Lettres - STM: méchant représentant des usagers!
Ce matin, j'attends l'autobus pour me rendre au bureau, geste que je répète régulièrement du lundi au vendredi. Pour moi qui habite le Plateau, le transport en commun c'est plus qu'un moyen de transport, c'est un mode de vie. Sauf que ce matin, l'autobus est bondé de touristes! C'est ainsi que j'appelle les usagers occasionnels, ceux qui, à l'annonce de la tempête du siècle (!), ont préféré prendre le transport en commun pour éviter les risques d'accrochage ou d'avoir à déneiger leur petit espace de stationnement au retour du bureau. Grand bien leur fasse, je considère très sage leur décision. Là où j'ai un problème, c'est avec la gestion des horaires de la bien nommée Société des transports de Montréal.
En effet, pourquoi, lors d'une situation exceptionnelle comme ce matin de tempête appréhendée, pourquoi ne pourrait-on pas augmenter la fréquence des passages pendant l'heure de pointe sur certains circuits plus achalandés? Évitant ainsi aux usagers d'avoir à laisser passer deux autobus, sans pouvoir y monter parce qu'ils sont trop plein de touristes! Et peut-être qu'une image d'efficacité plutôt que de transport en vrac inciterait plus d'un «touriste» à y prendre goût et à récidiver en devenant membre régulier de la Société des usagers!
Et pendant ce temps, perdu dans mes réflexions d'usager qu'entends-je à la radio? En entrevue au sujet d'une prochaine augmentation des tarifs du transport en commun (on aurait trouvé trois ou quatre villes quelque part où le coût du passage serait plus élevé qu'à Montréal!), mon représentant et ci-devant président de ma société de transport, monsieur Michel Labrecque, déclare le plus solennellement possible: «Il va falloir que les usagers contribuent!» Méchant représentant des usagers!
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Normand Bélisle - Montréal, le 9 décembre 2009
En effet, pourquoi, lors d'une situation exceptionnelle comme ce matin de tempête appréhendée, pourquoi ne pourrait-on pas augmenter la fréquence des passages pendant l'heure de pointe sur certains circuits plus achalandés? Évitant ainsi aux usagers d'avoir à laisser passer deux autobus, sans pouvoir y monter parce qu'ils sont trop plein de touristes! Et peut-être qu'une image d'efficacité plutôt que de transport en vrac inciterait plus d'un «touriste» à y prendre goût et à récidiver en devenant membre régulier de la Société des usagers!
Et pendant ce temps, perdu dans mes réflexions d'usager qu'entends-je à la radio? En entrevue au sujet d'une prochaine augmentation des tarifs du transport en commun (on aurait trouvé trois ou quatre villes quelque part où le coût du passage serait plus élevé qu'à Montréal!), mon représentant et ci-devant président de ma société de transport, monsieur Michel Labrecque, déclare le plus solennellement possible: «Il va falloir que les usagers contribuent!» Méchant représentant des usagers!
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Normand Bélisle - Montréal, le 9 décembre 2009
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