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L'anglais langue première

La fonction publique défie la ministre St-Pierre dans ses communications avec les immigrants

Robert Dutrisac   11 décembre 2009  Actualités en société
Christine St-Pierre, ministre responsable de la Charte de la langue française
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Christine St-Pierre, ministre responsable de la Charte de la langue française
Québec — L'appareil gouvernemental fait fi de la volonté de la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, et continue de communiquer en anglais avec les nouveaux arrivants leur vie durant, même si la francisation des immigrants demeure un objectif du gouvernement du Québec.

Qui plus est, même si la ministre s'est engagée à rendre «exemplaire» l'administration publique québécoise quant à son usage du français, Revenu Québec, Investissement Québec et l'Autorité des marchés financiers bafouent toujours la Charte de la langue française en communiquant et en transigeant en anglais avec des entreprises établies au Québec.

Porte d'entrée pour les nouveaux arrivants, la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) persiste à accorder un «code de langue» anglais à un grand nombre d'immigrants allophones, un code qui exige que l'organisme s'adresse à eux en anglais. La même politique est suivie par d'autres organismes, comme la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) ou Emploi-Québec. Francisation ou pas, les nouveaux arrivants et leur famille pourront transiger en anglais avec l'administration publique, qui devra offrir ses services dans la langue de Shakespeare.


«Ça n'a pas de bon sens»

Quand Le Devoir avait révélé ces façons de faire en 2008, Christine St-Pierre avait remis en question cette pratique et avait demandé au sous-ministre associé au Secrétariat de la politique linguistique du gouvernement, Guy Dumas, de remédier à la situation. Dix-huit mois plus tard, la ministre s'oppose toujours à ce que l'État québécois communique en anglais avec les immigrants leur vie durant, alors qu'ils sont censés se franciser. «C'est comme si c'était automatique pour le restant de leurs jours. Ça, ça n'a pas de bon sens», a affirmé Christine St-Pierre la semaine dernière au Devoir.

Il faut trouver «un mécanisme» pour que l'administration publique puisse changer ce code de langue une fois que l'immigrant a acquis une connaissance suffisante du français, a-t-elle soutenu.

Or après 18 mois, rien n'a été fait. Le Secrétariat de la politique linguistique n'a pas communiqué avec la RAMQ, qui n'a eu à se plier à aucune directive particulière, a indiqué le porte-parole de la RAMQ, Marc Lortie. «La pratique n'a pas changé. On continue à fonctionner conformément à la politique linguistique, c'est à la demande de la personne qu'on inscrit le code de langue», a-t-il signalé.

Selon les dernières données de la RAMQ, du 1er janvier au 20 novembre 2009, l'organisme a qualifié comme anglophones 27 % des 48 134 nouveaux arrivants qui se sont présentés à ses bureaux. Or selon les statistiques du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, on note que seulement 3,5 % des nouveaux arrivants ont l'anglais comme langue maternelle, alors que pour 81,5 % d'entre eux, leur langue maternelle n'est ni l'anglais, ni le français. Près de 21 % des immigrants disent ne parler ni l'une ni l'autre de ces langues à leur arrivée.

Si on croise ces données, c'est donc dire que 30 % des immigrants à qui la RAMQ accorde un code de langue «anglais» à vie ne parlent pas cette langue. De plus, pour les allophones qui connaissent l'anglais mais pas le français à leur arrivée, soit 15 % du total, l'objectif du gouvernement demeure toujours de les franciser, mais ils ont accès à une administration publique qui, dans les faits, est bilingue et qui leur fournit des services en anglais.

Christine St-Pierre reconnaît que le «mécanisme» pour remédier à la situation est difficile à trouver dans l'état actuel des choses. La ministre a cité en exemple le permis de conduire ou la carte de crédit qui sont renouvelés périodiquement. «Il faudrait que la personne le redemande [ce code de langue]» , a-t-elle fait valoir. Mais toute personne peut exiger d'être servi en anglais par l'administration publique québécoise. «Moi, je pourrais demander des services en anglais. On a le droit de le demander», a souligné Mme St-Pierre.

Chose certaine, le Secrétariat de la politique linguistique (SPL) n'a pas trouvé la formule magique et ses interventions à ce jour se résument à peu de choses. Le nouveau sous-ministre du SPL, Jacques Gosselin, a refusé de parler au Devoir.

Au début d'octobre, le SPL et l'Office québécois de la langue française ont rencontré les dirigeants d'organismes publics comme la RAMQ, la SAAQ et la Régie des rentes du Québec (RRQ) dans le but de revoir la Politique gouvernementale relative à l'emploi et à la qualité de la langue française dans l'administration, adoptée en 1996. Un rapport à ce sujet doit être remis à la ministre au début de 2010, a-t-on précisé à son cabinet.

Depuis 18 mois, aucun changement notable n'est survenu à Revenu Québec. La plupart de ses formulaires sont disponibles en anglais, y compris ceux qui sont réservés aux entreprises. Le site Internet du ministère est tout aussi bilingue qu'avant. Les personnes morales peuvent faire affaire électroniquement avec Revenu Québec en anglais grâce à certains logiciels. Or en vertu de la Charte de la langue française, seules les personnes physiques peuvent traiter en anglais avec l'administration publique.

C'est la même chose chez Investissement Québec. L'ensemble de son site Internet, à quelques détails près, est accessible en anglais. Mais dans ce cas, il s'agit d'un organisme qui communique en anglais avec des entreprises établies à l'extérieur du Québec, ce qui est permis par la Charte, a rappelé sa porte-parole, Josée Béland. Évidemment, cette distinction peut être bien mince dans le cas de filiales québécoises de sociétés étrangères qui, elles, sont visées par la Charte. En dehors du site Internet, les communications avec ces filiales se font en français, a assuré la porte-parole.
 
 
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  • LiseTr
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 01h20
    Idem à la CSST..
    Idem à la CSST du côté des entreprises et ce, depuis assez longtemps pour qu'on constate que bien des gens à l'intérieur de ce genre d'organisation se prennent pour des législateurs et se plaisent à échafauder leur propre règle de fonctionnement qui ne tient pas compte des politiques gouvernementales en vigueur.

  • jean-jacques thibault
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 01h51
    Une campagne de sensibilitation
    Je vous fais parvenir un commentaire que j'ai envoyé il y a plus d'un an et rien ne semble bouger, comme on peut constater.

    UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION, S-V-P.

    En tant que résidant de Montréal depuis près de 30 ans, je peux vous affirmer que le problème de la sauvegarde de la langue ne peut être attribué qu'à nous, francophone.

    Contrairement à ce que monsieur Parizeau a affirmé lors du référendum, ou que monsieur Dumont semble vouloir reprendre aujourd'hui , ce n'est pas aux 'autres' qu'on doit lancer le blâme.

    En effet, nous devrions tous nous dire: "Par ma faute, par ma très grande faute", puisqu'à chaque fois qu'on nous adresse la parole en anglais, nous avons tous tendance à répondre dans la langue de Shakespeare.

    Encore aujourd'hui, dans une épicerie de Montréal, mon voisin s'est adressé à moi en anglais. Puisque je lui ai répondu en français, la conversation s'est tout de suite faite dans la langue de Molière.

    Lorsque je lui ai demandé pourquoi il s'adressait en anglais, il m'a vite répondu qu'il était parfaitement bilingue et que même les Chinois parlent anglais.

    Malheureusement pour lui, j'arrive justement de la Chine, et laissez-moi vous dire, que peu parlent l'anglais. Voilà un peuple qui se tient debout.

    "Peuple à genoux, levez-vous!"

    Soyez fier de votre langue et s'il-vous-plaît que nos élus lancent une campagne de sensibilisation chez les francophones afin que notre langue soit présente même parmi les 'autres'.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 04h06
    Est-ce que nous suivons l'exemple de la France ?
    Il serait intéressant de savoir si notre mère-patrie, la France française, pas mal anglophile, fait la même chose avec ses immigrants. Si l'état français s'adresse à ses immigrants en français, pourquoi est-ce que le Québec ne fait pas de même avec les siens ?

  • Normand Carrier
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 06h04
    Le peu de poids de la ministre Saint-Pierre.....
    Qui mène dans son ministère ? Il se peut que la ministre Saint Pierre découvre la main de Dieu qui dirige en sous main les destinées du ministère .... Il sera temps que les bottines suivent les babines dans ce gouvernement qui promet et dit une chose et fait le contraire ! L'exemple vient de haut suite a la découverte que les ministres libéraux ont un quota de recueilir $100,000. chacun pour la caisse électorale et que Jean Charest dit candidement que oui cela se fait de même en toute transparance depuis toujours ...Allo transparance et cela illustre que Jean Charest peut mentir comme il respire ......

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 06h19
    Lafrançisation?
    Il serait intéressant que le gouvernement fasse savoir par quels moyens il entend privilégier, voire atteindre "la francisation des immigrants, qui demeure un objectif du gouvernement du Québec".

    Depuis la disparition des COFI, il y a des lunes, rien n'a été fait en ce sens. On se fie sur la loi 101, qui tombe en ruine, misant sur cette aberration que... sans doute les enfants vont françiser leurs parents! Dans un milieu scolaire où souvent les enfants allophones sont en majorité, alors qu'à la maison les parents ont accès à des médias dans leur langue d'origine et que le milieu du travail s'anglicise... rien de positif n'est fait, et Louise Beaudoin nous parle de forcer les immigrants à apprendre le français. Forcer les immigrants, donc, concept creux et méprisant que le NPD, toujours absent du tableau au Québec, s'est empressé de récupérer. Comme je l'ai déjà écrit sur un autre site de Devoir, ce n'est pas en les lapidants qu'on intègrera les immigrants.

    Et qu'en est-il de l'anglicisation des Québécois de souche? Par un beau dimanche, alors que j'étais à la recherche d'une entreprise pour régler un problème d'ordre informatique, j'ai décidé de me servir de ce nouveau bottin, bilingue, Canpages. Je croyais tomber sur des messages qui me donneraient plus de détails sur les services offerts, et l'adresse, souvent absente dans ce nouvel instrument. Or ce que j'ai plutôt appris c'est que des entreprises dont le nom est francophone n'offre qu'un message en anglais ou lui donnant la priorité. Et que d'autres, dont la rason sociale sonne anglophone, sont pourtant la propriété de francophone. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg, et pas seulement dans le monde du travail. Et on souhaite que les immigrants soient françisés, et à leur frais. Et qu'ils nous respectent aussi?

    De plus en plus de Québécois francophones sont rivés aux médias anglophones et c'est un phénomène sur lequel on se garde bien de s'informer et de nous informer. Il en va bien évidemment de même des immigrants, peu importe de quelle génération et peut-être même là aussi chez les francophones, particulièrement en ce qui a trait aux bulletins de nouvelles. Mais dans ce cas, il y a une raison entre autres: les immigrants ou québécois noirs ou d'origine asiatique, en sont totalement absents, de même que des émissions d'affaires publiques. Il y a eu une exeption, mais bon... Il en va bien autrement du côté des télés anglophones, qui ont bien sûr intérêt à présenter des reporters, lecteurs de nouvelles, de ces communautés, car leur cote d'écoute, malgré tout sont très basses, à cause peut-être de l'information en direct et des canaux d'information américains. Mais il y a plus, ces bulletins de nouvelles font un bonne place aux activités de ces communautés, alors que nous on en parle seulement pour cause d'accomodements déraisonnables, ou pour leur demander leur opinion quand il y a une catastropne, ou un événement sportif dans leur pays d'origine. Et jusqu'à il y a un mois et demi, on les ignoraient totalement dans les pubs télévisées...

    Alors, oui, il faudrait que le gouvernement Celui-ci j'en doute, et l'autre possible n'offre pas un meilleur buletin) fasse preuve d'honnêteté, en harmonisant les gestes à la parole, et que les Québécois de souche de toutes origines se ressaisissent. Arrêtons de creuser notre propre tombe!

  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 06h26
    Réalité suicidaire
    Au-delà des beaux discours creux comme le ventre des démunis, la réalité de la bilinguisation et de l'anglicisation des nouveaux Québécois nous rattrape pour nous rappeler que rien n'est encore gagné du côté de note fragile survivance.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 06h33
    Alloooooo!
    C'est ça qui se passe N,est-ce pas, quand on parle des deux côtés de la bouche en même temps!

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 07h16
    Moins d'Anglos, plus d'anglais, cherchez l'erreur
    Le Ministère de l'Immigration et des communautés culturelles a tracé un portrait des communautés culturelles au Québec, à partir des données du recensement de 2001. On a sorti, entre autre, la connaissance du français chez chacune des communautés, ce qui donne une bonne idée des groupes réfractaires au français.

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/diver


    Donc, on apprend qu'en 2001, au Québec:

    .13% des Américains ne parlent pas français ce qui représente 3,400 personnes.
    (juste là on peut déjà s'interroger sur la fiabilité des données du recensement! D'autant plus que 6525 avouent ne parler que le français!! Vous avez bien lu: 6525 Américains déclarent ne parler que le français!!! Mais bon, on va prendre le 13% comme un strict minimum)

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/diver

    On le voit -ne serait-ce qu'avec les Chinois- que les données de Stats-Can ne tiennent pas la route. S'agit de rentrer dans un dépanneur à Montréal pour voir que Stats Can surestime terriblement le nombre de parlants français dans les communautés culturelles au Québec. 50% des Jamaicains parleraient français? 57% des Coréens? Ces chiffres ne font vraiment pas sérieux. Sans parler des 87% d' Américains qui déclarent parler français!

    Mais ces chiffres montrent bien par contre à quel point plusieurs communautés sont totalement réfractaires au français puisque le % déclarant ne pas parler français est, au départ, très élevé.

    Afghans (33%), Grecs (35%), Palestiniens (35%), Lettons (36%), Irakiens (40%), Coréens (43%), Chinois (44%) Japonais (47%), Guyanais (48%), Jamaicains (50%), Barbadiens (50%), Indiens (52%), Grenadines (58%), Ghanéens (63%), Philippins (62%), Pakistanais (60%), Benglashis (64%).

    Considérant la nette surestimation de parlants français de Stats-Can, on peut affirmer que les trois-quarts des membres de ces communautés, en fait, ne parlent pas vraiment français, en tout cas assez pour écouter une nouvelle à télé et la résumer en 20 mots .

    Juste dans ces communautés, on avait, en 2001, près de 200,000 personnes, concentrées à Montréal, qui déclaraient ne pas parler du tout francais. Depuis on ajouté 19 152 immigrants qui ne parlaient pas français en 2002, 19 467 en 2003, 19 770 en 2004, 18 474 en 2005, 17 323 en 2006, 17 929 en 2007 et 17 941 en 2008. Bref, on a ajouté 130 000 personnes qui ne parlaient pas français.

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc
    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc


    Pendant ce temps, on ajoutait 15 248 immigrants qui parlaient anglais en 2002, 18 138 en 2003, 22 584 en 2004, 22 644 en 2005, 23 890 en 2006, 24 796 en 2007 et 25 201 en 2008. Bref, on a ajouté 152 000 personnes qui, elles, parlaient anglais!

    Ce qui amène à la question qui tue: mais pourquoi dans cette province de Presqu'Amérique où on se bat pour défendre notre langue contre l'anglais,100 fois plus puissant sur tous les plans, fait-on renter ici des gens qui ne parlent pas français et qui, une fois ici, refusent de l'apprendre, préférant vivre en anglais? Est-ce qu'Israel ferait venir, par exemple, des Arabes, dans le but de grossir sa minorité palestinienne? Est-ce qu'Israel accepterait que les immigrants russes, polonais, roumains qu'il reçoit, s'arabisent plutôt que s'hébreuiser?

    C'est que 40% des immigrants au Québec ne sont pas sélectionnés mais nous sont imposés via les programmes de parrainage et de réfugiés. Beaucoup de gens dans ces communautés "francophobes" ont été parrainés ou sont des "réfugiés"; ils ont échappé complètement à Collen-Couture depuis 32 ans.

    Entre 2004 et 2008, 68% des immigrants sélectionnés parlaient français, alors que seulement 44% des parrainés et 35% des réfugiés le parlaient.

    Alors pourquoi on fait rien? Parce que comme je me tue à le répéter on nous ment lorsqu'on nous dit qu'on contrôle notre immigration depuis Collen-Couture puisque plus de 2 immigrants sur 5 qui rentrent au Québec nous sont imposés par Ottawa. Et comme j'ai aussi déjà expliqué, ces deux immigrants restent en plus grand nombre au Québec que les 3 sélectionnés, fait qu'en bout de ligne ceux qui restent sont en majorité des non-sélectionnés, rentrés ici sans aucun contrôle. Et qui continuent à parrainer sans aucun contrôle de Québec. Voilà pour le mythe du "Québec qui contrôle son immigration"!

    Pour lire la suite:

    http://www.vigile.net/Le-grand-mensonge-demographi

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 07h50
    À M. Gilles Bousquet: réponse...
    Parce que le Québec, contrairement à la France n'est pas un pays!!!!

    C'est clair, non?

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 08h03
    Désinformation à l'OLF
    C'est bien elle aussi qui a ordonné aux fonctionnaires de l'Office de la langue française de désinformer les Québécois sur le recul du français. Elle me rappelle Daniel Johnson (fils), en 1994, en campagne électorale, faisant dos à une affiche anglaise, refusant de se retourner pour la voir à la demande du journaliste, prétendre que la Loi 101 était respecté partout au Québec et qu'il ne voyait aucune affiche la bafouant...

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 08h13
    Ces belles paroles qui ne sont que de a foutaise !
    Notamment lors des débats à l'Assemblée nationale qui portaient sur le projet de loi 16 et le jugement rendu par la Cour suprême au sujet de la Loi 104, les libéraux (en particulier Jean Charest , Christine Saint-Pierre et Yolande James) ont maintes fois répété que la primauté du français et la francisation des immigrants étaient pour eux une nécessité.

    Le reportage de M. Dutrisac nous démontre toutefois que ces belles paroles n'étaient et ne sont toujours que de la foutaise ! Comme l'immense majorité de ceux qui exigent des services en anglais votent libéral, Charest est prêt à tout pour leur donner satisfaction. Et n'oublions pas que, parmi eux, se trouvent de généreux donateurs !

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 08h39
    Tout à fait normal!
    Les chiffres cités dans l’article sont très révélateurs. Ils montrent clairement qu’une forte proportion d’immigrants préfèrent apprendre l’anglais et être servis dans cette langue, même s’ils arrivent au Québec. Je pense que c’est leur droit le plus strict, car ils émigrent dans un pays officiellement bilingue et s’installent dans une province francophone.

    D’ailleurs, ils ont le droit de demander à être servis en anglais, comme le dit Mme Saint-Pierre. Et c’est tout à fait normal que les sites Web, les formulaires, etc. soient bilingues, car il y a des anglophones aussi au Québec (qui y sont installés depuis bien plus longtemps que beaucoup de francophones) et ils ont autant le droit que les francophones d’être servis dans leur langue, vu qu’ils vivent dans un pays bilingue.

    M. Bousquet, pour ce qui est de la France, votre qualificatif de mère patrie n’a plus court. La France a lâché sa colonie il y a bien longtemps et les Québécois s’apparentent davantage aux Américains qu’aux Français. Et puis, la France est un pays unilingue français et n’a aucune raison d’offrir des services dans une autre langue, alors que le Canada est un pays bilingue et les immigrants ont le droit de se faire servir et de vivre dans la langue de leur choix.

  • 93Licar
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 08h43
    L'exemple de la Ministre
    Le grand rêve des Libéraux du Québec, un Québec bilingue!

    Je ne crois pas que la Ministre St-Pierre soit convaincue qu'au Québec c'est en français que ça se passe. J'habite l'arrondissement Ahuntsic à Montréal et, dès son élection dans ce comté du Québec, elle s'est empressée « de passer ses messages bilingues » - même pour souhaiter Bonne fête des mères - dans le journal du quartier.

    Je n'ai sûrement pas été la seule résidente à protester puisque Madame la Ministre nous fait des messages en français maintenant.

    De plus, tant dans les institutions publiques que privées, dès que l'on est à proximité de la région montréalaise tout se passe en français et en anglais, comme si ça allait de soi qu'au Québec c'est moitié-moitié, que l'on parle indifféremment une langue ou l'autre.

    Il faudrait peut-être aussi arrêter de considérer que sont anglophones ceux qui choisissent de s'exprimer dans la langue anglaise bien qu'elle ne soit pas leur langue maternelle. Quand on vient d'ailleurs et que la langue du pays n'est pas l'anglais on est pas anglophone parce qu'on arrive au Québec; quand on est au Québec depuis quelques générations et que l'on a refusé de parler français pendant tout ce temps, ça ne fait pas de nous un anglophone, mais un « parlant anglais ».

    Il faudrait peut-être considérer cette aspect des choses quand on dit qu'il faut servir la clientèle anglophone dans sa langue au nom du respect; quand, exigerons-nous le respect pour nous-mêmes?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 09h40
    @ M. Merven
    Une mère demeure une mère même après nous avoir lâchés.

    Pour l'anglais en France, faudrait quand même vérifier, vu que les Français sont très anglophiles, depuis quelques années...vu de loin.

  • France Marcotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 09h48
    Journaliste aux mille casquettes
    Sans les journalistes qui vont constater "sur le terrain" comment les bonnes intentions et les promesses s'appliquent, il y aurait au moins deux réalités: celle des palabres des élus et celle du vécu au quotidien, étanches l'une à l'autre comme l'huile et l'eau. Les pauvres, ils ne doivent plus savoir où donner de la tête et du stylo pour colmater toutes les brèches et nous donner l'impression d'un semblant de justice sociale. Remplacer la police, remplacer le ministère de l'Environnement et ici, remplacer les fonctionnaires de la langue tout en sauvant son boulot... Justement, enfin peut-on sentir que, nécessité oblige mais qu'importe, des grands médias changent résolument de côté de la barricade en faveur du bien commun, alors il y a forcément beaucoup de moutons sous le tapis.

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 09h50
    Gouvernement pathétique et insignifignant
    « Rien de plus pathétique que le dérisoire »

    Victor-Lévy Beaulieu

    Extrait de Moi, Pierre Leroi, prophète, martyr et un peu fêlé du chaudron

  • claude piche
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 09h51
    Les dirigents sont chanceux que la population soit vieillissante ,elle oublie les promesses des dernieres années .
    Suis désabusé de la politique provinciale Pourquoi pas des élections a date fixe et pour deux termes de quatre ans au max .

  • Jacques Villeneuve
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 09h59
    Pourquoi ne pas démissionner ?
    Constatant son incapacité à faire avancer le dossier du français, pourquoi la ministre ne démissionnerait-t-elle pas ?

    Ce serait le plus grand geste qu'elle pourrait faire pour la langue française.
    Sa démission, sur le thème de la langue aurait un impact majeur et relancerait sans nul doute le dossier le dossier de la langue. Et de plus, elle passerait à la postérité !

    Mais plus personne ne démissionne pour ses principes aujourd'hui !

  • A. A.
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 10h00
    Quand on y arrive à trie et grande peine avec les enracinés de notre terre...
    Comment, rationnellement, envisager y arriver avec les nouvelles semences d'ailleurs ? Ces nouveaux québécois ne partageront pas la cause du français, ils ne la porteront jamais dans l'âme, et n'en feront aucunement un combat ( et c'est normal, nul blâme sur ce point). Mais ils sont québécois, de facto, lorsqu'ils cultivent cette terre (même dans le secteur tertiaire), contribuent à son développement (impôt et taxes), et à son avenir (descendance).
    Cette gouvernance québécoise, dont l'idéologie actuelle n'est que cette utopie des années de la révolution tranquille, est au cœur d'une société coincée dans une crise identitaire incapable d'évoluer (la raison de la crise identitaire est indiscutable, car de droit universel, tout peuple a l’obligation de définir son attribut intrinsèque et extrinsèque, qui est son identité). Hélas l'économie, et donc la politique, ne pardonnera pas de retards, comme un patron ne tolérera pas une défaillance de son salarié, et ainsi les instances publiques et privées implémenteront toujours une plate-forme à double langue, sans différenciation aucune car subordonnées à la valeur de chaque individu du peuple, et conséquemment feront toujours fi des rêves du gardien de la langue du Québec, et des anciens de ce dernier.

  • Francois
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 10h33
    Ne donnez plus le choix
    Le problème se situe dans notre cour. Mettez -vous quelque temps dans la situtation d'un immmigrant et vivez la situation dans laquelle l'immigrant se retrouve au québec et vous allez vite comprendre pourquoi les immigrnants ne sont pas intéressés d'apprendre le français. Pour qu'elle raison l'apprendrait-il si on peu bien gagner sa vie en anglais. La loi est mal dirigé pour assimiler les immmigrants à la langue française contrairement à l'assimilation de langue anglaise qui elle nous a bien tous assimiler à en perdre son français. Vous ne pouvez pas demander à un nouveau arrivant de parler notre langue quand vous avez du mal à vous affranchir d'une autre langue qui vous êtes imposer par dominance et que vous choisissez de vous incliner. J'entends plus souvent dire qu'il est important de parler anglais que français. En acceptant cette situation c'est le francophone qui rejette sa langue au non d'une autre. Pourquoi ne vous vous faites pas respecter votre langue quand un immigrant vous adresse la parole? À ce moment vous ne laisseriez plus les non francophone vous exiger de parler Molière puisque vous êtes encore bien de chez vous. Vous avez gagné votre place en français et ce n'est pas le temps de la céder.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 10h50
    Et pourquoi donc...
    ce droit au service en anglais? Pourquoi ne pas le remettre en question?
    Même chose pour les commerces: pourquoi considère-t-on partout et toujours que chacun a le droit d'être servi en anglais, mais que, pour le français, on repassera?

  • Cachalot
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 11h18
    À Etienne Merven
    Pays bilingue ? vous voulez rire ! Vous n'avez pas suivi l'actualité où nous pouvons observer à quel point on peine à assurer des services en français pour les jeux de Vancouver 2010. La loi 101, ca vous dit quelque chose ?

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 11h23
    Merci, Mme la ministre
    Article 16,Charte de la langue française: Dans ses communications écrites avec les autres gouvernements et avec les personnes morales établies au Québec, l'Administration utilise [uniquement]* la langue officielle.
    Il semble que le mot uniquement ne soit pas encore en vigueur. Il coûterait trop cher... Mme la ministre a raison: même si la Charte déclare que toute personne a le droit que communique en français avec elle l'Administration publique, ceci n'exclut pas qu'on puisse demander à cette même Administration de parler en anglais et dans la bouche de Mme la ministre, cette faculté devient un droit au nom du bilinguisme officieux qui a cours depuis un certain temps déjà. Le français langue officielle du Québec? Laissez-moi rire! Je remercie donc notre ministre de nous le souligner encore une fois.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 11h42
    XÉNOPHOBIES et LANGUES MORTES
    C’est du racisme et de la xénophobie que de contraindre les immigrés qui s’installent au Québec à apprendre la langue française.

    Au contraire, le gouvernement devrait offrir tous ses services dans la langue des nouveaux arrivants.

    Comptons-nous chanceux -et c’est un grand honneur- que ces allophones aient décidé de s’installer dans la Belle Province, plutôt qu’ailleurs de part le vaste monde : ce n’est que justice de les recevoir dignement, de respecter et même d’encourager leurs us et coutumes.

    De toute façon, c’est inique que de forcer les immigrés à s’échiner à apprendre une langue qui n’est entendue qu’au Québec.

    Ne prenons pas exemple sur les pays européens où l’extrême-droite domine la vie politique, et qui contraignent leurs immigrés à apprendre le néerlandais, le danois, le suédois, le finlandais ou le norvégien, des langues que personnes ne parlent normalement ou presque (quand on songe que tous les natifs de ces pays-là savent s’exprimer en anglais).

    Non, soyons tolérants et donnons l’exemple en permettant à nos immigrés de vivre et de s’exprimer comme bon leur semble.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 11h49
    @ M Bousquet... Notre mère
    Demandez à n'importe qu'elle enfant qui a été abandonné et trahi pâr sa mère pour être ensuite adopté, éduqué, nourit et considéré comm l'égal à tous ses autres enfants ce qu'il pense de sa mère naturel..... Surtout quand à l'age adulte et devenu prospère cette mèere cherche à prendre plus de place qu'elle ne mérite, l'enfant charitable la respecte mais ne lui doit aucune allégeance et dans le fond en gardera une haine profonde.

    C'est la même chose que je pense et ressent pour la France.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 12h32
    Qui est-ce que cette situation choque réellement?
    Les anglos ne sont pas choqués.
    Les allophones non plus.
    Les francophones qui considèrent que l'anglais, c'est "mieux" ou qui perçoivent cette situation comme normale non plus.
    Les nationalistes peuvent être choqués, mais pas tous.
    Les souverainistes purs et durs sont choqués.

    Quand je regarde ça, je me dis que l'électorat que ça indispose le plus est déjà péquiste et il ne changera pas. Une mesure ne lui attirerait pas un vote de plus, mais lui en ferait peut-être perdre quelques uns qui s'abstiendraient de voter ou pire, voteraient ailleurs. Pour les autres, quelques bonnes intentions peuvent suffire à calmer les esprits. On est quand même pas pour se mettre à perdre des votes avec de si mauvais sondages!
    Dans ce calcul, la survie du français n'est pas une considération.

  • Maxime Tremblay
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 13h19
    Le Québec est un état francophone
    Le Québec est un état francophone, point final. Il me semble que ça fait assez longtemps qu'on en parle :). Je ne crois pas que la France accueille ses immigrants en anglais; pourquoi le fait-on ici ? Probablement parce qu'on ne se respecte pas assez.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 14h27
    Racisme?
    Quel rapport entre le racisme et la langue? Il y a des Noirs et des Asiatiques qui parlent très bien le français. Ou faut-il croire que les étrangers sont tellement "inférieurs" qu'il ne peuvent pas l'apprendre? Est-ce votre opinion, M. Chayer?
    Les anglophones n'ont pas ces états d'âme et intègrent tous les immigrants dans leur langue. Parlez-vous de racisme là aussi?

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 17h40
    Qu'attend-on pour sévir ?
    Si des fonctionnaires persistent à ne pas mettre en application les directives de la ministre, qu'attend-on pour les remplacer ? Comment la ministre peut-elle se lamenter que ses subalternes ne suivent pas ses directives alors qu''elle a tous les pouvoirs pour remédier à la situation ? Étrange.
    Henri-B. Boivin

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    vendredi 11 décembre 2009 18h10
    À M. Tremblay: Le Québec est un État francophone?
    Foutaise! Si c'est le cas, M. Tremblay, pourquoi la loi 104 qui visait à renforcer la loi 101 qui tombe en ruine, vient-elle d'être invalidée par la cour suprême canadienne, tout comme plusieurs aspects de la loi 101, l'ont été d'année en année?

    La constitutiion canadienne regroupe des provinces et NON DES ÉTATS. Et il ne suffit pas d'écrire "point final" pour que tout ce qui précède le point en question , de fausseté se transforme en vérité.

    D'ailleurs Le Québec n'a aucune voix dans les instances internationnales, DÉCISIONNELLEs. Dans le vent d'affirmation indentitaire des annnées soixante et soixante-dix, on s'est mis à utiliser le terme État du Québec, mais comme le concept de "nation québecoise dans un Canada uni" pondu par Harper, le terme "État" ici ne repose sur rien.

    Et s'il faut vous faire un dessin, la France est un État ou, plus simplement, un pays parce qu'elle réuni et gère des provinces et des régions. Il n'y a pas plus d'États en France qu'il n'y en a au Canada.

    Maintenant si ce statut de province vous satisfait, je n'y peut rien.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 11 décembre 2009 19h04
    @ M. Archambault
    Vous pouvez haïr la France si vous voulez, pas moi. C'est notre origine.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 19h16
    Français et bilingue
    Merci de votre très important article Monsieur Dutrisac. Il est tout a fait inconcevable qu’au Québec une personne puisse faire affaire en anglais uniquement avec une institution. Qu’une personne puisse faire affaire en anglais uniquement avec le gouvernement du Québec relève de la folie pure et simple.

    L’unilinguisme anglais ne devrait même pas exister au Québec. Tout devrait se faire en français uniquement. Et, à la demande de l’individu, les communications pourraient être bilingue avec prédominance du français. La demande de l’individu d’être servi bilingue, devrait être limité dans tous les cas à 6 mois ou un an ; période à laquelle le système revient automatiquement au français. L’individu pourrait toujours avoir la possibilité de refaire une demande d’être servi bilingue.

    Donc ; tout formulaire, compte, facture, lettre, publicité, sollicitation, rapport d’impôt, relevé de compte, acte de vente, acte de prêt, etc., etc., absolument tout, des compagnies privées ou gouvernementales, doit être en français seulement. Ou bilingue avec prédominance du français sur demande du client ; mais limité à 6 mois ou un an.

    C’est simple, c’est essentiel, et c’est urgent …

    JL

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 11 décembre 2009 21h02
    Comme on fait son lit, on se couche
    On se demande ce qui peut bien la faire sourire à en perdre son dentier, cette pauvre idiote qui fait rire d'elle depuis qu'elle est en politique et qui semble apprécier le traitement. Quant à ce supposé pays bilingue, tout le monde sait qu'il n'y a que le Québec de bilingue, le reste n'est que de la poudre aux yeux. Le Québec n'a qu'à faire comme les autres, des services en anglais là où la population anglophone (pas la population qui s'est assimilée à l'anglais, les anglais qui sont déjà ici et eux seulement) est suffisamment importante, cela limite les dégâts à Montréal. Quant aux immigrants, qu'ils apprennent le français ou qu'ils s'installent ailleurs. À Rome, on vit comme les Romains. Personnellement, j'en ai ras le pompon de ce foutu niaisage. Il n'y a aucun racisme à imposer la langue de la majorité, les immigrants qui ne veulent pas du français n'ont qu'à s'installer ailleurs au Canada, nous ne les retenons pas et personne ne les oblige à venir au Québec. Il serait à peu près temps qu'on cesse de jouer les carpettes.

  • Andre Vallee
    Abonné
    vendredi 11 décembre 2009 21h29
    Pour Charest
    Pour Charest, c'est: “On ne fait pas de peine à l'électorat qui nous garde au pouvoir et “au diable la loi 101”. Quant à l'électorat francophone, essayons de les diviser.

  • Patrick Lepine
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 00h01
    Il n'y a vraiment pas le choix...
    Il va falloir un jour ou l'autre finir par se retrousser les manches, et prendre la craie et la baguette, et enseigner à ceux qui en ont besoin, ce que veut dire un oui, et ce que veut dire un non. C'est la base de toute langue, c'est la première chose qu'on apprend, c'est ce qu'on doit enseigner aux habitants, aux nouveaux, aux anciens et récalcitrants, ou aux mêlés.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 09h41
    Nouvelle tactique
    Christine Saint-Pierre a trouvé une nouvelle approche quant à la défense de la langue française. Il faut céder à l`anglais tout l`espace pour que les immigrants apprennent à nous aimer. Aucune action prévue pour défendre les intérêts des francophones à Ottawa et Québec par crainte de xénophobie. Ce gouvernement fait la démonstration qu`une pître a toujours raison dans son insignifiance. Et puis quelqu`un pourrait me dire quel ministre est en charge des Affaires intergouvernementales? Jacques Dupuis bien sûr. Son plan d`intervention à Ottawa est le silence. La bande à Charest est trop occupée à faire des levées de fonds ces temps-ci.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 10h51
    @Sylvain Auclair
    @Sylvain Auclair

    La langue maternelle de nos immigrés francophones n’est pas nécessairement le français… N’est-ce pas le cas de la myriade de Nord-Africains qui immigrent chez-nous?

  • Yves A. Delvallé
    Inscrit
    samedi 12 décembre 2009 13h04
    L'anglais langue première ??
    Avis aux intéressés!
    Une langue autarcique est destinée à mourir !
    Allo.les rêveurs enlevez donc vos lunettes rose-bonbons et faite face à la réalité! Ça nous coûtera- à tous- beaucoup moins cher!!
    YAD

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    samedi 12 décembre 2009 13h13
    À Lynda Hart, entre autres: Mais... quel lit?
    Ce que vous proposez ne sera fera pas, ne peut se faire, particulièrement cette discriimination entre les anciens et les nouveaux anglophones, c'est-à-dire ceux qui se sont intégrés à cette minorité, au Québec: premièrement parce que les droits de la majorité anglophone sont des droits acquis, et deuxièmement parce que les citoyens canadiens, et les immigrants qui le deviendront, où qu'ils habitent au pays, ont LE DROIT d'apprendre le français, l'anglais ou même aucune des deux. Et je le précise au cas ou, ce pays, cet État, c'est le CANADA.

    Pour ce qui est des immigrants... au Québec, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, nous avons intégré des vagues successives d'immigrants, Vietnamiens, Chilien, et des pays de l'Est, en français. Nous avions des outils pour supporter la françisation, la loi 101, bien sûr, qui n'avait pas trop commencer de s'effriter, et aussi les COFIs, où on enseignait le français gratuitement. Mais le gouvernement, tant du côté du pouvoir que de l'opposition, les a laissé disparaître pour des motifs financiers, misant secrètement sans doute sur le fait que les enfants de la loi 101, comme on les appelle, françiseraient leurs parents. Absurde!

    Comme il y a des motifs expliquant nos succès passés, il y en a aussi pour ce qui commence à ressembler à un échec, surtout à Montréal et, comme le sous-entend si bien votre titre "comme on fait son lit"... vous aurez beau tiré sur les immigrants, les seuls responsables c'est nous, par les choix que nous avons faits, et l'abscence de choix à laquelle nous nous condamnons.

    Dans les faits, nous nous condamnons à vivre notre destin... non pas dans un grand lit queen ou king, INVITANT, mais sur une petite carpette que le gouvernement canadien, via la cour suprême, nous retire de sous les fesses à sa guise, puisque... ici on est pas à Rome, mais à Montréal au Canada. Montréal, qui n'a rien d'un empire (même si notre situation empire), n'est plus une capitale, mais une métropole provinciale, et tant qu'il en ira ainsi... le Canada décidera qui a tort ou raison, et ce malgré quelques singeries comme la motion du NPD (rafraîchissante, comme certains l'ont écrit) que tout le monde a voté à Ottawa, et qui dit qu'on a le droit de françiser DE FORCE les immigrants, mais ne change rien dans les faits. Nous continuerons donc d'avoir tort à ses yeux, et de subir revers sur revers dans nos tentatives de protéger, d'améliorer la loi 101, ou d'y suppléer, comme avec la loi 104, adoptée unanimement à Québec, mais déboutée comme toujours en ce domaine, par la cour suprême du Canada, à cause de la charte des droits.

    Pour revenir aux immigrants... ils n'en n'ont rien à foutre de notre peite carpette et de nos chamailleries enfantines, car ils voient bien que pour travailler, l'anglais fait l'affaire, et puis... les Québécois sont si gentils: la majorité, quand on leur parle dans un français incertain, se dépêchent de baragouiner en anglais, comme dans les années cinquante, protégés qu'ils se sentent, à tort, par la loi 101. Mais il y a un autre phénomène qu'on ignore: il y a une sorte d'auto-assimilation, culturelle à tout le moins, des franphones à l'anglais. Je serais curieuse de savoir la proportion, incluant ceux de souche, qui n'écoutent la télé et la radio qu'en anglais. Mais on n'a pas grand chance de le savoir... les maisons de sondage jugent plus rentable de nous rassurer sur nous-mêmes, souvent aux dépens des immigrants.

    Pour finir, une chose me frappe lorsqu'on parle de protection, que ce soit celle de langue ou de notre identité, sur ces sites du Devoir: à peu près personne ne se réfère au fait que nous sommes soumis non seulement à la Charte des droits et libertés canadienne, et à la Constitution, et qu'il en va de même de toutes les décisions et d'une éventuelle constitution québécoise que nous pourrions inventer pour nous rassurer. Alors que ce soit par rapport aux droits religieux ou linguistiques... nous sommes cuits. Mais on peut bien continuer à se faire accroire que par magie on pourrait faire iç ou ça, un jour viendra où on se fera retirer la carpette une fois de trop, pour basculer dans la tombe où on commencera d'agoniser.

    Mais on a si peur de passer pour des "loosers", qu'on ose même pas penser qu'on pourrait gagner. Et la classe politique, quant à elle, d'un côté comme de l'autre, dit n'importe quoi, en fonction de ses intérêts ou des sondages, ce qui sous-entend l'électorat.

    Mais continuons de rêver qu'un référendum sur les minarets ou le voile islamique, ou qu'une constitution garantissant notre laïcité illusoire, vont nous sauver un jour. Et durant ce temps... le Bloc à Ottawa défends "nos foyers et nos nos droits".

  • Michel Chayer
    Inscrit
    dimanche 13 décembre 2009 09h44
    @Etienne Merven



    Le Canada est un pays unilingue anglais, sauf le Québec qui est une province bilingue.

    Le bilinguisme du Canada n’est qu’une vue de l’esprit : depuis une trentaine d’années, j’ai eu l’occasion de séjourner d’un Océan à l’Autre : de Terre-Neuve à l’Île de Vancouver, le dénominateur commun linguistique est l’anglais. Seuls ceux qui sont de mauvaise foi ainsi que ceux qui ne voyagent pas dans les provinces canadiennes vont prétendre le contraire.

    D’ailleurs, je mets au défi ces derniers d’entreprendre un voyage à travers le pays en exigeant d’être servis en français… Good luck !

    Les canadiens-anglais du ROC sont généralement aimables et paisibles. Mais, le Canada est un pays anglophone. Il est donc normal que les citoyens du ROC vivent en anglais.

    Oublions un instant l’Acadie… Au Canada en dehors du Québec, ce sont des cas d’espèce les fonctionnaires qui maîtrisent la langue française, ou les serveurs qui la baragouinent.

    Quant aux immigrés qui s’installent au Canada, s’ils souhaitent vivre en anglais qu’ils aillent donc s’installer à Toronto : les services sociaux y sont moins généreux, toutefois la langue d’usage est l’anglais.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    lundi 14 décembre 2009 10h45
    À monsieur Chayer
    Quel rapport entre la langue d'intégration et la langue maternelle? Et avec le racisme? Quelle est la langue maternelle des Indiens ou des Pakistanais? Et pourquoi s'intègrent-ils aux anglophones?

  • Gilles Denis
    Abonné
    mardi 15 décembre 2009 11h43
    Amérique du Nord
    L'immigrant même francophone sait bien que la maitrise de la langue anglaise lui permettra de progresser plus rapidement. Il vient au pays pour améliorer son sort et non pas pour participer à notre débat. Il immigre dans un pays majoritairement anglophone. Refuser d'être un pays à des conséquences que l'on doit maintenant accepter. Le fait d'être francophone lui donnera sans doute un atout pour être "recruté" par le Québec mais son combat ne sera pas le même. Notre mère "dite patrie" est passionnée pour l'anglais et les américains. Il lui sera difficile de comprendre notre fierté d'être francophone.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 15 décembre 2009 15h34
    Qui est raciste?
    Monsieur Chayer, c'est vous qui avez parlé de racisme en premier. Permettez-moi de vous citer:
    "C’est du racisme et de la xénophobie que de contraindre les immigrés qui s’installent au Québec à apprendre la langue française."
    Et je vous demandais pourquoi forcer les immigrants à apprendre le français (ce que font les États-Unis ou les provinces anglaises) n'en était pas, du racisme. J'attends encore votre réponse.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 15 décembre 2009 16h28
    Oups!
    Je voulais dire:
    Et je vous demandais pourquoi forcer les immigrants à apprendre l'anglais...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 15h23
    @ Maxime Tremblay, L'état francophone du Québec
    Vous comparez le Québec à un état, un pays comme la France, mais ce que vous oubliez c'est que le Québec n'existe qu'au Canada et que dans quelque endroit dans le monde, le Québec c'est une partie du Canada.

    L'état du Québec n'exitste pas, la province canadienne du Québec existe.

    Un conseille au immigrant, immigrez en Ontario, obtenez la citoyeneté canadienne, envoyez vous enfant à l'école anglaise et puis réalisez votre rêve de vivre au Québec en toute légalité en observant à la lettre la loi 101 et en ayant acquis le droit aux écoles et services en anglais.

    Car contrairement à ce que plusieurs québécois aimeraient, il n'y a pas deux niveau à la citoyeneté canadienne...... on est tous des NOUS.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 17 décembre 2009 12h11
    La primauté de la langue française
    Sauvegarder la langue française au Québec sans brimer la liberté de ceux qui utilisent une autre langue n'est pas de tout repos. Malheureusement, les Québécois de souche que nous sommes seront bientôt marginalisés dans notre propre pays. Que doit-on en déduire? Notre langue, notre culture ont de moins en moins d'attraît pour les immigrants. Mettons nous à leur place. Ils veulent la mobilité, la liberté de travailler là où il y a du travail, ce qui implique qu'ils sont beaucoup plus attirés par la langue anglaise qui leur ouvrirait des portes dans toute l'Amérique au lieu de les confiner dans un seul endroit. Seuls les intellectuels qui trouvent la possibilité de vivre en français au Québec ainsi que les analphabètes qui manquent totalement de mobilité sont intéressés à demeurer ici. Nous formons un peuple qui se cherche et qui s'obstine à naviguer à contre courant. Concernant les immigrants, on peut amener un cheval à l'abreuvoir, mais on ne peut l'obliger à boire. J'ai l'impression que comme peuple, nous ressemblons à un mourant qui a quelques sursauts de vie avant de s'éteindre. Essayons de nous imaginer ce que nous serons dans un siècle. Est-ce que tous nos efforts seront récompensés? Nos descendants approuveront-ils notre obstination à ne pas vouloir nous assimiler à l'ensemble anglophone américain? Ce ne sont que mes élucubrations, mais je suis fatigué de me battre pour une cause perdue d 'avance. Le temps joue contre nous.

  • Maxime Tremblay
    Abonné
    jeudi 17 décembre 2009 12h46
    Quelques définitions pour M. Archambault
    Voici quelques définitions pour se rafraichir la mémoire:

    Confédération: association d'États pour régler des affaires communes. Cette association libre d'États souverains s'appuie sur des organes interétatiques spécifiques visant à répondre aux objectifs de l'association.

    Fédération: Un État fédéral (ou fédération) est un État habituellement souverain, composé de plusieurs entités autonomes dotées de leur propre gouvernement, nommées États fédérés.

    Nous devrions assumer ce fait et se tenir debout. Il est vrai que le temps peut jouer contre nous si nous gardons cette attitude. Il suffit de saisir l'importance de ce qu'est la diversité culturelle pour comprendre la raison de la survie du français en Amérique du nord. Regardez par exemple la place qu'a notre cinéma dans le monde.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 18 décembre 2009 18h23
    M Tremblay
    So WHAT! Quel était la définition de confédération en 1867???

    OK le terme ne décrit pas la situation actuel, on est peut être pas un confédération ni un fédération Mais dans le partage des responsabilités et avec la constitution légale du pays peu importe si elle est signée ou non par le Québec elle reste LE document qui régit les choses et a été reconnu de facto par le Québec quand il a demandé des changement à cette constitution pour avoir les commission scolaire linguistique.

    Le Québec doit s'y soumettre.
    Car si le Québec ne voulait pas la reconnatre cette constitution il n'aurait jamais demandé ce changement et arait agit seul.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 20 décembre 2009 09h13
    les nouveaux arrivants
    Le Canada étant un pays bilingue et le Québec un État unilingue français, je verrais d'un bon oeil que la correspondance émanant du gouvernement et adressée aux immigrants soient transmise dans les deux langues pendant une année, avec la mention qu'après cette période, toute la correspondance sera rédigée en français.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 21 décembre 2009 12h32
    Fatigué, M. Lafrance?
    Êtes-vous fatigué (de vous battre) ou plutôt indifférent? Car la bataille, celle des Québécois pour la langue, s'est arrêté dès l'adoption de la loi 101. Les gouvernements eux-mêmes, tant péquistes que libéraux, n'ont rien fait pour assurer sa pérénité, entre autres en laissant aller à vau-l'eau les COFIs, qui assuraient la françisation des nouveaux immigrants, comme si ceux-ci allaient être françiser par leurs enfants (ceux de la loi 101). Mais votre commentaire du 20 décembre laisse à penser que vous n'êtes pas indifférent non plus.

    La vrai bataille est à venir... Mais ça ne sera pas facile, car la société est devenu très complexe, et vingt ans de dégâts, entre autres à cause de la cour suprême du Canada, ça ne se répare en criant ciseau. Mais à mon avis le seul outil qui peut nous permettre de gagner ce combat c'est la souverainté, qui nous donnerait aussi accès à un État vraiment laïc et moderne.

    Quant à M. Archambault, il est déjà angliciser: le français défaillant de ses textes nous le prouve très clairement...

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 21 décembre 2009 14h59
    @Madame Massicotte
    Là ou je ne suis pas d'accord avec vous, c'est que d'après moi,la Souveraineté n'assurerait pas la survivance de la langue française comme moyen de communication au Québec, à moins qu'un gouvernement Souverain brime les libertés individuelles et se replie sur lui-même. Comment appeler un gouvernement qui irait jusque là? Fasciste, dictature? est-ce que nous pourrions accepter ça?

  • Christopher Lackey
    Abonné
    lundi 21 décembre 2009 23h44
    Retrouvez votre fierté
    Au lieu de s'inquiéter et de parler de la disparition de la langue française dans la province canadienne du Québec, je vous dis de vous tenir debout et vous boucher les oreilles à tous ceux qui chouchoutent des choses comme "l'anglais, c'est la langue du commerce", "l'anglais, c'est la langue du monde, de la réussite" "Dans les faits, entourés de 300 millions d'anglophones, vous n'avez aucun espoir de survie."

    Il est évident que la machine capitaliste-wall-street-fox-disney-coca-cola etc trouve que c'est dans son intérêt que les autres cultures disparaissent, mais ils n'ont pas besoin de forcer l'enjeu parce qu'ils voient souvent que les gens le veulent et s'y soumettent volontiers! Il n'y a rien de plus pathétique que les gens qui abandonnent leur culture en faveur de la culture ridicule et pourrie d'Amérique du Nord. Moi je suis anglophone canadien et je peux affirmer ça de mes propres expériences.

    Je cite toujours les exemples de la Suède, le Danemark, L'Hongrie. Ces pays ne comptent pas beaucoup plus d'habitants que le Québec. Il est clair aussi dans ce monde de commerce mondialisé que si leurs entreprises veulent faire affaire à l'extérieur, ils auront besoin de l'anglais. Il n'est plus possible à s'isoler à ce point là, Cependant si on arrive sur leur territoire, c'est normal que l'apprentissage de la langue est une priorité. Si les touristes se débrouillent en anglais un peu partout dans le monde, il n'en demeure pas moins qu'on n'est pas encore rendu au point ou toute personne peut immigrer partout dans le monde en exigeant des services en anglais.

    Mon voisin de la Serbie me parlait hier d'un baptême orthodoxe à Belgrade ou un chinois baptisait son fils en lui nommant Nikolai. Il ne faisait pas ça en anglais évidemment. Pourtant, la langue serbe n'est pas très utile sur la scène internationale. Mais voilà les gens qui sont fier de leur patrimoine et n'hésite pas à l'imposer.

    La question donc se pose.. êtes vous assez fiers d'assurer le rayonnement de votre culture riche...ou allez vous écouter ceux qui disent (et il y en a parmi vous qui l'a fait déjà) que vous êtes inévitablement condamné à disparaître

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mardi 22 décembre 2009 07h32
    Comment j'appelerais ça?
    UN PAYS NORMAL. Pensez-vous qu'en Belgique les immigrants apprennent le français ou le wallon? Si ça leur tente de s'amuser rien ne les n'empêche d'apprendre aussi cette langue germanique, ou même l'anglais... à leur frais. Et pourtant le Belgique se dit bilingue... Alors immaginons un Québec dont la langue de communication officielle serait le français, mais pour vrai.

    Pour ce qui est de se replier sur soi-même le Québec ne l'a jamais été et ne sera jamais. Le premier élu d'origine juive l'a été au Québec. Alors vos épouvantails à moineaux...

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 23 décembre 2009 18h15
    Effritement de l’identité canadienne-française.
    Le multiculturalisme et l’immigration galopante participent à la diminution de l’espace francophone au Québec, et contribuent à l’effritement de l’identité canadienne-française.

    Or, le multiculturalisme et l’immigration galopante, on nous l’impose. À ce sujet, il n’y a jamais eu de débat digne de ce nom dans la province de Québec.

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