Démission en bloc de 20 médecins de Sept-îles - Des centaines de manifestants disent non à la mine d'uranium
Sept-Îles — Une coalition de citoyens et d'organismes opposés à l'exploitation d'une mine d'uranium dans la région de Sept-Îles a organisé une manifestation qui s'est déroulée hier après-midi dans cette ville de la Côte-Nord.
Les manifestants exigent que Québec réagisse rapidement à la démission en bloc de 20 médecins de Sept-Îles et qu'il décrète, dès maintenant, un moratoire sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec.
Le porte-parole de la coalition Sept-Îles sans uranium, Marc Fafard, soutient que le moratoire est nécessaire, et ce, «tant que les gens ne seront pas plus informés sur les risques et les dangers associés à l'exploration et à l'exploitation d'uranium».
Selon lui, les dangers sont les mêmes depuis 50 ans, mais, à l'ère de Copenhague, la situation est devenue urgente. En plus, dit-il, du gouvernement fédéral qui signe des ententes énergétiques avec l'Inde et la Chine.
La coalition souligne également que deux provinces canadiennes ont déjà approuvé un tel moratoire sur l'uranium, soit la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse.
Dans leur lettre ouverte, les médecins démissionnaires justifient leur action pour des raisons de santé publique, affirmant que l'exploitation d'une mine d'uranium pourrait provoquer une radioactivité très nocive.
Le directeur national de la santé publique, le Dr Alain Poirier, a rencontré vendredi à Sept-Îles le groupe de médecins. À la suite de la rencontre, les deux parties ont convenu de créer un comité pour étudier les dangers de l'exploration et de l'exploitation de l'uranium sur la santé.
M. Fafard s'est dit satisfait de ce dénouement, ajoutant que M. Poirier était surpris de voir qu'il existait des études que le gouvernement n'avait pas encore vues. Mais le porte-parole de la coalition soutient néanmoins que les médecins menaceront toujours de partir, et ce, tant que les activités ne cesseront pas.
«Le chat est sorti du sac [...]. Le gouvernement est maintenant forcé de voir la réalité», a affirmé Marc Fafard, ajoutant que Québec n'aura plus le choix d'informer et consulter la population concernant l'exploration d'uranium dans la province.
Selon M. Fafard, la Coalition a l'appui de la majorité de la population de Sept-Îles, et celui des autochtones. Déjà 7000 personnes, soit environ 30 % des habitants de la ville auraient signé la pétition qui circulait cette semaine contre l'exploitation de la mine d'uranium, et ce, en plus des 5000 amis de la Coalition sur le réseau social Facebook.
Les manifestants exigent que Québec réagisse rapidement à la démission en bloc de 20 médecins de Sept-Îles et qu'il décrète, dès maintenant, un moratoire sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec.
Le porte-parole de la coalition Sept-Îles sans uranium, Marc Fafard, soutient que le moratoire est nécessaire, et ce, «tant que les gens ne seront pas plus informés sur les risques et les dangers associés à l'exploration et à l'exploitation d'uranium».
Selon lui, les dangers sont les mêmes depuis 50 ans, mais, à l'ère de Copenhague, la situation est devenue urgente. En plus, dit-il, du gouvernement fédéral qui signe des ententes énergétiques avec l'Inde et la Chine.
La coalition souligne également que deux provinces canadiennes ont déjà approuvé un tel moratoire sur l'uranium, soit la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse.
Dans leur lettre ouverte, les médecins démissionnaires justifient leur action pour des raisons de santé publique, affirmant que l'exploitation d'une mine d'uranium pourrait provoquer une radioactivité très nocive.
Le directeur national de la santé publique, le Dr Alain Poirier, a rencontré vendredi à Sept-Îles le groupe de médecins. À la suite de la rencontre, les deux parties ont convenu de créer un comité pour étudier les dangers de l'exploration et de l'exploitation de l'uranium sur la santé.
M. Fafard s'est dit satisfait de ce dénouement, ajoutant que M. Poirier était surpris de voir qu'il existait des études que le gouvernement n'avait pas encore vues. Mais le porte-parole de la coalition soutient néanmoins que les médecins menaceront toujours de partir, et ce, tant que les activités ne cesseront pas.
«Le chat est sorti du sac [...]. Le gouvernement est maintenant forcé de voir la réalité», a affirmé Marc Fafard, ajoutant que Québec n'aura plus le choix d'informer et consulter la population concernant l'exploration d'uranium dans la province.
Selon M. Fafard, la Coalition a l'appui de la majorité de la population de Sept-Îles, et celui des autochtones. Déjà 7000 personnes, soit environ 30 % des habitants de la ville auraient signé la pétition qui circulait cette semaine contre l'exploitation de la mine d'uranium, et ce, en plus des 5000 amis de la Coalition sur le réseau social Facebook.
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