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Lettres - STM: méchant représentant des usagers!

Normand Bélisle - Montréal  14 décembre 2009  Actualités en société
Ce matin, j'attends l'autobus pour me rendre au bureau, geste que je répète régulièrement du lundi au vendredi. Pour moi qui habite le Plateau, le transport en commun c'est plus qu'un moyen de transport, c'est un mode de vie. Sauf que ce matin, l'autobus est bondé de touristes! C'est ainsi que j'appelle les usagers occasionnels, ceux qui, à l'annonce de la tempête du siècle (!), ont préféré prendre le transport en commun pour éviter les risques d'accrochage ou d'avoir à déneiger leur petit espace de stationnement au retour du bureau. Grand bien leur fasse, je considère très sage leur décision. Là où j'ai un problème, c'est avec la gestion des horaires de la bien nommée Société des transports de Montréal.

En effet, pourquoi, lors d'une situation exceptionnelle comme ce matin de tempête appréhendée, pourquoi ne pourrait-on pas augmenter la fréquence des passages pendant l'heure de pointe sur certains circuits plus achalandés? Évitant ainsi aux usagers d'avoir à laisser passer deux autobus, sans pouvoir y monter parce qu'ils sont trop plein de touristes! Et peut-être qu'une image d'efficacité plutôt que de transport en vrac inciterait plus d'un «touriste» à y prendre goût et à récidiver en devenant membre régulier de la Société des usagers!

Et pendant ce temps, perdu dans mes réflexions d'usager qu'entends-je à la radio? En entrevue au sujet d'une prochaine augmentation des tarifs du transport en commun (on aurait trouvé trois ou quatre villes quelque part où le coût du passage serait plus élevé qu'à Montréal!), mon représentant et ci-devant président de ma société de transport, monsieur Michel Labrecque, déclare le plus solennellement possible: «Il va falloir que les usagers contribuent!» Méchant représentant des usagers!

*****

Normand Bélisle - Montréal, le 9 décembre 2009
 
 
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  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 14 décembre 2009 09h39
    Le bouffon non recyclé !
    M. Bélisle a tout à fait raison ! Nous avons ici une autre preuve de cette «culture» bien implantée d'arrogance condescendante envers les usagers du transport en commun de la part de la direction de la STM et de leurs employés appuyés par la jovialiste «désadministration municipale» de l'ineffable Gérald Tremblay !

    Si ces sinistres personnages étaient véritablement de bonne foi, il y belle lurette qu'ils auraient pris les moyens d'être cohérents avec leurs promesses vides de sens ! On se moque ad nauseam de cette clientèle captive sachant fort bien qu'en bout de ligne...ils n'ont aucun autre recours que de se faire «emplir» dans tous les sens du mot ! Absolument navrant surtout venant d'un « bouffon- président» !

  • Francis Leroux
    Abonné
    lundi 14 décembre 2009 09h52
    Francis
    Tout à fait d'accord avec le commentaire. La situation est catastrophique. Pas seulement sur le plateau. Cote des neiges c'est la même chose. Souvent à l'heure de pointe on doit laisser passer 2 autobus. Soit on laisse des autobus passer ou l'autobus est tellement plein qu'il est impossible de respirer ou de sortir tout simplement. Il doit y avoir un changement rapide à la STM. Il faut se rendre à l'évidence, les gens veulent prendre le transport en commun, mais l'offre n'arrive pas à rejoindre la demande. Il faut des tramways et de nouveaux bus. Il est grandement temps que le gouvernement provincial injecte autant de capitaux dans le transport en commun que dans le réseau routier. Réduire les gaz à effet de serre de -20%, j'ai hâte de savoir de quelle manière iis vont s'y prendre.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 14 décembre 2009 11h47
    Quant aux touristes...
    Même si tout le monde est pour la vertu, je crois qu'aux heures de point, TOUS les véhicules disponibles sont sur la route. Désire-t-on vraiment que la STM gardent quelques centaines de véhicules au garage et quelques centaines de chauffeurs en stand-by pour ne les utiliser que cinq ou dix fois par année?

  • Gaetan Fortin
    Abonné
    lundi 14 décembre 2009 16h25
    Marre de l'INCOMPÉTENCE
    Ridicule et navrante cette incompétence au plus hauts échelons. On se fend pour écoeurer les automobilistes, place aux "cum pédibus" cf le plateau, et d'autre part on ne fait rien mais alors rien pour rendre le transport en commun le moindrement attrayant.Y a en haut une gang de pourris (oui,oui) qui parlent des deux cotés de la bouche.

  • Rubique
    Inscrit
    mardi 15 décembre 2009 01h09
    Confort et heures de pointes
    Sylvain Auclair a un bon point : tous les véhicules sont en services à l'heure de pointe.

    J'ajoute : tout le monde pense que sa ligne de bus est la plus surchargée : "name it", c'est plein 141, 165, 195, 139, 106, 171, 67, etc, etc, etc,

    Par contre l'offre précède la demande dans le transport en commun. Le touriste qui prend l'autobus après la tempête a pas envie du tout d'y retourner. Moi prendre l'autobus ça me dégoute. Non seulement c'est archi-bondé, mais en plus il faut faire un million de contorsion pour en sortir, le bus est toujours coincé aux intersection, ça pue, etc. Mon père reste en banlieue, et il commence à se faire vieux : je vous jure que s'il commençait à faire des trajets complets debout, vous le verriez assez rapidement au concessionnaire. Il en aurait rien à fouttre de payer sa passe de bus 200 $ par mois (ou de payer un char), mais donnez-lui un siège.

    La raison pourquoi je ne prends c'est parce que ce n'est pas confortable. Il faut des bus et des SIÈGES (en nombre suffisant pour que faire un trajet debout soit un événement rare) et de l'air climatisé l'été et plus de ventilation l'hiver (...) et plein d'autres choses.

    Moi je trouve plus agréable de prendre mon vélo : je suis toujours assis dessus. oui, même quand il pleut c'est mieux.

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