juridique, ne tombe pas du ciel, mais est le produit politique d'une société chrétienne, homogène, qui voulait défendre un certain type de civilisation. À cet égard, Pierre Elliott Trudeau s'est montré bien léger d'avoir cédé sur ce terrain, lors de l'adoption de la loi constitutionnelle. Mais il faut dire que toute notion d'accommodement n'était alors que pure fiction intellectuelle.

Le contexte a changé, aux politiciens de refaire leurs devoirs, et de livrer bataille s'il le faut. Il y a un vide à combler. Les institutions de l'État manquent de balises et se tournent — comme vient de le faire la RAMQ, et comme l'a fait avant elle la Société d'assurance automobile du Québec dont on a tant parlé cet automne — vers la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, elle-même aux prises avec ses contradictions, évoquant dans un dossier sur le hidjab l'atteinte «au principe de neutralité religieuse de l'État», niant au contraire l'existence même de ce principe face au plaignant de la RAMQ.

Faut-il que nos élus du Québec votent une Charte de la laïcité, une clarification du préambule de la Charte québécoise des droits? Il s'agit là de propositions dont tous les tenants et aboutissants devront être mesurés. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut agir. Donc faire preuve de courage politique. Le gouvernement Charest en est-il capable?

****

jboileau@ledevoir.ca
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Ginette Bertrand - Inscrite
    21 décembre 2009 03 h 09
    Courage politique
    Le gouvernement Charest en est-il capable?

    LOL. Poser une question pareille c'est y répondre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    21 décembre 2009 05 h 30
    Il faudrait que les éditorialistes fassent également preuve de courage...
    Quelle genre de laïcité proposez-vous, Mme Boileau?

    1- Une laïcité qui interdit tout signe religieux? Pas de crucifix dans les lieux publiques. Pas de prière dans les assemblées municipales et autres. Aucune fête religieuse soulignée ou appuyée par les administrations publiques.

    2- Une laïcité qui n'interdit aucun signe ni aucune manifestation religieuse dans l'espace publique, mais toujours sans subvention de l'État. Une tolérance pour les croyances de chacun et les signens distinctif que chacun veut bien porter, compte tenu de la sécurité et de la nécessité de la participaion de chacun à la vie en société.

    Il me semble qu'avant de demander à l'État de choisir, il faudrait que les citoyens, ou au moins ceux qui se targuent de les éclairer, se fassent une idée.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Dubuc - Inscrit
    21 décembre 2009 07 h 42
    Non.
    Hélas, Charest n'est pas capable parce qu'il ne comprend pas ou sinon il comprend trop l'intérêt d'obtenir des votes. Dans les 2 sens le résultat est le même, mettre en question la laïcité et donc nos libertés. Les diuex ne font pas de politique. Ils savent d'avance ce qui doit advenir. Pour nous, simples humains laïcs, nous n'en avons que faire du destin déjà écrit et c'est pour cela que nous agisssons en poltique comme citoyens responsables. Nous n'avons aucun commerce licite ou illicite à traiter avec n'importe quels Dieux. il y en a tellement. Seul l'homme a la capacité à être maître de sa destinée. Cela nous importe le plus comme être poltique défini déjà par toute la tradition occidentale. C'est pour cela que seule notre civilisation politique occidentale a inventé depuis les grecs la démocratie (il n'y a pas d'équivalent dans l'histoire du monde). Nous y tenons très fort. La laïcité est son habit. Merci.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Lafrance - Inscrit
    21 décembre 2009 07 h 44
    Une Charte Québécoise
    Si le gouvernement canadien tarde trop à amender la Constitution et la Charte des droits,donnons nous une Charte Québécoise qui protège notre façon de vivre, et si elle contredit la Charte canadienne, utilisons la clause nonobstant aussi souvent que ce sera nécessaire
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Vallee - Abonné
    21 décembre 2009 08 h 04
    Signe d'esclavage
    Je ne rejette pas un signe religieux comme celui de porter une petite croix, l'´étoile de David... etc... au cou ou à la boutonnière. Mais je rejette tout symbole d'esclavage; surtout celui qui diminue la femme face à l'homme.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andre Vallee - Abonné
    21 décembre 2009 08 h 10
    Mea culpa
    La commission sur les accommodements raisonnables m'est apparu comme du mea culpa traditionnel. Ça suffit; soyons ce que nous sommes énergiquement et exigeons que ceux qui veulent vivre ici le respecte: langue, droits, égalité, ...
    André Vallée
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andrew Savage - Inscrit
    21 décembre 2009 08 h 31
    La neutralité de l’État : Ah la la la la la la !

    Vous voulez rire : la neutralité de l’état…Non mais. Un état est gouverné par un parti, il n’est pas neutre. Depuis quand un état est neutre. Mythologie moderne. Vous voulez sans doute dire «au neutre». Commencer par exiger la neutralité de l’état dans la distribution du trésor public. Le reste viendra bien.

    Votre «neutre» ressemble plus à neutraliser. NEUTRALISER l’expression d’une croyance qui n’intervient en rien dans la capacité de la dame d’accomplir les tâches requises par sa fonction.

    Si la madame, avec son voile, fait bien son travail, pourquoi ne pourrait-elle pas le porter ?

    Exiger la neutralité ou la laïcité à partir d’un incident ou un «québécois de souche», se prenant sans doute ici pour le nombril du monde, insatisfait, non pas du service rendu, mais insatisfait de l’habillement, vient se plaindre sur la place publique qu’il a vu une femme voilée dans la fonction publique. WOW ! La grosse affaire. Un autre KING…

    Ces citoyennes paient des taxes et des impôts comme vous. Elles ont besoin de travailler comme vous. Et comme vous, elles ont des croyances. Discutables certes, mais pas au point de lui faire perdre son gagne-pain. On est pas loin de l’Inquisition sournoise.

    Vous prenez ici la part d’un plaignant borné . C’est un caprice d’exiger de n’avoir devant soi que ce qui nous plait. Vous cachez ce sein que je voudrais voir… Que vous accordiez audience à ce genre de plaintes ne rehausse pas le niveau du débat.

    Qu’il faille une séparation en l’église et l’état, o.k. Mais qu’on argumente cette séparation sur la base très subjective de celle d’aimer ou pas ce qu’on voit, c’est pas fort, c’est démagogique.


    Cet incident n’est pas un bon point de départ pour la reconquête de l’identité nationale. En montant en épingles les caprices d’un xénophobe, vous n’allez pas à l’essentiel : le besoin de travailler pour gagner ça vie. Que cette vie soit religieuse ou pas.

    Trouver des arguments plus solides. Il y en a sûrement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Verreault - Inscrit
    21 décembre 2009 08 h 58
    Loi 101 et Laïcité
    Qu'ont en commun la Loi 101 et la Laïcité? Les deux entrent en contradiction avec l'instauration du multiculturalisme par le rapatriement de la Constitution par PET. La manière la plus simple et efficace de se délivrer de ce piège c'est la Souverainenté du Québec. Ensuite nous pourrons discuter et adopter une Constitution québécoise laïque et affirmer clairement le caractère français du Québec, sans crainde que la Cour Suprême du peuple "Canadian" ne vienne les contredire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Gaudette - Inscrit
    21 décembre 2009 09 h 24
    Le Québec a raté sa révolution religieuse
    Dans la foulée de la dite "Révolution tranquille", il semble évident que celle-ci n'ait pas aborbé la question de fond quant à la place du catholicisme dans la société civile. Malheureusement !

    Afin de bien affronter les défis actuels de nature religieuse, il eut fallu que le Québec passe par un stade de décatholicisation qui lui eut permis de comprendre les bienfaits d'une saine neutralité de l'État en matière confessionnelle.

    Mais quand on voit un Jean Charest voter le maintien du crucifix à l'Assemblée nationale, je me dis que le catholcisme est toujours actif dans notre inconscient collectif et que dans cette mesure, les combats pour une saine neutralité de l'État en cette matière m'apparaissent perdus d'avance...

    Les autres confessions se disent à leur tour que si les cathos ont leur crucifix dans nos instituions publiques (écoles, hôpitaux, palais de justice, salle de conseil municipal), elles aimeraient bien à leur tour pouvoir exhiber aussi leurs signes religieux sur la place publique, exactement comme le font les cathos...

    Ce n'est pas demain la veille...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    21 décembre 2009 09 h 33
    Le problème, ce sont les intégristes
    Peu importe leurs croyances, ceux et celles qui pratiquent leurs rituels en privé sans embêter les autres, ne causent pas problème à la société. Le problème, ce sont les intégristes. Ils se croient investis d'une mission divine, puisant tous leurs arguments dans des bouquins écrits il y a des millénaires, alors que l'homme attribuait aux divinités tout ce qu'il ne pouvait expliquer. Les intégristes sont une nuisance publique parce qu'ils s'entêtent à imposer leurs croyances et leurs rituels à tous les niveaux de la société. Ils sont aussi une nuisance parce qu'ils refusent le dialogue basé sur la raison. Malheureusement, il n'y a pas encore de mécanismes qui permettrait à la société de leur indiquer clairement que leurs rites n'ont pas leur place dans l'espace public.

    Je me permet d'attirer l'attention sur l'excellent essai de Jacques Godbout sur les islamistes et la société danoise, publié dans le numéro de janvier 2010 de L'Actualité. Un exemple à suivre!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Leyraud - Abonné
    21 décembre 2009 09 h 48
    Précision
    Je partage entièrement le point de vue de J Boileau cependant je voudrais amener une précision. En effet en résumant un texte de J -C Hebert au sujet de la Convention européenne Madame Boileau rappelle l'article 9 de cette Convention qui protégerais "la liberté de croire et celle de ne pas croire ". En réalité cet article assure, aux niveaux individuel et collectif, la liberté de religion et de conviction ainsi que les pratiques qui les accompagnent. Parler de "liberté de croire et celle de ne pas croire "
    établit une sorte de parallèlisme entre deux attitudes radicalement différentes . Parallèlisme souvent repris dans la fausse idée que,finalement, nous avons tous une religion!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • cardinal - Inscrit
    21 décembre 2009 10 h 00
    Rebaptisons la charte,
    Auréolée de superstition religieuse, cette charte n'est autre chose qu'une charte de l'asservissement à partir de l'imaginaire.
    Il faut par conséquent en exciser le préambule, et du même souffle pour permettre une véritable démocratie fonctionnelle ôter aux tribunaux leur pouvoir de triomphalement modifier à leur gré les lois votées par des élus.
    La première étape sera d'enlever aux juges leur pouvoir discrétionnaire, qui repose là encore sur l'imaginaire voulant qu'un juge soit omniscient, ce qui est bien évidemment la plus monstrueuse des aberrations puisque tout juge n'est autre chose qu'un idéologue en mal de pouvoir!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    21 décembre 2009 10 h 01
    Pas besoin de charte
    Il suffirait sans doute d'un ou deux articles dans la charte québécoise des droits, et de la clause nonobstant, bien sûr..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    21 décembre 2009 10 h 04
    Crucifix et sens de l'histoire
    Si le Parti libéral du Québec avait le sens de l'histoire, il aurait fait enlever le crucifix du Salon bleu il y a belle lurette. Duplessis l'avait fait installer pour se moquer des libéraux d'alors, trop anticléricaux à son goût (pas seulement au sien, d'ailleurs). Je crois que c'est Taschereau qui avait déclaré que si les évêques voulaient diriger le Québec, ils n'avaient qu'à se faire élire!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    21 décembre 2009 10 h 25
    Quant on balaie par en avant ou pousse sous le tapis depuis sept ans .....
    Ce gouvernement balaie sous le papis depuis sept ans mais malheureusement pour lui , les problèmes ne disparaissent pas seul et après un certain temps , tous ces problèmes ressortent en même temps et cela fait boule de neige . Ce gouvernement de pousseux et de <marketteux> atteint son point de rupture ....Jean Charest a fait une foule de commissions d'enquête dont celle de Bouchard / Taylor dont il s'est empressé de tabletter le rapport incluant une charte sur la laicité ! Le gouvernement libéral n'a clairement pas envie de toucher a la langue , la culture et a l'identitaire Québécois pour NE PAS DÉPLAIRE A SA CLIENTÈLE CAPTIVE D'ANGLOS , DE JUIFS et D'UNE BONNE PARTIE DES MUSULMANS . A part quelques bla bla et de petits sursauts verbals de l'inéfable ministre de la (in)culture , comme dans la plupart des cas , les bottines ne suivront pas les babines .....
    Lorsque le peuple lui demande une vraie enquête publique dans l'industrie de la construction la , ce manipulateur publique la refuse sous de faux prétextes . Quel est ce minable qui nous gouverne ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lamonta - Abonné
    21 décembre 2009 11 h 37
    Vers la laïcité... un long chemin
    Le Québec est-il prêt à devenir un état pleinement laïc, c'est-à-dire sans aucun symbole religieux (cf. le crucifix à l'Assemblée nationale), exigeant de ses fonctionnaires en contact avec le public une égale laïcité et refusant tout comportement discriminatoire, qu'il soit fondé sur des motifs religieux ou non (cas des hassidim)?

    À coup sûr, tout débat sur la laïcité entraînera la montée aux barricades de plusieurs groupes religieux. Et, en plus, l'invocation des "valeurs québécoises" ne manquera pas de venir brouiller le tableau en faisant référence au passé catholique. Et il faut considérer aussi la Charte canadienne des droits et libertés. Pourtant, comme le suggère Mme Boileau, il semble temps d'aborder la question de front.

    En effet, éviter le débat comporte peut-être un prix à payer plus élevé que celui des déchirements qui dureront le temps du débat. La montée des manifestations d'intolérance et de xénophobie peut déjà être remarquée. La perte de respect envers l'État et la classe politique fait aussi partie des dommages collatéraux. Il ne faut pas oublier, non plus, que les enjeux de ce débat sont plus aigus et plus importants au Québec qu'au Canada, parce que les résultats conforteront ou insécuriseront davantage les québécois francophones. Ce n'est pas le moindre aspect à considérer.

    La condition pour que le débat se fasse et aboutisse à un résultat acceptable exige cependant que la classe politique abandonne le clientélisme et fonctionne en gardant présent à l'esprit qu'il s'agit vraiment d'une question touchant à l''intérêt supérieur de la nation et de l'État. Le meilleur moyen de parvenir à cette attitude non partisane me semble une commission de l'Assemblée nationale où siègent des représentants de tous les partis et où les témoins sont entendus et interrogés par tous. Gros défi pour les politiciens appelés, dans ce contexte, à être des hommes et des femmes d'État.

    Tout repose sur le courage de la classe politique et la capacité de mener la discussion en étant bien conscient de tous ses enjeux. Ils dépassent de loin ceux de la laïcité et des chartes de droits. Il est temps de commencer car le chemin sera probablement long et cahoteux.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    21 décembre 2009 12 h 56
    Le courage de monsieur Charest se mesure à l'aune de son talent de comédien.
    À sa retraite, de ce point de vue, monsieur Charest devrait penser sérieusement à donner des cours de théâtre. Je lui suggère même de créer une pièce de théâtre à la fin de la session, pour ses étudiants, qu'il pourrait intituler: De l'usage opportun des accommodements raisonnables, en politique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    21 décembre 2009 15 h 30
    La grande dépression ...
    Si on se réfère à ses discours, depuis sept ans, Normand poursuit sa chute vers la dépression profonde. Pourra-t-il tenir sans craquer complètement jusqu'en 2012.

    Je me demande ce que Pauline pourrait faire de plus pour le revigorer...ainsi que son parti!

    Ceux qui désirent une charte québécoise et qui doutent des compétences du gouvernement actuel pour mener à bien cette opération n'ont qu'à la concocter eux-mêmes et à la soumettre à la population, et non sous le couvert de fausses promesses électorales; ce que pourrait faire le parti québécois pour s'occuper les méninges au lieu de critiquer à droite et à gauche.

    Le parti québécois exige du parti libéral ce qu'il ne saurait et/ou ce qu'il n'aurait pas le courage politique d'accomplir lui-même.

    Pour ce parti d'opposition, tout se résume à des discours, comme celui sur la souveraineté, par exemple, mais qu'en vient le temps des élections tous ces beaux discours partisans sont remisés sous le tapis de peur d'effrayer l'électorat. Je comprends Normand de sombrer dans la dépression et de nous ressasser sans cesse la même litanie, comme le ferait quiconque sous l'emprise d'un délire religieux.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Gaudette - Inscrit
    21 décembre 2009 16 h 02
    Le refus de légiférer provoque l'anarchie.
    Le parti libéral de Charest n'est pas un parti avec de la vision et des convictions. Il fonctionne par réaction aux événements et ne semble aucunement capable d'exprimer une direction solide aux destinées du peuple, ce qu'une vision et des convictions pourraient lui apporter.

    Lorsqu'un gouvernement se refuse à légiférer face à un problème évident, il devient la cause de dérapage, et au pire, il peut provoquer une situation du genre anarchique...

    Les commentaires de ce forum démontrent qu'à défaut de légiférer, nous sommes en présence d'une tour de Babel, sans queue, ni tête. Et si la situation dérape, ce ne sera pas la faute de la population, mais de ce gouvernement incapable d'imposer un cadre législatif fondé sur un consensus populaire.

    Voilà pour ce gouvernement qui n'en est pas réellement un !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Robert Boucher - Abonné
    21 décembre 2009 16 h 59
    D'accord pour une Charte De La Laicité :Méthode :
    1 : Que tous les partis politiques à l'assemblée nationale soient d'accord .
    2 : Ils s'engagent à tenir une commission publique sur la question , sérieuse , bien préparée , démocratique , avec des personnes compétentes (incluant des modérateurs) .
    3 : Obligation de faire le tour de toutes les régions du Québec.
    4 : Même si le gouvernement fédéral ne la reconnait pas , on s'en fout , c'est quand bon pour le Québec et pour nos enfants.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean de Cuir - Abonné
    21 décembre 2009 17 h 15
    Le courage d'être humain !
    Ce semble facile, mais quand l`humain affrontera-t-il face à face son existence dans un univers complètement muet? Quand verra-t-il les statues qu`il construit depuis des millénaires et qu`il daube de pouvoirs supérieurs aux siens; et qu`il se courbe devant? Quand verra-t-il les statues de matière psychique. Est-ce qu`il y aura un David pour montrer au roi du pouvoir que ses clercs pendant la nuit subtilisaient les "cadeaux" déposés aux pieds des statues?
    Ce n`est certes pas parce que quelqu`un autour de 500 avant l`ère commune déclare que le dit dieu parmi les dieux est le seul dieu, que c`est ainsi. Et ce n`est pas parce qu`il y eut une petite foule au début, puis une plus grande qui soutient l`affirmation, que l`affirmation a plus de force, donc plus de vérité, donc plus de réalité. Le nombre des croyants n`est pas un gage. Il y eut mille divinités, puis d`autres encore, des milliers de milliers. Qui décide que telle divinité est la réelle et la seule?
    Que dire des beaux discours sur la divinité d`ici? Ce sont de beaux discours! Pas plus.Parfois, souvent, ces discours ont justifié l`exclusion de l`autre, qui se devait d`être semblable, par la force si nécessaire. Et le dieu de la guerre fut encensé!
    Mais alors est-on en mesure de faire un autoexamen? Croyez ce que vous voulez, mais ne vous interdisez pas de penser, de faire distance, de conquérir la critique, de douter et de vous demander ( je m`inclus) mais qui donc décide des valeurs, des finalités, du destin? Suis-je une personne souveraine et libre ? Mais alors à quel titre ai-je ce besoin d`un être supérieur -- que je vais tenter de légitimer par tous les moyens.
    D`ailleurs comment pourrai-je même comprendre cet être si supérieur à tout ce que je suis? Comment le décrire, comment oser fixer sa volonté? C`est que selon les termes mêmes de ma croyance, je demeure dasn l`obscurité la plus totale. Comment pourrai-je prétendre dire aux humains : il en est ainsi? Non, je cherche et cherche encore en pensant que les autres sont aussi en recherche. S`ils ne le sont pas, alors comment peuvent-ils même me reconnaître, comment peuvent-ils m`inviter à un vivre ensemble sinon en s`élevant au-dessus de leur croyance et en négociant une rationalité commune qui permet de dire que nous sommes tous créateurs de nos valeurs et de nos finalités. Personne derrière notre dos ou dans nos têtes qui dicte la voie à suivre.
    Nous, humains, sommes fin seuls dans cet univers et si nous voulons être responsables à plein, nous avons à faire face à notre grande solitude et à réagir en créant l`humanité que nous désirons.
    L`État qui en sort ou la multiplicité des États ne sont que des États parce qu`un groupe de personnes l`ont voulu, l`ont déterminé et en cela c`est un vivre ensemble selon les valeurs qui émanent du groupe négociant. L`État, c`est nous. En cela il n`est pas neutre et n`est pas laïc. Il EST.
    Aujourd`hui, qui peut examiner cette question, alors que plusieurs ne savent pas ce qui remplacera l`absence de direction?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fa faa - Inscrite
    22 décembre 2009 13 h 35
    de l'intolérance
    il me fait de la peine de lire tous ces commentaires qui frisent l'intolérance et l'islamophobie. avant de statuer sur le voile, peut etre faudrait que vous approchiez celles qui le portent, pour comprendre le pourquoi du port de ce voile? l'avez vous fait? je ne pense pas. il est trés facile de rester à distance, derriére son ordinateur a germer des idées dans la tete et les transcrire ici, ou de nourrir des préjugés et faux préconcus sur l'Islam et le port du voile. s'il vous plait, cessez ce discours d'opression de la femme voilée. il est dépassé, depuis le temps qu'on nous le rassase chaque jour. je suis voilée et quand je lis ces commentaires, ca me fait rire. il n y a pas plus libre que moi. je ne suis soumise a aucun etre humain. ce n'est ni mon pere, mon frere, ou mon gouvernement qui m'Ont dit de mettre le voile. mais c'est Dieu. il est vrai que dans la plupart des pays a majorité de populaiton musulmane, certaines sont obligées de mettre le voile sous pression familiale, mais ne pensiez vous pas que nous qui sommes a quebec, l'aurez enlevé depuis belle lurette etant dans un pays de droit?. je le porte et je lute chaque jour contre mes amis, ma famille pour le porter. pourquoi je me battrai autant pour quelque chose qui m'opprime? pourquoi me ferait-il de la peine de voir vos réactions? si le hijab m'opprimait et que je n'attendais qu'a etre libéré . c'est un tissu sur la tete, pourquoi cela vous dérange? pourquoi serai je obligée de porter la meme chose que les autres c'est mon choix?? est ce que je questionne vos choix? croyez vous que je vais laisser d'autres pesonnes me dire quoi faire de MA VIE? non jamais. en quoi le hijab va contre les valeurs quebecoises? en quoi? est ce que c'est ecrit dans un texte juridique quelque part, que laisser ses cheveux dehors est une valeur quebecoise? de quelles valeurs quebecoises parle t-on ici? j'aimerai bien savoir. j'attend vos reponses.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • CLOUTIER - Inscrit
    22 décembre 2009 13 h 45
    Bravo M Descôteaux
    Vous avez parfaitement raison. C'est difficile de vivre en société avec des personnes investie d'une mission divine (voir lavage de cerveau). Toute discustion, toute négociation est impossible car immédiatement ils croient leur Ame en danger....C'est a se demander s'il est vraiment souhaitable d'accorder une liberté religieuse totale. A quel excès expose t'on la société...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Lafrance - Inscrit
    22 décembre 2009 15 h 25
    Madame Fa Faa
    Parlez nous un peu de vous: Votre âge, votre état matrimonial, votre travail, vos enfants, Si vous êtes mariée, marchez vous derrière lvotre mari? Si vous avez des invités pour un repas, mangez vous dans la cuisine? Surveillez vous ce que vos enfants mangent? Leur imposez vous vos croyances? Vos filles doivent-elles porter un voile? Leur défendez vous de se baigner dans une piscine où il y a des garçons? Peuvent-elles porter un maillot de bain comme celui de leurs compagnes? leur défendez vous d'aller au resto ou ailleurs avec leurs copines ou copains? Si vous n'êtes pas mariée et que vous n'ayez pas d'enfants, réponderiez vous "non" ?Si vous répondez "non" à toutes ces questions, je me fiche de votre voile et je vous considère intégrée à la culture Québécoise et toutes mes remarques sur l'Islam ne s'adressent pas à vous. Je veux une réponse claire et franche
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    22 décembre 2009 15 h 31
    @fa faa
    Le problème majeur que je perçois avec le port du voile, madame fa faa, vous l'avez très bien identifié. C'est ce qu'il symbolise. Vous le portez pour votre dieu, comme pour toutes pratiques auxquelles vous vous soumettez (religieusement) dans votre quotidien. Le problème survient quand toute la société doit s'adapter aux demandes de religieux intégristes. En tant qu'athée, ça m'irrite que la société entière doive s'adapter à des demandes, pour ne pas dire exigences, basées sur des mythes et superstitions auxquelles je ne crois pas. En somme, le voile, que vous portez pour votre divinité, est l'emblème de ce que les demandes de religieux intégristes peuvent causer comme emmerde aux gens qui n'ont rien à cirer des religions, ou qui pratiquent la leur en privé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    22 décembre 2009 16 h 12
    @fa faa
    Chez-nous, au Québec, ce sont les religieuses qui portaient le voile en signe de chasteté et de soumission au Christ.....Ce sont des ordres religieux dont la vocation première était dédiée à l'enseignement et au soins des malades dans nos hôpitaux, avant les années 1970 où s'est opéré un fort mouvement de laïcisation.

    De nos jours, ces religieuses, tout en poursuivant leur oeuvre de charité auprès des pauvres et des malades, ne portent presque plus le voile, si ce n 'est qu'à l'intérieur de leur communautés religieuses, qui se font de plus en plus rares, et elles ne se distinguent plus au niveau des sphères laïques et gouvernementales, à l'intérieur desquelles elles poursuivent leur oeuvre de charité, car nous vivons désormais dans un état laïque; ce qui fait que les prétentions affichées par les musulmanes vont à l'encontre de l'ordre laïque instauré par les québécois sur la sphère publique.

    Tout en respectant cet ordre de laïcité, chacun est libre de pratiquer la religion de son choix en privé ou dans les lieux de culte dédiés à cette fin.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fa faa - Inscrite
    22 décembre 2009 16 h 51
    @ paul lafrance
    il ne faut surtout pas confondre culture et islam. dans mon entourage, on ne marche pas derriere son mari, on marche a cote de lui
    je ne suis pas mariée ni ait des enfants. mais on impose pas a nos enfants de porter le voile. l'islam nest pas la contrainte. cest dans la culture arabe que vous voyez cette contrainte s'appliquer. rien a voir avec la religion. dans le coran Dieu dit explicitement que pas de contrainte dans la religion. jai porté le voile de mon propre chef personne ne my a obligé.
    si mes enfants atteignent lage de la puberte, je naccepterai quand meme pas qu'ils se baignent dans la piscine avec le sexe opposé. la modestie ca se préserve. de meme pour les maillots de bain, enfant oui ils peuvent porter maillot de bain, mais dés lage de la puberte non, je ne laccepte pas.
    c'est sur ces questions que vous jugez quelqu'un intégré a la culture quebecoise. je ne savai pas que la culture quebecoise se reduisait a aller a la piscine avec le sexe opposé, a marcher a coté de son mari ou des trucs de ce genre. si c'est cela, il nya pas de culture quebecoise, puisque dans les autres pays occidentaux, la meme chose se fait. je mintégre dans les associations, je suis extremement active dans ma communauté. alors la si on me dit que je ne suis pas intégrée ici, lol. ca me fait rire. vous l'avez ma réponse
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    23 décembre 2009 09 h 45
    s'auto-exclure de la société
    Madame fa faa, votre réponse aux questions de monsieur Lafrance sont très révélatrices. Effectivement, la culture québécoise ne se réduit pas à quelques gestes, personne ne le conteste. Par contre, vous vous excluez (et vos filles un jour, le cas échéant) d'aspects anodins de la société, tels aller à la piscine ou à la plage publique. Remarquez, c'est votre problème, pas le notre. Cependant, n'allez pas vous imaginer que la société doive vous accomoder en vous laissant des heures d'usage exclusif dans les piscines publiques, parce que votre divinité vous interdit de vous montrer en maillot de bain aux hommes. Vous voulez vous exclure d'un aspect de la société, alors vivez avec les conséquences.

    Sur ce point, il est intéressant de constater dans les piscines publiques que les hommes arabo-musulmans ne se gènent pas pour se rincer (!) l'oeil lors des bains libres. Croyez-vous que vos co-religionnaires mâles partagent votre point de vue que les femmes en maillot de bain ne devraient pas se retrouver en présence d'hommes? Pourquoi eux ont-ils le droit de s'exhiber la bédaine devant des femmes légèrement vêtues? N'y a t'il pas ici deux poids, deux mesures?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fa faa - Inscrite
    23 décembre 2009 11 h 07
    @descoteaux
    lol je ne demande à personne de me donner des heures de piscine libres, ni de m'accomoder dans ce sens. il y a des choses plus importantes pour moi que de m'occuper du fait de savoir si je peux aller a la piscine ou pas.
    eh bien vous l'avez dit arabo musulmans. la vous parlez des arabes, je ne suis pas arabe, je ne m'en sens pas concernée. est ce qu'on devrait me critiquer parce que d'autres personnes de la meme religion que moi font des trucs pareils. et justement, ils n'ont pas le droit de s'exhiber la bédaine. tout homme musulman doit couvrir ses muscles, sa poitrine, jusqu'aux genoux. donc, si vous voyez des arabes se promener la bedaine dehors, vous pourrez leur en faire la remarque. c'est purement culturel. nous ne sommes pas tous arabes vous savez. et je trouve cela dommage de réduire tous les musulmans au comportement des arabes, qui sont une minorité. donc, comme je vous le dis, il nya pas de deux poids, deux mesures ici.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul Lafrance - Inscrit
    23 décembre 2009 19 h 19
    Pas seulement les musulmans
    Au Canada, il existe des communautés de témoins de Jéhova, et ils sont nombreux. Mais à la différence des musulmans, ils ne sont pas ostentatoires et n'essaient pas de nous imposer leurs croyances. Ils n'ont aucune animosité envers nous, et ils ne nous manifestent aucune haine ou mépris. Nous les respectons même si nous sommes complètement en désaccord avec leur religion. Ils ne nous traitent pas d'immoraux et ne nous menacent pas de châtiment éternel.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    26 décembre 2009 16 h 06
    L`exemple français
    Nos cousins ont admis dans la société d`adoption, qui a fait Liberté, égalité et fraternité, plus de 5 millions de musulmans; tout en constatant le refus d`intégration de ceux-ci. Le gouvernement français votera une loi sur le port des niqab et burqa d`ici peu. Le message est clair puisque ces nouveaux arrivants doivent s`intégrer pour bénéficier de leur droit au travail rémunéré. Les gains sociaux pour tous doivent s`apparenter à la bonne foi de tous et chacuns. Au Québec les nouveaux arrivants musulmans forment une proportion de la population bien moindre. Il faut que le Québec soit attentif aux troubles français car ils seront nôtre bientôt. Burqa et nicab ne méritnet pas d`accommodements déraisonnables en terre québécoise laïque commme en France contemporaine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    26 décembre 2009 17 h 53
    À Pierre-S lefebvre: merci beaucoup, mais...
    Même si je suis totalement en désacord avec vos propos, je tiens à vous remercier puisque vous m'apportez une information que je recherchais justement (le nombre de musulmans dans la mère patrie). Je l'aurais sans doute trouvée moi-même, mais bon...

    Donc, selon vous, les 5 millions de musulmans en France sont des nouveaux arrivants? Ben voyons don'! L'immigration arabe, majoritairement musulmane, date d'avant même la décolonisation, c'est-à-dire début des années soixante, et sans doute d'avant. Alors je vais reprendre votre information de façon plus conforme à la réalité: il y a 5 millions de musulmans en France la très grande majorité étant Français de naissance et une autre portion importante ayant acquis plus récemment la citoyenneté. Cela cause un certain problème puisque l'État s'attaquerait à ses propres citoyens; c'est un peu comme si on avait demandé aux Noirs américains de se blanchir pour ne pas heurter les regards des Blancs. J'ironise mais, je vais vous en refiler une bonne: selon les dernières statistiques, il y a 2,000 femmes portant la burqa en France. Est-ce qu'on peut convenir que sur 5 millions de musulmans... ça ne représente pas une grosse proportion? Et 2,000 sur 61 millions et quelques de population française, la proportion tombe à combien? Alors cette loi... elle n'est pas encore passée et ne passera peut-être pas. Les statistiques, très partielles, que j'ai citées, proviennent d'un autre article du Devoir: Accomodements à sens unique. Mais peut-être l'avez-vous visité et vous en êtes-vous détourné, pour cause d'aveuglement volontaire, une maladie qui court concernant la question religieuse versus notre laïcité...

    Alors je vous les ramène, en les clarifiant un peu, après avoir contacté le jouraliste: en ce qui concerne le port de la burka, celles qui le portent sont à 75% françaises, de naissance ou sont devenu citoyennes, et de ce 75%, 25 % sont des converties, d'origines ou de croyances diverses. Alors, du 100% initial, seules 25% sont des immigrantes de venue récente. Et indépendamment des statistiques, c'est une évidence que ce phénomène relativement nouveau vient du fait que l'immigration provient de pays différent depuis quinze ou vingt ans.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    28 décembre 2009 12 h 26
    Brebis égarées
    Les françaises de naissance qui portent burqa et nicab sont des esprits égarés qui ont besoin de se recycler au même titre que les nouveaux arrivants. La France laique doit se concentrer sur le bien commun et non pas sur une diversité originelle théocratique. Aux droits individuels il y a des responsabilités essentielles d intégration dans un milieu bien défini. La fraternité du peuple me semble ignorée par ces dissidents qui se plaindront ignorés une fois en recherche d; emploi rémunéré. Ils n auront qu eux a plaindre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    28 décembre 2009 15 h 01
    La religion et la Charte canadienne
    Certaines coutumes qualifiées dans notre pays de rétrogrades sont dans certaines régions du monde des traditions sociales datant du Moyen-Âge sinon du début des temps, et qui subsistent encore dans certains pays, et qui ont été récupérées par certaines religions. Certains membres de certaines religions font de ces coutumes des obligations d'origine divine.

    Ceux et celles qui préconisent ces coutumes dans notre pays se référeront peut-être à la Partie I de la Charte canadienne des droits et libertés qui débute par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu ... » .

    Beaucoup de religions font de la suprématie de Dieu la base de leur argumentaire.
    Ainsi, dans l'Islam, le principal message du Coran est l'absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie de la collectivité. Dans la religion juive traditionnelle, il y a cette volonté de sacraliser jusqu'aux actions quotidiennes les plus banales et souligner sans cesse l'absolue suprématie de Dieu. Et dans le christianisme, on se souvient du « Dieu le veut ! » des Croisades qui autorisait (et même commandait) tout. Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l'Histoire.

    Je me demande qu'est-ce que la suprématie de Dieu vient faire dans la Charte canadienne des droits et libertés. En fait, qu'est-ce que cela signifie au juste la "suprématie de Dieu"? La "suprématie de Dieu" sur qui et sur quoi? L'intégrisme, le dogmatisme et l'obscurantisme ne sont pas loin quand on met en exergue la suprématie de Dieu, et ce, quelles que soient les religions qui s'en réclament. Beaucoup de penseurs prônent plutôt la suprématie de l'Homme (et de la femme !). Personnellement, je préférerais une Charte des droits et libertés qui reconnaîtrait ce dernier type de suprématie, juste pour se protéger un peu des dérapages possibles. Ou encore on pourrait parler de suprématie de la morale; car pour paraphraser Voltaire, la morale engendre le bien, le dogme engendre le mal.

    À quand une révision de la Charte canadienne pour éliminer cet anachronisme de la « suprématie de Dieu »?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • M Dubois - Inscrite
    29 décembre 2009 04 h 50
    Autre temps, autre moeurs !
    Les rédacteurs de la consitution canadienne ne pouvaient certainement pas imaginer que le Canada deviendrait la terrre d'accueil de multiples religions et cultures aussi diverses. Ni d'ailleurs que le sentiment religieux baisserait à ce point. La vie change et la loi devrait refléter cette nouvelle réalité. Accepter aujourd'hui cette surenchère et cette compétition des religions dans l'espace public permettra-t-il la création d'un pays vivable ou n'est-ce pas plutot la tour de Babel ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean de Cuir - Abonné
    29 décembre 2009 23 h 49
    Liberté?
    " il n y a pas plus libre que moi. Je ne suis soumise à aucun etre humain. ce n'est ni mon pere, mon frere, ou mon gouvernement qui m'ont dit de mettre le voile. mais c'est Dieu."
    C' est le Dieu que Madame interprète et ce Dieu là ne peut être que dans sa tête. Pourquoi? Parce que son dieu est celui qu`elle découvre en lisant le Coran, et ce dieu est différent du dieu des chrétiens et de celui des juifs. À moins de se dire que son dieu est le dieu des autres et de croire que l`on a seul raison. Alors, pourquoi, chaque chrétien et chrétienne ne peut dire la même chose, et ainsi de toute personne de foi judaïque? Car comment penser que sa divinité est la même que celle des autres personnes croyantes? Et même j`irais plus loin en demandant comment être certain que telle ou telle exigence ou demande vient d`une divinité ou que telle offrande ou tel comportement lui agrée? On est dans l`obscurité la plus totale!
    Libre à chacun de forger sa divinité et de croire que cette divinité n`est pas forgée par soi. Mais alors on ne se rend plus libre face à cette divinité, car on s`instaure dans un rapport de soumission, d`obéissance : on en vient à dire et à croire que c`est la divinité qui dicte le comportement. Est-on alors libre ?
    Un des grands porblèmes dans une société, et je pense dans toute société, c`est la place, le rôle de chaque personne. On peut argumenter facilement, que l`idéal c`est que toute personne est souveraine et peut participer à la construction de la société. Or, pour ce faire un ensemble de conditions est nécessaire, dont l`ouverture, cette capacité à découvrir quelle est la vérité. Pour la découvrir, il importe de chercher et en société, cela s`accomplit avec l`autre, en négociation. Masi si on croit être dans et avoir la vérité, comment peut-on négocier?
    On semble bien loin de cela dans la plupart des sociétés. Ici, la charte parle de la suprématie d`une divinité. Mais qui donc peut affirmer une telle chose, et de quelle autorité? Est-ce que cette suprématie est universelle? Comment oser dire une chose pareille, à moins de se croire au-dessus des autres. Il est préférable de chercher à préciser ce que signifie la souveraineté de la personne, l`égalité des personnes, et ce qu`implique la liberté. Toutes des valeurs qui ont été élaborées depuis quelques siècles, mais difficiles à incarner dans la vie sociale.
    La question de la nature de l`État qui repose sur la souveraineté des personnes est bel et bien posée.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Gaudette - Inscrit
    2 janvier 2010 15 h 10
    LAÏCISATION : MISSION IMPOSSIBLE POUR UN QUÉBEC QUI A RATÉ SA RÉVOLUTION RELIGIEUSE
    Il est important ici de souligner qu'historiquement, le Québec a complètement raté sa révolution religieuse qui aurait dû se faire lors de la Révolution tranquille. Le signe évident de cet échec est la persistence des symboles catholiques jusqu'à nos jours dans les institutions publiques : hôpitaux, palais de justice, salle de conseil municipal, sans oublier l'Assemblée nationale.

    Il ne faut pas oublier que le gouvernement Charest a eu le culot de voter le maintien d'un symbole catholique avec le crucifix à l'Assemblée nationale.

    Les autres dénominations religieuses au Québec constatent cette persistence du catholicisme dans l'espace public et veulent à leur tour la reconnaissance de leurs symboles religieux: musulmans, sikhs, judaique, etc.

    Dans le contexte actuel, le Québec est incapable d'affronter ce défi des dits accommodements raisonnables. Pour ce faire, il eut fallu que le Québec fasse une "décatholicisation" de l'espace public. En l'absence de cette décatholicisation et avec la persistence des symboles catholiques dans l'espace public, le Québec n'a aucune crédibilité pour arriver à établir une saine neutralité confessionnelle dans l'espace public.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Minona Minona - Inscrite
    4 janvier 2010 10 h 01
    Accomodements religieux et obligation d'affecter la croyance
    Le problème que pose les accommodements religieux, c'est qu'ils nous obligent dans l'espace publique même à observer des croyances que nous ne partageons pas comme si nous les partagions. Si par exemple la SAAQ demande à l'un de ses employés d'obtempérer à la demande d'un client musulman exigeant un examinateur de sexe masculin, l'employé se trouve à être contraint d'accorder une validité à la croyance du client, comme s'il appartenait à la même religion que lui. On oblige donc cet employé à envoyer au client le message que oui, il a raison de faire cette demande et qu'en plus la société d'état va cautionner celle-ci.

    Le pire c'est qu'on ne vérifie même pas si la personne qui fait la demande appuie celle-ci sur un dogme officiel de sa religion ou une citation quelconque d'un livre sacré, ce qui présenterait au moins le très léger avantage de limiter les demandes à ce qui s'y trouve, au lieu de mettre les caprices et les convictions religieuses sur un même pied d'égalité. Ça ne m'empêche pas d'être d'avis que même les convictions sincèrement exprimées ne sauraient avoir préséance sur les règlements car à ce compte là, il faudrait aussi accepter les demandes de personnes souffrant d'hallucinations et devoir obéir à des voix intérieures!

    Les accommodement non-religieux sont d'un autre ordre. Un aveugle qui demande à ce que son chien-guide entre avec lui dans un lieu public n'est pas aveugle à cause de croyances ou de perceptions. Sa cécité est une réalité biologique et il ne peut réellement pas se passer facilement de son chien-guide. Refuser de l'accommoder lui porte réellement préjudice. Je ne pense pas qu'on puisse en dire autant d'un musulmans qui refuse une examinatrice et qui le fait peut-être davantage pour tester le niveau de soumission de la société dans laquelle il vit que par réelles convictions religieuses.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
38 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012